APPEL A TEMOIGNAGES. Tensions autour des pesticides : riverains ou agriculteurs, racontez-nous comment cela se passe chez vous

Le 24 octobre, « Envoyé spécial » diffusera une émission consacrée aux tensions entre riverains et agriculteurs sur la question des pesticides. Pour l’occasion, l’émission de France 2 s’associe avec franceinfo.fr pour vous donner la parole.

Source : APPEL A TEMOIGNAGES. Tensions autour des pesticides : riverains ou agriculteurs, racontez-nous comment cela se passe chez vous

Pesticides : le gouvernement propose une distance minimale de 5 à 10 mètres entre les champs traités et les habitations

Une consultation sera lancée lundi. L’objectif du gouvernement est de fixer une distance réglementaire, pour éviter la multiplication des arrêtés municipaux.

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Rennes: Une manifestation en soutien d’un maire anti-pesticides attaqué

Le maire de Langouët est poursuivi pour avoir interdit l’usage de produits pesticides près des habitations

Source : Rennes: Une manifestation en soutien d’un maire anti-pesticides attaqué

Réglementation de l’usage des pesticides

Le Conseil d’État annule en partie l’arrêté réglementant l’utilisation des pesticides car il ne protège pas suffisamment la santé publique et l’environnement

Source : Réglementation de l’usage des pesticides

VIDEO. Des ruisseaux rayés de la carte ne sont plus protégés des pesticides

Mais où sont passés tous nos cours d’eau ? Une grande partie des petits ruisseaux ont disparu des nouvelles cartes de l’eau dressées par les préfectures. Les effacer a pour conséquence de ne pas appliquer la règlementation qui interdit l’utilisation de pesticides à proximité de ces cours d’eau.

Source : VIDEO. Des ruisseaux rayés de la carte ne sont plus protégés des pesticides

« Envoyé spécial » sur le glyphosate : nos réponses aux intox qui circulent sur les réseaux sociaux

Alors que de nombreuses intox ont été publiées sur les réseaux sociaux après la diffusion du numéro spécial du magazine au sujet du glyphosate, la rédaction répond point par point aux principales rumeurs.

Source : « Envoyé spécial » sur le glyphosate : nos réponses aux intox qui circulent sur les réseaux sociaux

Pesticides en Gironde : le combat victorieux d’un collectif de parents d’élèves

Pendant des mois, accompagnés de plusieurs associations, des parents d’élèves ont fait entendre leur voix contre un projet de construction de collège en face d’un vignoble qui utilise des pesticides à Parempuyre (Gironde). Mercredi, le vignoble a annoncé sa prochaine conversion au bio.

Source : Pesticides en Gironde : le combat victorieux d’un collectif de parents d’élèves

La spéciale d’Envoyé : Glyphosate : comment s’en sortir ? – Glyphosate : comment s’en sortir ?, sur France 2 le …

Aujourd’hui, regarderez-vous le numéro Glyphosate : comment s’en sortir ? de La spéciale d’Envoyé sur France 2 ?

Source : La spéciale d’Envoyé : Glyphosate : comment s’en sortir ? – Glyphosate : comment s’en sortir ?, sur France 2 le …

Pesticides interdits en jardinerie : quelles alternatives aux produits chimiques pour nos jardins ? – France 3 Centre-Val de Loire

Les pesticides et engrais chimiques sont interdits à la vente dans les jardineries depuis le 1er janvier 2019. Les jardiniers amateurs vont devoir trouver des solutions alternatives… en voici quelques-unes :-))

Source : Pesticides interdits en jardinerie : quelles alternatives aux produits chimiques pour nos jardins ? – France 3 Centre-Val de Loire

Les produits à base de métam-sodium, un pesticide contesté, vont être définitivement interdits en France, annonce l’Anses

Le gouvernement avait annoncé, fin octobre, qu’il suspendait son autorisation jusqu’à fin janvier après plusieurs cas d’intoxications.

Source : Les produits à base de métam-sodium, un pesticide contesté, vont être définitivement interdits en France, annonce l’Anses

ENQUETE FRANCEINFO. Un « poison », une « kalachnikov »… Inquiétudes autour du métam-sodium, le pesticide qui a intoxiqué 70 personnes dans le Maine-et-Loire

Entre le 28 septembre et le 12 octobre, ce produit a provoqué trois intoxications distinctes dans ce département de l’Ouest. La préfecture en a suspendu l’utilisation jusqu’au 26 octobre.

Source : ENQUETE FRANCEINFO. Un « poison », une « kalachnikov »… Inquiétudes autour du métam-sodium, le pesticide qui a intoxiqué 70 personnes dans le Maine-et-Loire

Le prix Tignous du dessin de presse : « Charlie Hebdo » en héritage

Source : Le prix Tignous du dessin de presse : « Charlie Hebdo » en héritage

▶ Monsanto (version française) – Kolibri – YouTube

▶ Monsanto (version française) – Kolibri – YouTube.

Pesticide et santé : l’équation sans solution | Programme TV

Pesticide et santé : l’équation sans solution | Programme TV.

Les épandages aériens de pesticides enfin prohibés

C’est une belle victoire de la société civile : le Conseil d’Etat a suspendu le 6 mai les autorisations d’épandage aérien de pesticides en France. La bataille juridique a été menée par des environnementalistes antillais.

La semaine dernière, des associations antillaises étaient venues à Paris pour présenter devant le Conseil d’Etat, une demande d’abrogation de l’arrêté permettant de déroger à l’interdiction de l’épandage aérien de pesticides en France. Nous avions rencontré Béatrice Ibéné, présidente de l’Association pour la Sauvegarde et la réhabilitation de la faune des Antilles (ASFA) et porte-parole du mouvement de lutte contre les épandages aériens en Guadeloupe.

