Le prix Tignous du dessin de presse : « Charlie Hebdo » en héritage

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▶ Monsanto (version française) – Kolibri – YouTube

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Pesticide et santé : l’équation sans solution | Programme TV

Pesticide et santé : l’équation sans solution | Programme TV.

Les épandages aériens de pesticides enfin prohibés

C’est une belle victoire de la société civile : le Conseil d’Etat a suspendu le 6 mai les autorisations d’épandage aérien de pesticides en France. La bataille juridique a été menée par des environnementalistes antillais.

La semaine dernière, des associations antillaises étaient venues à Paris pour présenter devant le Conseil d’Etat, une demande d’abrogation de l’arrêté permettant de déroger à l’interdiction de l’épandage aérien de pesticides en France. Nous avions rencontré Béatrice Ibéné, présidente de l’Association pour la Sauvegarde et la réhabilitation de la faune des Antilles (ASFA) et porte-parole du mouvement de lutte contre les épandages aériens en Guadeloupe.

Le Conseil d’Etat vient de donner sa réponse : son ordonnance interdit cette pratique en France et condamne les ministères concernés à verser mille euros aux associations.

Malgré leur interdiction par le règlement européen de 2009, les épandages aériens continuaient en France, profitant d’un arrêté ministériel autorisant des demandes de dérogations.

Les Antilles, où l’on cultive intensivement les bananes, se battaient depuis plusieurs années pour empêcher les ballets d’avions au-dessus de leurs têtes.

Déjà très touchée par la pollution au chlordécone, la population ne supportait plus de voir les îles saupoudrées de produits phytosanitaires toute l’année, au mépris de la santé des habitants et de la biodiversité exceptionnelle des Antilles.Depuis 2012, les associations ASFA, EnVie-Santé et AMAZONA œuvrant pour la protection de la nature et la santé des habitants, avaient déposé des recours devant les tribunaux administratifs de l’ile de la Guadeloupe et gagné à chaque fois. Mais les demandes de dérogations aux épandages continuaient et la Martinique restait durement touchée par les pulvérisations de fongicides.

En obtenant, lundi 6 mai 2014, la suspension de l’arrêté par le Conseil d’Etat, les associations font cesser définitivement ces pratiques dangereuses pour la santé publique en se faisant entendre à l’échelon suprême de la juridiction administrative. Les épandages aériens ne pourront plus avoir lieu dans les autres départements français, comme en Bourgogne où des protecteurs de la nature et de la santé bataillaient aussi contre cette pratique. C’est une belle victoire de la société civile.

Texte de l’ordonnance à télécharger.

Source: Reporterre via Sott.net

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Les pesticides bientôt interdits le jour pour protéger les abeilles

Paris (AFP) – Les épandages de produits phytosanitaires seront bientôt totalement interdits en journée et plus aucune dérogation ne sera tolérée afin de protéger les abeilles, a annoncé lundi le ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, lors d’une conférence de presse.

« Une étude qui a été rendue de l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire, ndlr) sur les épandages de pesticides conclut de manière claire que les abeilles sont sensibles à la lumière, il va falloir qu’on modifie les pratiques d’épandage vers des épandages le soir », a expliqué le ministre lors d’un point d’étape de son plan (2013-2015) pour une apiculture durable.

Selon lui, l’Anses a conclu que « la luminosité est ce qui fait sortir les abeilles et tout ce qui est épandage du matin a des conséquences importantes » car il « laisse des traces de pesticides dans l’eau, dans la rosée » qui peuvent perturber ces insectes lors des périodes de floraison de printemps et de l’été.

Un arrêté inter-ministériel d’interdiction des épandages en journée est en cours de rédaction et devrait être publié au Journal Officiel d’ici trois/quatre mois, estime Stéphane Le Foll. Aujourd’hui, il est déjà interdit d’épandre le matin avec tous les produits chimiques comportant la mention « Abeilles » mais de nombreux agriculteurs obtiennent des dérogations. Plus aucune dérogation ne sera admise dans le nouveau système, complète le ministère de l’Agriculture.

