50 ans d’électricité, 500 000 ans de radioactivité – YouTube

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Sur le nucléaire, Sarkozy s’invente des chiffres et oublie les risques | Rue89 Planète

Expert- président de Global Chance

 

On avait bien compris depuis quelques jours que Nicolas Sarkozy avait décidé de faire de la défense du nucléaire un axe majeur de clivage avec François Hollande pour la campagne présidentielle.

Rien d’étonnant donc au plaidoyer de Tricastin. Tous les arguments traditionnels des pro-nucléaire, même les plus contestables, y sont naturellement passés : de l’indépendance nationale aux économies de pétrole, de la compétitivité économique à la sauvegarde de l’emploi.

Dix fois plus de CO2 émis par l’Allemagne ?

Mais pourquoi le Président ne peut-il s’empêcher, pour appuyer ses dires, de produire des chiffres régulièrement très faux, souvent d’un ordre de grandeur ? Est-ce l’impunité que semble lui garantir sa position et la faible pugnacité des médias ? Est-ce la présence à ses côtés d’une ministre de l’Environnement polytechnicienne qui approuve silencieusement ses propos de hochements de tête ?

Un exemple parmi d’autres dans son discours de Tricastin de vérité assénée pour faire trembler le bon peuple à l’idée de toucher un cheveu nucléaire :

« Savez-vous que l’économie français aujourd’hui émet dix fois moins de CO2 dans l’atmosphère que l’Allemagne ? »

Voir à partir de la seizième minute

Un chiffre invraisemblable

En 2008, l’économie allemande émettait 920 millions de tonnes équivalent CO2 et la France 517, soit 1,78 fois moins, selon Eurostat. Mais cette même économie allemande, pour assurer le bien être de 82 millions d’habitants (contre 62,5 en France métropolitaine) produisait 32% de biens et services de plus que la France.

Par tête d’habitant, l’économie allemande a donc émis 35% de plus de CO2 que la France. Pourquoi alors annoncer ce chiffre faux et complètement invraisemblable de 1 000% ?

Nos « amis japonais »

Notons, par ailleurs, que Nicolas Sarkozy n’a pas un seul mot sur la question des accidents majeurs, celle qui est à coup sûr la principale préoccupation de la majorité de Français qui souhaiteraient sortir du nucléaire et qui est la première justification des projets politiques alternatifs. Cette éventualité est totalement éliminée de son discours.

Nous sommes pour lui en effet tellement meilleurs que nos « amis japonais » que ce n’est pas même la peine d’en parler. Il suffit alors de quelques chiffres plus ou moins bidons et d’une bonne dose de démagogie locale pour boucler l’affaire sous les applaudissements frénétiques de l’assemblée.

Ne croyez-vous pas pourtant que le débat sur la transition énergétique en France mériterait mieux que des effets d’estrade, des omissions majeures et des propos démagogiques fondés sur des chiffres sans fondement ?

 

viaSur le nucléaire, Sarkozy s’invente des chiffres et oublie les risques | Rue89 Planète.

Un mort dans l’explosion d’un four d’une centrale nucléaire

Un mort dans l'explosion d'un four d'une centrale nucléaire

Un four de la centrale nucléaire de Marcoule dans le Gard a explosé, faisant craindre des fuites radioactives (image d’illustration).

AFP/PASCAL GEORGE

L’explosion, survenue sur le site de Marcoule, entraîne un risque de fuite radioactive. Une personne aurait été tuée dans l’accident et quatre autres blessées.

Un four a explosé ce lundi sur le site nucléaire de Marcoule (Gard), entraînant un risque de fuite radioactive, a-t-on appris auprès des pompiers et de la préfecture.

L’explosion aurait, selon le Midi Libre, tué un homme, retrouvé carbonisé et en aurait blessé quatre autres, dont un très grièvement.

L’incident s’est déroulé dans le centre Centraco de la société Socodei, filiale d’EDF, à Codolet, a précisé à l’AFP un porte-parole du Commissariat à l’énergie atomique (CEA). « Pour l’instant, il n’y a pas de rejets à l’extérieur », a-t-il ajouté.

Un périmètre de sécurité a été installé en raison des risques de fuite, ont précisé les pompiers qui n’étaient pas en mesure pour l’instant de fournir un bilan de cet accident. La préfecture a indiqué n’être pas en mesure pour l’instant de communiquer.

>> Pour toute information, contactez-le 08 05 55 70 30

viaUn mort dans l’explosion d’un four d’une centrale nucléaire – L’EXPRESS.

Le gros oeuvre de l’EPR mal bétonné par endroits – nucléaire

 

L’Autorité de sûreté nucléaire a relevé des malfaçons dans le gros oeuvre du futur réacteur EPR de Flamanville. Bouygues crie à la manipulation.