Le Conseil d’Etat vient de donner sa réponse : son ordonnance interdit cette pratique en France et condamne les ministères concernés à verser mille euros aux associations.

Malgré leur interdiction par le règlement européen de 2009, les épandages aériens continuaient en France, profitant d’un arrêté ministériel autorisant des demandes de dérogations.

Les Antilles, où l’on cultive intensivement les bananes, se battaient depuis plusieurs années pour empêcher les ballets d’avions au-dessus de leurs têtes.

Déjà très touchée par la pollution au chlordécone, la population ne supportait plus de voir les îles saupoudrées de produits phytosanitaires toute l’année, au mépris de la santé des habitants et de la biodiversité exceptionnelle des Antilles.Depuis 2012, les associations ASFA, EnVie-Santé et AMAZONA œuvrant pour la protection de la nature et la santé des habitants, avaient déposé des recours devant les tribunaux administratifs de l’ile de la Guadeloupe et gagné à chaque fois. Mais les demandes de dérogations aux épandages continuaient et la Martinique restait durement touchée par les pulvérisations de fongicides.

En obtenant, lundi 6 mai 2014, la suspension de l’arrêté par le Conseil d’Etat, les associations font cesser définitivement ces pratiques dangereuses pour la santé publique en se faisant entendre à l’échelon suprême de la juridiction administrative. Les épandages aériens ne pourront plus avoir lieu dans les autres départements français, comme en Bourgogne où des protecteurs de la nature et de la santé bataillaient aussi contre cette pratique. C’est une belle victoire de la société civile.

Texte de l’ordonnance à télécharger.

Source: Reporterre via Sott.net

viaLes épandages aériens de pesticides enfin prohibés | Les moutons enragés.

Les pesticides bientôt interdits le jour pour protéger les abeilles

Paris (AFP) – Les épandages de produits phytosanitaires seront bientôt totalement interdits en journée et plus aucune dérogation ne sera tolérée afin de protéger les abeilles, a annoncé lundi le ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, lors d’une conférence de presse.

« Une étude qui a été rendue de l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire, ndlr) sur les épandages de pesticides conclut de manière claire que les abeilles sont sensibles à la lumière, il va falloir qu’on modifie les pratiques d’épandage vers des épandages le soir », a expliqué le ministre lors d’un point d’étape de son plan (2013-2015) pour une apiculture durable.

Selon lui, l’Anses a conclu que « la luminosité est ce qui fait sortir les abeilles et tout ce qui est épandage du matin a des conséquences importantes » car il « laisse des traces de pesticides dans l’eau, dans la rosée » qui peuvent perturber ces insectes lors des périodes de floraison de printemps et de l’été.

Un arrêté inter-ministériel d’interdiction des épandages en journée est en cours de rédaction et devrait être publié au Journal Officiel d’ici trois/quatre mois, estime Stéphane Le Foll. Aujourd’hui, il est déjà interdit d’épandre le matin avec tous les produits chimiques comportant la mention « Abeilles » mais de nombreux agriculteurs obtiennent des dérogations. Plus aucune dérogation ne sera admise dans le nouveau système, complète le ministère de l’Agriculture.

« Il faut que chacun ait conscience qu’il faut faire des efforts » et « il s’agit d’assurer la production agricole, et en même temps d’assurer la pollinisation et la production de miel », a-t-il insisté.

© AFP

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Pesticides: plus de 1.200 médecins ont signé la pétition initiée par leurs confrères limousins

En Limousin, l’usage des pesticides dans les vergers a mobilisé des riverains qui, via l’association Allassac ONGF, ont multiplié les actions afin de révéler les dangers pour la santé et l’environnement. Photo Pascal Perrouin / La Montagne - tous droits reserves

En Limousin, l’usage des pesticides dans les vergers a mobilisé des riverains qui, via l’association Allassac ONGF, ont multiplié les actions afin de révéler les dangers pour la santé et l’environnement. Photo Pascal Perrouin / La Montagne – tous droits reserves

Depuis 10 ans, les médecins limousins sont confrontés à l’augmentation de maladies chroniques. Ils sont plus de 1.200 à lancer un appel aux pouvoirs publics face au danger des pesticides.

«C’est maintenant qu’il faut agir ». Pierre-Michel Perinaud, est médecin généraliste à Limoges. Il est aussi président de l’association Alerte des médecins limousins sur les pesticides (*). Alors que le projet de loi d’avenir agricole est en discussion, au Parlement, le corps médical qui s’est mobilisé, via une grande pétition, entend obtenir des avancées législatives. Ils sont plus de 1.200 médecins à lancer un appel aux pouvoirs publics et notamment aux trois ministères concernés par la question : celui de la santé, de l’écologie et de l’agriculture.

« Aujourd’hui, nous avons des données de l’Inserm, de l’Institut de veille sanitaire, qui établissent des liens forts entre l’usage de pesticides et des maladies telles que les cancers de la prostate, du sein, des os ou encore des maladies neurodégénératives et des troubles cognitifs ».

Six mesures
à prendre

L’alerte de ces médecins vise à prendre des mesures de santé publique rapidement. « On souhaite que le préjudice subi par les agriculteurs soit établi. Que le lymphome soit reconnue comme une maladie professionnelle agricole », avance le docteur Perinaud.

