Déchets radioactifs : les indignés de Neuvy-Pailloux

A l’initiative d’un collectif de citoyens inquiets du projet de stockage de déchets radioactifs à la 12 e Bsmat, une première réunion a eu lieu hier soir.

Hémorragie démographique, craintes pour la santé, autant de peurs exprimées hier. Hémorragie démographique, craintes pour la santé, autant de peurs exprimées hier. – (Photo NR, Patrick Gaïda)

Il est parfois plus aisé de briller par son absence que par sa présence. Hier soir, lors d’une première réunion d’information et de mobilisation initiée par le Collectif citoyen pour des alternatives au nucléaire (CCAN), l’assistance ne comptait ainsi ni militaire, ni représentant de la commune de Neuvy-Pailloux. Sans contradicteurs, difficile de préciser l’impact potentiel du projet. Les citoyens présents ne doutent pourtant pas de ses colossales répercussions négatives.

 » Qui voudra acheter une maison ici ?  »

« Nous étions presque certains que les responsables du projet ne seraient pas là, a ainsi expliqué Dominique, habitant de Mers-sur-Indre, membre du CCAN. Tout le monde veut nous convaincre que les doses seront négligeables. Or, rien n’est négligeable en matière de radioactivité. Il y a quelques années, un premier projet avait été abandonné en raison du sous-sol, avec une nappe phréatique qui est entre 3 et 5 m de profondeur. A ma connaissance, la nappe n’a pas changé de place. »
Ce projet, s’il est mené à son terme, envisage le stockage, à partir de septembre 2013, de déchets « contenant des radionucléides », selon les termes employés par l’état-major de la base, dans un bâtiment de 1.800 m 3 , qui contiendra près de 1.000 m 3 de matières radioactives au terme des vingt-cinq qu’est censé durer cet entreposage. « Or, fait remarquer Jean-Pierre Minne, administrateur du réseau Sortir du nucléaire, on dépose les déchets en promettant qu’on reviendra les chercher. Sauf que ces déchets n’ont pas d’hébergement possible après. Et ces produits ont une radioactivité importante, avec du radium 226 et de l’uranium. »
« Ceux qui arriveront à se farcir le dossier d’enquête publique verront qu’il y aura plus de pollution qu’à côté d’une centrale nucléaire, complète Cédric, autre membre du CCAN. Et puis, une fois que le site est pollué, pourquoi enlèveraient-ils les déchets après ? Et qui voudra acheter une maison ici ? Plein d’habitants du secteur disent déjà que s’ils avaient su qu’un tel projet naîtrait ici, ils n’y seraient pas venus. Combien d’habitants, combien de maisons vides, combien de malades, combien d’agriculteurs bio qui arrêteront ? »
« Montierchaume a émis un avis  » réservé  », conclut Dominique. Il faut que les autres communes concernées émettent un avis négatif. Ça peut jouer de manière très importante. Il faut bien être conscient que rien n’est fait. Une enquête publique est obligatoire mais ne présage en rien de la suite du projet. » La mobilisation des indignés de Neuvy-Pailloux ne fait sans doute que débuter.

Thierry Roulliaud

la phrase

 » Nous regrettons que le maire de Neuvy-Pailloux nous ait fait payer la location de la salle.  »

20/12/2011 05:26

Sarah Bourdin, membre du Collectif citoyen pour des alternatives au nucléaire, a déploré l’attitude du premier édile de la commune, absent des débats, et qui n’a donc pas mis gratuitement la salle des fêtes à la disposition des habitants inquiets de ce projet et de ses conséquences possibles sur la santé, la valeur de l’immobilier, l’évolution démographique et la qualité de vie globale, avec un environnement potentiellement dégradé. « C’est pour cela qu’on fera passer un chapeau parmi vous, a-t-elle ajouté, parce que ça fait quand même 137 €. »

viaNouvelle République : Déchets radioactifs : les indignés de Neuvy-Pailloux – environnement.

NUCLÉAIRE Réunion à Neuvy-Pailloux

Le Collectif citoyen pour les alternatives au nucléaire (CCAN) organise une réunion, lundi 19 décembre, « pour répondre à toutes les questions que pose le projet du centre d’entreposage et de tri de déchets militaires radionucléides sur le site du 12 e Bsmat de Neuvy-Pailloux ». Le CCAN précise qu’il a sollicité « les représentants du ministère de la Défense ainsi que des élus locaux pour répondre aux questions que se posent légitimement les riverains des communes limitrophes et toutes les personnes qui se sentent concernées. »

Lundi 19 décembre, à 18 h 30, salle des fêtes de Neuvy-Pailloux.

Lundi 19 décembre, à 18 h 30, salle des fêtes de Neuvy-Pailloux.

viaNouvelle République : NUCLÉAIRE Réunion à Neuvy-Pailloux – en bref.

 » Notre emploi est peut-être menacé par une fermeture de la centrale, mais en attendant, c’est notre sécurité qui est en jeu.  » – la phrase

Les arrêts de tranches font travailler des prestataires. Les arrêts de tranches font travailler des prestataires. – (dr)

Daniel Luengo, monteur d’échafaudages, est intervenu à de nombreuses reprises, cette année, sur la centrale de Saint-Laurent. Ce prestataire ne mâche pas ses mots sur les conditions de travail des sous-traitants de l’industrie nucléaire française. « Nous dénonçons des problèmes de sécurité à l’intérieur des centrales. Au-delà de la question  » Pour ou contre le nucléaire  », nous voulons mettre l’homme au centre de la sûreté des installations. Aujourd’hui, tout est devenu une course au fric. On voit la décadence : il faut aller de plus en plus vite avec moins de personnel. La longueur des arrêts de tranche a été réduite. L’objectif est de stopper le moins possible la centrale, car ça coûte cher. Bientôt, nous devrons intervenir quand elle continuera de fonctionner, sans connaître tous les risques. Un agent prestataire est suivi médicalement, le temps de son intervention à la centrale, mais après, c’est fini. »

http://www.ma-zone-controlee.com

viaNouvelle République :  » Notre emploi est peut-être menacé par une fermeture de la centrale, mais en attendant, c’est notre sécurité qui est en jeu.  » – la phrase.

