Gondeville: un chasseur maladroit prive la commune d’électricité

L’oiseau a, semble-t-il, été touché mais le support du câble l’a été également!
L’oiseau a, semble-t-il, été touché mais le support du câble l’a été également!. PHOTO/Photo CL

Il aurait voulu faire exprès qu’il n’aurait pas réussi. Dimanche après-midi, vers 16h30, au lieu-dit « Le Fief » de Gondeville, un chasseur a visé un gibier posé sur une ligne électrique à moyenne tension, près d’un pylône.

L’oiseau a, semble-t-il, été touché mais le support du câble l’a été également (des voisins ont aperçu des étincelles). Conséquence: coupure générale d’électricité dans le secteur mais aussi dans une bonne partie de la commune. Les techniciens d’ERDF n’ont réussi à rétablir le courant que vers 19h30. Des témoins prétendent que la fine gâchette n’a pas trainé après le coup de feu. Il est reparti fissa dans un fourgon sans laisser d’adresse.

– charentelibre.fr.

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Il tire sur le chien – Loir-et-Cher

Tribunal correctionnel de Blois

Les faits se sont produits le 6 novembre 2012, mais Juan, présent à la barre, dit que le chien divaguait depuis deux ans et demi sur sa propriété située à Theillay. Il précise : « Il s’agit d’un chien croisé rottweiller et doberman. J’ai avisé le maire de la commune et les gendarmes. Personne n’a voulu régler ce problème. Ma propriété n’est pas clôturée et le chien se montrait menaçant. Je voulais protéger mon épouse et les enfants. Je ne voulais pas tuer l’animal, mais lui faire peur pour qu’il ne revienne pas. J’ai utilisé une carabine 9 mm et j’ai tiré à une vingtaine de mètres. » Après le coup de carabine, le chien est parti vers un bois. Plus tard, il est rentré chez son maître qui l’a transporté chez un vétérinaire qui a constaté 35 impacts de plombs. Le chien est mort des suites de ses blessures quelque temps plus tard.

Poursuivi pour acte de cruauté, Juan est condamné à un mois de prison avec sursis. Il devra rembourser à la victime les frais de vétérinaire et un préjudice moral estimé à hauteur de 500 euros. La Fondation Brigitte Bardot, qui s’est constituée partie civile, se voit allouer une somme de 50 euros.

 La Nouvelle République Loir-et-Cher.

Prison ferme et sursis dans l’affaire de l’émeu –

Les deux majeurs impliqués dans la virée nocturne qui s’était terminée par la décapitation d’un émeu et de quelques poules, ont été condamnés hier.

Tribunal correctionnel de Blois

La nouvelle de la décapitation d’un émeu et d’une vingtaine de poules, dans la nuit du 1 er au 2 janvier, à Contres, avait fait grand bruit. La commune venait de perdre sa mascotte dans des conditions tragiques. L’enquête des gendarmes a rapidement conduit à l’interpellation de quatre individus, dont deux mineurs. Les deux autres – Raymond, la vingtaine et Nicolas, la trentaine – étaient présentés, hier, devant le tribunal correctionnel de Blois, dans le cadre d’une procédure de comparution immédiate.
Les deux hommes sont peu loquaces dans le box. Pour la compréhension du tribunal, le président Xavier de Bernouis résume la soirée.
« Raymond, vous étiez invité chez des gens à Contres. A un moment, ils ont eu affaire ailleurs, mais vous avez décidé de revenir un peu plus tard, en compagnie de deux mineurs. D’entrer par effraction et de les cambrioler. Pourquoi ? »
– « C’est venu comme ça », bredouille Raymond.
« Plusieurs témoins déclarent qu’un peu plus tard, vous avez brisé un pare-brise d’un coup de coude ! »
– « Je ne m’en souviens pas. »
« Que vous avez dégradé une palissade ! »
« Ben oui, il fallait du bois pour faire le barbecue. Pour manger les poules. »
« Vous êtes mis en cause dans le vol et les actes de barbarie sur l’émeu et les poules.  » Raymond tenait l’autruche et Nicolas l’a décapitée  », est-il détaillé. »
Le prévenu renâcle, admet avoir ramassé trois ou quatre poules décapitées pour les manger, mais ne sait pas qui les a tuées. Et pour l’émeu ? Il ne sait pas du tout.