Le collectif pense aussi à la protection des populations riveraines des usages intensifs de produits phytosanitaires (instauration de zones tampon, information sur le vent, les moments d’épandage). « On demande la fin des dérogations à l’interdiction européenne des épandages aériens. Je pense notamment à la bananeraie antillaise où les dérogations existent 12 mois sur 12 ! ». (…)

(*) L’AMLP compte 30 médecins en Limousin. Deux autres associations sont dépositaires de la pétition : AMSES en Martinique et l’En-Vie santé de Guadeloupe. Site : www.alerte-medecins-pesticides.fr

viawww.lepopulaire.fr – A la Une – LIMOGES (87000) – Pesticides: plus de 1.200 médecins ont signé la pétition initiée par leurs confrères limousins.

LIMOGES (87000) – Pesticides : 85 médecins limousins lancent l’alerte

 - Pascal Perrouin

– Pascal Perrouin

Des médecins interpellent les autorités régionales sur l’impact sanitaire des pesticides en Limousin.

85 médecins, pour la plupart généralistes et qui se définissent d’abord comme des médecins de terrain ont lancé hier un appel qui pourrait faire date en Limousin et a d’ailleurs été largement répercuté hier dans les médias nationaux.

Cet appel, lancé dans le cadre de la Semaine nationale pour les alternatives aux pesticides, interpelle les autorités régionales en leur demandant de s’engager pour une réduction de 50 % de l’usage des pesticides en Limousin à l’horizon 2020.

« Trop de signaux de danger sont au rouge, explique le Dr Michel Perinaud, porte-parole des médecins, dont le mouvement fait boule de neige depuis le mois dernier dans les cabinets médicaux des trois départements de la région. Cancers, maladie de Parkinson, troubles de la fertilité, troubles du développement neurologique chez des enfants exposés in utero et imprégnation générale de la population à ces produits, sont inquiétants du point de vue sanitaire et pas seulement environnemental. Même si cet aspect est évidemment incontournable et lié. Dans une région agricole comme le Limousin, avec des activités utilisant énormément de pesticides – la culture de la pomme pour ne citer que celle-là – il nous a semblé important de tirer la sonnette d’alarme et de préconiser la mise en place de mesures de précaution relativement simples comme par exemple des distances de sécurité avec les habitations pour protéger les riverains qui vivent à proximité de ces cultures ou encore favoriser des cultures biologiques près des cours d’eau eux aussi largement touchés par l’usage intensif des pesticides. » La France étant, pour rappel, le 3e utilisateur mondial de pesticides et le 1er en Europe avec 75.000 tonnes par an, 90 % de la population française est contaminée par les organophosphorés.

Permettre une transition écologiquePour les médecins signataires de l’appel, « la notion de faible dose n’est pas plus rassurante car de nombreux pesticides s’avèrent être des perturbateurs endocriniens soupçonnés d’une recrudescence d’infertilité dans la population française ». Pour eux « les mesures sont à prendre très vite et leur crainte serait le lancement d’une énième enquête qui viendrait se superposer à des enquêtes internationales aujourd’hui incontestées. Des liens ont en effet été établis en milieu professionnel agricole entre l’utilisation des pesticides et certaines pathologies : lymphomes, tumeurs cérébrales et cancers hormono-dépendants. Les liens entre maladie et pesticides sont d’autant plus difficiles à démontrer que près d’un millier de molécules a été mis sur le marché en France. Les risques liés à ces molécules ne peuvent être évalués faute de données toxicologiques et épidémiologiques suffisantes. »

Si l’an passé la maladie de Parkinson a été reconnue comme maladie professionnelle chez les agriculteurs, ce n’est qu’au terme d’un long combat. En attendant ces données – si elles arrivent un jour – les 85 se déclarent solidaires « des demandes d’interdictions d’épandages aériens, des collectivités territoriales signataires de la charte zéro pesticide et de toutes les initiatives qui permettront une transition écologique vers des filières agricoles n’utilisant pas de pesticides ».

Dominique Pierson

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Abeilles protégées agriculteurs piqués au vif – Indre

La décision du gouvernement d’interdire l’emploi du Cruiser sur le colza soulage les défenseurs des abeilles, mais agace les utilisateurs du pesticide.

Le thiaméthoxam est la matière active présente dans le Cruiser. Il agit sur le sens de l'orientation des abeilles qui se retrouvent dans l'incapacité de retrouver le chemin de leur ruche. Le thiaméthoxam est la matière active présente dans le Cruiser. Il agit sur le sens de l’orientation des abeilles qui se retrouvent dans l’incapacité de retrouver le chemin de leur ruche. – (Archives NR)

Début juillet, le ministère de l’Agriculture a tranché. Le pesticide Cruiser OSR, utilisé pour l’enrobage des semences de colza, est maintenant interdit en France. Une décision motivée par l’étude rendue par l’Agence de sécurité sanitaire de l’alimentation et l’environnement (Anses), qui dénonce l’impact néfaste de ce produit sur les abeilles.

«  Revenir à une méthode de pulvérisation moins efficace et qui demande plus de travail  »

