Saisie de 300 kg de thons rouges à Hendaye – La République des Pyrénées.fr

Les agents des affaires maritimes ont saisi près de 300 kg de thons rouges capturés par deux navires de plaisance à Hendaye.

Source : Saisie de 300 kg de thons rouges à Hendaye – La République des Pyrénées.fr

Arrêté du 20 septembre 2012 modifiant l’arrêté du 17 février 2012 établissant les modalités de répartition du quota de thon rouge (Thunnus thynnus) accordé à la France pour la zone océan Atlantique

MINISTERE DE L’ECOLOGIE, DU DEVELOPPEMENT DURABLE ET DE L’ENERGIE

TRANSPORTS, MER ET PECHE

18 Arrêté du 20 septembre 2012 modifiant l’arrêté du 17 février 2012 établissant les modalités de répartition du quota de thon rouge (Thunnus thynnus) accordé à la France pour la zone océan Atlantique à l’est de la longitude 45° Ouest et Méditerranée pour l’année 2012
http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000026427246&dateTexte=&categorieLien=id

Des flottes non autorisées dans les zones de thon rouge de Méditerranée selon le WWF – Agrisalon

Deux importantes flottes non autorisées ont été repérées récemment en Méditerranée dans l’une des principales zones de reproduction du thon rouge, alors que la saison de pêche est en cours, selon le WWF-France.

Dans un communiqué, le WWF indique que « treize navires chinois et une flotte de pêche battant pavillon inconnu » ont été présents dans la zone de pêche, aucun de ces navires n’étant enregistré sur les listes de navires autorisés.

La flotte chinoise, selon Wwf, « a traversé la Méditerranée de Suez à Gibraltar, avant de quitter la région le 26 mai ». Les navires sont passés par le canal de Sicile, et leur signal radio « a été perdu pendant 2 jours ». En réponse à des demandes d’éclaircissements, « les autorités chinoises ont déclaré que la flotte se dirigeait vers la Mauritanie », selon Wwf.

La seconde flotte, sous pavillon inconnu, « a été repérée à plusieurs reprises à l’ouest de la Méditerranée, notamment au large des Baléares, principale zone de pêche du thon rouge ». « Malgré des signes évidents de pêche illégale et les nombreuses alertes lancées aux autorités compétentes (…), à notre connaissance aucune inspection n’a été faite en mer », a indiqué Sergi Tudela, responsable du programme pêche au Wwf Méditerranée.

Quant aux thoniers senneurs français, ils ont atteint leur quota de prises de thon rouge et sont rentrés au port mercredi, soit 15 jours avant l’échéance. « Ce qui ne veut pas dire que les quotas sont « trop faibles » ni que l’espèce n’est plus en danger », souligne Wwf, qui rappelle que l’évaluation du stock doit être publiée en septembre. La saison de pêche était fixée du 15 mai au 15 Juin pour les thoniers senneurs, qui alimentent les fermes d’engraissement et sont responsables de la majorité des captures.

AFP

viaEnvironnement – Des flottes non autorisées dans les zones de thon rouge de Méditerranée selon le Wwf – Agrisalon.

L’Europe renforce sa réglementation contre la pêche au thon rouge – Agrisalon

L’Union européenne s’est dotée mercredi d’une nouvelle réglementation pour réduire les captures illégales de thon rouge dans l’Atlantique Est et la Méditerranée.

Une résolution adoptée à la très grande majorité des députés européens (635 voix pour, 16 voix contre, et 11 abstentions) impose à l’UE de se mettre en conformité avec les recommandations approuvées lors de la réunion annuelle de la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l’Atlantique (Cicta) en novembre 2010. En tant que partie contractante de la Cicta, l’Union européenne est contrainte d’intégrer ces recommandations dans le droit européen.

Les nouvelles dispositions prévoient l’extension de la période de fermeture de la pêche (du 15 juin au 15 mai), la réduction de la taille des flottes de pêche et le renforcement des contrôles. « Bien qu’il s’agisse d’un pas dans la bonne direction, je regrette que les règles soient loin d’être à la hauteur des avis scientifiques. Il s’agit d’une occasion manquée de sauver le thon rouge », a déclaré le rapporteur du texte, le député espagnol écologiste Raül Romeva i Rueda.

Le nouveau plan de reconstitution de la Cicta a réduit de 13.500 tonnes à 12.900 le total admissible des captures (Tac) de thon rouge au niveau international. Le Tac alloué à l’UE a été réduit de 7.113,15 tonnes en 2010 à 5.756,41 tonnes en 2011. Le règlement entrera en vigueur dès son adoption par les ministres de l’UE. Le thon rouge, dont la surpêche menace la survie, est classée sur la liste rouge des espèces menacées de l’Union internationale de conservation de la nature (Uicn).

AFP

viaEnvironnement – L’Europe renforce sa réglementation contre la pêche au thon rouge – Agrisalon.

Thon rouge, le braconnage s’intensifie

Décidément, les pêcheurs méditerranéens sont indécrottables ! Année après année, les avertissements des scientifiques sont alarmistes : la surpêche des thons rouges menace très gravement l’espèce. Rien n’y fait, les thoniers continuent à tricher. C’est notre carton rouge de la semaine.

Des prises de thon rouge 3 fois supérieures au plafond autorisé

thon rougeD’un coté, les Japonais Les japonais font pression sur la communauté internationale pour préserver leur droit de pêche. De l’autre, les chiffres sont tombés ; sans appel : plafond autorisé 12 737 tonnes de thon. Pêche effectivement constatée : 32 564 tonnes de poisson !

peche au thonCe constat fait par la fondation américaine Pew montre que les pratiques des pêcheurs ne changent pas. Pire, quand ils font semblant de rester à quai pour toucher des indemnités européennes pour compenser la non-pêche, comme les Italiens en 2010, ils vont pêcher le thon rouge …  sur des bateaux libyens.

Les thoniers français  et espagnols ne font pas mieux : alors que c’est interdit, ils utilisent des technologies interdites pour ne laisser aucune chance aux bancs de thon rouge (sonars, détection aérienne, …).

Autre fraude manifeste mais pas nouveau (1): les navires européens ont été piller les eaux lybiennes prohibées pour cause de révolution. Ils ont été trahis par leur boîte noire. Ce n’est pas ça qui les arrête. La Cicta(2), censée mettre de l’ordre dans tout ça n’y peut pas grand chose.

carton rouge thon rougeDepuis 1950, plus de 90% des grands prédateurs comme le thon, ont été décimés. Les stocks disponibles de thon rouge pourraient définitivement s’effondrer dès 2012 selon le WWF. Faudrait-il que plusieurs Capitaine Watson ou l’armée s’en mêle ? Ou bien on attend qu’il n’y ait vraiment plus aucun thon rouge en mer ?

thon rouge*
Je réagis

(1) Dès 87, on dénonçait que des thoniers français se soient installés à Tripoli :  Pêche au thon, les Français changent de pavillon

(2) La Cicta, Commission internationale de conservation des thonidés d’Atlantique,

Tous les articles sur le thon rouge
Casse toi, pauvre thon !
Acheter du poisson sans menacer la biodiversité

viaThon rouge, le braconnage s’intensifie.

Arrêté du 8 avril 2011 définissant les mesures de contrôle de la pêcherie de thon rouge (Thunnus thynnus) dans le cadre du plan pluriannuel de reconstitution des stocks de thon rouge dans l’Atlantique Est et la Méditerranée


http://www.legifrance.gouv.fr/
affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000023888540&dateTexte=&categorieLien=id

L\’UE risque de ne pas être autorisée à pêcher le thon rouge cette année – Agrisalon

L’UE risque de ne pas être autorisée à pêcher le thon rouge cette année, les pays européens concernés, France exceptée, n’ayant pas soumis à ce jour des plans de reconstitution des stocks conformes, a averti la Commission européenne dans une lettre obtenue mercredi par l’Afp.

« Nos flottes risquent de ne pas être autorisées à pêcher leur quota pour 2011 (…) si l’UE n’est pas en mesure de soumettre ces plans en temps voulu », a souligné la commissaire à la Pêche Maria Damanaki, dans cette lettre envoyée aux ministres des pays concernés.

L’UE, par le biais de la Commission européenne, avait jusqu’à vendredi dernier pour soumettre à la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l’Atlantique (Cicta) ses plans détaillant notamment le nombre et le type de navires qu’elle comptait autoriser cette année à pêcher le thon rouge. « Or, cela n’a pas été possible en raison de l’absence de conformité de la plupart des projets remis » par les Etats concernés, à l’exception de la France, selon la lettre de Mme Damanaki.

12.900 tonnes en 2011 contre 13.500 tonnes en 2010

La décision d’autoriser l’UE à pêcher le thon doit être prise lors d’une réunion du comité de conformité de la Cicta, du 21 au 25 février. La commissaire européenne attire, dans sa lettre, l’attention des ministres concernés « sur la nécessité et l’urgence de remédier à cette situation, notamment pour ne pas porter préjudice à ceux qui, comme la France, ont rempli leurs engagements et ont donc un droit légitime à pêcher leur quota ».