La mise en route du premier réacteur nucléaire de troisième génération n'est plus attendue que pour 2016. La mise en route du premier réacteur nucléaire de troisième génération n’est plus attendue que pour 2016. – (AFP)

L’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a relevé ces derniers mois diverses malfaçons dans le gros oeuvre du futur réacteur EPR de Flamanville, de nature, pour certaines, à « porter préjudice à la qualité finale des structures », indique Le Canard enchaîné à paraître mercredi.
Selon l’hebdomadaire satirique, le « gendarme du nucléaire » a adressé à EDF, l’exploitant, « entre octobre 2010 et août 2011, quatre lettres au vitriol qui mettent en cause la qualité de plusieurs constructions vitales pour la sécurité du futur réacteur EPR », dont la construction est assurée par Bouygues.
Les inspecteurs de l’ASN ont relevé des trous dans des piliers en béton ou des défauts dans les parois de piscines destinées à recevoir le combustible nucléaire irradié, affirme le journal. « Les travaux béton visés par les lettres de l’ASN citées dans cet article sont encore en cours et n’ont même pas été réceptionnés par EDF », a précisé le ministère chargé de l’Industrie, de l’Énergie et de l’Économie numérique. L’ASN a confirmé l’envoi à EDF de quatre courriers. Elle précise, dans son dernier courrier en date du 10 août, que certaines des malfaçons constatées sont de nature à « porter préjudice à la qualité finale des structures ».
« Les trous dans le béton, les nids de cailloux (zone manquant de ciment) au sens large, c’est une problématique courante du génie civil. EDF, en tant qu’exploitant, se doit de les identifier et de les réparer », souligne Simon Huffeteau, chef de la division de Caen à l’ASN. « Les réparations sont évidemment obligatoires », ajoute-t-il.
La semaine dernière, l’ASN avait indiqué avoir constaté des « écarts et faiblesses » lors d’une inspection du site de construction du réacteur EPR et demandé à EDF de « faire des efforts importants pour démontrer la qualité de la construction ».
La mise en service de l’EPR de Flamanville (Manche) a déjà deux ans de retard sur la date initiale.

réaction

« C’est vrai qu’il y a des malfaçons, car c’est un prototype et il y a des difficultés techniques, mais elles sont reprises, a affirmé Martin Bouygues. L’Autorité de sûreté nucléaire est dans sa fonction quand elle apporte des réflexions sur la qualité de la construction. »
« Les photos montrant des trous ont été prises avant que les travaux de reprise soient effectués. Cela n’a aucun sens. C’est une manipulation honteuse et scandaleuse. Les travaux béton visés par les lettres de l’ASN citées dans cet article sont encore en cours. »

viaNouvelle République : Le gros oeuvre de l’EPR mal bétonné par endroits – nucléaire.

CIVAUX Encore un incident à la centrale nucléaire

Ils se suivent et ne se ressemblent pas depuis quelques semaines. La direction de la centrale nucléaire vient de déclarer son troisième incident de niveau 1 en peu de temps. Le dernier en date concerne le délai d’ouverture et de fermeture qui doit être respecté par des vannes de l’unité 2. Elles servent à détourner de la vapeur destinée à la turbine. Au lieu des 8 secondes réglementaires, deux des quatre vannes ont mis 10 et 12 secondes pour effectuer cette manoeuvre. Les techniciens sont intervenus pour régler le problème.
http://www.lanouvellerepublique.fr/vienne/ACTUALITE/Faits-Divers/24-Heures/CIVAUX-Encore-un-incident-a-la-centrale-nucleaire

Alerte chimique à la centrale de Saint-Laurent –

Hier matin, l’accès à la centrale nucléaire a été temporairement fermé pour suspicion de fuite de gaz d’ammoniac. Tout est rapidement rentré dans l’ordre.

La station où se situait l’alerte au gaz d’ammoniac – (Photo d’archives EDF)

Une alerte à la fuite de gaz d’ammoniac a provoqué la mobilisation d’un important dispositif de secours, hier matin, à la centrale de Saint-Laurent-des-Eaux. Comme le prévoit le plan d’intervention en pareil cas, près d’une cinquantaine de pompiers partis de dix centres de secours ont rallié le site de production d’électricité. Le dispositif commandé par le lieutenant-colonel Hermelin comportait notamment la cellule mobile d’intervention pour les risques chimiques et de nombreux véhicules. Cet incident n’a pas perturbé le fonctionnement de la centrale, il ne concernait pas la partie nucléaire du CNPE, mais une station de traitement de l’eau située entre les aéroréfrigérants (au pied de l’une des deux hautes cheminées).
Dès le déclenchement de l’alarme, outre les secours, le personnel d’astreinte a été appelé, tandis que le personnel présent a été invité à rejoindre les « points de regroupement ». Tous les accès au site ont été bloqués par les gendarmes du peloton de surveillance et de protection (PSPG).
Les investigations et mesures effectuées ont permis de découvrir un défaut sur un tableau électrique et d’écarter la piste d’une fuite de gaz d’ammoniac à l’origine de cette alarme intempestive.
Il était alors 9 h 45 et le personnel et les prestataires ont été autorisés à regagner le site. Les intervenants sont nombreux à cette date puisque EDF prépare un arrêt programmé de l’unité n° 1 en fin de semaine.

La station de monochloramine

Située entre les aéroréfrigérants, la station de traitement de l’eau d’où l’alerte est partie, est destinée à fabriquer en continu la monochloramine (mélange d’eau de Javel et d’ammoniaque) qui injecte du chlore dans l’eau de refroidissement éliminant amibes et légionelles (comme dans l’eau des piscines privées).
En cas de fuite, une zone du site d’une cinquantaine de mètres de rayon est verrouillée (risque potentiel pour la santé), une zone plus grande de 150 m environ de rayon est évacuée ou confinée, elle couvre une grande partie des installations et l’accès secondaire au site le long de la Loire. Cette intervention n’aura pas été inutile en servant d’entraînement aux pompiers comme aux agents du site.

Cor. NR : Bernard Sautenet

viaNouvelle République : Alerte chimique à la centrale de Saint-Laurent –.