Présidente de l’association Terre d’abeilles, Béatrice Robrolle-Mary a longtemps milité pour l’interdiction du Cruiser. Maintenant que celle-ci est acquise, elle fait part de sa satisfaction : « On se réjouit de la décision du ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll. Les abeilles se développent en grande partie grâce au colza, et nous, apiculteurs, avons observé depuis longtemps le caractère néfaste du Cruiser sur celles qui reviennent à la ruche. »
Bernard de Verneuil, céréalier près de Buzançais, ne l’entend pas de cette oreille. Sans le Cruiser, il estime pouvoir perdre jusqu’à deux quintaux de colza par hectare. Et quand on lui rapporte les propos de l’apicultrice, il bourdonne : « Le rapport de l’Anses ne demande à aucun moment l’interdiction du Cruiser. Les expérimentations qui ont été menées ont exposé les abeilles à des doses démesurées. Ce rapport recommande de poursuivre les recherches afin de se rapprocher de la réalité. Pour moi, cette étude a été détournée, et la décision d’interdire le Cruiser est totalement arbitraire. »
Philippe Demiot n’est pas encore concerné par cette décision. Céréalier au Blanc, il n’utilise le pesticide que sur le maïs. Pour le moment, l’interdiction touche seulement le colza, mais il possède quand même un avis sur la question : « Au lieu d’avoir une protection efficace pendant un mois et demi, il faudra revenir à une méthode de pulvérisation moins efficace et qui demande plus de travail. » Il réagit aussi au souhait émis par les défenseurs des abeilles de voir s’étendre l’interdiction du Cruiser jusqu’au maïs. « Je ne vois pas l’intérêt. Le maïs n’est pas une plante à fleurs, les abeilles ne le butinent pas. »
« C’est faux !, répond Béatrice Robrolle-Mary. Si les abeilles ne récoltent pas de nectar sur le maïs, elles le butinent pour rapporter du pollen dans la ruche, nécessaire pour nourrir les larves. Il faut que les études qui ont permis l’interdiction du Cruiser sur le colza soient poursuivies sur le maïs. Cette décision n’est qu’une victoire d’étape. Il faut maintenant que la France s’oriente vers une véritable agriculture durable. »

Étienne Grelet

viaAbeilles protégées agriculteurs piqués au vif – Environnement – Actualité – Indre – Nouvelle République.

Le pesticide Cruiser interdit

Le gouvernement a annoncé vendredi l’interdiction définitive du Cruiser OSR, un pesticide utilisé pour le colza, dont plusieurs études ont confirmé les effets néfastes sur les abeilles.

Début juin, le ministère avait indiqué qu’il était favorable à cette interdiction à la suite d’un avis de l’Agence sanitaire pour l’alimentation et l’environnement (Anses), qui dénonçait l’impact néfaste sur les abeilles d’une des molécules actives du Cruiser, le thiaméthoxam.

viaLe pesticide Cruiser interdit – Environnement – Actualité – France/Monde – Nouvelle République.

Épandage aérien : attention, danger – Indre

Les associations de défense de l'environnement s'opposent fermement à l'utilisation d'avions pour épandre des pesticides sur les cultures. Les associations de défense de l’environnement s’opposent fermement à l’utilisation d’avions pour épandre des pesticides sur les cultures.

Nature Centre vient d’alerter le préfet de Région sur les risques que les épandages aériens de pesticides font peser sur l’environnement. Depuis Grenelle II, ces épandages sont interdits sauf dérogations annuelles accordées par arrêté préfectoral. Des dérogations régulièrement demandées par les producteurs qui souhaitent lutter contre la pyrale du maïs.

L’association indique qu’une telle autorisation conduirait à traiter courant juillet, « c’est-à-dire pendant une période à fort risque pour les insectes pollinisateurs comme les abeilles ». Elle estime par ailleurs que les délais de déclaration exigés (cinq jours avant l’épandage) ne permettent pas de prévoir avec précision ce que seront les conditions météo, en particulier en ce qui concerne les vents. « En 2009, dans la Beauce, l’épandage d’un puissant pesticide s’était traduit par la perte de milliers d’abeilles. Les deux entreprises condamnées à l’époque récidivent cette année. Elles viennent de déposer leur demande de dérogation annuelle », déplore l’association qui met en cause l’agriculture intensive.

Non-sens écologique

« La prolifération de la pyrale du maïs n’est pas une fatalité, c’est la conséquence d’une monoculture intensive caractérisée par des parcelles importantes ainsi que par la faible diversité génétique des semences utilisées. »
Pour Nature Centre, le principe même de dérogation annuelle est un non-sens. « Autoriser ces pratiques, c’est aller à l’encontre du plan Ecophyto 2018 qui prétend réduire de 50 % l’usage des pesticides en France d’ici 2018. »

viaÉpandage aérien : attention, danger – Environnement – Actualité – Indre – Nouvelle République.

Pour protéger les abeilles le Cruiser sera interdit

Le Gouvernement s’est prononcé pour l’interdiction du pesticide utilisé pour les cultures de colza et accusé de contribuer au déclin des colonies d’abeilles.

Les apiculteurs se sont dits « heureux » après l'annonce. Les apiculteurs se sont dits « heureux » après l’annonce. – (AFP)

Le Cruiser OSR devrait bientôt être interdit. Une décision saluée par les écologistes et les apiculteurs tant le pesticide du groupe suisse Syngenta est accusé de décimer les abeilles. « J’ai averti le groupe qui commercialise le Cruiser que j’envisage de retirer l’autorisation de mise sur le marché », a déclaré vendredi le ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll.

Cette décision intervient après la remise d’un avis de l’Anses (Agence sanitaire pour l’alimentation et l’environnement), demandé en mars par le ministre du Gouvernement précédent, qui relève l’impact néfaste sur les abeilles d’une des molécules actives du Cruiser, le thiaméthoxam, démontré par deux études récentes.
Les abeilles qui consomment du nectar contenant cette molécule à faible dose seraient susceptibles de troubles de comportement affectant leur capacité à revenir à leur ruche. Le Gouvernement français a dans le même temps saisi la Commission européenne sur le sujet.