La saison de pêche au thon rouge s’ouvre en général en mai-juin et ne dure que quelques semaines. Lors de leur dernière réunion, les 48 Etats pêcheurs de la Cicta ont adopté une limite de la pêche au thon rouge en Méditerranée à 12.900 tonnes en 2011, contre 13.500 tonnes en 2010, au désespoir des Ong écologistes qui réclamaient une réduction drastique pour sauvegarder l’espèce. Outre la France, les principaux pays européens concernés par la pêche au thon rouge sont l’Espagne, l’Italie, Malte, Chypre et la Grèce.

AFP

viaEnvironnement – L\’UE risque de ne pas être autorisée à pêcher le thon rouge cette année – Agrisalon.

Thon rouge: quasi-stabilité des quotas de pêche, déception des écologistes

PARIS (AFP) – 27.11.2010 19:54

Les Etats pêcheurs de thon rouge réunis à Paris ont opté samedi pour une quasi-stabilité des quotas de pêche pour 2011, provoquant une immense déception chez les ONG écologistes qui réclamaient une réduction drastique, nécessaire selon eux pour sauvegarder l’espèce.

voir_le_zoom : Des militants écologistes manifestent à Paris lors de la réunion de la Commission internationale pour la Conservation des thonidés de l'Atlantique (CICTA), le 21 novembre 2010Des militants écologistes manifestent à Paris lors de la réunion de la Commission internationale pour la Conservation des thonidés de l’Atlantique (CICTA), le 21 novembre 2010

Les Etats pêcheurs de thon rouge réunis à Paris ont opté samedi pour une quasi-stabilité des quotas de pêche pour 2011, provoquant une immense déception chez les ONG écologistes qui réclamaient une réduction drastique, nécessaire selon eux pour sauvegarder l’espèce.

AFP/Archives – Francois Guillot
voir_le_zoom : Panneaux posés par Greenpeace sur une plage de Cannes, le 15 mai 2010Panneaux posés par Greenpeace sur une plage de Cannes, le 15 mai 2010

Les ONG écologistes avaient plaidé depuis le début pour une réduction du quota à 6.000 tonnes en 2011.

AFP/Archives – Loic Venance

Les Etats pêcheurs de thon rouge réunis à Paris ont opté samedi pour une quasi-stabilité des quotas de pêche pour 2011, au désespoir des ONG écologistes qui réclamaient une réduction drastique, nécessaire selon eux pour sauvegarder l’espèce.

Après dix jours de tractations intenses à huis clos, les 48 Etats pêcheurs de la Commission internationale pour la Conservation des thonidés de l’Atlantique (CICTA), ont adopté une limite de la pêche au thon rouge en Méditerranée à 12.900 tonnes en 2011, contre 13.500 t en 2010.

« Une fois de plus on a refusé au thon rouge la protection dont il avait désespérément besoin », a déploré Sue Liebermann, responsable de la politique des pêches de l’ONG américaine PEW.

La réunion a « conduit le thon rouge dans le couloir de la mort », a estimé Greenpeace tandis que l’ONG Oceana y a vu « un échec massif » pour cette espèce.

Les ONG faisaient campagne pour une réduction du quota à 6.000 t ainsi que l’instauration de sanctuaires dans les zones de reproduction pour le thon rouge, qui migre pour ce faire en Méditerranée et dans le Golfe du Mexique. En séance l’idée a été « balayée en cinq minutes et sans la moindre réaction des Etats membres », a précisé à l’AFP Charles Braine du WWF, qui a participé comme observateur aux réunions.

Le Japon, qui absorbe 80% des thons rouges pêchés en Méditerranée, avait, lui, réclamé des contrôles plus sévères pour enrayer la pêche illégale et le marché noir de cette espèce dont la chair raffinée est très recherché pour les sushis et sashimis.

« Je ne suis pas content à 100% », a indiqué le chef de la délégation du Japon Masanori Miyahara à l’AFP. « Il nous reste à mettre beaucoup de choses en oeuvre pour s’assurer » de l’efficacité des contrôles et « de la capacité de chacune des parties de s’y tenir », a-t-il dit. Une réunion de la CICTA est prévue sur ce point en février, selon lui.

La délégation américaine s’est également montrée déçue.

« Je ne peux pas dire que nous avons agi en conformité avec le principe de précaution comme je l’aurais souhaité », a confié Russel Smith, chef de la délégation à l’AFP.

A l’inverse le ministre français de la Pêche Bruno Le Maire s’est « félicité », dans un communiqué, du résultat qui représente, selon lui, « l’équilibre entre le respect de la ressource et le maintien du tissu socio-économique sur le long terme ».

Réaction identique du côté du Comité français national des pêches qui estimait que la « raison » l’avait emporté.

Cependant, les efforts de la France pour obtenir un étalement de ses obligations de restituer sa « dette de thon » (5.000 tonnes de dépassement de son quota en 2007) ont échoué. Aucun commentaire n’a été fait officiellement sur ce point.

Le Maroc avait tenté, en vain, de faire une proposition d’étaler les délais pour les restitutions pour l’ensemble des Etats membres, alors que pour l’UE seule la France est concernée. La proposition a été rejetée.

Enfin, la Commissaire européenne, Maria Damanaki, qui avait pourtant préconisé en octobre une réduction des quotas à 6000 t avant de se rétracter, a estimé que la décision de la CICTA de réduire à 12.900 T constituait « un pas dans la bonne direction pour une gestion durable du thon ».

« C’est important non seulement pour les eaux et les stocks de la CICTA mais aussi pour la gestion des pêches dans le monde et pour l’Union europe », a-t-elle indiqué dans un communiqué. L’UE a pu maintenir sa part des quotas d’un peu plus de 56% répartis essentiellement entre la France, l’Espagne et l’Italie.

L’accord prévoit également une légère redistribution des quotas entre les pays pêcheurs, en particulier entre l’Algérie, la Libye, la Turquie et l’Egypte. Alger et Ankara ont cependant émis des réserves quant à la nouvelle distribution, selon les ONG.

L’organisation n’a publié aucun communiqué samedi soir à l’issue de cette réunion à huis-clos.

© 2010 AFP

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Quota de thon rouge, tous perdants

Si la CICTA suit bien la recommandation de quota de la France, elle lui demande aussi de rembourser sa dette de 1.500 tonnes. L’échec n’est pas que du côté de Paris.

Par Frédéric Lewino

Quota de thon rouge, tous perdants

Les thoniers-senneurs français pourraient avoir à se partager quatre fois moins de thon rouge que l’an passé. © Palasz Christine / Maxppp

On le craignait, c’est fait : la réunion de la CICTA (Commission internationale pour la conservation des thonidés de l’Atlantique) vient de décider de reconduire pour 2011 le quota de 2010 à quelques centaines de tonnes près : 12.900 tonnes contre 13.500 tonnes pour cette année. C’est un échec total pour la commissaire européenne à la Pêche Maria Damanaki, qui avait, dans un premier temps, recommandé un quota de 6.000 tonnes, et qui, dans l’affaire, perd toute crédibilité. C’est le pire scénario et une totale bérézina pour les ONG, qui n’ont pas non plus été entendues par la CICTA pour faire interdire les thoniers-senneurs et l’accès aux zones de reproduction du thon rouge. « Une nouvelle fois, les délégations ne se sont pas préoccupées d’assurer la sauvegarde d’une espèce emblématique et menacée, explique François Chartier, de Greenpeace. Le CICTA démontre que seul prime l’intérêt économique à court terme de la pêche industrielle. »

C’est bien sûr également une catastrophe pour les populations de thon rouge, affaiblies, qui plus est cette année, par la marée noire du golfe du Mexique qu’ils fréquentent quand ils ne fraient pas en Méditerranée.

Remous en perspective

Bruno Le Maire, le ministre de la Pêche, aurait le droit de se réjouir de cette décision, lui qui a tant poussé pour obtenir le plus haut quota possible afin de protéger les intérêts des thoniers français, quitte à affirmer avec le plus bel aplomb que la pêche industrielle au thon rouge fait vivre 500 personnes, pêcheurs et autres. Ce qui est absolument faux. Pourtant, Bruno Le Maire fait grise mine car le CICTA a repoussé la demande de la France d’étaler le remboursement de sa dette pour dépassement de quota en 2007. En 2011, Paris devra donc déduire 1.500 tonnes de son quota national, ce qui laissera aux pêcheurs français 1.000 tonnes à se partager. Soit la moitié de l’an dernier. C’est un quasi-moratoire pour la pêche française. Car une fois la part de la pêche traditionnelle déduite, les thoniers-senneurs n’auront plus grand-chose à se mettre sous la dent. Peut-être 800 tonnes, de quoi assurer la campagne d’une demi-douzaine de navires. « Nous demandons que ce quota soit alloué aux pêcheurs artisanaux et non aux thoniers-senneurs, seuls responsables de dépassements de quota en 2007 », rajoute François Chartier.

On imagine bien que le tonitruant et excité Mourad Kahoul, représentant des thoniers-senneurs, ne va pas rester dans son coin à éponger ses larmes. Il devrait promettre au gouvernement quelques petits remous. Comme un blocage des ports. Histoire de décrocher la plus forte indemnisation possible. Une fois de plus les contribuables européens et français devront mettre la main à la poche pour un thon qu’ils ne mangeront jamais. Dans cette affaire, on marche sur la tête.

viaQuota de thon rouge, tous perdants, actualité Lewino ramène sa science : Le Point.

