Cancer : révélations sur les essais nucléaires français

POLYNÉSIE FRANÇAISE, 1968. Alors qu’en arrière-plan se déroule un tir nucléaire atmosphérique, ce jeune soldat qui effectue son service militaire pose sans protection sur le pont d’un navire de l’armée.

POLYNÉSIE FRANÇAISE, 1968. Alors qu’en arrière-plan se déroule un tir nucléaire atmosphérique, ce jeune soldat qui effectue son service militaire pose sans protection sur le pont d’un navire de l’armée. | (OBSERVATOIRE DES ARMEMENTS.)

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C’est une étape décisive qui vient d’être franchie pour les 150 000 victimes potentielles des essais nucléaires français effectués en Algérie et en Polynésie de 1960 à 1996. Pour la première fois dans le volet pénal du dossier, des expertises médicales concluent à un lien probable entre les retombées radioactives des bombes et les graves maladies (cancers notamment) développées par d’anciens militaires ou professionnels du .

Un pas majeur vers la reconnaissance de la responsabilité des pouvoirs publics.Faisceau de présomptions

Ces expertises ont été réalisées à la demande d’Anne-Marie Bellot, juge d’instruction chargée de l’enquête à la suite de la plainte déposée fin 2003 par l’Aven (Association des victimes des essais nucléaires). Une information judiciaire avait été ouverte début 2004 pour « homicide involontaire, atteinte à l’intégrité physique et administration de substances nuisibles ». Dans les documents que nous avons pu consulter, l’expert, Florent de Vathaire, conclut à un lien probable pour 6 personnes sur les 15 « expertisées », tant en Algérie qu’en Polynésie. « En rassemblant de nombreux éléments, j’ai pu construire un faisceau de présomptions qui permet de dire que le lien entre les retombées radioactives et les maladies est vraisemblable pour certains des cas expertisés », nous confie l’expert.

Les avocats des victimes restent cependant prudents car il faudra apporter la preuve d’une causalité directe entre les essais nucléaires et les maladies. D’autant plus qu’au plan civil seuls quatre dossiers sur 720 portés par l’Aven ont été retenus par le comité compétent pour les indemnisations des victimes. En revanche, « c’est un élément fort qui va peut-être enfin obliger l’armée à fournir toutes les informations sur les militaires ou les civils présents lors des tirs, et pour qui les dossiers sont incomplets », estime Cécile Labrunie, avocate au cabinet parisien Teissonnière, qui suit le dossier.

Forte de ces expertises, l’enquête peut désormais s’accélérer. Selon nos informations, Marie-Odile Bertella-Geffroy, la juge d’instruction qui a repris le dossier, vient de lancer une commission rogatoire pour récupérer le maximum d’archives. Le but : obtenir la déclassification des dossiers secret-défense les plus sensibles qui n’ont pas encore pu être exploités.

Le Parisien

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Sortir du nucléaire : manif aujourd’hui – Deux-Sèvres

Le collectif Sortir du nucléaire 79 appelle à un rassemblement ce mercredi, à partir de 14 h, devant la préfecture des Deux-Sèvres, à Niort. Il entend faire pression sur les représentants de l’État dans le département, qui n’ont pas donné suite à une demande de rendez-vous formulée par le comité niortais de soutien à la grève de la faim de Jean-Marie Matagne, entamée le mardi 15 mai dernier à Saintes (Charente-Maritime), pour obtenir l’organisation d’un référendum sur l’abolition historique des armes nucléaires. Les membres et sympathisants de ce comité y resteront jusqu’à ce qu’une délégation soit reçue afin d’évoquer le combat du président de l’Action des citoyens.

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Législatives: les élus d’un village anti-THT, réquisitionnés, démissionnent

Les élus d’un village de la Manche traversé par la ligne à très haute tension (THT) du futur réacteur EPR de Flamanville ont démissionné après avoir été réquisitionnés pour organiser le scrutin législatif, qu’ils voulaient boycotter, a-t-on appris dimanche auprès du maire.

Des militants anti-THT déchirent leur carte électorale dna sun bureau de vote à Chefresne, dans la Manche, le 10 juin 2012 Des militants anti-THT déchirent leur carte électorale dna sun bureau de vote à Chefresne, dans la Manche, le 10 juin 2012 – AFP Charly Triballeau

« Le conseil municipal, réuni samedi soir, a décidé en bloc de démissionner après que les gendarmes ont débarqué dans l’après-midi chez tous les conseillers municipaux avec des ordres de réquisition », a indiqué à l’AFP le maire du Chefresne, Jean-Claude Bossard, confirmant une information de Ouest-France.

Les dix conseillers municipaux du Chefresne (310 habitants), tous réquisitionnés, assuraient cependant la tenue du scrutin dimanche, conformément à la réquisition de la préfecture, a indiqué l’élu.

Le conseil municipal avait voté vendredi soir, à l’unanimité et « opposition comprise », le boycott du scrutin pour protester contre le tracé de la THT et un placement en garde à vue de M. Bossard intervenu mercredi.

« Nous sommes indignés de mon arrestation arbitraire et politique, avec douze heures de garde à vue, alors que, ceint de mon écharpe, je voulais faire respecter un arrêté municipal », a déclaré le maire.

Cet arrêté pris en 2008 et non invalidé interdit à la ligne THT de passer à moins de 500 mètres des habitations du Chefresne, alors que le tracé en cours de construction la fait passer « à moins de 150 mètres », souligne M. Bossard.