Alerte chimique à la centrale de Saint-Laurent –

Hier matin, l’accès à la centrale nucléaire a été temporairement fermé pour suspicion de fuite de gaz d’ammoniac. Tout est rapidement rentré dans l’ordre.

La station où se situait l’alerte au gaz d’ammoniac – (Photo d’archives EDF)

Une alerte à la fuite de gaz d’ammoniac a provoqué la mobilisation d’un important dispositif de secours, hier matin, à la centrale de Saint-Laurent-des-Eaux. Comme le prévoit le plan d’intervention en pareil cas, près d’une cinquantaine de pompiers partis de dix centres de secours ont rallié le site de production d’électricité. Le dispositif commandé par le lieutenant-colonel Hermelin comportait notamment la cellule mobile d’intervention pour les risques chimiques et de nombreux véhicules. Cet incident n’a pas perturbé le fonctionnement de la centrale, il ne concernait pas la partie nucléaire du CNPE, mais une station de traitement de l’eau située entre les aéroréfrigérants (au pied de l’une des deux hautes cheminées).
Dès le déclenchement de l’alarme, outre les secours, le personnel d’astreinte a été appelé, tandis que le personnel présent a été invité à rejoindre les « points de regroupement ». Tous les accès au site ont été bloqués par les gendarmes du peloton de surveillance et de protection (PSPG).
Les investigations et mesures effectuées ont permis de découvrir un défaut sur un tableau électrique et d’écarter la piste d’une fuite de gaz d’ammoniac à l’origine de cette alarme intempestive.
Il était alors 9 h 45 et le personnel et les prestataires ont été autorisés à regagner le site. Les intervenants sont nombreux à cette date puisque EDF prépare un arrêt programmé de l’unité n° 1 en fin de semaine.

La station de monochloramine

Située entre les aéroréfrigérants, la station de traitement de l’eau d’où l’alerte est partie, est destinée à fabriquer en continu la monochloramine (mélange d’eau de Javel et d’ammoniaque) qui injecte du chlore dans l’eau de refroidissement éliminant amibes et légionelles (comme dans l’eau des piscines privées).
En cas de fuite, une zone du site d’une cinquantaine de mètres de rayon est verrouillée (risque potentiel pour la santé), une zone plus grande de 150 m environ de rayon est évacuée ou confinée, elle couvre une grande partie des installations et l’accès secondaire au site le long de la Loire. Cette intervention n’aura pas été inutile en servant d’entraînement aux pompiers comme aux agents du site.

Cor. NR : Bernard Sautenet

viaNouvelle République : Alerte chimique à la centrale de Saint-Laurent –.

Sortir du Nucléaire appelle à un rassemblement samedi –

L’association Sortir du nucléaire 41 organise samedi 23 avril un rassemblement à « Port au vin » à Avaray, face à la centrale de Saint-Laurent. Pour marquer les 25 ans de la catastrophe nucléaire de Tchernobyl – c’était le 25 avril 1986 -, mais aussi pour faire le parallèle avec l’accident nucléaire, toujours en cours, de la centrale japonaise de Fukushima. L’association souhaite dédier ce rassemblement aux « liquidateurs » ukrainiens et russes : leurs 100 portraits seront affichés à Avaray, face à la centrale, où le public est convié à un pique-nique de 12 h à 14 h 30. Un départ groupé à vélo depuis Blois est également proposé, départ devant la piscine Saint-Jean à 10 h 30.

viaNouvelle République : Sortir du Nucléaire appelle à un rassemblement samedi –.

Nucléaire, Jusqu’Ici Tout Va Bien

Après l’accident nucléaire au Japon, Israël renoncerait au nucléaire civil

http://www.israel-infos.net/Apres-l-accident-nucleaire-au-Japon-Israel-renoncerait-au-nucleaire-civil-6679.html
par Gerard Fredj
Benjamin Netanyahou a annoncé qu’à la lumière de l’accident nucléaire en cours au Japon,…

Israël pourrait renoncer à la construction d’une nouvelle centrale nucléaire destinée à fournir de l’électricité au pays, qui devrait être construite par Israel Electric Corporation, mais également amener le pays à revoir radicalement sa position sur la question du nucléaire civil

« Je ne crois pas que nous allons poursuivre un programme d’énergie nucléaire civil dans les prochaines années », a déclaré le Premier ministre ajoutant :
« Nous assistons à une convergence entre une catastrophe naturelle et une catastrophe qui est due au fait de l’homme ».

Faisant référence aux gisements découverts récemment par Israël au large de Haïfa (Tamar et Leviathan), Netanyahou, interrogé par CNN a poursuivi:
« Moïse (…) nous a conduits dans la seule partie du Moyen-Orient qui n’a ni gaz, ni pétrole. Mais il s’est avéré qu’il n’était pas un si mauvais guide puisque nous avons découvert du gaz en mer. Alors, je crois que nous allons prendre le gaz et nous passer du nucléaire ».

Le gouvernement israélien vient d’autre part de mettre à l’arrêt l’ensemble des centrales nucléaires construites avant 1980, afin d’en vérifier les conditions de sécurité.

communiqué de la CRIIRAD

 

Communiqué – 14 mars 2011 – 13h

La CRIIRAD dénonce la sous-évaluation de la gravité des accidents survenus sur la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi et le manque crucial d’information tant sur les quantités de radioactivité rejetées depuis vendredi que sur les niveaux de contamination de l’air. Faute de ces données, il est impossible de se prononcer sur les niveaux de risques radiologiques. Les rares chiffres disponibles empêchent en tout cas de qualifier les rejets de « mineurs » (niveau 4 dans l’échelle INES) ou de « faibles » (déclaration télévisée de Mme Kosciusko-Morizet dimanche matin).