 » L’Indre ne veut pas être une poubelle nucléaire  » – environnement

Neuvy-Pailloux. Le collectif citoyen est inquiet sur les risques du projet de stockage de déchets radioactifs. Il demande une réunion publique.

Les opposants estiment qu’il n’y aura pas seulement des éléments radioactifs d’aiguilles de compteurs et de montres (pour les rendre fluorescentes). – (dr)

Une réunion ne suffira pas à balayer les doutes sur le projet de stockage de déchets radioactifs sur le site de la 12 e Bsmat (NR du 29 novembre). Cependant, hier soir, à Châteauroux, Monique Lajonchère, d’Europe Ecologie-Les Verts, a été explicite : « Par deux fois, il y a déjà eu des tentatives de ramener des déchets dans l’Indre, l’actualité de Neuvy nous oblige à travailler sur ce dossier et l’Indre est à nouveau regardé pour l’installation d’une poubelle nucléaire ».
Le Nouveau Parti anticapitaliste (NPA), ainsi que des citoyens présents, sont d’accord sur l’urgence d’une action d’autant que l’avis d’enquête publique prend fin le 5 janvier 2012. Pierre Morizet, maire de Luzeret, explique avoir « rencontré le commissaire enquêteur qui m’a dit qu’il y avait un petit dossier de dix pages qui résumait tout ».
Certains, qui se sont présentés à Neuvy-Pailloux, dénoncent : « Le rôle du commissaire enquêteur est de rester neutre et de ne pas intervenir pour nous rassurer ». Le Collectif citoyen pour des alternatives au nucléaire estime qu’« il existe de fortes raisons d’être inquiet car cela pose les problèmes d’éventuelles pollutions de l’eau ou de l’air et les impacts de plusieurs produits radioactifs ne sont pas quantifiés ».
« Nous ne pouvons admettre tant d’incertitudes dans ce projet d’entreposage de déchets présentant une dangerosité avérée pour les riverains », assure Europe Écologie.

 » Cela deviendra un dépôt permanent  »

Bien des questions ont été posées : « Cela risque de devenir un dépôt permanent et après, plus personne ne pourra vendre sa maison à Neuvy ou personne ne voudra y venir ». Le collectif a trouvé un consensus : « Il faut une réunion publique, avec le maire, les militaires et les habitants ». Il sera difficile de convaincre mais, paraît-il, Greenpeace est déjà averti.

Jacky Courtin

viaNouvelle République :  » L’Indre ne veut pas être une poubelle nucléaire  » – environnement.

Contre l’entreposage des déchets radioactifs à Neuvy Pailloux

 

 


Signez la pétition en ligne ici : http://www.mesopinions.com/Contre-l-entreposage-des-dechets–radioactifs-a-Neuvy-Pailloux-petition-petitions-f56c2c36f35eba31de03789bf706d8ca.html


Téléchargez la pétition pour l’imprimer ICI

Pour la troisième fois en vingt ans, l’Indre est regardé comme un lieu idéal pour l’installation d’une poubelle nucléaire. Après les FAVL (éléments à Faible Activité et Vie Longue) voici des déchets dont il est dit dans l’ « Avis de l’autorité environnementale » : qu’ils ne sont pas précisés.

Au regard de cet avis, et en particulier du chapitre 3.5 intitulé Évaluation des risques sanitaires, il existe de fortes raisons d’être inquiet :

– « Les déchets entreposés ne sont pas caractérisés par rapport à leur activité et à leur période ».
– « Aucun élément n’est fourni dans l’étude sur l’éventuelle pollution de captages d’eau ».
– « En fonctionnement normal, seuls les rejets gazeux (tritium 3H, radon 222 et krypton 84) sont radioactifs ».
– « Ne sont abordées ni les mesures pour supprimer ou compenser les inconvénients de l’installation, ni les méthodes utilisées pour évaluer les effets de l’installation sur l’environnement ».
– « Les impacts de plusieurs produits radioactifs (Plomb 210, krypton 85…) ne sont pas quantifiés, sans explication ».
– « un incendie induirait une contamination environnementale significative et diversifiée »

Nous ne pouvons admettre tant d’incertitudes dans un projet d’entreposage de déchets présentant une dangerosité potentielle avérée pour les populations riveraines, et ceci pour 25 ans (maximum ?), en attendant qu’une filière ANDRA (Agence Nationale pour la gestion des Déchets Radio-Actifs) soit opérationnelle, mais il n’est pas indiqué de quelle filière ANDRA il est question. Une hypothétique filière ?

D’autres questions se posent :
– quelles garanties aurons-nous quant à l’utilisation future du site dans 10 ou 20 ans ?
– Quels types de déchets pourraient y être entreposés une fois le site en fonctionnement?
– Quel contrôle complet et démocratique sera mis en place afin que les populations soient informées du type de composants présents sur le site ?
– Y aura-t-il une autorité indépendante de l’armée pour effectuer ses contrôles avec participation des populations?

En matière de déchets radioactifs, nous nous opposons à la dissémination nucléaire dans de nouveaux sites de stockage ou « d’entreposage », les déchets doivent être stockés sur un des lieux de production actuels afin de ne pas multiplier les risques envers les populations.