« La préfecture avait été informée dès jeudi de notre intention de boycott et nous avait assurés qu’elle prendrait les dispositions pour que le scrutin puisse être organisé sans réquisitions, d’où notre indignation », a-t-il indiqué.

Maire depuis 2001 et candidat Europe Ecologie Les Verts aux régionales de 2010, M. Bossard est l’un des élus fer de lance de l’opposition au tracé de la THT Cotentin-Maine.

La démission de son conseil municipal, qui doit être validée dans les 30 jours par la préfecture, est irrévocable, a-t-il souligné. « Si nous démissionnons, c’est parce qu’on ne peut plus travailler dans ces conditions. Il n’est pas question de se représenter. »

La préfecture de la Manche a confirmé que le scrutin se déroulait de façon satisfaisante et a précisé que la réquisition des élus, qui s’apparente « plutôt à une mise en demeure », était, selon le code électoral, une étape préalable obligatoire avant une éventuelle organisation d’un scrutin directement par ses services.

© 2012 AFP

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Le réchauffement climatique menace la centrale de Civaux – Vienne

Une étude publiée dans Nature Climate Change prend le site de la Vienne comme exemple pour illustrer la vulnérabilité au changement climatique.

Les chercheurs ont en partie basé leur étude sur le cas de Civaux, une centrale nucléaire construite à proximité d'une rivière au débit faible. Les chercheurs ont en partie basé leur étude sur le cas de Civaux, une centrale nucléaire construite à proximité d’une rivière au débit faible.

La centrale nucléaire de Civaux a les honneurs de la célèbre revue Nature Climate Change, cette semaine. Une équipe de chercheurs américains et européens a publié une étude qui démontre que le réchauffement climatique pourrait perturber le fonctionnement des centrales électriques – nucléaires et au charbon – dans les années à venir. L’augmentation de la température de l’eau et la réduction du débit des fleuves qui permettent de refroidir ces installations les rendraient en effet vulnérables en été.

Les auteurs ont basé une partie de leurs travaux sur le cas de la centrale de Civaux, l’une des plus sensibles en raison de son implantation sur la Vienne, une rivière au débit particulièrement faible par rapport à celui de grands fleuves comme la Loire ou le Rhône. Ils estiment que la capacité de production des centrales de ce type pourrait baisser de 6 à 19 % en Europe, entre 2031 et 2060, à cause du manque d’eau pour assurer le refroidissement des réacteurs.

Production en baisse de 6 % dans les années 2040

À Civaux, dans les années 2040, la production pourrait selon eux diminuer de 6 % en moyenne l’été par rapport à la période de référence de 1971 à 2000. Derrière cette moyenne se cacheraient des périodes d’arrêt forcé des réacteurs qui représenteraient tout de même une baisse de puissance de près de 300 mégawatts.
L’été dernier, déjà, la direction de la centrale EDF de la Vienne aurait probablement dû prendre des mesures si le réacteur n°1 n’avait pas été opportunément à l’arrêt pour cause de visite décennale, le débit seuil d’alerte étant fixé à 13 m3 par seconde à Lussac-les-Châteaux. « L’arrêt d’une tranche pour ralentir la production ferait gagner 1 m 3/s, l’équivalent de ce qui s’échappe d’une des deux tours », faisait alors savoir le responsable de l’environnement. Les préfets de la Vienne et de la Haute-Vienne sont chargés d’arbitrer les mesures à prendre, de la baisse de régime jusqu’à l’arrêt total de l’activité de la centrale. L’étude publiée par Nature Climate Change précise que plusieurs centrales ont dû réduire leur production en raison d’une ressource limitée en eau durant les sécheresses des étés 2003, 2006, 2009.

Risques pour la faune et la flore

« Cette étude suggère que le recours au refroidissement thermique est quelque chose que nous allons devoir revoir », explique Dennis Lettenmaier, professeur à l’université de Washington à Seattle, cité par l’agence Reuters. En Europe, les centrales thermoélectriques produisent les trois quarts de l’électricité et représentent la moitié de la consommation d’eau douce.
L’étude fait également état des risques pour la faune et la flore des rivières d’un réchauffement de l’eau accentué par la production d’énergie. Les stratégies d’adaptation envisagées recommandent d’implanter les nouvelles centrales sur la côte ou de privilégier les installations au gaz. Si ces dernières utilisent moins d’eau que les centrales nucléaires, elles contribuent toutefois au réchauffement climatique en émettant des gaz à effet de serre.

Baptiste Bize

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NUCLÉAIRE Concentration de tritium en baisse – Vienne

La commission locale d’information de la centrale nucléaire de Civaux a récemment communiqué les résultats des mesures de la concentration de tritium dans la nappe polluée par une fuite en début d’année. « Les derniers dosages en notre possession indiquent qu’au niveau du piézomètre N7, initialement contaminé, la concentration contrôlée par le laboratoire Subatec est passée de 529 becquerel par litre le 16 janvier à 96 bcq/l le 15 mars », écrit la CLI. « Les eaux souterraines s’écoulant en direction du lit de la Vienne, les piézomètres d’aval font aussi l’objet d’une surveillance et voient quelque peu leur concentration en tritium augmenter (ex. 66 bcq/l au niveau du PZ1, le plus proche du P N7). Les mesures effectuées au niveau de six autres piézomètres plus proches du lit de la rivière indiquent tous une concentration inférieure à 5,1 bcq/l le 7 mars. »
La commission précise que « la contamination en tritium n’a pas retenti à ce jour sur l’eau de la Vienne ».