Deux mandats de dépôt requis

La défense de Nicolas est encore plus radicale. « Je ne suis jamais allé avec eux », se défend le trentenaire. « J’étais sur la place, mais, après, pour les poules, je n’y étais pas. Je suis rentré dormir chez ma mère. » Il poursuit sur ses dénégations même s’il est expressément et nominativement mis en cause par plusieurs personnes.
« Certains mis en cause assument quoique mineurs », constate le substitut du procureur François Antona. « Tandis que les majeurs reconnaissent seulement partiellement les faits. Le vol oui, mais pas les violences sur animaux. » Il poursuit : « Sur les dix qui étaient au square, quatre (NDLR : les deux prévenus et deux mineurs identifiés) sont partis en direction du poulailler, l’ont escaladé avant qu’on entende des cris d’animaux, puis qu’on découvre des cadavres d’animaux [] Vous avez dans le box deux personnes qui refusent d’admettre qu’ils ont commis de tels actes. »
Pour Raymond, le ministère public requiert la peine plancher de quatre ans encourue, dont deux ans avec sursis mise à l’épreuve de deux ans. Et mandat de dépôt.
Pour Nicolas, qui persiste dans son attitude, il réclame douze mois dont neuf avec sursis et mandat de dépôt.

 » Peut-être qu’il n’y était pas  »

« Je ne peux pas l’obliger à reconnaître des faits qu’il soutient ne pas avoir commis », constate M e Hugues-Norbert Souamounou, conseil de Nicolas. [] « Peut-être qu’il n’y était pas. Sans plaider la relaxe, il y a un doute. Je demande l’indulgence et la clémence du tribunal. »
Pour la défense de Raymond, dont le casier porte trace d’au moins une condamnation justifiant que la récidive soit visée, M e Annabelle Redon rappelle que celui-ci avait bu 2,5 litres de bière. Et que les trous de mémoire qui lui sont reprochés peuvent en partie s’expliquer ainsi. « Les mineurs disent que c’est le plus âgé du groupe qui avait le couteau… et le plus âgé ce n’est pas mon client. Vous n’avez pas la certitude absolue qu’il a tué l’émeu ou les poules qu’il n’a pas mangées. […] Ses sursis vont tomber, mais vous pouvez assortir la peine plancher requise d’un sursis mise à l’épreuve beaucoup plus long. »
Après avoir délibéré, le tribunal déclare Raymond coupable de vol aggravé, de dégradations et d’actes de cruauté envers animaux. Il est condamné à quatre ans d’emprisonnement dont trois avec sursis. Mandat de dépôt est décerné à l’audience. Nicolas écope de huit mois d’emprisonnement avec sursis pour actes de cruauté envers animaux.
La SPA 41 (Société protectrice des animaux), qui avait demandé 3.000 € au titre du préjudice moral, se voit allouer 200 € de dommages et intérêts.

nr.blois@nrco.fr

Olivier Brosset

viaNouvelle République : Prison ferme et sursis dans l’affaire de l’émeu –.

Noisette tiré au plomb en plein cœur des maisons

Le chat a été touché par 43 projectiles. L’utilisation d’un fusil de chasse pose la question de la sécurité : « Si les plombs avaient ripé, ils auraient très bien pu atteindre un enfant ou un adulte »

 « Si les plombs avaient ripé, un enfant ou un adulte aurait pu être touché », soulignent les propriétaires de Noisette, déjà pris pour cible en 2005.  PHOTO Jean-daniel chopin

« Si les plombs avaient ripé, un enfant ou un adulte aurait pu être touché », soulignent les propriétaires de Noisette, déjà pris pour cible en 2005. PHOTO Jean-daniel chopin

Le 29 octobre, le chat Noisette a été trouvé plus mort que vif sur un trottoir des Cinq-Cantons, dégoulinant de sang, plus percé qu’une cible de stand de tir. « Il avait 43 plombs dans la peau », témoignent Andrée et Jacques Ressan, ses propriétaires. Le vétérinaire a sauvé le chat et extrait deux plombs. En enlever d’autres aurait fait plus de mal que de bien. Surtout, le profesionnel a établi un dossier indiquant que c’est bien un fusil de chasse qui a été utilisé pour canarder Noisette.