« Il faut que chacun ait conscience qu’il faut faire des efforts » et « il s’agit d’assurer la production agricole, et en même temps d’assurer la pollinisation et la production de miel », a-t-il insisté.

© AFP

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Pesticides: plus de 1.200 médecins ont signé la pétition initiée par leurs confrères limousins

En Limousin, l’usage des pesticides dans les vergers a mobilisé des riverains qui, via l’association Allassac ONGF, ont multiplié les actions afin de révéler les dangers pour la santé et l’environnement. Photo Pascal Perrouin / La Montagne - tous droits reserves

En Limousin, l’usage des pesticides dans les vergers a mobilisé des riverains qui, via l’association Allassac ONGF, ont multiplié les actions afin de révéler les dangers pour la santé et l’environnement. Photo Pascal Perrouin / La Montagne – tous droits reserves

Depuis 10 ans, les médecins limousins sont confrontés à l’augmentation de maladies chroniques. Ils sont plus de 1.200 à lancer un appel aux pouvoirs publics face au danger des pesticides.

«C’est maintenant qu’il faut agir ». Pierre-Michel Perinaud, est médecin généraliste à Limoges. Il est aussi président de l’association Alerte des médecins limousins sur les pesticides (*). Alors que le projet de loi d’avenir agricole est en discussion, au Parlement, le corps médical qui s’est mobilisé, via une grande pétition, entend obtenir des avancées législatives. Ils sont plus de 1.200 médecins à lancer un appel aux pouvoirs publics et notamment aux trois ministères concernés par la question : celui de la santé, de l’écologie et de l’agriculture.

« Aujourd’hui, nous avons des données de l’Inserm, de l’Institut de veille sanitaire, qui établissent des liens forts entre l’usage de pesticides et des maladies telles que les cancers de la prostate, du sein, des os ou encore des maladies neurodégénératives et des troubles cognitifs ».

Six mesures
à prendre

L’alerte de ces médecins vise à prendre des mesures de santé publique rapidement. « On souhaite que le préjudice subi par les agriculteurs soit établi. Que le lymphome soit reconnue comme une maladie professionnelle agricole », avance le docteur Perinaud.

Le collectif pense aussi à la protection des populations riveraines des usages intensifs de produits phytosanitaires (instauration de zones tampon, information sur le vent, les moments d’épandage). « On demande la fin des dérogations à l’interdiction européenne des épandages aériens. Je pense notamment à la bananeraie antillaise où les dérogations existent 12 mois sur 12 ! ». (…)

(*) L’AMLP compte 30 médecins en Limousin. Deux autres associations sont dépositaires de la pétition : AMSES en Martinique et l’En-Vie santé de Guadeloupe. Site : www.alerte-medecins-pesticides.fr

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LIMOGES (87000) – Pesticides : 85 médecins limousins lancent l’alerte

 - Pascal Perrouin

– Pascal Perrouin

Des médecins interpellent les autorités régionales sur l’impact sanitaire des pesticides en Limousin.

85 médecins, pour la plupart généralistes et qui se définissent d’abord comme des médecins de terrain ont lancé hier un appel qui pourrait faire date en Limousin et a d’ailleurs été largement répercuté hier dans les médias nationaux.

Cet appel, lancé dans le cadre de la Semaine nationale pour les alternatives aux pesticides, interpelle les autorités régionales en leur demandant de s’engager pour une réduction de 50 % de l’usage des pesticides en Limousin à l’horizon 2020.