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Un réacteur nucléaire de Penly à l’arrêt après un « incident » classé au niveau 1

Le réacteur n°2 de la centrale nucléaire de Penly était en cours de refroidissement dans la nuit de jeudi à vendredi, après avoit été arrêté automatiquement quelques heures auparavant dans un « incident » classé provisoirement au niveau 1 (le moins important) par l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN)

Des pompiers dans l’enceinte de la centrale nucléaire de Penly, le 5 avril 2012 – AFP Charly Triballeau

« Cet incident n’a eu aucune conséquence sur l’environnement » a affirmé l’ASN dans un communiqué publié dans la nuit.

L’ASN a « provisoirement classé cet évènement en niveau 1 sur l’échelle INES », qui va de 1 (anomalie) à 7 (accident majeur), a ajouté l’institution.

L’ASN a également précisé que la fuite d’eau du circuit primaire du réacteur nucléaire, annoncée en début de soirée par EDF, avait été par la suite « ramenée à des valeurs prévues », c’est-à-dire en dessous des valeurs maximales admissibles en fonctionnement normal.

L’eau radioactive échappée du circuit a été « collectée par des circuits prévus à cet effet », a également indiqué l’ASN, qui a levé dans la nuit son dispositif de crise.

Selon EDF, l’incident a commencé jeudi vers 12h20 par le signalement d’un dégagement de fumée dans « le bâtiment réacteur de l’unité de production n°2 » de la centrale de Penly.

« Les systèmes de sécurité se sont enclenchés normalement et le réacteur s’est arrêté automatiquement », a précisé EDF.

Les pompiers, en tenue de protection contre la radioactivité, sont ensuite intervenus dans le bâtiment réacteur vers 13h15 pour « éteindre deux départs de feu », sur des « deux petites flaques d’huile », « au niveau d’une pompe de refroidissement du circuit primaire » du réacteur, selon l’opérateur.

Dans la soirée, EDF annonçait ensuite une fuite d’eau « sur un joint » de la pompe de refroidissement, suite au départ de feu. Une eau radioactive, mais « collectée dans des réservoirs prévus à cet effet » et situés « à l’intérieur du bâtiment réacteur », précisait l’opérateur.

Le débit de la fuite, estimé au départ à 2.300 litres par heure, se ralentissait ensuite, jusqu’à revenir dans la nuit aux « valeurs prévues » évoquées par l’ASN.

« Le circuit primaire c’est celui qui circule dans la cuve (du réacteur), celui qui refroidit directement le combustible. Une fuite du primaire c’est évidemment extrêmement important », a indiqué à l’AFP Yannick Rousselet, spécialiste du nucléaire à Greenpeace.

« C’est sérieux. Il est évident que pour le moment on ne peut pas dire que ce soit grave au niveau des conséquences environnementales ou de santé extérieure puisqu’il y a rien pour le moment. Par contre en terme de type d’accident, c’est un accident grave au sens de la sûreté », a-t-il ajouté, en souhaitant que l’ASN exige « un contrôle de toutes les pompes » des centrales nucléaires.

Dans la nuit, le directeur général de l’ASN, Jean-Christophe Niel, a indiqué qu’une personne avait été légèrement brûlée pendant l’intervention dans le bâtiment réacteur.

Selon les informations transmises par EDF, « il s’agit d’une blessure limitée », a-t-il indiqué.

M. Niel a précisé qu’aucune contamination radioactive n’avait été décelée sur les 29 personnes qui sont entrées dans le bâtiment réacteur pour éteindre les départs de feu.

La centrale de Penly, située au bord de la mer entre Dieppe et Le Tréport, compte deux réacteurs nucléaires.

Le site a été retenu pour accueillir un nouveau réacteur EPR, après celui de Flamanville (Manche), mais le gouvernement a décidé en octobre 2011 de reporter le lancement de l’enquête publique sur ce projet controversé.

© 2012 AFP

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SAINT-LAURENT Centrale : arrêt automatique du réacteur n° 2 – Loir-et-Cher

 

L’unité de production n° 2 autrement dit l’un des deux réacteurs de la centrale nucléaire de Saint-Laurent-des-Eaux s’est arrêté automatiquement, ce jeudi, à 13 h 30, dans le cadre d’une procédure d’urgence. La faute à un capteur d’eau défaillant (défaut d’isolement) qui a commandé à tort l’ouverture d’une vanne provoquant une montée intempestive du niveau d’eau dans le générateur de vapeur ce qui a déclenché l’arrêt. Le remplacement du capteur est programmé, EDF envisage le redémarrage du réacteur, ce vendredi, dans la soirée. Au même moment, les pompiers sont intervenus pour un dégagement de fumée observée dans un bâtiment administratif de l’établissement. Une centaine de personnes ont été évacuées, la fumée provenait de résistances électriques du système de chauffage. Le matériel a été mis hors tension le temps nécessaire aux réparations.

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Une contre-expertise – Environnement – Actualité – Vienne – Nouvelle République

L’association Greenpeace a publié un rapport qui critique les rapports officiels sur la sûreté des installations nucléaires. Deux experts ont passé au crible les rapports d’EDF sur les centrales de Civaux, Gravelines, Flamanville. Ils estiment que les évaluations faites après Fukushima minimisent les risques liés aux agressions et au vieillissement des centrales. Elles seraient « basées sur un état théorique des installations à la mi-2011 et ne prennent pas en compte le vieillissement qui augmente le risque de défaillance des dispositifs de sûreté et celui de rupture » d’équipements primordiaux.