Les abeilles suivies grâce à des puces

Dans son avis, l’Anses souligne l’« approche originale » des chercheurs, qui ont suivi les déambulations des abeilles en apposant sur elles des puces à radio-identification. L’Anses reconnaît que les doses utilisées par les chercheurs étaient supérieures aux doses usuelles, mais estime qu’une exposition à cette dose « ne peut être totalement exclue dans des circonstances particulières ». Elle relève aussi que d’autres études vont dans le même sens. L’agence recommande de poursuivre les travaux de recherche et appelle à une « évolution de la réglementation européenne ».
Syngenta, numéro un mondial de l’agrochimie, dispose d’un délai de 15 jours pour faire part de ses observations, avant que l’interdiction définitive ne soit prononcée.
Défenseurs de l’environnement et apiculteurs ont applaudi à la nouvelle. Les apiculteurs, « heureux », ont alerté sur l’urgence d’une interdiction effective, à quelques semaines du traitement des semences de colza pour la récolte de l’année prochaine. « C’est enfin un pas dans la bonne direction », a souligné France nature environnement. Tous ont souhaité aussi que tous les types de Cruiser, utilisé aussi pour le maïs, les pois et les betteraves, soient interdits, et plus largement encore toute la famille des néonicotinoïdes à laquelle appartient aussi le Gaucho.

viaPour protéger les abeilles le Cruiser sera interdit – Environnement – Actualité – France/Monde – Nouvelle République.

Les pesticides dévoilent leur nocivité – Loir-et-Cher

Les produits phytosanitaires sont dangereux pour tous. L’enquête Agrican lancée par la médecine agricole en témoigne.

Les pesticides provoquent des maladies, démontre le film de Marie-Monique Robin, « Notre poison quotidien ». Les pesticides provoquent des maladies, démontre le film de Marie-Monique Robin, « Notre poison quotidien ».

Depuis le 7 mai dernier, par décret, un lien est établi entre la maladie de parkinson, seconde maladie neurodégénérative en France et les pesticides. En une dizaine d’années, cinq maladies liées à ces produits ont ainsi été reconnues.

La construction, l’industrie et l’agriculture sont les trois secteurs d’activité dans lesquels la part des salariés exposés aux produits chimiques a progressé. Ce constat, relevé par l’Institut national de médecine agricole (INMA), met l’accent sur le fait que la multi-exposition s’accroît également dans le bâtiment et l’agriculture. Les salariés du régime agricole sont globalement plus exposés que l’ensemble des autres salariés.

Une meilleure longévité en agriculture

Cette exposition aux produits phytosanitaires pourrait être à l’origine de 2 à 8 % des cancers dits « professionnels ». Un quart des travailleurs ont été exposés à des agents cancérigènes dans leur milieu professionnel durant ces dernières années.
Les cancers des voies respiratoires sont plus fréquents en raison de l’inhalation de toxiques environnementaux. Cependant l’étude Agrican, présentée à Tours lors du colloque de l’Institut national de médecine agricole, modérait ces données en concluant que les agriculteurs ont une meilleure longévité et présentent un risque plus faible de décéder d’un cancer par rapport au reste de la population. L’enquête met en évidence une sous-mortalité pour les cancers liés au tabagisme. L’hygiène de vie serait la première raison expliquant ce résultat. Les agriculteurs fument beaucoup moins que le reste de la population. Il est en effet reconnu que 50 % des fumeurs réguliers mourront de maladies provoquées par leur tabagisme, par cancer mais aussi par maladies cardiovasculaires ou respiratoires. En revanche, les facteurs de risque que présentent les pesticides et l’exposition à l’ensoleillement expliquent très certainement la légère surmortalité par mélanomes malins de la peau.
Dans le département, les grands utilisateurs de produits phytosanitaires ont été les céréaliers de la Beauce, les viticulteurs avec l’arsenic de sodium de la vallée du Cher et de manière plus limitée les maraîchers de Sologne utilisateur du gaz Vapam dans la lutte contre les parasites du fraisier. Ces produits utilisés pour la protection des cultures constituent une spécificité du risque chimique pour leurs utilisateurs.

Henri Lemaire

viaLes pesticides dévoilent leur nocivité – Environnement – Actualité – Loir-et-Cher – Nouvelle République.

Épandage aérien : attention danger – – Indre-et-Loire –

Nature Centre vient d’alerter le préfet de région sur les risques que les épandages aériens de pesticides faisaient peser sur l’environnement. Depuis Grenelle II, ces épandages sont interdits sauf dérogations annuelles accordées par arrêté préfectoral.

Des dérogations régulièrement demandées par les producteurs qui souhaitent lutter contre la pyrale du maïs.
L’association indique qu’une telle autorisation conduirait à traiter courant juillet, « c’est-à-dire pendant une période à fort risque pour les insectes pollinisateurs comme les abeilles. » Elle estime par ailleurs que les délais de déclaration exigés (cinq jours avant l’épandage) ne permettent pas de prévoir avec précision ce que seront les conditions météo, en particulier en ce qui concerne les vents.
« En 2009, dans la Beauce, l’épandage d’un puissant pesticide s’était traduit par la perte de milliers d’abeilles. Les deux entreprises condamnées à l’époque récidivent cette année. Elles viennent de déposer leur demande de dérogation annuelle », déplore l’association qui met en cause l’agriculture intensive.

Un non-sens écologique

« La prolifération de la Pyrale du maïs n’est pas une fatalité, c’est la conséquence d’une monoculture intensive caractérisée par des parcelles importantes ainsi que par la faible diversité génétique des semences utilisées. »
Pour Nature Centre, le principe même de dérogation annuelle est un non-sens. « Autoriser ces pratiques, c’est aller à l’encontre du plan Ecophyto 2018 qui prétend réduire de 50 % l’usage des pesticides en France d’ici 2018. »

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Lutter contre les nuisibles sans pesticides !

 

Même s’ils menacent notre santé, les pesticides sont souvent utilisés à gogo pour éradiquer les nuisibles. Il existe pourtant des gestes simples pour les réduire. Quelles sont les astuces pour éviter d’y avoir recours ? Comment éviter d’en consommer ?