« Trop de signaux de danger sont au rouge, explique le Dr Michel Perinaud, porte-parole des médecins, dont le mouvement fait boule de neige depuis le mois dernier dans les cabinets médicaux des trois départements de la région. Cancers, maladie de Parkinson, troubles de la fertilité, troubles du développement neurologique chez des enfants exposés in utero et imprégnation générale de la population à ces produits, sont inquiétants du point de vue sanitaire et pas seulement environnemental. Même si cet aspect est évidemment incontournable et lié. Dans une région agricole comme le Limousin, avec des activités utilisant énormément de pesticides – la culture de la pomme pour ne citer que celle-là – il nous a semblé important de tirer la sonnette d’alarme et de préconiser la mise en place de mesures de précaution relativement simples comme par exemple des distances de sécurité avec les habitations pour protéger les riverains qui vivent à proximité de ces cultures ou encore favoriser des cultures biologiques près des cours d’eau eux aussi largement touchés par l’usage intensif des pesticides. » La France étant, pour rappel, le 3e utilisateur mondial de pesticides et le 1er en Europe avec 75.000 tonnes par an, 90 % de la population française est contaminée par les organophosphorés.

Permettre une transition écologiquePour les médecins signataires de l’appel, « la notion de faible dose n’est pas plus rassurante car de nombreux pesticides s’avèrent être des perturbateurs endocriniens soupçonnés d’une recrudescence d’infertilité dans la population française ». Pour eux « les mesures sont à prendre très vite et leur crainte serait le lancement d’une énième enquête qui viendrait se superposer à des enquêtes internationales aujourd’hui incontestées. Des liens ont en effet été établis en milieu professionnel agricole entre l’utilisation des pesticides et certaines pathologies : lymphomes, tumeurs cérébrales et cancers hormono-dépendants. Les liens entre maladie et pesticides sont d’autant plus difficiles à démontrer que près d’un millier de molécules a été mis sur le marché en France. Les risques liés à ces molécules ne peuvent être évalués faute de données toxicologiques et épidémiologiques suffisantes. »

Si l’an passé la maladie de Parkinson a été reconnue comme maladie professionnelle chez les agriculteurs, ce n’est qu’au terme d’un long combat. En attendant ces données – si elles arrivent un jour – les 85 se déclarent solidaires « des demandes d’interdictions d’épandages aériens, des collectivités territoriales signataires de la charte zéro pesticide et de toutes les initiatives qui permettront une transition écologique vers des filières agricoles n’utilisant pas de pesticides ».

Dominique Pierson

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Abeilles protégées agriculteurs piqués au vif – Indre

La décision du gouvernement d’interdire l’emploi du Cruiser sur le colza soulage les défenseurs des abeilles, mais agace les utilisateurs du pesticide.

Le thiaméthoxam est la matière active présente dans le Cruiser. Il agit sur le sens de l'orientation des abeilles qui se retrouvent dans l'incapacité de retrouver le chemin de leur ruche. Le thiaméthoxam est la matière active présente dans le Cruiser. Il agit sur le sens de l’orientation des abeilles qui se retrouvent dans l’incapacité de retrouver le chemin de leur ruche. – (Archives NR)

Début juillet, le ministère de l’Agriculture a tranché. Le pesticide Cruiser OSR, utilisé pour l’enrobage des semences de colza, est maintenant interdit en France. Une décision motivée par l’étude rendue par l’Agence de sécurité sanitaire de l’alimentation et l’environnement (Anses), qui dénonce l’impact néfaste de ce produit sur les abeilles.

«  Revenir à une méthode de pulvérisation moins efficace et qui demande plus de travail  »