Greenpeace entrave une \ »croisière\ » des pêcheurs de thon sur la Seine à Paris

 

PARIS (AFP) – 22.11.2010 21:34

Quelque 25 activistes de Greenpeace ont entravé lundi une croisière sur la Seine des pêcheurs français organisée pour les délégations participant depuis le 17 novembre à la réunion annuelle de l’organe de régulation de la pêche au thon dans l’Atlantique.

voir_le_zoom : Des activistes de Greenpeace installe une bannière géante  Sauvez le thon rouge maintenant  sur un pont de la seine à Paris, le 22 novembre 2010Des activistes de Greenpeace installe une bannière géante « Sauvez le thon rouge maintenant » sur un pont de la seine à Paris, le 22 novembre 2010

Quelque 25 activistes de Greenpeace ont entravé lundi une croisière sur la Seine des pêcheurs français organisée pour les délégations participant depuis le 17 novembre à la réunion annuelle de l’organe de régulation de la pêche au thon dans l’Atlantique.

AFP – Joel Saget

Quelque 25 activistes de Greenpeace ont entravé lundi une croisière sur la Seine des pêcheurs français organisée pour les délégations participant depuis le 17 novembre à la réunion annuelle de l’organe de régulation de la pêche au thon dans l’Atlantique.

A bord de deux zodiacs et six canoës, les militants ont déployé une ligne de flottaison autour de la péniche qui accueillait à son bord les membres des délégations des 48 pays pêcheurs participant à la réunion de la Commission internationale de conservation des thonidés de l’Atlantique (CICTA).

D’autres militants ont grimpé sur la coque de cette embarcation, affrétée par les associations françaises de pêcheurs, pour y accrocher des banderoles réclamant la suspension de la pêche industrielle au thon rouge en Méditerranée, dont les stocks ont chuté de 80% en trente ans.

Les militants sont, par ailleurs, restés accrochés en grappe aux banderoles jusqu’à ce qu’ils en soient délogés par les policiers de la brigade fluviale de Paris. Les délégations, qui avaient été invitées pour une croisière dînatoire ont eu le temps de prendre quelques photos avant d’être aspergés par les activistes à coups de lance à eau.

De même, l’ONG a réussi à accrocher une grande bannière, marquée du slogan « sauvez le thon rouge maintenant », sur le pont de Grenelle devant le Port de Javel dans le 15e arrondissement d’où devait partir la croisière sur la Seine.

« Nous sommes au coeur des négociations et la direction des pêches françaises essaie de faire du lobbying avec cette soirée de fête. Nous sommes là pour rappeler aux délégués qu’ils ont une mission, sauver le thon rouge, et qu’ils n’ont pas le droit d’échouer » a souligné François Chartier, chargé de campagne Océans pour Greenpeace.

Les 48 membres de la CICTA sont réunis jusqu’au 27 novembre à Paris pour, entre autres, fixer les quotas de pêche du thon rouge pour 2011 et revoir les systèmes de contrôle pour enrayer la surpêche de cette espèce très prisée des Japonais pour leurs mets crus comme les sashimis et suchis.

En 2010 la CICTA avait fixé le quota de pêche de ce thon à 13.500 tonnes. La France souhaite le maintien de ce niveau alors que les ONG réclament une suspension de la pêche industrielle cette année ou au moins une diminution des quotas de moitié pour donner une chance aux stocks de thon rouge de se reconstituer d’ici 2022.

© 2010 AFP

viaTV5MONDE : actualites : Greenpeace entrave une \ »croisière\ » des pêcheurs de thon sur la Seine à Paris.

Arrêté du 4 novembre 2010 établissant les modalités de répartition du quota de thon rouge (Thunnus thynnus) de l’océan Atlantique à l’est de la longitude 45° O et la Méditerranée, accordé à la France pour l’année 2010


Arrêté du 4 novembre 2010 établissant les modalités de répartition du quota de thon rouge (Thunnus thynnus) de l’océan Atlantique à l’est de la longitude 45° O et la Méditerranée, accordé à la France pour l’année 2010

BATAILLE DU THON – Nouvelle action coup de poing de Greenpeace, actualité Lewino ramène sa science : Le Point

Par Frédéric Lewino

BATAILLE DU THON - Nouvelle action coup de poing de Greenpeace

La « thonmobile » de Greenpeace © Chauveau/Sipa

Après avoir perdu la bataille du rail… nucléaire, Greenpeace ne compte pas relâcher son effort sur celle du thon rouge de Méditerranée. Mercredi matin, elle a garé sa thonmobile (une voiture sur laquelle elle a ficelé un faux thon) devant le ministère français de l’Agriculture et de la Pêche et quatre de ses militants s’y sont enchaînés. Car le pays qui fait tout pour protéger les intérêts des industriels de la pêche au thon, c’est bien la France. D’une manière incompréhensible du reste, puisque ce secteur de la pêche ne concerne qu’une poignée d’industriels qui emploient moins de 200 marins pêcheurs durant un seul mois dans l’année.
Si le ton monte chez Greenpeace, c’est que, dans quelques jours, Paris accueillera la prochaine réunion de la CICTA (Commission internationale pour la conservation des thonidés de l’Atlantique) censée arrêter le quota pour la campagne de pêche 2011. Comme on s’en doute, la position de l’Union européenne y sera déterminante. Or, celle-ci n’est toujours pas arrêtée à cause du forcing énorme de Bruno Le Maire, soutenu par les autres ministres de la Pêche des pays méditerranéens, pour reconduire le quota de l’an dernier de 13.500 tonnes. Voilà quelques jours, la commissaire à la Pêche de l’UE, Maria Damanaki, avait osé dire qu’elle était en faveur de la recommandation du comité scientifique de la CICTA, à savoir un quota de 6.000 tonnes. Mais, devant le feu roulant des commissaires français, maltais, italien, espagnol et du président Barroso, elle a dû précipitamment battre en retraite. Finalement, mardi soir, la Commission de Barroso se bornait officiellement à recommander une « réduction » du quota. Même l’adjectif « substantiel » que Maria Damanaki voulait y accoler a disparu. Bref, la position que devraient rapidement adopter les États européens va sans doute satisfaire pleinement les pêcheurs.
Pourtant, les associations n’ont pas dit leur dernier mot. C’est qu’elles ont trouvé du renfort du côté de la secrétaire d’État française à l’Environnement, Chantal Jouanno. Regonflée à bloc depuis son retour de Nagoya, où se tenait récemment le Sommet de la biodiversité, elle s’est publiquement prononcée en faveur d’une baisse drastique du quota : « La position du ministère a toujours été de défendre la position la plus ambitieuse de 100 % », a-t-elle souligné. Pas sûr qu’elle obtienne raison sur son collègue Le Maire. C’est pour cela que Greenpeace a commencé les grandes manoeuvres. La guerre du thon va faire rage.

viaENVIRONNEMENT : BATAILLE DU THON – Nouvelle action coup de poing de Greenpeace, actualité Lewino ramène sa science : Le Point.

Le thon, objet d\’un marché noir où la France n\’a pas le beau rôle

WASHINGTON (AFP) – 07.11.2010 17:15

La folie des sushis dans le monde entier alimente un marché noir du thon pesant des milliards de dollars et où les gouvernements collaborent avec le secteur de la pêche, selon une étude publiée dimanche, qui accuse particulièrement les autorités françaises.

voir_le_zoom : Un thon rouge découpé au marché aux poissons de Jersey city (USA) pour alimenter les restaurants de New York, le 12 mars 2010Un thon rouge découpé au marché aux poissons de Jersey city (USA) pour alimenter les restaurants de New York, le 12 mars 2010

La folie des sushis dans le monde entier alimente un marché noir du thon pesant des milliards de dollars et où les gouvernements collaborent avec le secteur de la pêche, selon une étude publiée dimanche, qui accuse particulièrement les autorités françaises.

AFP/Archives – Emmanuel Dunand
voir_le_zoom : Le déclin du thon rouge dans l'AtlantiqueLe déclin du thon rouge dans l’Atlantique

Carte des zones de thon rouge et évolution du stock de poissons entre 1957 et 2007

AFP –

La folie des sushis dans le monde entier alimente un marché noir du thon pesant des milliards de dollars et où les gouvernements collaborent avec le secteur de la pêche, selon une étude publiée dimanche, qui accuse particulièrement les autorités françaises.

L’International Consortium for Investigative Journalists, un réseau mondial de journalistes d’enquête, est parvenu à l’issue de sept mois de recherche à la conclusion que les pêcheurs dépassent les quotas de prises en toute connaissance de cause pour alimenter un marché lucratif dominé par le Japon, malgré les menaces qui pèsent sur la survie de l’espèce.

L’enquête a couvert 10 pays, mais montre particulièrement du doigt la France, accusant le ministère de l’Agriculture et de la Pêche d’être de mèche avec le secteur pour maquiller les chiffres concernant les prises.

« Tout le monde trichait », explique Roger Del Ponte qui, avec cinq autres patrons pêcheurs français, a été assigné en justice dans cette affaire. « C’est comme sur la route. Si la police n’est pas là, je vais accélérer », dit-il dans l’enquête.