 

Pesticides et santé…

 

Utilisés depuis plus de 50 ans dans l’agriculture intensive, les pesticides sont présents en quantités considérables dans notre environnement : plus de 50% des fruits et des légumes produits en contiennent. On en trouve surtout des résidus un peu partout : dans l’air, dans l’eau mais aussi dans notre organisme, puisque ces pesticides s’éliminent mal.

Leucémies, problèmes neurologiques, baisse du système immunitaire, infertilité… : les pesticides sont pointés du doigt par de nombreuses études pour être la cause de maladies graves.

 

Des gestes simples pour dire « non » aux pesticides

 

Pour éloigner les insectes:

• Jette les déchets de cuisine dans une poubelle hermétique.

• Installe des moustiquaires aux portes et fenêtres.

• Garde les aliments sucrés dans des bocaux hermétiques.

• Contre les fourmis, dépose sur leur chemin du charbon ou de la sciure de bois ou même du marc de café, qu’elles détestent.

• Pour te débarrasser des guêpes, fabrique-toi un piège tout simple : coupe le goulot d’une bouteille en plastique ; verse un peu de bière, de confiture ou toute substance sucrée dans le fond de la bouteille pour appâter les guêpes ; replace le goulot à l’envers dans la bouteille afin qu’elles puissent entrer mais ne pas ressortir et place le piège à l’endroit crucial. Tu seras étonné de voir comme ce type de piège est efficace !

• Les huiles essentielles sont aussi une alternative pour éloigner les insectes sans les tuer : si la citronnelle tient à l’écart bon nombre d’insectes, la lavande est particulièrement efficace pour éloigner les moustiques.

Pour préserver notre jardin:

• Contre les pucerons, place les plantes en plein vent quand c’est possible et pulvérise du purin d’orties sur les plantes envahies par les pucerons. Aussi utilisé comme engrais naturel, c’est un répulsif particulièrement efficace contre ces nuisibles. La recette du purin d’orties se trouve sur l’article Comment fabriquer son engrais naturel ?

• Les plantes aromatiques, comme la menthe, sont efficaces contre beaucoup de parasites de nos jardins.

• Un insecticide naturel puissant : l’ail. Verse 1L d’eau bouillante sur 4 gousses d’ail coupées. et laisse macérer 2 jours. Couvre et laisse macérer une heure. Il ne te reste plus qu’à filtrer avant de le pulvériser froid.

 

J’achète mes fruits et légumes : comment me débarrasser des pesticides ?

 

• Lave correctement fruits et légumes à l’eau chaude avant de les cuisiner (tu peux aussi utiliser du bicarbonate de soude).

• Pèle-les avec parcimonie à l’aide d’un économe, car l’essentiel des fibres et vitamines se trouve souvent au niveau de la peau.

• Enlève les premières feuilles : salades, choux, endives… Ce sont les premières feuilles qui sont souvent contaminées par les pesticides lorsqu’elles sont traitées. Il suffit de s’en débarrasser.

• Achète de saison. Les produits vendus hors-saison sont plus contaminés que les autres.

• Choisis bien tes fruits et légumes: certaines espèces nécessitent moins de traitements car elles s’adaptent bien au climat. Quand on pense que certaines variétés de pommes nécessitent 30 traitements de pesticides avant d’être commercialisées… Parmi les fruits et légumes les plus contaminés on retrouve les pommes, poires, pêches, fraises et raisins, haricots verts, pommes de terre et laitues.

Par MaryleneE mis à jour le 02/04/201

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Retour de l’épandage aérien des pesticides

Plantation de bananes, au Carbet, en Martinique.
Plantation de bananes, au Carbet, en Martinique. | AFP/PASCAL PAVANI

En principe, l’épandage aérien de pesticides est interdit en France. En principe seulement, car la circulaire du ministère de l’agriculture, publiée très discrètement le 5 mars, introduit de nombreuses exceptions. Intitulé « Liste des produits phytopharmaceutiques autorisés ou en cours d’évaluation pour les traitements par aéronefs », ce texte, « à diffusion limitée » et que Le Monde s’est procuré, fournit aux directions régionales et départementales de l’agriculture, aux directions des populations, aux services vétérinaires, la possibilité de délivrer des dérogations pour toute une série de fongicides, herbicides, insecticides destinés à traiter le maïs, le riz, la vigne et les bananiers.La circulaire risque de passer pour un feu vert et présagerait alors des conflits probables entre commanditaires de l’épandage, cultivateurs bio, apiculteurs, riverains, comme ce fut le cas dans plusieurs régions en 2011.

La loi Grenelle II du 13 juillet 2010, qui, dans son article 103, interdit la pulvérisation de ce type de produits depuis un avion, un hélicoptère ou un ULM, comporte elle-même une part d’ambiguïté puisqu’elle prévoit des dérogations. Mais restreintes: lorsque cette pratique « présente des avantages manifestes pour la santé et l’environnement par rapport à une application terrestre », lorsqu’il faut agir en urgence face à un danger qui menace les plantes, les animaux, la santé humaine, ce mode d’intervention peut se justifier « dans des conditions strictement définies par l’autorité administrative pour une durée limitée » et après avis de plusieurs commissions compétentes en matière d’environnement.

« EFFETS GRAVES POUR LA SANTÉ »

La loi stipule en outre que lors des pulvérisations, l’opérateur doit respecter une distance minimale de sécurité de 50 mètres par rapport aux habitations, jardins, parcs, points d’eau, marais… La France avait par ailleurs renforcé son dispositif d’encadrement de l’usage des pesticides par épandage aérien en transposant, en juillet 2011, une directive européenne datant d’octobre 2009. La réglementation approuvée par les Vingt-Sept impose que les pesticides doivent être « expressément approuvés par l’Etat membre à la suite d’une évaluation spécifique des risques » qu’ils comportent.