Un classement prématuré

Samedi 12 mars, les autorités japonaises ont classé au niveau 4 de l’échelle INES l’accident survenu sur le réacteur n°1 de la centrale de Fukushima Daiichi alors que l’accident était encore – est toujours – en devenir et que plusieurs autres réacteurs étaient en situation d’urgence radiologique. Les opérateurs de la centrale sont toujours en train de s’exposer à des niveaux d’irradiation très élevés pour éviter que la défaillance des systèmes de refroidissement des réacteurs n°1, 2 et 3 ne se transforme en catastrophe nucléaire. Des mesures extrêmes ont été prises pour refroidir à tout prix les réacteurs (notamment l’injection d’eau de mer en dépit des risques associés).

Le classement au niveau 4 a été enregistré sans correctif par l’AIEA. A notre connaissance, à ce jour, aucune autorité de sûreté nucléaire ne l’a remis en question.

Rappelons que l’échelle dite INES (International Nuclear and radiological Event Scale) classe les accidents nucléaires en fonction de leurs conséquences dans le site et à l’extérieur du site. Concernant les conséquences à l’intérieur du site, le niveau 4 correspond à un  « endommagement important » du cœur ou des barrières radiologiques ; dès lors que l’endommagement est « grave », le classement passe aux niveaux 5, 6 ou 7 en fonction de l’importance des rejets de radioactivité à l’extérieur de l’installation, importance qui conditionne évidemment le niveau de risque d’exposition de la population :

–        Le niveau 4 correspond à un rejet mineur de radioactivité dans l’environnement ;

–        Le niveau 5 à un rejet limité susceptible d’entraîner l’application partielle de contre-mesures prévues ;

–        Le niveau 6 à un rejet important susceptible d’exiger l’application intégrale des contre-mesures prévues ;

–        Le niveau 7 à un rejet majeur avec effet considérable sur la santé et l’environnement :

A l’appui du classement au niveau 4 de l’échelle INES (endommagement important, mais pas grave, du cœur des réacteurs et rejets mineurs de radioactivité), ni les autorités japonaises, ni l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA) n’ont publié de chiffres : ni sur l’ordre de grandeur des rejets, ni sur leur composition isotopique (nature et proportion des radionucléides présents qui déterminent la radiotoxicité des émissions radioactives) ni sur les niveaux de contamination de l’air à différentes distances de l’installation.

Tout aussi surprenantes sont les déclarations télévisées de la ministre de l’Ecologie qui a qualifié dimanche matin les rejets radioactifs de « faibles », alors même qu’elle reconnaissait ne disposer d’aucun chiffre. Cette qualification se fondait-elle sur l’évaluation des spécialistes de l’IRSN, de l’ASN et d’AREVA qu’elle avait réunis auparavant pour faire le point sur l’accident ? Il serait intéressant de savoir si la minimisation est imputable aux experts officiels (comme en 1986) ou à l’échelon politique.

Selon la CRIIRAD les rejets ne sont ni « mineurs », ni « faibles »

Sur la base des trop rares mesures disponibles, la CRIIRAD réfute formellement ce classement.

Samedi 12 mars, les débits de dose auraient en effet atteint 1,5 mSv/h (milllisievert par heure) aux abords immédiats de la centrale, avant de décroître après les opérations de décompression du réacteur, c’est-à-dire après le rejet de radioactivité dans l’atmosphère. Précisons qu’une valeur de 1,5 mSv par HEURE est de l’ordre de 10 000 fois supérieure au niveau ambiant normal et que la limite de dose réglementaire maximum admissible pour la population est de 1 mSv par AN (de 20 mSv/an pour les travailleurs). Ces niveaux d’irradiation indiquent que les rejets n’ont rien de « faibles » ou de « mineurs ». Une valeur de 100 µSv/h aurait été relevée dimanche par des journalistes à 2 km de l’installation. Si ce chiffre est avéré, il traduit la persistance et l’importance des rejets dans l’environnement.

Un terrible manque de transparence

Si les autorités affirment que les rejets sont mineurs ou faibles, elles doivent le justifier sur la base d’éléments chiffrés, objectifs et vérifiables.

La CRIIRAD demande que soient publiées les évaluations de la quantité totale de radioactivité rejetée par chacun des réacteurs accidentés ainsi que la composition isotopique des rejets. La CRIIRAD demande également la publication des niveaux de contamination de l’air : cartographie des activités volumiques (Bq/m3) pour les radionucléides clefs en fonction de la distance et du temps. Il importe de déterminer l’intensité et les déplacements des masses d’airs contaminées. Les informations disponibles suggèrent en effet que les rejets radioactifs de la centrale de Fukishima Daiichi ont atteint hier la centrale d’Onagawa située à 110-120 km au nord.