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Le coût colossal du parc nucléaire français

Le rapport de la Cour des comptes sur la filière nucléaire évalue à 228 milliards les investissements dans ce domaine. L’atome coûte très cher.

Dans dix ans, vingt-deux réacteurs sur cinquante-huit fêteront leurs 40 années de fonctionnement. Et après ? Dans dix ans, vingt-deux réacteurs sur cinquante-huit fêteront leurs 40 années de fonctionnement. Et après ? – (Photo archives NR)

La Cour des comptes a prévenu : la France doit faire des choix dès maintenant sur sa politique énergétique et l’avenir de son parc nucléaire. Et dans tous les cas, il faudra réaliser de lourds investissements pour maintenir la production d’électricité.

La Cour a adressé cet avertissement à l’occasion d’un rapport sans précédent sur l’ensemble des coûts liés à la production d’électricité nucléaire en France et souligne que les coûts de production de cette énergie augmenteront de toute façon.

Le parc actuel à lui seul : 96 milliards

D’après ce rapport de près de 400 pages, qui avait été commandé l’an dernier par le gouvernement après la catastrophe de Fukushima, les investissements publics et privés réalisés depuis le début dans la filière française d’électricité nucléaire, d’un montant colossal, sont néanmoins bien « identifiés », avec une addition « toutes dépenses confondues » évaluée à 228 milliards (en incluant les frais de démantèlement prévisibles). Le montant total de la construction des installations nécessaires à la production d’électricité nucléaire est chiffré à 121 milliards d’euros (hors coût de Superphénix), y compris les sommes liées à la première génération de centrales, qui ne sont plus en service. Le seul parc actuel, composé de 58 réacteurs, dont les plus anciens (Fessenheim 1 et 2) sont entrés en service en 1978, a coûté quant à lui 96 milliards. Par ailleurs, la juridiction financière a prévenu que les charges futures liées au démantèlement des centrales et à la gestion à long terme des déchets radioactifs sont très incertaines, par manque d’expérience concrète. D’où des risques « probables » d’augmentation des chiffrages existants. Mais la Cour estime de toute façon que ces incertitudes auront un effet assez faible sur le coût moyen de production de l’électricité nucléaire. En revanche, les frais de maintenance du parc existant, qui vont plus que doubler sur la période 2011-2025, devrait faire grimper de 10 % ce coût moyen. Partisans et adversaires de l’atome ont trouvé leur compte dans ce rapport. « Le nucléaire reste, même avec ces incertitudes, une énergie relativement peu chère », a retenu la ministre de l’Écologie Nathalie Kosciusko-Morizet, alors qu’au contraire, pour la candidate écologiste à la présidentielle Eva Joly, ce « document vérité » bouleverse l’idée que l’atome est bon marché.

en savoir plus

Le coût d’une sortie complète selon le CEA

La sortie complète du nucléaire le triple d’un scénario de statu quo affirme le patron du Commissariat à l’énergie atomique (CEA) Bernard Bigot s’appuyant sur son service d’évaluation économique, l’Itese *. > Soit le nucléaire reste à son niveau actuel d’environ 74 % (plus 11 % d’hydraulique, 10 % d’éolien, 2 % de solaire et 2 % de gaz) : cela revient à un investissement de 178 milliards à 212 milliards d’euros. Conséquence sur le prix de l’électricité : un coût du mégawattheure à 62 euros en 2025 > Une « sortie » d’ici 2025 vers un modèle également à faible émission de carbone (60 % éolien, 12 % solaire, 12 % hydraulique et 16 % gaz) : un surcoût de l’investissement compris entre 352 et 560 milliards d’euros, soit un total de 530 à 772 milliards. Conséquence sur le prix de l’électricité : un coût du mégawattheure à 124 euros.

* Dans une interview au journal Les Échos.

la phrase

 » Ne pas décider revient à prendre une décision qui engage l’avenir, alors qu’une décision explicite doit être prise. « 

C’est ainsi que Didier Migaud, premier président de la Cour des comptes a présenté le rapport sur le coût du nucléaire et l’importance du choix.« D’ici la fin de l’année 2022,22 réacteurs sur 58 atteindront leur 40e année de fonctionnement, et s’ils n’étaient pas prolongés, il faudrait un effort très considérable pour construire 11 EPR d’ici 2022 », a-t-il précisé. Mais selon lui cela « paraît très peu probable, voire impossible ». François Fillon a réagi en indiquant que le gouvernement préciserait ses choix « à partir de l’été 2012 », c’est-à-dire après les échéances électorales.

viaLe coût colossal du parc nucléaire français – Environnement – Actualité – France/Monde – Nouvelle République.

Amende requise contre EDF pour une fuite à la centrale de Golfech

Voilà une décision de justice qui va intéresser la centrale de Civaux et ses détracteurs, après la pollution d’une nappe phréatique au tritium constatée il y a quelques jours. La semaine dernière, le ministère public a demandé au tribunal d’instance de Castelsarrasin, de condamner EDF à une amende de 2.000 euros pour une fuite mineure dans la centrale nucléaire de Golfech, entre Toulouse et Agen, dénoncée par des associations antinucléaires.