La circulaire du 5 mars émanant de la direction générale de l’alimentation donne la liste de sept pesticides « autorisés », dans la mesure où ils ont été évalués par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation de l’environnement et du travail (Anses) spécifiquement pour être appliqués par voie aérienne. Il s’agit de quatre fongicides, d’un insecticide, un herbicide et un stimulateur de défenses naturelles utilisés dans la culture des bananes et du riz.

Six sont classés officiellement « dangereux pour l’environnement » et « nocif » sur le plan toxicologique. Le site Internet du ministère de l’agriculture recense quelques-unes de leurs caractéristiques: « risque d’effets graves pour la santé en cas d’exposition prolongée par ingestion », « très toxique pour les organismes aquatiques » au sujet du Sico par exemple; l’inhalation de vapeurs de Tilt – qui s’avère irritant pour les yeux et la peau – « peut provoquer somnolences et vertiges » et son ingestion « une atteinte des poumons »; le Gardian présente « des risques d’effets graves pour la santé en cas d’exposition prolongée par ingestion ». Les autres (Bion 50 WG, Mimic LV, Amistar, Clincher) présentent le même genre de profil.

Lire aussi : Des produits chimiques favorisent l’obésité et le diabète

Le ministère fournit aussi une liste de seize pesticides dont le dossier a été déposé auprès de l’Anses à la fin de l’année 2011 ou qui devrait l’être d’ici au 31 mars et qui « peuvent en conséquence être intégrés dans les demandes de dérogation » formulées par les commanditaires de pulvérisation aérienne. S’agit-il de les autoriser avant même que l’Agence ne se penche sur leur cas respectif ? Au ministère de l’agriculture, on assure qu’il n’en est pas question. N’empêche, l’administration semble soucieuse de ne pas faire perdre de temps aux agriculteurs convaincus par ce type d’épandage. Le texte prévoit que si l’évaluation des produits n’est pas terminée au 31 mars, date limite pour cette année, une dérogation pourra néanmoins être octroyée ultérieurement.

Il n’est en outre pas sûr que les experts de l’Anses aient eu le temps d’étudier dans le détail les spécificités des sept pesticides accrédités. Certains d’entre eux disposaient d’une autorisation de mise sur le marché ancienne, qui a bien vite été actualisée.

Martine Valo

viaRetour de l’épandage aérien des pesticides.

Cinq fois plus de pesticides autorisés dans l’eau du robinet depuis un an ! En toute discrétion – THERESE ZRIHEN-DVIR, Regard d’un Ecrivain sur le Monde

Lesmotsontunsens

Ne le lisez pas trop fort, ça risquerait de s’ébruiter : En catimini, en février 2011, le ministère de la Santé a décidé de multiplier par 5 la concentration maximale autorisée pour les pesticides dans l’eau du robinet. Désormais à consommer avec modération…

C’est l’association Générations Futures, ONG spécialisée dans la question des pesticides, qui a levé le lièvre le 7 février 2012, dans une indifférence médiatique totale.

Depuis 1998, un avis du Conseil Supérieur d’Hygiène Publique de France (CSHPF) tenait lieu de réglementation. Dans une transposition quelque peu olé-olé de la directive européenne 98/83, le CSHPF avait en effet décidé que l’eau ne devait « pas être utilisée, ni pour la boisson, ni pour la préparation des aliments » si un pesticide s’y trouvait à une quantité supérieure à 20% d’une valeur répondant au doux nom de « valeur sanitaire maximale » (VMax, définie par divers organismes : OMS, EFSA, AFSSA…). Une interprétation qui dépassait déjà largement les normes européennes.

Les pesticides, c’est bon… buvez-en !

La « nouveauté », c’est qu’en février 2011, une instruction de la Direction Générale de la Santé (DGS, dépendant du ministère de la Santé), passée totalement inaperçue jusque là, a tout chamboulé. Sans tambour ni trompette, le ministère s’est donc jeté à l’eau et a décidé de porter les « seuils de potabilité » à 100% de la VMax. Soit une multiplication par 5 des seuils en vigueur ! Défoliant Décoiffant !

« Autrement dit : on va tolérer dans de très nombreuses localités des quantités de pesticides dans l’eau 5 fois plus importantes qu’avant décembre 2010 ! » déclare François Veillerette, porte-parole de Générations Futures. « Ainsi pour un pesticide comme le folpet, pourtant classé cancérigène probable aux Etats-Unis, on va maintenant tolérer jusqu’à 300 μg/l pendant plus d’un mois alors qu’auparavant on ne pouvait dépasser les 60 μg/l pendant la même durée ! » fulmine-t-il.

Le ministère de la Santé en eaux troubles…

Autre conséquence de cette nouvelle mesure sanitaire : la baisse artificielle du nombre de personnes concernées par une présence excessive de pesticides nécessitant une restriction d’utilisation de l’eau. On est ainsi passé de 34 300 personnes touchées par ces restrictions en 2009 à une estimation de 8 939, selon les chiffres du ministère ! De la belle ouvrage…

« Cette amélioration en trompe l’oeil n’est due qu’à une manipulation des valeurs de pesticides acceptées dans l’eau et pas à une véritable amélioration de la situation » proteste François Veillerette qui voit là « la preuve que les autorités publiques ont renoncé à améliorer la situation en changeant les pratiques agricoles en profondeur mais préfèrent changer les graduations du thermomètre que de faire vraiment baisser la fièvre !« …

Et bientôt, au fil de l’eau, il suffira d’arroser son jardin pour le désherber ? On n’arrête pas le progrès…

Napakatbra

viaCinq fois plus de pesticides autorisés dans l’eau du robinet depuis un an ! En toute discrétion – THERESE ZRIHEN-DVIR, Regard d’un Ecrivain sur le Monde.