Evolutions météorologiques préoccupantes

Il importe de souligner que plusieurs services météorologiques ont annoncé dimanche que les conditions météorologiques – qui étaient plutôt favorables vendredi et samedi (vents d’ouest) – allaient s’inverser, avec des vents qui devraient désormais souffler vers l’intérieur des terres. Des pluies seraient également annoncées ce qui conduit, en cas de contamination de l’air, à intensifier les dépôts au sol. Dans un communiqué du 13 mars, l’AIEA annonce au contraire que les vents souffleront vers le nord-est, éloignant les rejets radioactifs  des côtes japonaises. « In partnership with the World Meteorological Organization, the IAEA is providing its member states with weather forecasts for the affected areas in Japan. The latest predictions have indicated winds moving to the Northeast, away from Japanese coast over the next three days.” L’AIEA n’a pas modifié cette information dans ses communiqués les plus récents. S’agit-il d’une version modifiée de l’anticyclone censé protéger la France en 1986 ?

Ces incertitudes doivent absolument être levées. Pour assurer au mieux la protection de la population, ou plutôt pour limiter au maximum son exposition, il est essentiel de disposer d’informations fiables et en temps réel sur les activités rejetées, sur la vitesse et la direction des vents, sur l’évolution de l’activité de l’air et des dépôts au sol.

Si les informations sur les ordres de grandeur des activités, des concentrations et des doses ne sont pas publiées pendant la phase de crise, il y a fort à craindre qu’il sera très difficile d’établir après coup la réalité des niveaux d’exposition.

 

http://lelaboratoire.over-blog.com/article-communique-de-la-criirad-69374722.html

Après l\’accident au Japon, le débat sur le nucléaire repart en France

Cécile Duflot en conférence de presse à Toulouse, le 25 février 2011Cécile Duflot en conférence de presse à Toulouse, le 25 février 2011 AFP PHOTO / ERIC CABANIS

NUCLÉAIRE – Les écologistes montent au créneau en France après l’accident de la centrale japonaise…

L’explosion de la centrale nucléaire de Fukushima- Daiichi au Japon a relancé le débat samedi sur la sûreté des installations en France. Elle est en effet le deuxième plus grand pays nucléaire au monde après les Etats-Unis et dispose de 58 réacteurs nucléaires, contre 55 au Japon, répartis dans 19 sites sur tout le territoire.

>> Suivez les événements au Japon en direct, en cliquant ici

Face à l’inquiétude grandissante, les autorités de surveillance ont ainsi annoncé le renforcement immédiat de la surveillance de qualité de l’air et assuré que les Français seraient informés «en temps réel».

Des rejets «faiblement radioactifs»

A Paris, les ministres de l’Ecologie et de l’Energie ont fait le point en fin de journée avec l’ensemble de la filière nucléaire française. Ils ont ainsi évoqué les risques du nuage radioactif et les mesures de sécurité au sein des centrales françaises. Selon Nathalie Kosciusko-Morizet, l’outre-mer français n’est pas menacé. Elle a précisé que les rejets de la centrale japonaise sont «faiblement radioactifs».

«Il y a des révisions régulières», a assuré Eric Besson, ministre de l’Industrie, mais a réfuté le terme de «catastrophe nucléaire» pour parler du Japon. L’association Sortir du nucléaire a également appelé  à la prudence, estimant que le manque d’informations ne permettait pas de qualifier ce qui s’est passé au Japon.

«Combien de tragédies» avant l’arrêt

Alors que l’agence nucléaire japonaise a minimisé l’accident, au regard de Tchernobyl notamment, la France tente ainsi de rassurer. La présidente de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), Agnès Buzyn, a promis la plus grande transparence.

Mais ces promesses ont été immédiatement rejetées par les écologistes qui réclament l’abandon pur et simple du nucléaire. «Même au Japon, pays au nucléaire réputé très sûr, la situation semble aujourd’hui échapper à tout contrôle», prévient Greenpeace. Le Parti de Gauche s’est lui demandé «combien de tragédies» seraient nécessaires «avant de prendre la décision de sortir du nucléaire».

Les écologistes montent au créneau

Les écologistes se sont également montrés inquiets. Selon eux, la France se repose quasi-exclusivement sur le nucléaire pour son électricité. En outre, ils dénoncent que certaines de ses centrales soient situées en zone sismique, comme celle de Fessenheim en Alsace. Ils ont également insisté sur l’anomalie signalée par EDF, début février. Celle-ci signalait une anomalie dans le «circuit d’injection de sécurité» (RIS) de 34 de ses 58 réacteurs.

Interrogée sur l’incident au Japon, «pas lié directement au risque sismique», Cécile Duflot estime qu’il «existe donc un risque similaire en France». La secrétaire nationale d’Europe Ecologie-Les Verts a en outre rappelé que «la sécurité absolue n’existe pas».

J. R. avec Reuters

viaAprès l\’accident au Japon, le débat sur le nucléaire repart en France – 20minutes.fr.

TV5MONDE : actualites : En 12 mois, cinq salariés d\’Areva-La Hague se sont suicidés, deux en février

CHERBOURG (AFP) – 22.02.2011 19:02

Deux salariés de l’usine de retraitement de déchets nucléaires Areva à Beaumont-Hague (Manche) se sont successivement suicidés en février, portant à cinq le nombre de suicides d’employés de l’usine en dehors du site en 12 mois, a-t-on appris mardi auprès de la direction.

voir_le_zoom : L'usine Areva de La Hague le 4 mars 2009L’usine Areva de La Hague le 4 mars 2009

Deux salariés de l’usine de retraitement de déchets nucléaires Areva à Beaumont-Hague (Manche) se sont successivement suicidés en février, portant à cinq le nombre de suicides d’employés de l’usine en dehors du site en 12 mois, a-t-on appris mardi auprès de la direction.