Selon les journalistes qui ont mené cette investigation, le marché noir du thon rouge de l’Atlantique occidental pesait au moins quatre milliards de dollars entre 1998 et 2007. Les calculs ont été effectués en comparant les prises réelles estimées et le niveau des quotas, et en fonction des cours du marché aux poissons Tsukiji à Tokyo.

Les craintes sur les ressources mondiales en thon ont commencé à apparaître en 2007, lorsque la France a déclaré avoir pêché près de 10.000 tonnes de thon, soit presque le double des quotas alloués par la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l’Atlantique (Iccat), une instance de régulation.

« Nous avons découvert que le système avait échoué sur toute la ligne. Les bateaux pratiquaient la surpêche, et les responsables officiels faisaient mine de l’ignorer depuis des années », raconte Kate Willson qui a participé à l’enquête.

Face au tollé, l’Iccat a mis en place en 2008 un nouveau système pour mieux surveiller ce commerce. Mais, selon l’étude, sa base de données s’est montrée inefficace et les thoniers se sont déplacés vers des zones moins surveillées, comme l’Afrique du Nord. Le ministère français a refusé à plusieurs reprises de répondre aux questions sur le sujet, souligne Mme Willson. « Il n’y a pas moyen de savoir si la situation s’améliore. Nous sommes obligés de leur faire confiance », dit-elle.

Selon l’Iccat, les stocks de thon rouge de l’Atlantique occidental ont diminué de près de 75% au cours des quatre dernières décennies, avec une singulière aggravation entre 1997 et 2007.

Dans la perspective de la prochaine réunion de l’Iccat prévue à Paris du 17 au 27 novembre, la commissaire européenne à la Pêche, Maria Damanaki, a appelé à une réduction substantielle du quota de pêche mondial de thon rouge, actuellement fixé à 13.500 tonnes. La France s’y oppose, soutenue par l’Italie, l’Espagne et la Grèce, selon des sources diplomatiques. La Grande-Bretagne serait le seul pays européen à soutenir la position de Mme Damanaki.

L’étude montre par ailleurs que le Japon, principal consommateur de thon rouge depuis les années 1980, a pris des mesures récemment pour éviter certains excès, par exemple en gelant l’année dernière les importations en provenance de Tunisie en raison d’une traçabilité insuffisante des prises.

© 2010 AFP

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Les autorités françaises, complices du marché noir du thon – Planète – Nouvelobs.com

Une étude pointe la collaboration entre gouvernements et professionnels pour maquiller les chiffres des prises de cette espèce menacée.

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Selon l'Iccat, les stocks de thon rouge de l'Atlantique occidental ont diminué de près de 75% au cours des quatre dernières décennies. (AFP) Selon l’Iccat, les stocks de thon rouge de l’Atlantique occidental ont diminué de près de 75% au cours des quatre dernières décennies. (AFP)

La folie des sushis dans le monde entier alimente un marché noir du thon pesant des milliards de dollars et où les gouvernements collaborent avec le secteur de la pêche, selon une étude publiée dimanche 7 novembre, qui accuse particulièrement les autorités françaises.

L’International Consortium for Investigative Journalists, un réseau mondial de journalistes d’enquête, est parvenu à l’issue de sept mois de recherche à la conclusion que les pêcheurs dépassent les quotas de prises en toute connaissance de cause pour alimenter un marché lucratif dominé par le Japon, malgré les menaces qui pèsent sur la survie de l’espèce.

L’enquête a couvert 10 pays, mais montre particulièrement du doigt la France, accusant le ministère de l’Agriculture et de la Pêche d’être de mèche avec le secteur pour maquiller les chiffres concernant les prises. « Tout le monde trichait », explique Roger Del Ponte qui, avec cinq autres patrons pêcheurs français, a été assigné en justice dans cette affaire. « C’est comme sur la route. Si la police n’est pas là, je vais accélérer », dit-il dans l’enquête.

Selon les journalistes qui ont mené cette investigation, le marché noir du thon rouge de l’Atlantique occidental pesait au moins quatre milliards de dollars entre 1998 et 2007. Les calculs ont été effectués en comparant les prises réelles estimées et le niveau des quotas, et en fonction des cours du marché aux poissons Tsukiji à Tokyo.

« Nous sommes obligés de leur faire confiance »

Les craintes sur les ressources mondiales en thon ont commencé à apparaître en 2007, lorsque la France a déclaré avoir pêché près de 10.000 tonnes de thon, soit presque le double des quotas alloués par la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l’Atlantique (Iccat), une instance de régulation. « Nous avons découvert que le système avait échoué sur toute la ligne. Les bateaux pratiquaient la surpêche, et les responsables officiels faisaient mine de l’ignorer depuis des années », raconte Kate Willson qui a participé à l’enquête.

Face au tollé, l’Iccat a mis en place en 2008 un nouveau système pour mieux surveiller ce commerce. Mais, selon l’étude, sa base de données s’est montrée inefficace et les thoniers se sont déplacés vers des zones moins surveillées, comme l’Afrique du Nord.

Le ministère français a refusé à plusieurs reprises de répondre aux questions sur le sujet, souligne Kate Willson. « Il n’y a pas moyen de savoir si la situation s’améliore. Nous sommes obligés de leur faire confiance », dit-elle.

Traçabilité insuffisante

Selon l’Iccat, les stocks de thon rouge de l’Atlantique occidental ont diminué de près de 75% au cours des quatre dernières décennies, avec une singulière aggravation entre 1997 et 2007.

Dans la perspective de la prochaine réunion de l’Iccat prévue à Paris du 17 au 27 novembre, la commissaire européenne à la Pêche, Maria Damanaki, a appelé à une réduction substantielle du quota de pêche mondial de thon rouge, actuellement fixé à 13.500 tonnes.

La France s’y oppose, soutenue par l’Italie, l’Espagne et la Grèce, selon des sources diplomatiques. La Grande-Bretagne serait le seul pays européen à soutenir la position de Maria Damanaki.

L’étude montre par ailleurs que le Japon, principal consommateur de thon rouge depuis les années 1980, a pris des mesures récemment pour éviter certains excès, par exemple en gelant l’année dernière les importations en provenance de Tunisie en raison d’une traçabilité insuffisante des prises.

(Nouvelobs.com)

viaLes autorités françaises, complices du marché noir du thon – Planète – Nouvelobs.com.

Thon Rouge : le compte à rebours a commencé, les actions démarrent | Océans, Surpêche et Réserves marines – L\’actualité de Greenpeace France

Ce lundi 25 octobre, de bon matin, les activistes de Greenpeace ont apporté à Bruno Le Maire les premiers appels à sauver le thon rouge.

Du 17 au 27 novembre prochain, se tient à Paris la conférence de l’Iccat, la commission chargée de gérer la pêche au thon rouge. Cette échéance est importante : l’Iccat doit prendre les mesures de gestion qui pourront garantir l’avenir de cette espèce, largement surexploitée et dont les stocks ont baissé de plus de 80% en quelques décennies.
La France est le pays hôte de cette conférence, elle doit donner l’exemple !

crédit photo : Nicolas Chauveau / Greenpeace

Greenpeace interpelle le ministre français de la pêche : M Le Maire, encore un petit effort pour sauver le thon rouge !

Ce matin, c’est dans une voiture intégralement habillée pour l’occasion, surmontée d’une réplique grandeur nature de thon rouge, que les activistes de Greenpeace sont venus porter leur message sous les fenêtres du ministère de l’Agriculture.

Dès 8h30, la «  thon mobile  » a commencé un tour du quartier, équipée d’un mégaphone avec des messages pré enregistrés, provoquant la curiosité des passants de la rue de Varenne.

La voiture s’est ensuite garée devant le ministère de l’Agriculture, diffusant ses messages à plein régime… Les visages étaient nombreux derrière les fenêtres du ministère. Après des mois de tentatives infructueuses, un conseiller du ministre a proposé aux membres de Greenpeace de prendre rendez vous, entrouvrant donc la porte à un dialogue…

crédit photo : Nicolas Chauveau / Greenpeace

Pour que Bruno Le Maire entende notre voix et la porte à l’ICCAT, restons mobilisés !

viaThon Rouge : le compte à rebours a commencé, les actions démarrent | Océans, Surpêche et Réserves marines – L\’actualité de Greenpeace France.

THON ROUGE – L’UE ferme la pêche par anticipation

lepoint.fr

THON ROUGE - L'UE ferme la pêche par anticipation

Les quotas ayant été atteints, la Commission européenne va
fermer la pêche au thon rouge © PHOTOPQR / LE MIDI LIBRE

La Commission européenne a annoncé une fermeture anticipée de la
campagne annuelle de pêche au thon rouge, effective à compter de
mercredi minuit, les quotas alloués ayant déjà été atteints.

La commissaire en charge de la Pêche, Maria Damanaki, "a décidé de
fermer la pêche du thon rouge par les thoniers senneurs en Méditerranée
et dans l’est de l’Atlantique, en raison de l’épuisement des quotas qui
leur ont été alloués", a justifié la Commission dans un communiqué. La
France, la Grèce et l’Espagne ont été informées de cette décision qui
sera effective à compter de minuit ou plus tôt si les États concernés
ont déjà décidé de fermer la pêche, précise la Commission. Cette mesure
est "nécessaire pour protéger les stocks fragiles de thon rouge" et pour
assurer leur survie, a insisté l’exécutif européen. La campagne de
pêche – qui s’était ouverte le 1er juin – devait durer jusqu’au 15 juin.