Jugement le 29 mars

« C’est une satisfaction pour nous, car c’est la première fois qu’une infraction dans une centrale nucléaire est jugée par un tribunal alors que d’habitude c’est l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) qui tranche », a déclaré Marc Saint-Aroman, administrateur du Réseau sortir du nucléaire, qui a déposé plainte avec les Amis de la Terre et France nature environnement (FNE). Si EDF était condamné, ce serait une première en France, ont relevé les deux parties. Le jugement a été mis en délibéré au 29 mars. Pour les trois associations, l’essentiel est d’obtenir une condamnation, même symbolique, pour cette pollution survenue le 18 janvier 2010. Dans leur citation ils relevaient cinq infractions mais le procureur n’a retenu les deux premières : « déversement accidentel » et « utilisation d’un puisard non étanche ». A l’audience, Anne-Cécile Rigail, chef de la division du Sud-Ouest de l’ASN, a déclaré que l’impact sanitaire était minime et a parlé d’une « inadaptation du traitement des effluents » radioactifs. Dans un relevé effectué deux mois après l’accident, EDF avait trouvé dans des eaux souterraines se jetant dans la Garonne une teneur supérieure à la normale (7 à 12 bq/l) de tritium, de l’hydrogène radioactif, qui s’était malencontreusement écoulé d’une cuve.

viaAmende requise contre EDF pour une fuite à la centrale de Golfech – Faits divers, justice – Actualité – Vienne – Nouvelle République.

 » Combien de cancers autour des centrales ? « 

Depuis l’annonce de la fuite de tritium radioactif à la centrale nucléaire de Civaux, les réactions des internautes se multiplient. Extraits.

« Qui peut croire qu'une nappe phréatique soit presque un vase clos ? » demande Jacques Compain de L'Isle-Jourdain. « Qui peut croire qu’une nappe phréatique soit presque un vase clos ? » demande Jacques Compain de L’Isle-Jourdain.

La fuite de tritium à la centrale de Civaux ne présente aucun danger, nous dit-on. Qui peut croire qu’une nappe phréatique soit presque un vase clos ? Hélas, ce ne sont pas les informations sur la gestion des déchets nucléaires – qu’ils soient solides, liquides ou gazeux – qui permettent à la population d’avoir une idée sur la finalité et les coûts de ces résidus…  »

Jacques Compain, L’Isle-Jourdain

Quant à la « lettre de suite » publiée par l’Autorité de sûreté nucléaire (et mise en ligne, hier, sur notre site internet), M. Compain estime que c’est « un rapport accablant à plus d’un titre ! J’ai beau chercher… nulle part, il n’est indiqué que la durée de vie du tritium est de 12 ans. Simple oubli ? »> SOUS-TRAITANCE. « Deux questions en passant : est-ce que l’on a recensé ou comptabilisé les cancers de la glande thyroïde ou ces pathologies autour des centrales de Chinon et de Civaux ? interroge Bernard, de Saint-Pierre. Cela pourrait être révélateur… Mais il est vrai qu’on ne trouve que ce que l’on veut bien rechercher. Une autre question : combien de travaux sur les centrales nucléaires sont confiés à des entreprises de sous-traitance et avec quels protocoles de contrôle et de surveillance ? »> TROIS QUESTIONS. « Primo : qui a eu l’extrême intelligence d’aller construire une centrale nucléaire sur une nappe phréatique ? égrène Mamy3b, de Melle. Deuxio  : qui a décidé de ne pas former et informer les agents des risques réels de leur travail et surtout de leur extrême responsabilité face à des incidents, même mineurs ? J’ai rencontré un agent de maintenance qui m’a dit ne pas prendre toutes les précautions nécessaires parce que, travailler avec des gros gants sur de petits boulons, par exemple, ce n’est pas possible ! Economie sur les outils ? Tertio : jusqu’à quand allons-nous devoir subir cette verrue assassine dans notre entourage avant que les autorités ne se rendent compte que c’est réellement la mort programmée de la nature ? »> SÉCHERESSE.« Ces piscines ont été remplies beaucoup plus longtemps cette année, à cause de la sécheresse, rappelle Véronique Dujardin, de Poitiers. EDF n’a pas pu relarguer ces produits radioactifs dans la Vienne pendant un temps beaucoup plus long que d’habitude. Est-ce que cela a eu un rôle ? Mystère. […] Les militants de Greenpeace qui s’étaient introduits sur les centrales nucléaires en décembre risquent jusqu’à 5 ans de prison ferme et 75.000 euros d’amende, mais EDF, pour n’avoir pas entretenu correctement ses bassins de tritium à Civaux et pollué l’environnement, ne risque qu’une contravention de 5e classe, soit 1.500 euros d’amende Où est l’erreur ? »

via » Combien de cancers autour des centrales ?  » – Tribu NR – Vienne – Nouvelle République.

DÉCHETS RADIOACTIFS Grande manifestation programmée à Neuvy-Pailloux

L’Association citoyenne contre le stockage des déchets radioactifs à Neuvy-Pailloux est plus que jamais mobilisée. Pour intensifier la lutte, une manifestation sera organisée samedi 18 février, à 14 h, à Neuvy-Pailloux. Par ailleurs, une lettre sera distribuée prochainement dans toutes les boîtes aux lettres des communes autour du futur projet. Des pétitions conter le projet peuvent toujours être signées. L’association tiendra une permanence tous les lundis jusqu’au 27 février, salle du bureau de vote, à Neuvy-Pailloux.

viaDÉCHETS RADIOACTIFS Grande manifestation programmée à Neuvy-Pailloux – Environnement – Actualité – Indre – Nouvelle République.