AFP/Archives – Mychele Daniau

Deux salariés de l’usine de retraitement de déchets nucléaires Areva à Beaumont-Hague (Manche) se sont successivement suicidés en février, portant à cinq le nombre de suicides d’employés de l’usine en dehors du site en 12 mois, a-t-on appris mardi auprès de la direction.

« Les raisons qui ont fait que les personnes sont passées à l’acte sont des facteurs personnels. Malgré tout, nous avons mis en place un plan d’action car les suicides sont des actes graves multifactoriels », a indiqué à l’AFP Christophe Neugnot, directeur de la communication de l’usine.

« Nous avons mis en place une écoute spécifique par les membres de notre service médical qui vont sur le terrain » pour proposer à ceux qui le souhaitent des rencontres avec les médecins et psychologues de l’entreprise, a ajouté M. Neugnot.

La direction souligne que « les premiers résultats d’une étude » confiée il y a plusieurs mois à un cabinet « montre que le niveau de stress est moins élevé à l’usine de la Hague que dans les autres entreprises étudiées par ce cabinet ». Cette étude met en avant un faible turn-over et un « absentéisme normal ».

Après le premier de ces suicides, la direction avait annoncé en juin 2010 accélérer une étude en cours sur le fonctionnement d’un atelier de son usine, où travaillait le salarié.

Le délégué FO (majoritaire sur le site) de l’usine n’était pas joignable dans l’immédiat. Un délégué CGT n’a pas souhaité faire de commentaire.

Après le premier suicide en mars 2010, le Comité hygiène et sécurité (CHSCT) de l’usine avait réclamé une expertise « indépendante » selon leur avocat mais le juge des référés du tribunal de grande instance de Cherbourg avait donné raison au groupe nucléaire qui refusait cette demande.

La cour d’appel de Caen doit examiner au printemps cette décision, selon un syndicat.

© 2011 AFP

viaTV5MONDE : actualites : En 12 mois, cinq salariés d\’Areva-La Hague se sont suicidés, deux en février.

Nelson Monfort fait-il des «ménages» pour Areva? – 20minutes.fr

 

Le présentateur Nelson Monfort lors de l'enregistrement d'une émission sur France 3 en juin 2009.Le présentateur Nelson Monfort lors de l’enregistrement d’une émission sur France 3 en juin 2009. CAPMAN/SIPA

PUBLICITÉ – Il aurait été payé par une filiale du groupe pour lui faire de la publicité…

Nelson Monfort a été convoqué la semaine prochaine dans le bureau du directeur des sports de France Télévisions, Daniel Bilalian.

Selon des informations publiées mardi par Le Post.fr le présentateur aurait fait un «ménage» avec une filiale d’Areva. Nelson Monfort a vivement démenti ces accusations.

Filiale d’Areva

Rien à voir ici avec un après-midi passé en compagnie d’une bonne vieille serpillère. La pratique, formellement interdite à France Télévisions, consiste pour un journaliste à utiliser son image pour faire de la publicité à une marque, contre rémunération.

Nelson Monfort doit présenter du 4 au 6 mars prochain les championnats d’Europe d’athlétisme. A cette occasion, il sera aussi présent dans une série de vidéos sur le site d’Athlenergy, filiale d’Areva, sponsor de l’événement sportif.

Accord de sa direction

Une nouvelle qui a provoqué les foudres du syndicat national des journalistes de France Télévision. Ce dernier menace même de faire grève.

Mais Nelson Monfort assure avoir obtenu l’accord de sa direction pour nouer ce partenariat. «Je ne souhaite pas communiquer avant mon entretien avec Daniel Bilalian», a-t-il expliqué à 20minutes.fr. «J’ai cependant demandé à ce que mon nom soit retiré du site Internet». Et le présentateur sportif renconce aussi à sa collaboration.

Contactée par 20minutes.fr, Areva a assuré que le nom du présentateur avait en effet disparu. Daniel Bilialian était de son côté injoignable mardi soir.

Nelson Monfort n’en serait pas à son premier «ménage». En juin 2009, lors du tournoi de tennis de Roland-Garros, il avait convié Mickey à l’une de ses émissions, juste après avoir animé un événement pour Disneyland Paris. Daniel Bilalian avait alors rappelé aux journalistes que la pratique était interdite.

Elsa Meyer avec Alice Coffin

viaNelson Monfort fait-il des «ménages» pour Areva? – 20minutes.fr.

Cancer du pancréas en Tricastin : facteurs de risque. – le blog lelaboratoire

lu sur le blog de Jean Pierre Morichaud

L’étude sanitaire sur les cancers autour du site nucléaire du Tricastin s’est conclue en juin 2010, et par une sur-incidence significative du cancer du pancréas dans la zone d’étude, comparée aux quatre départements limitrophes et à toute la France. 195 cas de mortalité depuis 1990, 57 cas de morbidité entre 2004 et 2007, 39 cas d’incidence (nouveaux cas)dans la même période ; soit un total de 291 cas à étudier. Il serait dommage de ne pas enquêter  en détail sur tous ces cas répertoriés : conditions de vie antérieur, lieux de travail, de résidence. Madame Thébaud-Mony, chercheur sur « cancers et environnement » à l’Inserm, a très bien développé ces arguments dans la revue de la Criirad d’octobre 2010, le Trait d’Union.