Les thoniers "prêts à aller au conflit"

Cette annonce ne devrait pas pour autant dissuader les thoniers.
Selon Mourad Kahoul, patron du Syndicat des thoniers méditerranéens,
huit des dix-sept bateaux français en mer n’ont pas encore atteint le
quota de pêche qui leur est alloué. "Ces bateaux en sont à 62 ou 67 % de
leur quota de pêche autorisé. Il n’est pas question pour eux de rentrer
au port. Nous sommes prêts à aller au conflit avec l’Union européenne",
assure celui qui est aussi vice-président du Comité national des pêches
(
cliquez ici pour écouter sa réaction
). Très remonté, ce dernier dénonce aussi les opérations des
"bateaux pirates" de l’ONG
Greenpeace qui s’attaquent aux thoniers en Méditerranée
depuis vendredi

. "Trois bateaux français ont été attaqués, des filets ont été
déchirés, et personne ne dit rien !" enrage-t-il.

De son côté, l’organisation entend bien continuer de lutter contre
toute pêche au thon, qu’elle soit légale ou pas. "Nos deux navires, l’
Artic Sunrise
et le
Rainbow Warrior
, restent dans la zone", précise François Chartier, responsable des
campagnes pour le thon rouge chez Greenpeace.
Pour l’ONG, la décision de la Commission européenne
illustre surtout "la surcapacité" de la flotte industrielle européenne

des thoniers senneurs.

La pêche au thon rouge est une activité fortement encadrée. Les
pêcheurs doivent donner leur position toutes les heures et leurs
activités sont surveillées par un observateur indépendant afin qu’ils ne
dépassent pas les quotas qui leur ont été assignés.

le point.fr/

Thon rouge: lancement lundi de la campagne de Sea Shepherd contre la pêche illégale

PARIS
— L’organisation écologiste Sea Shepherd va lancer lundi sa campagne
contre la pêche illégale du thon rouge, l’opération "Blue rage" ("Rage
bleue"), a indiqué dimanche à l’AFP sa directrice-France, Lamya
Essemlali.

Le lancement de cette campagne intervient quelques
jours après l’altercation entre des pêcheurs thoniers et Greenpeace, qui
a fait un blessé chez les militants de l’ONG.

L’action de
Greenpeace, qui voulait libérer des thons pris dans des filets, visait
des bateaux pêchant légalement parce qu’elle estime, a-t-elle indiqué
dimanche, que pêche légale ou illégale, "tout met le stock de poissons
en danger".

Le Steve Irwin, le bateau de Sea Shepherd, est arrivé
samedi soir à Malte, dans la zone où se trouvent les bateaux de
Greenpeace. Paul Watson, le fondateur de Sea Shepherd, et Lamya
Essemlali devraient rejoindre le bateau lundi et aussitôt "lancer la
campagne" contre la pêche illégale du thon rouge, qui se prolongera
jusqu’à la mi-juillet. Le bateau pourrait se rendre dans les eaux
libyennes pour "empêcher les braconniers d’agir".

L’ONG, qui se se
définit comme une "organisation anti-braconnage", estime que les
marines française et italienne "ont fait pas mal d’efforts" pour
encadrer la pêche légale, avec à bord des thoniers un inspecteur de
l’Iccat (Commission internationale pour la Conservation des Thonidés de
l’Atlantique).

Greenpeace en revanche affirme, dans une lettre
ouverte au ministre de l’Agriculture et de la Pêche français Bruno Le
Maire, que les organismes internationaux tels que l?Iccat et la Cites,
ainsi que l?Union européenne, "ont failli à leur mission".

En
mars, à Doha, une majorité d’Etats parties à la Convention
internationale sur le commerce des espèces sauvages menacées (Cites)
avaient rejeté une proposition visant à interdire le commerce
international du thon rouge.

La lettre au ministre, ouverte à la
signature des sympathisants sur le site de l’ONG, lui demande de
"rappeler les 17 thoniers senneurs français qui opèrent actuellement en
Méditerranée, afin d?empêcher une escalade de violence et de protéger le
thon rouge".

Greenpeace devrait donner lundi une suite légale aux
incidents de vendredi, tandis que les pêcheurs envisagent de porter
plainte pour "agression caractérisée". "Mais nous n’avions que des sacs
de sable !", s’est étonnée Isabelle Philippe, porte-parole de
l’organisation écologique.

AFP

http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5jRo_F_8VfYSETQTUskfpJQINTYXw

Un militant de Greenpeace grièvement blessé par des pêcheurs au thon rouge

Une violente altercation a opposé des représentants de
Greenpeace à des pêcheurs au thon rouge près de Malte. Franck Huston, un
militant britannique a été grièvement blessé à la jambe par un harpon.

Par Dépêche (texte)

 

AFP – Un militant de Greenpeace a été
grièvement blessé vendredi à la jambe, par un harpon, lors d’une
altercation violente avec des pêcheurs au thon rouge près de Malte, a
annoncé l’organisation écologiste.

Frank Huston, un Britannique, a été évacué vers un hôpital de Malte.
"Ses jours ne sont pas en danger, mais il est gravement blessé", a
déclaré à l’AFP Isabelle Philippe, responsable de la communication de
Greenpeace.

"Cet après-midi, on a mené la première opération non-violente
d’interposition à la pêche au thon rouge. Les activistes de Greenpeace
ont voulu abaisser le filet d’un thonier senneur français qui s’appelle
le Jean-Marie Christian 6" – propriété de l’armateur sétois Jean-Marie
Avallone -, pour libérer les poissons, a-t-elle expliqué.

"A ce moment-là, les pêcheurs ont sauvagement attaqué un des
militants, ils l’ont blessé avec un harpon qui a traversé la jambe.
L’activiste a été traîné sur plusieurs mètres avant de réussir à se
libérer en arrachant le harpon de sa jambe", a-t-elle ajouté.

Greenpeace affirme, dans un communiqué, que lors de cette
"agression", plusieurs navires de trente mètres ont "foncé sur les
zodiacs de l’association et les ont abordés avec des couteaux attachés
au bout des lances".

"Les pêcheurs ont tiré à l’aide de fusées de signalisation sur les
militants et sur l’hélicoptère de Greenpeace qui survolait la scène",
précise l’ONG qui avait déjà bloqué le 12 mai pendant plusieurs heures
des thoniers senneurs dans le port de Frontignan (Hérault).

Pour M. Avallone, resté à Sète mais dont le fils et les petits-fils
sont présents sur place avec ses trois navires, les militants étaient
armés de "couteaux et de blocs de ciment". Ils évoquent une "opération
pacifique", mais "c’est une attaque de brigands, c’est inadmissible, on
ne peut plus accepter ça", a-t-il réagi auprès de l’AFP.

Selon Bertrand Wendling, directeur général de la Sathoan,
organisation qui représente les intérêts de plusieurs thoniers sétois,
"les marins-pêcheurs ont fait tout ce qui était possible pour empêcher
que les poissons soient libérés, puisque c’est ce qui leur permet de
vivre".

"La pêche au thon rouge est une activité fortement encadrée, elle est
totalement légale et autorisée. Il est hors de question qu’on empêche
les gens qui sont en mer et qui n’ont que 15 jours pour vivre, parce que
la campagne de pêche dure du 15 mai au 15 juin et jusqu’à présent, les
bateaux étaient complètement coincés" pour cause de mauvais temps,
a-t-il dit.

Le comité national des pêches, qui indique avoir "protesté
officiellement" auprès des autorités françaises, a estimé de son côté
que Greenpeace avait "décidé de mener un combat qui s’apparente à de la
piraterie".

Les militants qui intervenaient "de façon non violente" n’étaient
"absolument pas armés de couteaux, et étaient seulement équipés de sacs
de sable, avec pour seul but de lester une des lignes de flottaison du
filet, pour l’abaisser et ainsi libérer les thons rouges capturés par
les pêcheurs" a indiqué Greenpeace samedi à l’AFP.

D’après l’ONG, parmi les bateaux industriels de pêche présents, se
trouvaient également deux navires de l’armement Giordano. Un bâtiment de
l’armée française est arrivé sur les lieux après l’agression.

L’organisation écologiste a mobilisé deux navires (Rainbow Warrior et
Arctic Sunrise) en Méditerranée pour perturber la courte saison de
capture du thon.

Selon Greenpeace, la pêche à grande échelle a fait chuter de 80% les
réserves de thon rouge en Méditerranée et dans l’Atlantique-est. L’ONG
demande sa fermeture provisoire afin que se reconstituent les stocks.