Présidente de l’association Terre d’abeilles, Béatrice Robrolle-Mary a longtemps milité pour l’interdiction du Cruiser. Maintenant que celle-ci est acquise, elle fait part de sa satisfaction : « On se réjouit de la décision du ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll. Les abeilles se développent en grande partie grâce au colza, et nous, apiculteurs, avons observé depuis longtemps le caractère néfaste du Cruiser sur celles qui reviennent à la ruche. »
Bernard de Verneuil, céréalier près de Buzançais, ne l’entend pas de cette oreille. Sans le Cruiser, il estime pouvoir perdre jusqu’à deux quintaux de colza par hectare. Et quand on lui rapporte les propos de l’apicultrice, il bourdonne : « Le rapport de l’Anses ne demande à aucun moment l’interdiction du Cruiser. Les expérimentations qui ont été menées ont exposé les abeilles à des doses démesurées. Ce rapport recommande de poursuivre les recherches afin de se rapprocher de la réalité. Pour moi, cette étude a été détournée, et la décision d’interdire le Cruiser est totalement arbitraire. »
Philippe Demiot n’est pas encore concerné par cette décision. Céréalier au Blanc, il n’utilise le pesticide que sur le maïs. Pour le moment, l’interdiction touche seulement le colza, mais il possède quand même un avis sur la question : « Au lieu d’avoir une protection efficace pendant un mois et demi, il faudra revenir à une méthode de pulvérisation moins efficace et qui demande plus de travail. » Il réagit aussi au souhait émis par les défenseurs des abeilles de voir s’étendre l’interdiction du Cruiser jusqu’au maïs. « Je ne vois pas l’intérêt. Le maïs n’est pas une plante à fleurs, les abeilles ne le butinent pas. »
« C’est faux !, répond Béatrice Robrolle-Mary. Si les abeilles ne récoltent pas de nectar sur le maïs, elles le butinent pour rapporter du pollen dans la ruche, nécessaire pour nourrir les larves. Il faut que les études qui ont permis l’interdiction du Cruiser sur le colza soient poursuivies sur le maïs. Cette décision n’est qu’une victoire d’étape. Il faut maintenant que la France s’oriente vers une véritable agriculture durable. »

Étienne Grelet

viaAbeilles protégées agriculteurs piqués au vif – Environnement – Actualité – Indre – Nouvelle République.

Le pesticide Cruiser interdit

Le gouvernement a annoncé vendredi l’interdiction définitive du Cruiser OSR, un pesticide utilisé pour le colza, dont plusieurs études ont confirmé les effets néfastes sur les abeilles.

Début juin, le ministère avait indiqué qu’il était favorable à cette interdiction à la suite d’un avis de l’Agence sanitaire pour l’alimentation et l’environnement (Anses), qui dénonçait l’impact néfaste sur les abeilles d’une des molécules actives du Cruiser, le thiaméthoxam.

viaLe pesticide Cruiser interdit – Environnement – Actualité – France/Monde – Nouvelle République.

Épandage aérien : attention, danger – Indre

Les associations de défense de l'environnement s'opposent fermement à l'utilisation d'avions pour épandre des pesticides sur les cultures. Les associations de défense de l’environnement s’opposent fermement à l’utilisation d’avions pour épandre des pesticides sur les cultures.

Nature Centre vient d’alerter le préfet de Région sur les risques que les épandages aériens de pesticides font peser sur l’environnement. Depuis Grenelle II, ces épandages sont interdits sauf dérogations annuelles accordées par arrêté préfectoral. Des dérogations régulièrement demandées par les producteurs qui souhaitent lutter contre la pyrale du maïs.

L’association indique qu’une telle autorisation conduirait à traiter courant juillet, « c’est-à-dire pendant une période à fort risque pour les insectes pollinisateurs comme les abeilles ». Elle estime par ailleurs que les délais de déclaration exigés (cinq jours avant l’épandage) ne permettent pas de prévoir avec précision ce que seront les conditions météo, en particulier en ce qui concerne les vents. « En 2009, dans la Beauce, l’épandage d’un puissant pesticide s’était traduit par la perte de milliers d’abeilles. Les deux entreprises condamnées à l’époque récidivent cette année. Elles viennent de déposer leur demande de dérogation annuelle », déplore l’association qui met en cause l’agriculture intensive.

Non-sens écologique

« La prolifération de la pyrale du maïs n’est pas une fatalité, c’est la conséquence d’une monoculture intensive caractérisée par des parcelles importantes ainsi que par la faible diversité génétique des semences utilisées. »
Pour Nature Centre, le principe même de dérogation annuelle est un non-sens. « Autoriser ces pratiques, c’est aller à l’encontre du plan Ecophyto 2018 qui prétend réduire de 50 % l’usage des pesticides en France d’ici 2018. »

viaÉpandage aérien : attention, danger – Environnement – Actualité – Indre – Nouvelle République.

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