Pour toutes ces raisons, nous nous opposons à l’installation de ce site d’entreposage de déchets radioactifs à Neuvy Pailloux.

Téléchargez la pétition pour l’imprimer ICI


Signez la pétition en ligne ici : http://www.mesopinions.com/Contre-l-entreposage-des-dechets–radioactifs-a-Neuvy-Pailloux-petition-petitions-f56c2c36f35eba31de03789bf706d8ca.html

viaEurope Ecologie-Les Verts dans l’Indre.

Un centre de stockage de déchets radioactifs dans l’Indre – suite

Après l’article de la Nouvelle république du 29/11/2011, pas très rassurant, la rédaction fait marche arrière, et essaie de calmer le jeu, le NPA, lui enfonce le clou.

A lire aussi la réaction d’Europe Ecologie de l’Indre

NR Neuvy-P1 NR Neuvy P2

L’article de la NR du 01/12/2011

DECHETS NUCLEAIRES MILITAIRES DANS L’INDRE : LA SUITE !

Le Nouveau Parti Anticapitaliste a été le premier à réagir à la demande par l’armée de l’ouverture d’un centre de tri et de stockage de déchets nucléaires dans l’Indre à Neuvy-Pailloux. L’armée, par la voix du Colonel BERNARD, commandant de la BSMAT a essayé bien entendu de minimiser les choses dans la presse…

Le NPA a aussitôt répondu, voir ci-dessous  :

Dans l’édition de la NR du 29 Novembre, le colonel BERNARD, commandant de la BSMAT, déclare que « le centre national de tri et d’entreposages de déchets » dont va hériter (sic) sa base « ne sera pas une infâme poubelle nucléaire à ciel ouvert ». Il affirme que les déchets « seront repris par l’Agence Nationale pour la gestion des déchets radioactifs (ANDRA) » et bien entendu, se voulant rassurant, que tout est sous contrôle. Aucun risque possible !

Il convient donc de se reporter au dossier d’avis de l’autorité environnementale. Cette autorité observe notamment que « ne sont pas abordées dans le dossier les mesures pour supprimer, limiter ou compenser les inconvénients de l’installation, ni les méthodes utilisées pour évaluer les effets de l’installation sur l’environnement ». Elle recommande également de « compléter les études relatives au rejet des eaux pluviales, des eaux usées et des eaux industrielles… et d’évaluer les effets sur les deux cours d’eau (la Vignole et le Sainte-Fauste) et sur la nappe d’eau souterraine »…

Etudes non faites… tout à fait rassurant on vous dit !

On peut lire également que « par ailleurs, les déchets entreposés ne sont pas caractérisés par rapport à leur activité (faible, moyenne ou haute ?) et à leur prériode (vie courte ou vie longue ?) », mais encore que, dans l’étude, l’impact des dépôts de plomb 210 n’est pas quantifié, ni celui de l’incorporation du polonium 210 dans la châine alimentaire, ni les rejets de Krypton 85…

Vous êtes un peu plus rassurés ?

Concernant la reprise des déchets par l’ANDRA, dont nous assure le Colonel BERNARD, on peut lire dans le rapport d’assistance à maitrise d’ouvrage, que cet organisme émet un avis négatif quant à leur réception, sauf s’ils répondent à certains critères trés précis, que seule l’ANDRA serait en mesure de fixer au cas par cas (! ).En effet, « ces déchets radifères dans leur ensemble ne peuvent pas être directement pris en charge dans des filières de gestion à long terme ; aussi est-il nécessaire de des entreposer en attendant »… et pourquoi pas à Neuvy-Pailloux ? Une poubelle, non ?

Ce rapport,qui ne peut que continuer à nous rassurer, indique que « cette activité d’entreposage conduira trés probablement au marquage de l’environnement par le tritium, même correctement confiné, compte tenu de la grande diffusivité des déchets triés » Enfin, précisons que même si ce centre n’est qu’au niveau de projet, paraît-il, l’annexe au projet de loi de finances pour 2012 prévoit les crédits (pour un stockage « temporaire » de 25 ans minimum !).

Le NPA appelle donc la population à ne pas se laisser endormir par les belles phrases rassurantes du lobby pro-nucléaire, qu’il soit civil ou militaire, et à se mobiliser en masse contre ce centre de Neuvy-Pailloux.

viaUn centre de stockage de déchets radioactifs dans l’Indre – suite – Le blog d’actualité du Boischaut nord.

Antinucléaire Événements Indre –

Ville : 36120 Ardentes

  À tous les habitants autour de Neuvy Pailloux ,des déchets radioactifs vont être stockés pendant 25 ans!Créons ensemble une force pour contrer cette folie humaine!

viaAntinucleaire Evénements Indre – leboncoin.fr.

50 ans d’électricité, 500 000 ans de radioactivité – YouTube

50 ans d’électricité, 500 000 ans de radioactivité – YouTube.

Sur le nucléaire, Sarkozy s’invente des chiffres et oublie les risques | Rue89 Planète

Expert- président de Global Chance

 

On avait bien compris depuis quelques jours que Nicolas Sarkozy avait décidé de faire de la défense du nucléaire un axe majeur de clivage avec François Hollande pour la campagne présidentielle.

Rien d’étonnant donc au plaidoyer de Tricastin. Tous les arguments traditionnels des pro-nucléaire, même les plus contestables, y sont naturellement passés : de l’indépendance nationale aux économies de pétrole, de la compétitivité économique à la sauvegarde de l’emploi.

Dix fois plus de CO2 émis par l’Allemagne ?