En mars, à Doha, une proposition avait été étudiée visant à interdire
le commerce international de "thunnus thynnus", une espèce très prisée
par les Japonais. Mais une majorité d’Etats parties à la Convention
internationale sur le commerce des espèces sauvages menacées (Cites)
l’avait finalement rejetée.

http://www.france24.com/fr/20100605-militant-greenpeace-blesse-pecheurs-thon-rouge

MINISTERE DE L’ALIMENTATION, DE L’AGRICULTURE ET DE LA PECHE

   11 Arrêté du 12 mai 2010 portant fixation du nombre de licences de
pêche au chalut en Méditerranée
       http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000022245037&dateTexte=&categorieLien=id

       12 Arrêté du 12 mai 2010 portant modification de l’arrêté du 22
janvier 2010 portant création d’un permis de pêche spécial pour la pêche
professionnelle du thon rouge (Thunnus thynnus) dans l’océan Atlantique
à l’est de la longitude 45° Ouest et en mer Méditerranée
       http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000022245054&dateTexte=&categorieLien=id

Dernière bataille pour le thon rouge

GREENPEACE – Avec nous, libérez les thons !

Durant la saison de pêche 2010 (du 15 mai au 15 juin), Greenpeace est
déterminée à agir en faveur de la sauvegarde du thon rouge.

Vous aussi, vous pouvez apporter votre soutien à nos actions en relayant
notre campagne auprès de votre entourage et en
participant à la journée nationale
de mobilisation pour le thon rouge prévu le 5 juin
partout en France
et certainement près de chez vous !

-Bordeaux-
lieu :
horaire :
contact :
L’événement sur facebook

-Lyon-
lieu : La Croix Rousse
horaire : 10h30
contact :
L’événement sur facebook

-Marseille-
lieu : Vieux Port
horaire : 10h – 12h
contact :
L’événement sur facebook

-Montpellier-
(en attente d’autorisation)
lieu :
horaire :
contact :
L’événement sur facebook

-Strasbourg-
lieu : place Kléber
horaire : 11h
contact :
L’événement sur facebook

Nous vous donnerons plus de précisions concernant les activités à venir.
D’autres villes vont être rajoutées en fonction de nos disponibilités
sur place.

Pour suivre la mobilisation sur Facebook

Diffusez cette mobilisation !

mesures de contrôle de la pêcherie de thon rouge

Arrêté du 10 mai 2010 définissant les mesures de contrôle de la pêcherie
de thon rouge (Thunnus thynnus) dans le cadre du plan pluriannuel de
reconstitution des stocks de thon rouge dans l’Atlantique Est et la
Méditerranée
       http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000022205302&dateTexte=&categorieLien=id

conditions d’exercice des pêches sportive et de loisir réalisant des captures de thon rouge

Arrêté du 5 mai 2010 précisant les conditions d’exercice des pêches
sportive et de loisir réalisant des captures de thon rouge dans le cadre
du plan pluriannuel de reconstitution des stocks de thon rouge dans
l’Atlantique Est et la Méditerranée
       http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000022205283&dateTexte=&categorieLien=id

Thon rouge : Greenpeace bloque plusieurs heures des thoniers senneurs à Frontignan

Des militants de Greenpeace ont bloqué pendant plusieurs heures
mercredi, dans le port de Frontignan (Hérault), trois thoniers senneurs
qui s’apprêtaient à prendre la mer, afin de dénoncer la pêche au thon
rouge, une espèce que l’association considère en voie de disparition

Photo diffusée par Greenpeace du blocage
 de thoniers à Frontignan, le 12 mai 2010 - AFP

Photo diffusée par Greenpeace du blocage de thoniers à Frontignan, le 12
mai 2010 – AFP

 – Photo NR

L’action, qui s’est déroulée dans le calme, a démarré vers 09H30, au
moment où les trois navires, appartenant à l’armement sétois Avallone,
s’apprêtaient à prendre le large, direction l’Ile de Malte, pour être
prêts à pêcher dès le 15 mai, date de l’ouverture de la campagne de
pêche 2010.
Condamnée par le comité national des pêches qui a estimé que les
pêcheurs étaient  »une nouvelle fois pris en otages par les méthodes
expéditives de Greenpeace », l’action a pris fin peu après 16H30 avec
l’intervention de la gendarmerie maritime, a constaté un journaliste de
l’AFP.
Dans la matinée, les militants de l’assocation écologique, quatorze
selon Greenpeace, avaient pris place à bord de canoës et d’un zodiac et
déroulé une ligne flottante, ancrée dans le port de Frontignan, autour
de quatre thoniers senneurs. Seuls trois devaient prendre la mer.
Ils avaient ensuite déployé une bannière proclamant:  »Thon rouge,
liquidation totale avant fermeture ».
Sur le môle de Frontignan, le  »chargé de campagne Océans » chez
Greenpeace, Emmanuel Buovolo, a expliqué que Greenpeace demandait  »un
moratoire sur la pêche au thon rouge en France ».
 »Il faut fermer provisoirement la pêche au thon rouge pour reconstituer
les stocks », a-t-il dit, affirmant que  »le nombre de thons rouges
adultes a diminué de 80% au cours des vingt dernières années ».
M. Buovolo a souhaité que la France prenne exemple sur l’Italie  »qui
retient à quai ses thoniers senneurs ».  »Si la France est cohérente
avec sa volonté de protéger le thon rouge, elle doit faire de même,
imposer un moratoire », quitte à indemniser ses pêcheurs, a-t-il
expliqué.
De son côté, le patron de l’armement, Jean-Marie Avallone, a estimé
qu »’on marchait sur la tête ».  »Notre profession est réglementée,
structurée, on embarque des contrôleurs à bord » chargés de vérifier la
taille, le poids et le respect des quotas de thons pêchés, a-t-il
rappelé.
Pour préserver la ressource, la campagne de pêche a été ramenée à un
mois — du 15 mai au 15 juin — et les quotas ont été ramenés à 13.500
tonnes au total, contre 22.000 en 2009. Pour les Français, les quotas de
prise sont de 2.000 T (contre 3.017 en 2009), dont 1.699 T pour les
senneurs.
En mars, à Doha, avait été étudiée une proposition visant à interdire le
commerce international de  »thunnus thynnus », une espèce très prisée
par les Japonais.
Une majorité d’Etats parties à la Convention internationale sur le
commerce des espèces sauvages menacées (CITES) avait finalement rejeté
cette proposition. Une position inverse aurait signifié de facto l’arrêt
de la pêche industrielle.
Après l’intervention de la gendarmerie
maritime, qui a récupéré un par un des militants de Greenpeace qui, de
leurs canoës, se jetaient à l’eau, les thoniers senneurs ont pris la
mer.

Les aides européennes encouragent la surpêche, dit une ONG


BRUXELLES, 31 mars (Reuters) – Les subventions
accordées depuis
2000 au secteur européen de la pêche ont
contribué à l’accroissement de la flotte et à la baisse des stocks de
poisson, affirme mardi le groupe écologiste Pew Environnment.

Entre 2000 et 2006, viron 17% des quelque 4,9 milliards d’aides nationales et
communautaires ont été consacrées à des mesures "positives" de réduction
des flottes, mais
29% ont été dépensés pour la construction
ou l’amélioration des bateaux, écrit le groupe dans un rapport.

Malgré une baisse du tonnage de 3% dans l’Union européenne durant cette
période, il en a résulté une forte croissance de l’efficacité des
navires et donc de la capacité de pêche.

"Cela revient à
conduire une voiture avec un pied sur l’accélérateur et l’autre sur le
frein en même temps", dit Jack Thurston, cofondateur du site internet
fishsubsidy.org qui a recueilli l’essentiel des données utilisées dans
le rapport.

Les critiques de Pew Environnment se fondent notamment sur l’absence
de contrôle préalable au versement de subventions de la conformité des
bateaux ou de l’impact sur les stocks.

Sur 34,5 millions d’euros apportés aux pêcheurs
de thon rouge,
33,5 millions d’euros ont été utilisés pour
améliorer la flotte de thoniers. L’Union européenne a soutenu récemment
une résolution visant à interdire la pêche du thon rouge, une espèce en
danger de disparition.

Pew Environnment recommande d’exclure
toute mesure destinée à accroître la capacité de pêche lorsque seront
révisés les critères de financement de la Politique de pêche commune
(PCC) en vue de la réforme de
2012.

La Commission européenne a reconnu
l’année dernière, lors de consultations sur la politique de pêche
européenne, que près de
90% des stocks étaient de poisson
surexploités.

Mais à
la lecture du rapport, l’exécutif européen a souligné que beaucoup de
ces critiques avaient déjà été prises en compte lors de la précédente
réforme, en
2002, qui a interdit à compter de 2004 d’aider à la construction de nouveaux
navires.