« Il y a des choses plus graves. Tout est relatif », note Andrée. Mais le couple est choqué par la gratuité de ces tirs au chat répétés, car Noisette conserve, à quelques millimètres de la colonne vertébrale, un plomb de carabine à air comprimé, récolté en 2005. Parents et grands-parents, Jacques et Andrée sont inquiets de constater que l’on utilise, en pleine agglomération, des armes à feu. « Si les plombs avaient ripé, ils auraient très bien pu atteindre un enfant ou un adulte », soulignent les époux.

Une main courante déposée

Le couple de retraités n’habite pas en rase campagne, mais dans le cœur d’Anglet, rue du Rouge, où les maisons avec leur jardinet se touchent quasiment. Le chat Noisette ne va pas plus loin, car, au-delà, c’est le boulevard du BAB. Les tirs ont donc été réalisés dans le pâté de maison. « Un quartier tranquille a priori », note Jacques, qui assure n’avoir aucun ennemi. « La carabine à air comprimé, souvent ce sont les gamins. Mais le fusil de chasse, c’est inadmissible », appuie l’Angloy, qui a déposé une main courante auprès de la police nationale, écrit au maire d’Anglet et à la procureur de la République.

La chasse au chat est loin d’être une pratique généralisée. Joëlle Turcat, responsable du refuge pour animaux de l’Agglomération, traite environ cinq dossiers d’animaux victimes de tirs au fusil par an. « Cela a commencé il y a deux à trois ans, affirme-t-elle. Avant, cela n’existait pas. Quand on est en pleine nature, et que l’on tire par inadvertance dans un buisson… Mais ici, on est en ville. On va me dire ce n’est qu’un chat, mais le respect de la vie commence par du tout petit. On respecte la vie ou pas. »

30 000 euros d’amende

Le tir dont a été victime Noisette n’a manifestement pas été entendu et signalé à la police. « Si nous sommes appelés pour un coup de fusil, nous nous déplaçons, car nous ne savons pas s’il s’agit d’animaux ou d’humains », assure la commissaire, Nathalie Frèche. L’officier de police rappelle qu’il existe un régime légal de détention, de port et de transport des armes. En outre, les chasseurs ont l’obligation de ne pas tirer en direction des maisons.

Plusieurs articles du Code pénal sont relatifs à la violence exercée envers les animaux. L’article 521-1 qui sanctionne de deux ans d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende les actes de cruauté envers « un animal domestique, ou apprivoisé, ou tenu en captivité ». Et l’article R 655-1 qui punit d’une contravention de 5e classe, le fait « sans nécessité, publiquement ou non, de donner volontairement la mort à un animal domestique ou apprivoisé ou tenu en captivité ».

Ce type de contravention est d’une particulière gravité, car il s’agit du dernier degré avant le délictuel. Mais il ne permet pas à la force publique l’utilisation d’outils de contrainte telle que la garde à vue.

Anglet · Pyrénées-Atlantiques · Faits divers
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viaNoisette tiré au plomb en plein cœur des maisons – SudOuest.fr.

Trois furets jetés dans le port de Brest

Lundi matin vers 9 h, un homme portant un casque de moto a été aperçu jetant un sac de sport dans un bassin du port de Brest. Lesté, le sac a coulé à pic. Les policiers alertés ont craint le pire et demandé l’intervention des plongeurs pompiers. Il y avait bien des cadavres dans le sac, mais animaux. Trois furets ainsi noyés. L’un d’eux portait une puce d’identification. Et le propriétaire a vite été retrouvé, à sa plus grande surprise d’ailleurs. Vivant en appartement, il aurait expliqué vouloir se débarrasser de ces animaux de compagnie odorants et aux dents acérées, pour protéger son bébé de deux mois. Le procureur de Brest décidera des poursuites.

viaTrois furets jetés dans le port de Brest – Brest – Faits divers – ouest-france.fr.

Deux nids de cigognes détruits volontairement par ErDF

WARCQ (Ardennes) Communiquer pour valoriser ses actions en faveur de la nature, c’est bien. Ça ne gâterait rien de le faire, aussi, lorsqu’il y a eu une initiative regrettable d’un agent.