Mais pourquoi le Président ne peut-il s’empêcher, pour appuyer ses dires, de produire des chiffres régulièrement très faux, souvent d’un ordre de grandeur ? Est-ce l’impunité que semble lui garantir sa position et la faible pugnacité des médias ? Est-ce la présence à ses côtés d’une ministre de l’Environnement polytechnicienne qui approuve silencieusement ses propos de hochements de tête ?

Un exemple parmi d’autres dans son discours de Tricastin de vérité assénée pour faire trembler le bon peuple à l’idée de toucher un cheveu nucléaire :

« Savez-vous que l’économie français aujourd’hui émet dix fois moins de CO2 dans l’atmosphère que l’Allemagne ? »

Voir à partir de la seizième minute

Un chiffre invraisemblable

En 2008, l’économie allemande émettait 920 millions de tonnes équivalent CO2 et la France 517, soit 1,78 fois moins, selon Eurostat. Mais cette même économie allemande, pour assurer le bien être de 82 millions d’habitants (contre 62,5 en France métropolitaine) produisait 32% de biens et services de plus que la France.

Par tête d’habitant, l’économie allemande a donc émis 35% de plus de CO2 que la France. Pourquoi alors annoncer ce chiffre faux et complètement invraisemblable de 1 000% ?

Nos « amis japonais »

Notons, par ailleurs, que Nicolas Sarkozy n’a pas un seul mot sur la question des accidents majeurs, celle qui est à coup sûr la principale préoccupation de la majorité de Français qui souhaiteraient sortir du nucléaire et qui est la première justification des projets politiques alternatifs. Cette éventualité est totalement éliminée de son discours.

Nous sommes pour lui en effet tellement meilleurs que nos « amis japonais » que ce n’est pas même la peine d’en parler. Il suffit alors de quelques chiffres plus ou moins bidons et d’une bonne dose de démagogie locale pour boucler l’affaire sous les applaudissements frénétiques de l’assemblée.

Ne croyez-vous pas pourtant que le débat sur la transition énergétique en France mériterait mieux que des effets d’estrade, des omissions majeures et des propos démagogiques fondés sur des chiffres sans fondement ?

 

viaSur le nucléaire, Sarkozy s’invente des chiffres et oublie les risques | Rue89 Planète.

Un mort dans l’explosion d’un four d’une centrale nucléaire

Un mort dans l'explosion d'un four d'une centrale nucléaire

Un four de la centrale nucléaire de Marcoule dans le Gard a explosé, faisant craindre des fuites radioactives (image d’illustration).

AFP/PASCAL GEORGE

L’explosion, survenue sur le site de Marcoule, entraîne un risque de fuite radioactive. Une personne aurait été tuée dans l’accident et quatre autres blessées.

Un four a explosé ce lundi sur le site nucléaire de Marcoule (Gard), entraînant un risque de fuite radioactive, a-t-on appris auprès des pompiers et de la préfecture.

L’explosion aurait, selon le Midi Libre, tué un homme, retrouvé carbonisé et en aurait blessé quatre autres, dont un très grièvement.

L’incident s’est déroulé dans le centre Centraco de la société Socodei, filiale d’EDF, à Codolet, a précisé à l’AFP un porte-parole du Commissariat à l’énergie atomique (CEA). « Pour l’instant, il n’y a pas de rejets à l’extérieur », a-t-il ajouté.

Un périmètre de sécurité a été installé en raison des risques de fuite, ont précisé les pompiers qui n’étaient pas en mesure pour l’instant de fournir un bilan de cet accident. La préfecture a indiqué n’être pas en mesure pour l’instant de communiquer.

>> Pour toute information, contactez-le 08 05 55 70 30

viaUn mort dans l’explosion d’un four d’une centrale nucléaire – L’EXPRESS.

Le gros oeuvre de l’EPR mal bétonné par endroits – nucléaire

 

L’Autorité de sûreté nucléaire a relevé des malfaçons dans le gros oeuvre du futur réacteur EPR de Flamanville. Bouygues crie à la manipulation.

La mise en route du premier réacteur nucléaire de troisième génération n'est plus attendue que pour 2016. La mise en route du premier réacteur nucléaire de troisième génération n’est plus attendue que pour 2016. – (AFP)

L’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a relevé ces derniers mois diverses malfaçons dans le gros oeuvre du futur réacteur EPR de Flamanville, de nature, pour certaines, à « porter préjudice à la qualité finale des structures », indique Le Canard enchaîné à paraître mercredi.
Selon l’hebdomadaire satirique, le « gendarme du nucléaire » a adressé à EDF, l’exploitant, « entre octobre 2010 et août 2011, quatre lettres au vitriol qui mettent en cause la qualité de plusieurs constructions vitales pour la sécurité du futur réacteur EPR », dont la construction est assurée par Bouygues.
Les inspecteurs de l’ASN ont relevé des trous dans des piliers en béton ou des défauts dans les parois de piscines destinées à recevoir le combustible nucléaire irradié, affirme le journal. « Les travaux béton visés par les lettres de l’ASN citées dans cet article sont encore en cours et n’ont même pas été réceptionnés par EDF », a précisé le ministère chargé de l’Industrie, de l’Énergie et de l’Économie numérique. L’ASN a confirmé l’envoi à EDF de quatre courriers. Elle précise, dans son dernier courrier en date du 10 août, que certaines des malfaçons constatées sont de nature à « porter préjudice à la qualité finale des structures ».
« Les trous dans le béton, les nids de cailloux (zone manquant de ciment) au sens large, c’est une problématique courante du génie civil. EDF, en tant qu’exploitant, se doit de les identifier et de les réparer », souligne Simon Huffeteau, chef de la division de Caen à l’ASN. « Les réparations sont évidemment obligatoires », ajoute-t-il.
La semaine dernière, l’ASN avait indiqué avoir constaté des « écarts et faiblesses » lors d’une inspection du site de construction du réacteur EPR et demandé à EDF de « faire des efforts importants pour démontrer la qualité de la construction ».
La mise en service de l’EPR de Flamanville (Manche) a déjà deux ans de retard sur la date initiale.