 » Dans la deuxième région nucléaire de France, on ne peut pas accepter de rester dans l’ignorance sur cette question « 

Selon une étude réalisée entre 2002 et 2007, les cas de leucémie infantiles seraient deux fois plus nombreux dans un rayon de 5 km autour des centrales nucléaires françaises.
L’Association pour le contrôle et l’information sur la radioactivité (Acirad-Centre) propose aujourd’hui qu’un groupe de travail soit créé dans la région « afin d’examiner très sérieusement l’origine des cas de leucémies, cancers de la thyroïde… tant chez les travailleurs du nucléaire que dans les populations, en lien avec les recherches nationales qu’il faut poursuivre ».
Ce groupe de travail pourrait être constitué des autorités nucléaires, des professionnels de santé et des représentants des commissions locales d’information existant à Chinon, Dampierre-en-Burly (Loiret) et Saint-Laurent-
Nouan (Loir-et-Cher).

via » Dans la deuxième région nucléaire de France, on ne peut pas accepter de rester dans l’ignorance sur cette question  » – Santé – Actualité – Indre-et-Loire – Nouvelle République.

Déchets nucléaires : Indre Nature s’interroge

Neuvy-Pailloux. Pour l’association de protection de la nature, l’enquête publique soulève de nombreuses questions, tant sur la forme que sur le fond.

Le projet de stockage de déchets nucléaires sur le site de la 12 e Bsmat soulève l'inquiétude. Le projet de stockage de déchets nucléaires sur le site de la 12 e Bsmat soulève l’inquiétude. – (Photo archives NR, Stéphane Gaillochon)

Pour nombre d’associations, de partis politiques et de citoyens, le projet de centre de stockage de déchets contenant des radionucléides sur le site de la 12 e Bsmat, à Neuvy-Pailloux, mérite d’importants éclaircissements. Indre Nature s’est jointe au scepticisme concernant l’innocuité supposée du projet. L’association a relevé plusieurs manquements dans le dossier d’enquête publique. « C’est un document conséquent de presque 400 pages, souligne Francis Lherpinière, d’Indre Nature. Je le trouve truffé d’anomalies et de contradictions. Il est noté, par exemple, que les doses seront infimes sauf qu’a priori, il y a des erreurs de décimales ; les documents sur le régime des vents – et donc la dispersion de la contamination – sont également un peu simplistes. »

 » Poser les bonnes questions  »

En outre, l’enquête publique, débutée le 3 décembre, s’achèvera le 5 janvier, soit en pleines fêtes de fin d’année, période peu propice à la mobilisation citoyenne. Indre Nature a donc adressé un courrier au commissaire enquêteur pour demander « de prolonger de quinze jours la clôture de l’enquête publique, ainsi que le prévoit l’article L123-7 du code de l’environnement », afin de disposer de plus de temps pour pouvoir « poser les bonnes questions ».
« Au regard des enjeux environnementaux induits par ce projet, l’exceptionnelle brièveté de l’enquête publique (un mois seulement, soit le minimum légal !) et le fait qu’elle se déroule en pleine période de fêtes et de congés de fin d’année constituent des incohérences flagrantes. Le choix de la période retenue pour informer et consulter le public ainsi que l’étonnante rapidité avec laquelle l’administration concernée souhaite voir aboutir ce dossier n’ont rien de rassurant, aussi bien pour les habitants des communes concernées que pour l’ensemble des citoyens du département. Ce sujet majeur pour la population actuelle et les générations futures exige un temps d’étude et de réflexion plus long que celui que prévoit l’actuelle enquête publique. »
Les résidants des communes sur lesquelles l’enquête publique est actuellement menée – Neuvy-Pailloux, Montierchaume, Sainte-Fauste et Thizay – ont également la possibilité d’effectuer, en leur nom, la même demande.

> Lire également page 3

Thierry Roulliaud

viaNouvelle République : Déchets nucléaires : Indre Nature s’interroge –.

Déchets radioactifs : mobilisation ce lundi – environnement

Pas de trêve de Noël face au projet de stockage de déchets radioactifs de l’armée à Neuvy-Pailloux. Après la forte mobilisation de lundi dernier (NR de mardi), le Collectif citoyen pour des alternatives au nucléaire (CCAN) donne un nouveau rendez-vous à la population, ce lundi. Un stand de tracts et d’informations sur les démarches pour se positionner sur le projet sera tenu aujourd’hui, à partir de 15 h, devant la mairie de Neuvy-Pailloux.
« Les habitants de Neuvy-Pailloux et le CCAN persistent à offrir à leurs enfants un Noël sans déchets radioactifs. Devant l’absence, à la réunion de lundi, des représentants de l’armée et des élus locaux pour répondre aux questions légitimes que se posent les riverains sur le futur site national de dépôts de déchets militaires radioactifs, les habitants continuent d’apporter les informations nécessaires à la population », indique le Collectif citoyen pour des alternatives au nucléaire.

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Déchets radioactifs : les indignés de Neuvy-Pailloux

A l’initiative d’un collectif de citoyens inquiets du projet de stockage de déchets radioactifs à la 12 e Bsmat, une première réunion a eu lieu hier soir.

Hémorragie démographique, craintes pour la santé, autant de peurs exprimées hier. Hémorragie démographique, craintes pour la santé, autant de peurs exprimées hier. – (Photo NR, Patrick Gaïda)

Il est parfois plus aisé de briller par son absence que par sa présence. Hier soir, lors d’une première réunion d’information et de mobilisation initiée par le Collectif citoyen pour des alternatives au nucléaire (CCAN), l’assistance ne comptait ainsi ni militaire, ni représentant de la commune de Neuvy-Pailloux. Sans contradicteurs, difficile de préciser l’impact potentiel du projet. Les citoyens présents ne doutent pourtant pas de ses colossales répercussions négatives.