TOUT finit toujours par se savoir. Parfois cela met un certain temps, comme ici, puisque les faits remontent au mois de mars dernier. Mais, comme ils sont graves et que notre département est de plus en plus prisé par les cigognes – ce dont tout le monde se félicite – ils n’ont rien perdu de leur intérêt. D’autant que c’est surtout la façon de faire qu’il est en cause.
Pour avoir souvent valorisé les efforts réels d’ErDF (électricité réseau distribution de France) et de ses cellules avi-faune, pour protéger les oiseaux et les animaux des dangers des installations électriques, afin qu’ils ne se grillent pas les pattes ou les ailes, nous avons été étonnés d’apprendre, que les responsables ardennais de cette entreprise de service public, nous avaient volontairement caché un incident, survenu le 24 mars dernier, au lieu-dit La grange aux bois, à Warcq, sur la ligne électrique Haut de Sormogne, au niveau du centre de distribution d’eau potable de la communauté d’agglomération de Charleville.
Une équipe d’ErDF, qui se rendait sur un chantier, a remarqué que des cigognes avaient construit des nids sur deux pylônes voisins, soutenant des lignes de 15 à 20.000 volts. Les agents l’ont naturellement signalé aussitôt à leurs supérieurs.
Or, le responsable d’exploitation de l’époque, a alors eu une réaction extrêmement fâcheuse et, en tout cas, radicalement contraire à l’esprit « écologique » censé animer son entreprise: il a pris sous son bonnet – du moins est-ce la version officielle – de venir procéder sans délai, accompagné d’un chef d’équipe… à la destruction des nids !
Une méthode évidemment plus radicale et surtout moins coûteuse, que de mettre l’installation hors tension, ou de poser des plots de protection sur les fils, voire d’aménager des plateformes de nidification. Ainsi, pas vu pas pris, personne n’aurait rien dû savoir.
Sauf que cette mauvaise action avait eu des témoins.
Pas seulement les habitants du hameau, en bordure du chemin, entre le rond-point Urano et la voie ferrée, outrés de ce qu’ils avaient vu faire. Mais, surtout, un agent technique de l’environnement, appartenant à l’office national de l’eau et des milieux aquatiques.
Par manque de chance pour ErDF, il avait en effet repéré, ce matin-là, depuis la route proche, l’évolution de plusieurs cigognes – deux couples de blanches et une toute noire – ce qui est rare en nos confins – et il s’était donc rapproché, en amoureux de la nature, pour les observer de plus près.
Risque d’amende et / ou de prison
C »est ainsi qu’il avait découvert leurs nids bien formés et qu’il les avait pris en photo, le spectacle de ces grands oiseaux réputés porte-bonheur, étant toujours aussi plaisant.
Là-dessus, il était parti travailler. Or, dans le courant de l’après-midi, alors qu’il repassait en sens inverse pour rentrer chez lui, quelle n’avais pas été sa surprise, ou plus exactement sa contrariété, de découvrir que les nids avaient été jetés au sol, les auteurs du forfait ayant pris soin de faire disparaître les œufs, puisqu’il n’y avait plus que des branchages, de la mousse et du duvet, cependant que des tiges anti-oiseaux avaient déjà été plantées au sommet des deux pylônes, pour dissuader les cigognes de revenir s’y poser…
Dès lors, c’est le professionnel de l’environnement, qui prit le pas sur l’amateur de belles images. Vu que, sans doute possible, il se trouvait ainsi le témoin direct de la destruction volontaire de deux nids d’une espèce protégée, passible d’une amende pouvant atteindre 15.000 € et/ou d’une peine d’emprisonnement d’un an, il passa le relais à ses homologues de l’ONCFS (office national de la chasse et de la faune sauvage).
La suite on ne la connaît pas, sauf à savoir qu’une procédure a, dès lors, été établie à l’encontre du responsable d’exploitation un peu trop zélé d’ErDF. Et que le responsable territorial de l’entreprise, au moment des faits, Stéphane Allain, a été invité à s’expliquer.
Suite à cette exaction, y aura t-il sanction pénale ? Rappel à la loi ? Toujours est-il que Bernard Ulrich, responsable du centre d’assistance et d’information sur les oiseaux, dès qu’il a eu connaissance de cette histoire, a saisi la LPO (ligue de protection des oiseaux) et l’ASPAS (association de sauvegarde et de protection des animaux sauvages), pour veiller à ce que cette affaire ne soit pas classée « sans suite ».

viaDeux nids de cigognes détruits volontairement par ErDF | L’Union.

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