réaction

« C’est vrai qu’il y a des malfaçons, car c’est un prototype et il y a des difficultés techniques, mais elles sont reprises, a affirmé Martin Bouygues. L’Autorité de sûreté nucléaire est dans sa fonction quand elle apporte des réflexions sur la qualité de la construction. »
« Les photos montrant des trous ont été prises avant que les travaux de reprise soient effectués. Cela n’a aucun sens. C’est une manipulation honteuse et scandaleuse. Les travaux béton visés par les lettres de l’ASN citées dans cet article sont encore en cours. »

viaNouvelle République : Le gros oeuvre de l’EPR mal bétonné par endroits – nucléaire.

CIVAUX Encore un incident à la centrale nucléaire

Ils se suivent et ne se ressemblent pas depuis quelques semaines. La direction de la centrale nucléaire vient de déclarer son troisième incident de niveau 1 en peu de temps. Le dernier en date concerne le délai d’ouverture et de fermeture qui doit être respecté par des vannes de l’unité 2. Elles servent à détourner de la vapeur destinée à la turbine. Au lieu des 8 secondes réglementaires, deux des quatre vannes ont mis 10 et 12 secondes pour effectuer cette manoeuvre. Les techniciens sont intervenus pour régler le problème.
http://www.lanouvellerepublique.fr/vienne/ACTUALITE/Faits-Divers/24-Heures/CIVAUX-Encore-un-incident-a-la-centrale-nucleaire

Alerte chimique à la centrale de Saint-Laurent –

Hier matin, l’accès à la centrale nucléaire a été temporairement fermé pour suspicion de fuite de gaz d’ammoniac. Tout est rapidement rentré dans l’ordre.

La station où se situait l’alerte au gaz d’ammoniac – (Photo d’archives EDF)

Une alerte à la fuite de gaz d’ammoniac a provoqué la mobilisation d’un important dispositif de secours, hier matin, à la centrale de Saint-Laurent-des-Eaux. Comme le prévoit le plan d’intervention en pareil cas, près d’une cinquantaine de pompiers partis de dix centres de secours ont rallié le site de production d’électricité. Le dispositif commandé par le lieutenant-colonel Hermelin comportait notamment la cellule mobile d’intervention pour les risques chimiques et de nombreux véhicules. Cet incident n’a pas perturbé le fonctionnement de la centrale, il ne concernait pas la partie nucléaire du CNPE, mais une station de traitement de l’eau située entre les aéroréfrigérants (au pied de l’une des deux hautes cheminées).
Dès le déclenchement de l’alarme, outre les secours, le personnel d’astreinte a été appelé, tandis que le personnel présent a été invité à rejoindre les « points de regroupement ». Tous les accès au site ont été bloqués par les gendarmes du peloton de surveillance et de protection (PSPG).
Les investigations et mesures effectuées ont permis de découvrir un défaut sur un tableau électrique et d’écarter la piste d’une fuite de gaz d’ammoniac à l’origine de cette alarme intempestive.
Il était alors 9 h 45 et le personnel et les prestataires ont été autorisés à regagner le site. Les intervenants sont nombreux à cette date puisque EDF prépare un arrêt programmé de l’unité n° 1 en fin de semaine.

La station de monochloramine

Située entre les aéroréfrigérants, la station de traitement de l’eau d’où l’alerte est partie, est destinée à fabriquer en continu la monochloramine (mélange d’eau de Javel et d’ammoniaque) qui injecte du chlore dans l’eau de refroidissement éliminant amibes et légionelles (comme dans l’eau des piscines privées).
En cas de fuite, une zone du site d’une cinquantaine de mètres de rayon est verrouillée (risque potentiel pour la santé), une zone plus grande de 150 m environ de rayon est évacuée ou confinée, elle couvre une grande partie des installations et l’accès secondaire au site le long de la Loire. Cette intervention n’aura pas été inutile en servant d’entraînement aux pompiers comme aux agents du site.

Cor. NR : Bernard Sautenet

viaNouvelle République : Alerte chimique à la centrale de Saint-Laurent –.

Alerte chimique à la centrale de Saint-Laurent –

Hier matin, l’accès à la centrale nucléaire a été temporairement fermé pour suspicion de fuite de gaz d’ammoniac. Tout est rapidement rentré dans l’ordre.

La station où se situait l’alerte au gaz d’ammoniac – (Photo d’archives EDF)

Une alerte à la fuite de gaz d’ammoniac a provoqué la mobilisation d’un important dispositif de secours, hier matin, à la centrale de Saint-Laurent-des-Eaux. Comme le prévoit le plan d’intervention en pareil cas, près d’une cinquantaine de pompiers partis de dix centres de secours ont rallié le site de production d’électricité. Le dispositif commandé par le lieutenant-colonel Hermelin comportait notamment la cellule mobile d’intervention pour les risques chimiques et de nombreux véhicules. Cet incident n’a pas perturbé le fonctionnement de la centrale, il ne concernait pas la partie nucléaire du CNPE, mais une station de traitement de l’eau située entre les aéroréfrigérants (au pied de l’une des deux hautes cheminées).
Dès le déclenchement de l’alarme, outre les secours, le personnel d’astreinte a été appelé, tandis que le personnel présent a été invité à rejoindre les « points de regroupement ». Tous les accès au site ont été bloqués par les gendarmes du peloton de surveillance et de protection (PSPG).
Les investigations et mesures effectuées ont permis de découvrir un défaut sur un tableau électrique et d’écarter la piste d’une fuite de gaz d’ammoniac à l’origine de cette alarme intempestive.
Il était alors 9 h 45 et le personnel et les prestataires ont été autorisés à regagner le site. Les intervenants sont nombreux à cette date puisque EDF prépare un arrêt programmé de l’unité n° 1 en fin de semaine.