(Charlie Dunmore, Grégory Blachier pour le
service français)

((Service
Informations générales. Tel
01 49 49 53 34. paris.newsroom@reuters.com. Reuters
Messaging : gregory.blachier.reuters.com@reuters.net))

http://www.euroinvestor.fr/news/story.aspx?id=10970170

Le cap’tain Paul Watson promet la guerre à outrance contre les pêcheurs de thon en Méditerranée


Le Point.fr

INTERVIEW

Par Frédéric Lewino

Le cap'tain Paul Watson promet la guerre à outrance contre les 
pêcheurs de thon en Méditerranée

Paul Watson sera en Méditerranée avec son navire pour défier
les thoniers senneurs dans les prochains mois © AFP PHOTO / FRANCOIS
GUILLOT

Vos outils

Paul Watson, fondateur de Greenpeace, est considéré comme un
héros par les uns, comme un pirate par les autres (lire notre article :
Le pirate de l’Antarctique
). Désormais à la tête de son organisation
Sea Shepherd
, ce Canadien est le seul qui ose défier la flotte baleinière
japonaise en plein Antarctique. En mai, il sera en Méditerranée avec son
navire pour défier les thoniers senneurs. Jeudi, le Cap’tain Watson
était de passage à Paris pour annoncer sa campagne. Entouré de sa garde
prétorienne de jeunes gens arborant la tête de mort des pirates sur leur
tee-shirt noir, le justicier des mers est apparu plus remonté que
jamais contre les fossoyeurs des océans.
Le grand chelem du Japon à la Cites
lui a une fois de plus démontré que la seule façon de pouvoir faire
mordre l’écume de mer à l’armada nippone, c’est de la défier en mer. Son
discours séduit de plus en plus les jeunes militants de la cause verte,
écoeurés par l’incapacité des ONG institutionnelles comme WWF ou encore
Greenpeace d’obtenir des résultats. Comme les pêcheurs qui raflent les
thons pour le compte des Japonais ne sont pas non plus des poules
mouillées, il faut s’attendre à d’homériques batailles navales. Et ce ne
sera pas du cinéma, même si le Cap’tain Watson sera présent au Festival
de Cannes pour la présentation d’un film consacré à la mer.

Le bouillonnant Cap’tain Watson accorde une interview musclée au
point.fr où il règle ses comptes avec la mer entière. Tremblez
bachibouzouk, le pirate Watson débarque en Méditerranée !

lepoint.fr : Cap’tain,
comment s’est déroulé votre
6e campagne antarctique contre les
baleiniers japonais ?


Cap’tain Watson
: C’est la plus réussie de toutes. Face à nos attaques, les Japonais
n’ont pu rapporter que la moitié de leur quota. Nous leur avons
occasionné ainsi
80 millions de dollars de perte. Mais
cette campagne a été la plus périlleuse, nous y avons perdu un bateau
éperonné par un baleinier.


Une défaite en mer pour le Japon, mais une victoire totale à la
Cites où il a réussi à éviter toute restriction de commerce sur le thon
et les requins..


À mes yeux, la Cites a perdu toute crédibilité. Je suis très déçu. Les
pays ont rejeté tous les critères scientifiques pour des critères
économiques et politiques. C’est pour cela que nous serons en
Méditerranée en mai et juin pour empêcher la pêche illégale du thon
rouge. Nous ne resterons pas passifs devant le massacre de l’une des
plus belles espèces marines. Aujourd’hui, les hommes mangent les océans.
Si ceux-ci venaient à mourir, alors notre civilisation pourrait
s’effondrer, comme celle de l’île de Pâques après la destruction de tous
ses arbres par ses habitants. Les pêcheurs industriels sont l’espèce la
plus destructrice sur Terre. Par cupidité !

Les autres ONG n’apprécient pas tellement vos méthodes plutôt…
musclées.


On n’arrivera à rien en agitant des banderoles et en manifestant. Si
nous éperonnons les navires ennemis, nous n’avons jamais blessé
personne. Nous serons en Méditerranée pour énerver les pêcheurs, pour
les faire réfléchir.

En octobre prochain, le Japon organisera une conférence
internationale de la biodiversité pour clôturer l’année de la
biodiversité, y irez-vous ?


Certainement pas et j’appelle le WWF et Greenpeace à la boycotter.
C’est comme si l’industrie de la viande accueillait une conférence
végétarienne. Le Japon ne recherche rien d’autre qu’une légitimité qu’il
ne faut surtout pas lui donner. Je dis aux ONG qu’il faut arrêter
d’assister aux conférences et prétendre sauver la planète. Il faut faire
appliquer les lois qui existent déjà et ne pas perdre de temps dans des
réunions. Les gens y vont pour la bonne bouffe et faire la fête ! Il
faut arrêter de parler. Il faut agir !

Justement, comment comptez-vous le faire en Méditerranée ?

On a les noms des bateaux pratiquant une pêche illégale. On connaît
aussi les armateurs de ces navires grâce à des fonctionnaires frustrés
de voir la loi non appliquée. D’autres ONG nous aident aussi. On ciblera
ces senneurs. Mais je ne peux pas vous en dire davantage. Sinon que
nous surveillerons spécialement les bateaux libyens, espagnols,
français, turcs. Et s’il le faut nous pénétrerons dans les eaux
libyennes.

Cela ne sera pas une partie de plaisir.

Je le sais, mais nous sommes décidés à arrêter le massacre des thons.
Les politiques ont peur des pêcheurs, pas nous !

http://www.lepoint.fr/sciences/2010-03-26/interview-le-cap-tain-paul-watson-promet-la-guerre-a-outrance-contre-les/2091/0/438198

La fin du thon


« La viande de baleines

Par
Moukmouk le Dimanche,
21 mars 2010, 14:51Ecolo
Lien
permanent

J’ai
écrit ce texte en
2007. Mes pires
craintes se sont confirmées. L’avidité des humains ne connait pas
de limites. Nous nous autodétruisons. Ce qui se produit avec le thon, se
produit aussi avec la forêt, l’eau, les terres arables. Dommage, pour
nos enfants qui n’auront pas à manger.

Mangez des sushis, il n’y a plus
d’espoir pour le thon. En autre temps, j’aurais plaidé pour un
boyccot du thon, surtout le thon rouge. Mais après la réunion de
l’ICCAT à Antalya en Turquie, c’est le désastre, il n’y a plus
d’espoir.

«
La Commission internationale de
gestion des thonidés de l’Atlantique (ICCAT) a tenu son assemblée
annuelle le
18 novembre (2007) à Antalya en Turquie. Les décisions
qui en découlent révoltent les ONG et associations écologistes.
L’ICCAT a notamment décidé de maintenir le total autorisé de
capture (TAC) de thon rouge en
2008, alors qu’il devait être
réduit de
10%. Depuis plusieurs années, les
scientifiques
recommandent que ce quota soit divisé par deux, pour permettre aux
générations de thon rouge de se renouveler. » Cette citation des
fils de presse est bien en dessous de la réalité, si je me fie au
scientifiques canadiens qui étudient ce qui se passe avec les
thonidés de l’Atlantique. Pour eux, il n’y aura plus de thons à
pêcher dans
5ans, 7 ans aux maximum. Alors cela ne sert à
rien de
se priver, il est trop tard pour les thons, la disparition est
maintenant certaine.

S’il est possible de faire la
pisciculture de plusieurs espèces de poissons, avec le thon, il n’y
a pas encore de méthode efficace. Oui en Méditerranée on pratique
le gavage dans des grandes cages, mais ce n’est pas vraiment de la
pisciculture, puisque pour assurer la survie de l’espèce, il
faudrait pratiquer l’élevage à partir des oeufs, et là-dessus, je
n’ai pas vu de fermes piscicoles qui avaient réussi à le faire. Je
sais bien que les zoos et les animaux modifiés qui ne peuvent vivre
qu’en élevage, ce n’est pas la solution idéale pour protéger la
diversité biologique. Mais c’est quand même mieux que de voir
disparaître une espèce.

Mais les grands prédateurs en mer,
comme le cabillaud ou le thon sont absolument essentiels pour
maintenir les équilibres et la santé des différents troupeaux avec
lesquels ils interagissent. J’ai fait plusieurs fois des billets qui
expliquent que les caribous comme les orignaux ont besoin des loups
pour survivre. Que le prédateurs est au service de sa proie, et que
sans lui, la proie ne survivrait pas. Dans la mer le principe est le
même.

Les
Grands Bancs de Terre-Neuve étaient
la plus grande réserve de protéine du monde. En exterminant les
morues, ce sont presque tous les espèces des mers du Nord qui sont
maintenant menacés de disparition. Les éclosions de plancton,
l’herbe de la mer, sont maintenant consommés par des méduses et
surtout les méduses géantes (
200 kilos) que très peu de prédateurs
peuvent attaquer.

Alors que la vie, c’est d’abord la
recherche de la complexité, l’action des humains entraine une
simplification, une réduction des espèces et des chaines
alimentaires, et cela ne peut avoir qu’un nom: la mort.

http://pohenegamouk.free.fr/index.php?post/2010/03/21/La-fin-du-thon

Jouanno: «On ne lâche pas l’affaire»

51 réactions

Par GUILLAUME LAUNAY

La secrétaire d'Etat à l'Ecologie, Chantal 
Jouanno, le 16 décembre 2009 à Copenhague.


La secrétaire d’Etat à l’Ecologie, Chantal Jouanno, le
16 décembre 2009 à Copenhague.
(AFP Adrian Dennis)

    Chantal Jouanno, secrétaire d’Etat à l’Ecologie, réagit,
    pour Libération, au

    vote survenu hier à la

    Cites : «C’est une très
    mauvaise nouvelle, mais on ne va pas lâcher l’affaire pour autant. On
    est en train de se battre pour voir si on peut rouvrir le dossier d’ici à
    la fin de la Cites, le
    24 et le 25 mars. Il reste une chance au repêchage.