 » Qui voudra acheter une maison ici ?  »

« Nous étions presque certains que les responsables du projet ne seraient pas là, a ainsi expliqué Dominique, habitant de Mers-sur-Indre, membre du CCAN. Tout le monde veut nous convaincre que les doses seront négligeables. Or, rien n’est négligeable en matière de radioactivité. Il y a quelques années, un premier projet avait été abandonné en raison du sous-sol, avec une nappe phréatique qui est entre 3 et 5 m de profondeur. A ma connaissance, la nappe n’a pas changé de place. »
Ce projet, s’il est mené à son terme, envisage le stockage, à partir de septembre 2013, de déchets « contenant des radionucléides », selon les termes employés par l’état-major de la base, dans un bâtiment de 1.800 m 3 , qui contiendra près de 1.000 m 3 de matières radioactives au terme des vingt-cinq qu’est censé durer cet entreposage. « Or, fait remarquer Jean-Pierre Minne, administrateur du réseau Sortir du nucléaire, on dépose les déchets en promettant qu’on reviendra les chercher. Sauf que ces déchets n’ont pas d’hébergement possible après. Et ces produits ont une radioactivité importante, avec du radium 226 et de l’uranium. »
« Ceux qui arriveront à se farcir le dossier d’enquête publique verront qu’il y aura plus de pollution qu’à côté d’une centrale nucléaire, complète Cédric, autre membre du CCAN. Et puis, une fois que le site est pollué, pourquoi enlèveraient-ils les déchets après ? Et qui voudra acheter une maison ici ? Plein d’habitants du secteur disent déjà que s’ils avaient su qu’un tel projet naîtrait ici, ils n’y seraient pas venus. Combien d’habitants, combien de maisons vides, combien de malades, combien d’agriculteurs bio qui arrêteront ? »
« Montierchaume a émis un avis  » réservé  », conclut Dominique. Il faut que les autres communes concernées émettent un avis négatif. Ça peut jouer de manière très importante. Il faut bien être conscient que rien n’est fait. Une enquête publique est obligatoire mais ne présage en rien de la suite du projet. » La mobilisation des indignés de Neuvy-Pailloux ne fait sans doute que débuter.

Thierry Roulliaud

la phrase

 » Nous regrettons que le maire de Neuvy-Pailloux nous ait fait payer la location de la salle.  »

20/12/2011 05:26

Sarah Bourdin, membre du Collectif citoyen pour des alternatives au nucléaire, a déploré l’attitude du premier édile de la commune, absent des débats, et qui n’a donc pas mis gratuitement la salle des fêtes à la disposition des habitants inquiets de ce projet et de ses conséquences possibles sur la santé, la valeur de l’immobilier, l’évolution démographique et la qualité de vie globale, avec un environnement potentiellement dégradé. « C’est pour cela qu’on fera passer un chapeau parmi vous, a-t-elle ajouté, parce que ça fait quand même 137 €. »

viaNouvelle République : Déchets radioactifs : les indignés de Neuvy-Pailloux – environnement.

NUCLÉAIRE Réunion à Neuvy-Pailloux

Le Collectif citoyen pour les alternatives au nucléaire (CCAN) organise une réunion, lundi 19 décembre, « pour répondre à toutes les questions que pose le projet du centre d’entreposage et de tri de déchets militaires radionucléides sur le site du 12 e Bsmat de Neuvy-Pailloux ». Le CCAN précise qu’il a sollicité « les représentants du ministère de la Défense ainsi que des élus locaux pour répondre aux questions que se posent légitimement les riverains des communes limitrophes et toutes les personnes qui se sentent concernées. »

Lundi 19 décembre, à 18 h 30, salle des fêtes de Neuvy-Pailloux.

Lundi 19 décembre, à 18 h 30, salle des fêtes de Neuvy-Pailloux.

viaNouvelle République : NUCLÉAIRE Réunion à Neuvy-Pailloux – en bref.

 » Notre emploi est peut-être menacé par une fermeture de la centrale, mais en attendant, c’est notre sécurité qui est en jeu.  » – la phrase

Les arrêts de tranches font travailler des prestataires. Les arrêts de tranches font travailler des prestataires. – (dr)

Daniel Luengo, monteur d’échafaudages, est intervenu à de nombreuses reprises, cette année, sur la centrale de Saint-Laurent. Ce prestataire ne mâche pas ses mots sur les conditions de travail des sous-traitants de l’industrie nucléaire française. « Nous dénonçons des problèmes de sécurité à l’intérieur des centrales. Au-delà de la question  » Pour ou contre le nucléaire  », nous voulons mettre l’homme au centre de la sûreté des installations. Aujourd’hui, tout est devenu une course au fric. On voit la décadence : il faut aller de plus en plus vite avec moins de personnel. La longueur des arrêts de tranche a été réduite. L’objectif est de stopper le moins possible la centrale, car ça coûte cher. Bientôt, nous devrons intervenir quand elle continuera de fonctionner, sans connaître tous les risques. Un agent prestataire est suivi médicalement, le temps de son intervention à la centrale, mais après, c’est fini. »

http://www.ma-zone-controlee.com

viaNouvelle République :  » Notre emploi est peut-être menacé par une fermeture de la centrale, mais en attendant, c’est notre sécurité qui est en jeu.  » – la phrase.

 » L’Indre ne veut pas être une poubelle nucléaire  » – environnement

Neuvy-Pailloux. Le collectif citoyen est inquiet sur les risques du projet de stockage de déchets radioactifs. Il demande une réunion publique.