Les questions qui se posent et qui peuvent enrichir nos connaissances du cancer du pancréas sont les suivantes :

— l’évolution du taux de mortalité depuis 1990,

— la répartition géographique des cas entre AREVA à l’est de la zone et GERFOR à l’ouest. À Tchernobyl on a constaté de nombreux cas de diabète chez les survivants. Le diabète est dû à une insuffisance d’insuline laquelle est une hormone produite par le pancréas. Il serait important de savoir si cette perturbation est accompagnée de cancers du pancréas. La société Gerflor est une grande usine de production de dalles et de revêtements en PVC, qui contient des phtalates réputés aujourd’hui comme des perturbateurs endocriniens.

— le PCB dans le Rhône et d’autres polluants, le fluor chez Areva, la pollution de l’air le long de l’autoroute A7 … peuvent être envisagés.

–  un tri des résultats selon l’âge des malades serait aussi profitable.

 

L’un d’entre vous ou un chercheur  de votre entourage veut-il se charger d’une telle étude ?

A quel prix, dans quels délais, à soumettre au financement du conseil régional Rhône-Alpes et des communautés de communes voisines du Tricastin ?

Se faire connaitre auprès de Jean-Pierre Morichaud, membre de la  Commission Locale  d’Information (sur le nucléaire) en Tricastin , tél : 0670325913,  Il a publié en 2009 : « Itinéraire d’un militant écoligiste,pour la vie sur la planète », disponible aux Editions Yves Michel.

viaCancer du pancréas en Tricastin : facteurs de risque. – le blog lelaboratoire.

Greenpeace rhabille la BNP – affiches

Dans la nuit de samedi à dimanche, les agences BNP de Poitiers (place Leclerc et place De-Gaulle), mais aussi dans d’autres villes en France, ont été « rhabillées » par les militants de Greenpeace avec des affiches qui dénoncent les investissements de la banque dans des projets nucléaires. Deux projets étaient ainsi visés : Jaitapur, en Inde, « avec le projet de deux EPR sur une zone sismique » et au Brésil « avec une centrale nucléaire modèle Tchernobyl ».
Selon Greenpeace, trois groupes français figurent parmi les cinq banques qui investissent le plus dans l’atome : BNP-Paribas (13,5 milliards), la Société Générale (9,7 milliards) et le Crédit Agricole (9,2 milliards).

viaNouvelle République : Greenpeace rhabille la BNP – affiches.

Le toit d\’une centrale nucléaire s\’effondre – tian sur LePost.fr

 

Centrale nucléaire Flamanville

Centrale nucléaire Flamanville | MAXPPP/montage lepost


Samedi matin, la toiture d’un bâtiment annexe de la centrale de Flamanville, dans la Manche, s’est effondrée, sous le poids de la neige.

Les débris du toit sont tombés sur une dizaine de fûts contenant des déchets très faiblement radioactifs, indique le JDD.

Selon EDF, il s’agissait d’un « bâtiment de stockage » et non une partie sensible du site.

EDF précisant qu’il n’y a aucun risque pour l’environnement.
L’autorité de sûreté nucléaire (ASN) a classé l’incident au niveau 1 de l’échelle internationale des événements nucléaires Ines, graduée de 1 à 7.

Dans un communiqué, l’association Sortir du nucléaire a indiqué qu’un  » tel événement n’est pas inédit, puisque déjà, en décembre 1990, le toit du surgénérateur Superphénix s’était lui aussi effondré suite à des chutes de neige « .

L’association rappelant  » la vulnérabilité des installations nucléaires « .
La centrale de Flamanville a été mise en service en 1986, rappelle le JDD.

viaLe toit d\’une centrale nucléaire s\’effondre – tian sur LePost.fr.

Tritium : des rejets discrets… mais dangereux

Novembre 2010
Grave contamination radioactive en Ile-de-France

 

viaTritium : des rejets discrets… mais dangereux.

Royaume-Uni • Le site nucléaire de Sellafield au cœur d\’un scandale | Courrier international

Pendant trente ans, des médecins ont prélevé des organes sur les cadavres d’employés de ce complexe nucléaire, à des fins d’analyse – à l’insu des familles.

17.11.2010 | Jonathan Brown | The Independent

Le site nucléaire de Sellafield

Le site nucléaire de Sellafield

Des organes et des os ont été prélevés sans autorisation, durant trente ans, sur les cadavres de 64 employés du complexe nucléaire de Sellafield [dans le nord-ouest de l’Angleterre, près de la mer d’Irlande], selon les résultats d’une importante enquête commandée en 2007 par le ministre du Commerce et de l’Industrie de l’époque, Alistair Darling.

Les résultats ont été publiés hier [le 16 novembre]. Ils indiquent que ce n’est que plusieurs décennies après le décès de leurs proches que la plupart des familles ont découvert que ceux-ci avaient été privés de foie, de langue et parfois même de jambes. L’enquête a révélé l’existence, jusqu’en 1992, d’une collusion entre les pathologistes, les médecins légistes et les scientifiques de la région de Sellafield, pour qui les besoins de l’industrie nucléaire passaient avant les sentiments des familles éplorées.

Dans leurs dépositions, des représentants des salariés ont indiqué qu’ils avaient l’impression que ces corps avaient été “mutilés” et traités comme des “objets” pour aider l’industrie nucléaire à réfuter tout lien entre les cancers et les émissions de radiations.