    C’était la première fois qu’on
    affirmait une position commune aussi claire, mais le rapport de force ne
    nous a pas été favorable. La préservation du thon rouge est absolument
    prioritaire. On sait que l’effondrement du stock est lié à la surpêche.
    Si on veut avoir une chance que cette espèce survive et que les pêcheurs
    puissent continuer à pêcher, il fallait l’inscrire à l’annexe 
    1.

    Il y a quand même un avantage à cette affaire, c’est le signal
    d’alerte donné au consommateur. Ça fait plaisir de voir les grands
    restaurateurs, les grandes surfaces se mobiliser sur cette question. Ça a
    permis de faire passer le message sur la consommation durable.»

    A lire aussi le
    décryptage: comment

    fonctionne la Cites, à l’origine de la décision.

    http://www.liberation.fr/terre/0101625425-jouanno-on-ne-lache-pas-l-affaire

    Leclerc pris en flagrant délit de manipulation publicitaire

    pub-leclerc.jpgClamant à coup de pleines pages
    de publicité qu’il va retirer de la vente certaines espèces marines
    menacées, le groupe Leclerc cherche à se positionner en acteur
    responsable.
    Le géant de la distribution prend le thon rouge
    comme alibi, sans s’engager réellement.

    Là où Leclerc fait le plus fort, c’est que
    l’enseigne a décidé « de ne proposer que du thon rouge provenant
    exclusivement de la pêche artisanale »
    en précisant, en note de bas
    de page, marquée par un astérisque et écrite en tout petit : « excepté les 28 senneurs »… La flotte française comptait en 2009 effectivement 28 thoniers senneurs, bateaux industriels
    de pêche qui sont précisément les principaux prédateurs du thon rouge
    de Méditerranée ! Après avoir clamé qu’elle veut soutenir la pêche
    artisanale, l’enseigne de la grande distribution nous dit donc,
    en
    note de bas de page et en petits caractères, qu’elle fera exception
    pour tous les bateaux industriels français
    ! Plus c’est gros, plus
    ça passe, ont dû se dire les communicants de Leclerc…

    La
    publicité précise aussi que les centres Leclerc vont retirer de la vente
    le siki. Cette espèce de requin pêchée dans les grands fonds est
    tellement menacée que la pêche ciblée sur cette espèce est déjà
    interdite. Comme il peut arriver que certains spécimens soient pris dans
    les filets accidentellement, la Commission européenne a fixé pour
    2010 un quota très faible (80 tonnes sur toute l’Europe, dont 34 tonnes en France).

     

    Source :
    Greenpeace

    http://ecolopresse.20minutes-blogs.fr/archive/2010/02/20/leclerc-pris-en-flagrant-delit-de-manipulation-publicitaire.html

    Thon rouge : le vote de la honte

    Espèces en danger

    Photo (c) Associated Press / Reporters

    Thon rouge : le vote de la honte

    18 mars 2010

    Sous la pression des Japonais amateurs de
    chair fraîche océanique, la majorité des pays membres de la Conférence
    de la CITES sur les espèces sauvages menacées a refusé de sauver le thon
    rouge.

    La proposition d’inscrire le
    thon rouge à l’annexe
    1 de la convention internationale sur le
    commerce des espèces sauvages menacées (Cites) a été violemment rejetée
    par
    68 voix contre, 20 favorables et 30 abstentions.

    Une telle erreur ne peut se
    reproduire : l’UE – majoritairement en faveur de l’inscription du thon
    rouge – devra agir en bloc lors de la prochaine réunion de l’ICCAT qui
    aura lieu en Novembre
    2010.

    Il s’agit d’un vote contre la pérennité du vivant – C’est un
    mauvais jour pour les pêcheurs et la planète.

    http://web4.ecolo.be/?Thon-rouge-le-vote-de-la-honte

    Thon rouge: la CITES passe son tour et renvoie la balle aux pêcheurs

    DOHA (AFP) – 18.03.2010 20:39

    La conférence de la CITES a refusé jeudi
    d’inscrire le thon rouge d’Atlantique Est sous sa protection et renvoyé
    son avenir à la gestion des pêcheurs, comme le souhaitait le Japon.

    voir_le_zoom : Des tranches de thon rouge dans le principal marché
 de poissons en gros de New York, dans le Bronx, le 12 mars 2010Des tranches de thon rouge dans le
    principal marché de poissons en gros de New York, dans le Bronx, le
    12 mars 2010

    La conférence de la CITES a refusé jeudi
    d’inscrire le thon rouge d’Atlantique Est sous sa protection et renvoyé
    son avenir à la gestion des pêcheurs, comme le souhaitait le Japon.

    AFP – Emmanuel Dunand

    La conférence de la CITES a refusé jeudi d’inscrire le thon
    rouge d’Atlantique Est sous sa protection et renvoyé son avenir à la
    gestion des pêcheurs, comme le souhaitait le Japon.

    Par une large majorité (68 voix, contre 20), grâce à l’abstention de l’UE, les
    Etats parties à la Convention internationale sur le commerce des espèces
    sauvages menacées (CITES) ont rejeté une proposition de Monaco qui lui
    aurait permis de suspendre les exportations de cette espèce à haute
    valeur commerciale, particulièrement prisée sur le marché japonais.

    "L’UE
    a voté en faveur de sa propre proposition et s’est abstenue sur la
    proposition de Monaco", a expliqué un expert européen à l’AFP.

    "Le
    soutien européen était conditionnel à l’ajout de l’annotation" que l’UE
    avait souhaité apporter, différant l’entrée en vigueur de la mesure
    (inscription à l’Annexe I de la Convention) dans l’attente de nouvelles
    analyses scientifiques, a poursuivi l’expert sous couvert de l’anonymat.

    La proposition européenne venait d’être
    massivement rejetée (
    72 voix, contre 43).

    L’UE, comme Monaco,
    soutenue par les Etats-Unis et la Norvège, souhaitait la création d’un
    groupe de travail pour étudier d’éventuels amendements à leur
    proposition. Mais la Libye et le Soudan ont court-circuité les débats en
    exigeant de passer immédiatement au vote.

    "Je regrette un débat
    avorté et de n’avoir pu répondre à certaines contre-vérités énoncées", a
    indiqué Patrick van Klaveren, chef de la délégation de Monaco. "La
    majorité des pays a décidé de faire confiance à l’ICCAT", la Commission
    internationale pour la conservation des thonidés de l’Atlantique, qui
    réunit une cinquantaine de pays pêcheurs.

    "Ils ont jugé qu’elle
    avait tous les éléments pour résoudre le problème. Qu’elle le montre!",
    a-t-il ajouté. "Sinon, ce n’est pas la CITES qui ruinera les
    professionnels, mais la nature qui enverra une sanction sans appel".

    Masanori
    Miyahara (Japon) a exprimé sa "satisfaction" et, reprenant aussitôt sa
    double casquette de conseiller en chef des pêcheries japonaises et
    représentant de son pays à l’ICCAT, a ajouté: "Mais nous avons aussi
    beaucoup de devoirs à faire".

    Depuis son arrivée à Doha, M.
    Miyahara soulignait que la CITES n’était pas le bon outil pour gérer les
    stocks de thon: "Faisons notre boulot avec l’ICCAT, pas la CITES",
    a-t-il répété jeudi, assurant qu’il serait sinon "presqu’impossible" par
    la suite de lever l’interdiction du commerce.

    Mais M. Van Klaveren a rappelé aux
    délégués qu’en
    1992, une proposition similaire de la Suède
    avait été retoquée et la gestion des stocks de thon rouge confiée alors à
    l’ICCAT: "Le résultat est que la capacité de reproduction du stock est
    passée de
    200.000 tonnes à 60.000 en moins de 20 ans, que la taille des thons a été
    divisée de moitié (…) et que la pêche illicite a été multipliée par
    trois".

    Le thon rouge, a-t-il insisté, "n’est pas pêché
    pour satisfaire les besoins alimentaires des populations mais pour
    alimenter un marché hautement spéculatif".

    Consommateur de 80% des thons pêchés, le Japon a été
    accusé de conduire un lobbying effréné, ralliant de nombreux pays en
    développement (Tunisie, Indonésie, Venezuela, Chili, Corée, Maroc) qui
    ont défendu jeudi le rôle prioritaire de l’ICCAT.

    Grenade a
    déclaré craindre pour "sa sécurité alimentaire" et le Sénégal, comme la
    Namibie, a redouté que d’autres espèces de thon ne soient à leur tour
    inscrites à la CITES.

    "C’est très décevant et très irresponsable",
    a commenté Sue Lieberman, directrice des politiques internationales du
    PEW Environment Group, regrettant que "l’avenir du thon rouge soit
    renvoyé dans les mains de l’ICCAT".

    Pour Carlos Drews (WWF), "c’est la
    défaite de cette espèce emblématique. D’autant que l’ICCAT n’a pas
    montré sa performance dans le passé. On lui avait fait confiance en
    1992 et aujourd’hui on est au bord de
    l’effondrement".

    © 2010 AFP

    http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/p-1911-thon-rouge-la-cites-passe-son-tour-et-renvoie-la-balle-aux-pecheurs.htm?rub=1&xml=newsmlmmd.66d78f4b15b5278bdd43a977b731f2a5.a1.xml

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