La station de monochloramine

Située entre les aéroréfrigérants, la station de traitement de l’eau d’où l’alerte est partie, est destinée à fabriquer en continu la monochloramine (mélange d’eau de Javel et d’ammoniaque) qui injecte du chlore dans l’eau de refroidissement éliminant amibes et légionelles (comme dans l’eau des piscines privées).
En cas de fuite, une zone du site d’une cinquantaine de mètres de rayon est verrouillée (risque potentiel pour la santé), une zone plus grande de 150 m environ de rayon est évacuée ou confinée, elle couvre une grande partie des installations et l’accès secondaire au site le long de la Loire. Cette intervention n’aura pas été inutile en servant d’entraînement aux pompiers comme aux agents du site.

Cor. NR : Bernard Sautenet

viaNouvelle République : Alerte chimique à la centrale de Saint-Laurent –.

Sortir du Nucléaire appelle à un rassemblement samedi –

L’association Sortir du nucléaire 41 organise samedi 23 avril un rassemblement à « Port au vin » à Avaray, face à la centrale de Saint-Laurent. Pour marquer les 25 ans de la catastrophe nucléaire de Tchernobyl – c’était le 25 avril 1986 -, mais aussi pour faire le parallèle avec l’accident nucléaire, toujours en cours, de la centrale japonaise de Fukushima. L’association souhaite dédier ce rassemblement aux « liquidateurs » ukrainiens et russes : leurs 100 portraits seront affichés à Avaray, face à la centrale, où le public est convié à un pique-nique de 12 h à 14 h 30. Un départ groupé à vélo depuis Blois est également proposé, départ devant la piscine Saint-Jean à 10 h 30.

viaNouvelle République : Sortir du Nucléaire appelle à un rassemblement samedi –.

Nucléaire, Jusqu’Ici Tout Va Bien

Après l’accident nucléaire au Japon, Israël renoncerait au nucléaire civil

http://www.israel-infos.net/Apres-l-accident-nucleaire-au-Japon-Israel-renoncerait-au-nucleaire-civil-6679.html
par Gerard Fredj
Benjamin Netanyahou a annoncé qu’à la lumière de l’accident nucléaire en cours au Japon,…

Israël pourrait renoncer à la construction d’une nouvelle centrale nucléaire destinée à fournir de l’électricité au pays, qui devrait être construite par Israel Electric Corporation, mais également amener le pays à revoir radicalement sa position sur la question du nucléaire civil

« Je ne crois pas que nous allons poursuivre un programme d’énergie nucléaire civil dans les prochaines années », a déclaré le Premier ministre ajoutant :
« Nous assistons à une convergence entre une catastrophe naturelle et une catastrophe qui est due au fait de l’homme ».

Faisant référence aux gisements découverts récemment par Israël au large de Haïfa (Tamar et Leviathan), Netanyahou, interrogé par CNN a poursuivi:
« Moïse (…) nous a conduits dans la seule partie du Moyen-Orient qui n’a ni gaz, ni pétrole. Mais il s’est avéré qu’il n’était pas un si mauvais guide puisque nous avons découvert du gaz en mer. Alors, je crois que nous allons prendre le gaz et nous passer du nucléaire ».

Le gouvernement israélien vient d’autre part de mettre à l’arrêt l’ensemble des centrales nucléaires construites avant 1980, afin d’en vérifier les conditions de sécurité.

communiqué de la CRIIRAD

 

Communiqué – 14 mars 2011 – 13h

La CRIIRAD dénonce la sous-évaluation de la gravité des accidents survenus sur la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi et le manque crucial d’information tant sur les quantités de radioactivité rejetées depuis vendredi que sur les niveaux de contamination de l’air. Faute de ces données, il est impossible de se prononcer sur les niveaux de risques radiologiques. Les rares chiffres disponibles empêchent en tout cas de qualifier les rejets de « mineurs » (niveau 4 dans l’échelle INES) ou de « faibles » (déclaration télévisée de Mme Kosciusko-Morizet dimanche matin).

Un classement prématuré

Samedi 12 mars, les autorités japonaises ont classé au niveau 4 de l’échelle INES l’accident survenu sur le réacteur n°1 de la centrale de Fukushima Daiichi alors que l’accident était encore – est toujours – en devenir et que plusieurs autres réacteurs étaient en situation d’urgence radiologique. Les opérateurs de la centrale sont toujours en train de s’exposer à des niveaux d’irradiation très élevés pour éviter que la défaillance des systèmes de refroidissement des réacteurs n°1, 2 et 3 ne se transforme en catastrophe nucléaire. Des mesures extrêmes ont été prises pour refroidir à tout prix les réacteurs (notamment l’injection d’eau de mer en dépit des risques associés).

Le classement au niveau 4 a été enregistré sans correctif par l’AIEA. A notre connaissance, à ce jour, aucune autorité de sûreté nucléaire ne l’a remis en question.