Dans certains cas, les os manquants ont été remplacés avant les funérailles par des manches à balai. Les familles ont été “lésées”, selon Michael Redfern, le responsable de l’enquête, qui s’est également occupé de l’affaire de l’hôpital Alder Hey [à Liverpool, où plus de 2 000 organes et échantillons de tissus ont été prélevés sur 850 enfants entre 1988 et 1995]. La plupart des proches, dit-il, ont été trompés à un moment où ils étaient très vulnérables et trompés par ceux en qui ils étaient en droit de placer une confiance absolue.

Ces révélations sont le fruit de trois ans d’enquête sur l’industrie nucléaire et concernent aussi trois études indiquant que 6 500 cadavres, dont certains d’enfants, ont été utilisés à des fins de recherche par l’industrie nucléaire. Selon le rapport de 650 pages publié à l’issue de l’enquête, le prélèvement des organes et des tissus à Sellafield était, dans la plupart des cas, “inutile et inopportun”.

Les pathologistes font l’objet de critiques particulièrement virulentes. Le rapport les décrit comme “profondément ignorants de la loi” et convaincus à tort d’“avoir carte blanche pour enlever des tissus et des organes à toutes fins jugées utiles”. Les médecins légistes sont également accusés de ne pas avoir informé les familles et d’avoir aidé les autorités nucléaires sans se soucier de savoir si celles-ci avaient l’autorisation d’effectuer des prélèvements et si ces derniers avaient un rapport avec la cause de la mort.

Le personnage central dans l’affaire de Sellafield était le médecin chef du groupe nucléaire BNFL, Geoffrey Schofield, un expert reconnu de la santé au travail. L’enquête a révélé que, jusqu’à sa mort, en 1985, il n’a été soumis à “aucun encadrement particulier ni à un quelconque contrôle de ses activités”.

Ce médecin avait passé un “accord informel” avec les pathologistes de l’hôpital de West Cumburland et il lui était “facile” de se procurer des organes pour les analyser. Lui et ses successeurs retournaient à leur laboratoire avec les organes dans un bac à glace. Là, les organes étaient pesés, étiquetés et stockés dans un congélateur avant d’être analysés, puis emportés vers le dépôt de déchets à faible activité de Drigg. Le rapport accuse le Dr Schofield d’avoir pris “des mesures quelque peu discutables pour se procurer des organes” quand il les jugeait particulièrement intéressants et d’avoir “manipulé la procédure judiciaire”.

“Dans cette affaire, les familles des victimes devraient être vengées”, s’insurge Stan Higgins. Son père n’avait que 49 ans quand il est mort. Ancien membre du régiment des parachutistes et rugbyman passionné, il était également chef d’équipe dans l’usine de préparation du combustible lors de la fuite qui s’est produite en 1973 et il a été gravement exposé au ruthénium.

“C’est l’homme le plus irradié qui ait jamais survécu”, explique son fils, aujourd’hui médecin. “Il a vécu pendant environ cinq ans, mais, après la destruction de sa thyroïde, il a commencé à avoir des évanouissements et il est mort d’une crise cardiaque.” M. Higgins a appris plus tard que des tissus avaient été prélevés sur le corps de son père après sa mort, mais il n’a découvert qu’il y a trois ans toute l’ampleur de l’opération : vertèbres, médiastin, reins, fois, cœur, rate, sternum, poumons et ganglions lymphatiques lui ont été dérobés.

Le 16 novembre, à la Chambre des communes, le ministre de l’Energie, Chris Huhne, a présenté ses excuses aux familles et assuré que ces pratiques n’avaient plus cours.

viaRoyaume-Uni • Le site nucléaire de Sellafield au cœur d\’un scandale | Courrier international.

Un convoi d\’Areva sous surveillance –

Le convoi stationné sur une voie de desserte. - Le convoi stationné sur une voie de desserte. –  – Photo NR

Mercredi, l’engin à peine stationné sur une voie de desserte de l’autoroute A 10, face au péage d’Autrèche, des personnes intervenaient pour montrer leur inquiétude.
Les péripéties médiatisées du train de déchets radioactifs retraités, circulant entre la France et l’Allemagne, sont encore dans les mémoires. Or, voyant ce lourd convoi exceptionnel portant un très gros conteneur blanc frappé du sigle Areva, le parallèle s’est fait dans plusieurs esprits.
En fait, ce convoi exceptionnel de 80 t et de 30 m de longueur transporterait du matériel technique pour une centrale nucléaire. Ce serait un gros groupe électrogène ou un transformateur. Du côté de la préfecture, le directeur de cabinet du préfet a précisé qu’il ne contenait pas de matières radioactives. Ce convoi, qui circule dans le sens Amboise – Château-Renault, est trop lourd pour passer sur le pont qui enjambe l’autoroute. De temps en temps, ce type d’engin est donc dévié par une petite voie de desserte qui descend vers l’autoroute et qui remonte en face. Il suffit de couper la circulation, le temps que le convoi la traverse.
Tracteur en panne

Mais celui-ci est stationné depuis mercredi et devrait passer tout le week-end sur place. Le tracteur aurait eu un incident mécanique. Or, avec le pont du 11 Novembre, il ne peut être dépanné que lundi.
En attendant, pour des raisons de sécurité, une société de gardiennage reste sur place 24 h sur 24. Les vigiles se relaient toutes les douze heures. En début de semaine, le convoi devrait repartir, les gendarmes du peloton autoroutier assurant l’arrêt du trafic pendant les quelques minutes de traversée.

I. R.

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viaNouvelle République : Un convoi d\’Areva sous surveillance –.

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