Les opposants estiment qu’il n’y aura pas seulement des éléments radioactifs d’aiguilles de compteurs et de montres (pour les rendre fluorescentes). – (dr)

Une réunion ne suffira pas à balayer les doutes sur le projet de stockage de déchets radioactifs sur le site de la 12 e Bsmat (NR du 29 novembre). Cependant, hier soir, à Châteauroux, Monique Lajonchère, d’Europe Ecologie-Les Verts, a été explicite : « Par deux fois, il y a déjà eu des tentatives de ramener des déchets dans l’Indre, l’actualité de Neuvy nous oblige à travailler sur ce dossier et l’Indre est à nouveau regardé pour l’installation d’une poubelle nucléaire ».
Le Nouveau Parti anticapitaliste (NPA), ainsi que des citoyens présents, sont d’accord sur l’urgence d’une action d’autant que l’avis d’enquête publique prend fin le 5 janvier 2012. Pierre Morizet, maire de Luzeret, explique avoir « rencontré le commissaire enquêteur qui m’a dit qu’il y avait un petit dossier de dix pages qui résumait tout ».
Certains, qui se sont présentés à Neuvy-Pailloux, dénoncent : « Le rôle du commissaire enquêteur est de rester neutre et de ne pas intervenir pour nous rassurer ». Le Collectif citoyen pour des alternatives au nucléaire estime qu’« il existe de fortes raisons d’être inquiet car cela pose les problèmes d’éventuelles pollutions de l’eau ou de l’air et les impacts de plusieurs produits radioactifs ne sont pas quantifiés ».
« Nous ne pouvons admettre tant d’incertitudes dans ce projet d’entreposage de déchets présentant une dangerosité avérée pour les riverains », assure Europe Écologie.

 » Cela deviendra un dépôt permanent  »

Bien des questions ont été posées : « Cela risque de devenir un dépôt permanent et après, plus personne ne pourra vendre sa maison à Neuvy ou personne ne voudra y venir ». Le collectif a trouvé un consensus : « Il faut une réunion publique, avec le maire, les militaires et les habitants ». Il sera difficile de convaincre mais, paraît-il, Greenpeace est déjà averti.

Jacky Courtin

viaNouvelle République :  » L’Indre ne veut pas être une poubelle nucléaire  » – environnement.

Contre l’entreposage des déchets radioactifs à Neuvy Pailloux

 

 


Signez la pétition en ligne ici : http://www.mesopinions.com/Contre-l-entreposage-des-dechets–radioactifs-a-Neuvy-Pailloux-petition-petitions-f56c2c36f35eba31de03789bf706d8ca.html


Téléchargez la pétition pour l’imprimer ICI

Pour la troisième fois en vingt ans, l’Indre est regardé comme un lieu idéal pour l’installation d’une poubelle nucléaire. Après les FAVL (éléments à Faible Activité et Vie Longue) voici des déchets dont il est dit dans l’ « Avis de l’autorité environnementale » : qu’ils ne sont pas précisés.

Au regard de cet avis, et en particulier du chapitre 3.5 intitulé Évaluation des risques sanitaires, il existe de fortes raisons d’être inquiet :

– « Les déchets entreposés ne sont pas caractérisés par rapport à leur activité et à leur période ».
– « Aucun élément n’est fourni dans l’étude sur l’éventuelle pollution de captages d’eau ».
– « En fonctionnement normal, seuls les rejets gazeux (tritium 3H, radon 222 et krypton 84) sont radioactifs ».
– « Ne sont abordées ni les mesures pour supprimer ou compenser les inconvénients de l’installation, ni les méthodes utilisées pour évaluer les effets de l’installation sur l’environnement ».
– « Les impacts de plusieurs produits radioactifs (Plomb 210, krypton 85…) ne sont pas quantifiés, sans explication ».
– « un incendie induirait une contamination environnementale significative et diversifiée »

Nous ne pouvons admettre tant d’incertitudes dans un projet d’entreposage de déchets présentant une dangerosité potentielle avérée pour les populations riveraines, et ceci pour 25 ans (maximum ?), en attendant qu’une filière ANDRA (Agence Nationale pour la gestion des Déchets Radio-Actifs) soit opérationnelle, mais il n’est pas indiqué de quelle filière ANDRA il est question. Une hypothétique filière ?

D’autres questions se posent :
– quelles garanties aurons-nous quant à l’utilisation future du site dans 10 ou 20 ans ?
– Quels types de déchets pourraient y être entreposés une fois le site en fonctionnement?
– Quel contrôle complet et démocratique sera mis en place afin que les populations soient informées du type de composants présents sur le site ?
– Y aura-t-il une autorité indépendante de l’armée pour effectuer ses contrôles avec participation des populations?

En matière de déchets radioactifs, nous nous opposons à la dissémination nucléaire dans de nouveaux sites de stockage ou « d’entreposage », les déchets doivent être stockés sur un des lieux de production actuels afin de ne pas multiplier les risques envers les populations.

Pour toutes ces raisons, nous nous opposons à l’installation de ce site d’entreposage de déchets radioactifs à Neuvy Pailloux.

Téléchargez la pétition pour l’imprimer ICI


Signez la pétition en ligne ici : http://www.mesopinions.com/Contre-l-entreposage-des-dechets–radioactifs-a-Neuvy-Pailloux-petition-petitions-f56c2c36f35eba31de03789bf706d8ca.html

viaEurope Ecologie-Les Verts dans l’Indre.

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