Rappelons que l’échelle dite INES (International Nuclear and radiological Event Scale) classe les accidents nucléaires en fonction de leurs conséquences dans le site et à l’extérieur du site. Concernant les conséquences à l’intérieur du site, le niveau 4 correspond à un  « endommagement important » du cœur ou des barrières radiologiques ; dès lors que l’endommagement est « grave », le classement passe aux niveaux 5, 6 ou 7 en fonction de l’importance des rejets de radioactivité à l’extérieur de l’installation, importance qui conditionne évidemment le niveau de risque d’exposition de la population :

–        Le niveau 4 correspond à un rejet mineur de radioactivité dans l’environnement ;

–        Le niveau 5 à un rejet limité susceptible d’entraîner l’application partielle de contre-mesures prévues ;

–        Le niveau 6 à un rejet important susceptible d’exiger l’application intégrale des contre-mesures prévues ;

–        Le niveau 7 à un rejet majeur avec effet considérable sur la santé et l’environnement :

A l’appui du classement au niveau 4 de l’échelle INES (endommagement important, mais pas grave, du cœur des réacteurs et rejets mineurs de radioactivité), ni les autorités japonaises, ni l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA) n’ont publié de chiffres : ni sur l’ordre de grandeur des rejets, ni sur leur composition isotopique (nature et proportion des radionucléides présents qui déterminent la radiotoxicité des émissions radioactives) ni sur les niveaux de contamination de l’air à différentes distances de l’installation.

Tout aussi surprenantes sont les déclarations télévisées de la ministre de l’Ecologie qui a qualifié dimanche matin les rejets radioactifs de « faibles », alors même qu’elle reconnaissait ne disposer d’aucun chiffre. Cette qualification se fondait-elle sur l’évaluation des spécialistes de l’IRSN, de l’ASN et d’AREVA qu’elle avait réunis auparavant pour faire le point sur l’accident ? Il serait intéressant de savoir si la minimisation est imputable aux experts officiels (comme en 1986) ou à l’échelon politique.

Selon la CRIIRAD les rejets ne sont ni « mineurs », ni « faibles »

Sur la base des trop rares mesures disponibles, la CRIIRAD réfute formellement ce classement.

Samedi 12 mars, les débits de dose auraient en effet atteint 1,5 mSv/h (milllisievert par heure) aux abords immédiats de la centrale, avant de décroître après les opérations de décompression du réacteur, c’est-à-dire après le rejet de radioactivité dans l’atmosphère. Précisons qu’une valeur de 1,5 mSv par HEURE est de l’ordre de 10 000 fois supérieure au niveau ambiant normal et que la limite de dose réglementaire maximum admissible pour la population est de 1 mSv par AN (de 20 mSv/an pour les travailleurs). Ces niveaux d’irradiation indiquent que les rejets n’ont rien de « faibles » ou de « mineurs ». Une valeur de 100 µSv/h aurait été relevée dimanche par des journalistes à 2 km de l’installation. Si ce chiffre est avéré, il traduit la persistance et l’importance des rejets dans l’environnement.

Un terrible manque de transparence

Si les autorités affirment que les rejets sont mineurs ou faibles, elles doivent le justifier sur la base d’éléments chiffrés, objectifs et vérifiables.

La CRIIRAD demande que soient publiées les évaluations de la quantité totale de radioactivité rejetée par chacun des réacteurs accidentés ainsi que la composition isotopique des rejets. La CRIIRAD demande également la publication des niveaux de contamination de l’air : cartographie des activités volumiques (Bq/m3) pour les radionucléides clefs en fonction de la distance et du temps. Il importe de déterminer l’intensité et les déplacements des masses d’airs contaminées. Les informations disponibles suggèrent en effet que les rejets radioactifs de la centrale de Fukishima Daiichi ont atteint hier la centrale d’Onagawa située à 110-120 km au nord.

Evolutions météorologiques préoccupantes

Il importe de souligner que plusieurs services météorologiques ont annoncé dimanche que les conditions météorologiques – qui étaient plutôt favorables vendredi et samedi (vents d’ouest) – allaient s’inverser, avec des vents qui devraient désormais souffler vers l’intérieur des terres. Des pluies seraient également annoncées ce qui conduit, en cas de contamination de l’air, à intensifier les dépôts au sol. Dans un communiqué du 13 mars, l’AIEA annonce au contraire que les vents souffleront vers le nord-est, éloignant les rejets radioactifs  des côtes japonaises. « In partnership with the World Meteorological Organization, the IAEA is providing its member states with weather forecasts for the affected areas in Japan. The latest predictions have indicated winds moving to the Northeast, away from Japanese coast over the next three days.” L’AIEA n’a pas modifié cette information dans ses communiqués les plus récents. S’agit-il d’une version modifiée de l’anticyclone censé protéger la France en 1986 ?

Ces incertitudes doivent absolument être levées. Pour assurer au mieux la protection de la population, ou plutôt pour limiter au maximum son exposition, il est essentiel de disposer d’informations fiables et en temps réel sur les activités rejetées, sur la vitesse et la direction des vents, sur l’évolution de l’activité de l’air et des dépôts au sol.

Si les informations sur les ordres de grandeur des activités, des concentrations et des doses ne sont pas publiées pendant la phase de crise, il y a fort à craindre qu’il sera très difficile d’établir après coup la réalité des niveaux d’exposition.

 

http://lelaboratoire.over-blog.com/article-communique-de-la-criirad-69374722.html

Après l\’accident au Japon, le débat sur le nucléaire repart en France

Cécile Duflot en conférence de presse à Toulouse, le 25 février 2011Cécile Duflot en conférence de presse à Toulouse, le 25 février 2011 AFP PHOTO / ERIC CABANIS

NUCLÉAIRE – Les écologistes montent au créneau en France après l’accident de la centrale japonaise…

L’explosion de la centrale nucléaire de Fukushima- Daiichi au Japon a relancé le débat samedi sur la sûreté des installations en France. Elle est en effet le deuxième plus grand pays nucléaire au monde après les Etats-Unis et dispose de 58 réacteurs nucléaires, contre 55 au Japon, répartis dans 19 sites sur tout le territoire.