Les victimes des pesticides s’invitent au salon de l’agriculture – Le Nouvel Observateur

Par Morgane Bertrand
Journaliste Société Planète

François Fillon a promis de recevoir l’association Phyto-Victimes avant la fin de la semaine.

 

 

Des agriculteurs membres de l'association Phyto-Victimes ont décidé de se faire entendre (DR)

Des agriculteurs membres de l’association Phyto-Victimes ont décidé de se faire entendre (DR)

 

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Une quinzaine d’agriculteurs victimes de l’association Phyto-Victimes a fait son intrusion dans la matinée du lundi 27 février sur le stand de l’Union des industries de la protection des plantes (UIPP), considérée comme le lobby des pesticides.

« Nous sommes venus à visage découvert montrer au monde de l’agriculture que les pesticides ont fait et font encore aujourd’hui des ravages dans la population agricole française », a déclaré Paul François, président de Phyto-Victimes et lui-même reconnu victime par la justice d’un herbicide de la firme Monsanto.

Il est venu accompagné, entre autres, de la veuve de Yannick Chesnay, agriculteur mort d’une leucémie à 43 ans, et du père de Frédéric Ferrand, viticulteur également décédé d’un cancer généralisé à moins de 45 ans.

Le cabinet du Premier ministre François Fillon, en visite au Salon ce matin, leur a promis de les recevoir mercredi prochain. Et Dacian Ciolos, commissaire européen en charge de la Politique agricole commune, leur a donné rendez-vous à Bruxelles à une date encore indéterminée. Les occupants ont prévu de passer la journée au Salon de l’agriculture « pour mettre fin à l’omerta ».

 

Morgane Bertrand

Par Morgane Bertrand
Journaliste Société Planètevitent au salon de l’agriculture – Le Nouvel Observateur.

Monsanto jugé reponsable de l’intoxication d’un agriculteur à Lyon

Le groupe américain Monsanto a été jugé « responsable », aujourd’hui à Lyon, de l’intoxication à l’herbicide en 2004 d’un agriculteur français. Cette décision de justice ouvre la voie à des dommages-intérêts, ce qui constitue une première en France.

« Monsanto est responsable du préjudice de Paul François, un céréalier de Bernac (Charentes) suite à l’inhalation du produit Lasso », est-il indiqué dans le jugement du tribunal de grande instance de Lyon.

A l’audience, le 12 décembre 2011, devant la 4è chambre civile du TGI de Lyon, son avocat, Me François Lafforgue a reproché à Monsanto d’avoir « tout fait pour laisser le Lasso sur le marché » alors que sa dangerosité avait été établie dès les années 1980, d’où son interdiction au Canada, en Angleterre et en Belgique. Ce n’est qu’en 2007 qu’il a été retiré du marché français.

Selon Me Lafforgue, Monsanto aurait aussi manqué à son « obligation d’information » en ne détaillant pas la composition du produit sur l’étiquette, et en n’avertissant pas des risques liés à l’inhalation, ni de l’obligation de porter un masque.

L’avocat de Monsanto, Me Jean-Philippe Delsart, met quant à lui en doute la réalité de l’intoxication, soulignant que les problèmes de santé ne sont apparus que plusieurs mois après.

» Pesticides : les risques pour la santé

viaLe Figaro – Flash Eco : Monsanto jugé reponsable de l’intoxication d’un agriculteur à Lyon.

Les rivières débordent de pesticides interdits

Par Nolwenn Weiler (5 janvier 2012)

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On trouve de tout dans les rivières de France, même des molécules issues de produits agricoles interdits à la vente depuis plusieurs années, comme la simazine, l’atrazine ou encore la terbuthylazine. C’est ce que révèle le dernier rapport de l’agence de l’eau du bassin Rhône-Méditerranée et Corse. Réalisée à partir de 3 millions d’analyses accomplies en un an, cette étude a été publiée au début du mois de décembre. Elle s’alarme de la présence dans 60 % des rivières et 45 % des nappes phréatiques de six pesticides interdits d’usage depuis huit ans. Il semblerait donc que certains agriculteurs finissent d’écouler les stocks de produits achetés avant leur interdiction. D’autres en feraient carrément venir clandestinement de l’étranger.

Notons aussi, dans les conclusions du rapport, la présence massive dans les eaux souterraines du glyphosate, substance active du Roundup. Commercialisé par Monsanto, cet herbicide est utilisé en zones agricoles sur toutes les cultures mais aussi par les collectivités et les particuliers. Plusieurs scientifiques ont démontré les effets cancérigènes de ce produit. « Les micropolluants sont présents sur la totalité des sites de surveillance, dit l’agence. Pour les plus contaminés d’entre eux, plus de 100 substances différentes ont été mises en évidence. On peut s’interroger sur les effets que peuvent avoir de tels cocktails sur la faune et la flore aquatique. » Mais aussi sur les humains…

Les traitements conventionnels de l’eau qui circule dans le réseau public ne permettent pas d’éliminer la totalité des polluants chimiques. C’est donc une source probable de contamination. Qui pourrait, entre autres, expliquer le niveau très important de pesticides dans le sang des Français. Des mesures réalisées en 2006 par l’Institut national de veille sanitaire (INVS) avaient mis en évidence des concentrations trois fois plus élevées que chez les Américains ou les Allemands. Les molécules retrouvées étant largement utilisées en agriculture, en horticulture et pour les usages domestiques (insecticides intérieurs, antipuces, antipoux, désodorisants, etc.).

viaLes rivières débordent de pesticides interdits – Environnement – Basta !.

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