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Face à l’inquiétude grandissante, les autorités de surveillance ont ainsi annoncé le renforcement immédiat de la surveillance de qualité de l’air et assuré que les Français seraient informés «en temps réel».

Des rejets «faiblement radioactifs»

A Paris, les ministres de l’Ecologie et de l’Energie ont fait le point en fin de journée avec l’ensemble de la filière nucléaire française. Ils ont ainsi évoqué les risques du nuage radioactif et les mesures de sécurité au sein des centrales françaises. Selon Nathalie Kosciusko-Morizet, l’outre-mer français n’est pas menacé. Elle a précisé que les rejets de la centrale japonaise sont «faiblement radioactifs».

«Il y a des révisions régulières», a assuré Eric Besson, ministre de l’Industrie, mais a réfuté le terme de «catastrophe nucléaire» pour parler du Japon. L’association Sortir du nucléaire a également appelé  à la prudence, estimant que le manque d’informations ne permettait pas de qualifier ce qui s’est passé au Japon.

«Combien de tragédies» avant l’arrêt

Alors que l’agence nucléaire japonaise a minimisé l’accident, au regard de Tchernobyl notamment, la France tente ainsi de rassurer. La présidente de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), Agnès Buzyn, a promis la plus grande transparence.

Mais ces promesses ont été immédiatement rejetées par les écologistes qui réclament l’abandon pur et simple du nucléaire. «Même au Japon, pays au nucléaire réputé très sûr, la situation semble aujourd’hui échapper à tout contrôle», prévient Greenpeace. Le Parti de Gauche s’est lui demandé «combien de tragédies» seraient nécessaires «avant de prendre la décision de sortir du nucléaire».

Les écologistes montent au créneau

Les écologistes se sont également montrés inquiets. Selon eux, la France se repose quasi-exclusivement sur le nucléaire pour son électricité. En outre, ils dénoncent que certaines de ses centrales soient situées en zone sismique, comme celle de Fessenheim en Alsace. Ils ont également insisté sur l’anomalie signalée par EDF, début février. Celle-ci signalait une anomalie dans le «circuit d’injection de sécurité» (RIS) de 34 de ses 58 réacteurs.

Interrogée sur l’incident au Japon, «pas lié directement au risque sismique», Cécile Duflot estime qu’il «existe donc un risque similaire en France». La secrétaire nationale d’Europe Ecologie-Les Verts a en outre rappelé que «la sécurité absolue n’existe pas».

J. R. avec Reuters

viaAprès l\’accident au Japon, le débat sur le nucléaire repart en France – 20minutes.fr.

TV5MONDE : actualites : En 12 mois, cinq salariés d\’Areva-La Hague se sont suicidés, deux en février

CHERBOURG (AFP) – 22.02.2011 19:02

Deux salariés de l’usine de retraitement de déchets nucléaires Areva à Beaumont-Hague (Manche) se sont successivement suicidés en février, portant à cinq le nombre de suicides d’employés de l’usine en dehors du site en 12 mois, a-t-on appris mardi auprès de la direction.

voir_le_zoom : L'usine Areva de La Hague le 4 mars 2009L’usine Areva de La Hague le 4 mars 2009

Deux salariés de l’usine de retraitement de déchets nucléaires Areva à Beaumont-Hague (Manche) se sont successivement suicidés en février, portant à cinq le nombre de suicides d’employés de l’usine en dehors du site en 12 mois, a-t-on appris mardi auprès de la direction.

AFP/Archives – Mychele Daniau

Deux salariés de l’usine de retraitement de déchets nucléaires Areva à Beaumont-Hague (Manche) se sont successivement suicidés en février, portant à cinq le nombre de suicides d’employés de l’usine en dehors du site en 12 mois, a-t-on appris mardi auprès de la direction.

« Les raisons qui ont fait que les personnes sont passées à l’acte sont des facteurs personnels. Malgré tout, nous avons mis en place un plan d’action car les suicides sont des actes graves multifactoriels », a indiqué à l’AFP Christophe Neugnot, directeur de la communication de l’usine.

« Nous avons mis en place une écoute spécifique par les membres de notre service médical qui vont sur le terrain » pour proposer à ceux qui le souhaitent des rencontres avec les médecins et psychologues de l’entreprise, a ajouté M. Neugnot.

La direction souligne que « les premiers résultats d’une étude » confiée il y a plusieurs mois à un cabinet « montre que le niveau de stress est moins élevé à l’usine de la Hague que dans les autres entreprises étudiées par ce cabinet ». Cette étude met en avant un faible turn-over et un « absentéisme normal ».

Après le premier de ces suicides, la direction avait annoncé en juin 2010 accélérer une étude en cours sur le fonctionnement d’un atelier de son usine, où travaillait le salarié.

Le délégué FO (majoritaire sur le site) de l’usine n’était pas joignable dans l’immédiat. Un délégué CGT n’a pas souhaité faire de commentaire.

Après le premier suicide en mars 2010, le Comité hygiène et sécurité (CHSCT) de l’usine avait réclamé une expertise « indépendante » selon leur avocat mais le juge des référés du tribunal de grande instance de Cherbourg avait donné raison au groupe nucléaire qui refusait cette demande.

La cour d’appel de Caen doit examiner au printemps cette décision, selon un syndicat.

© 2011 AFP

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