Décret n° 2019-520 du 27 mai 2019 modifiant le décret n° 2014-1049 du 15 septembre 2014 relatif à la reconnaissance et à l’indemnisation des victimes des essais nucléaires français | Legifrance

Source : Décret n° 2019-520 du 27 mai 2019 modifiant le décret n° 2014-1049 du 15 septembre 2014 relatif à la reconnaissance et à l’indemnisation des victimes des essais nucléaires français | Legifrance

La Criirad boycotte le débat sur la gestion des déchets nucléaires

« Informations tronquées et tendancieuses », « partialité », « désinformation », »arnaque », « déni de démocratie ». La Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité (Criirad) met en cause l’honnêteté et la sincérité des services de l’État mais aussi celle des ingénieurs et techniciens qui réalisent les mesures. Son directeur de laboratoire s’explique à Lyon Capitale.

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Va-t-on se retrouver avec des déchets nucléaires recyclés dans nos objets du quotidien ?

L’État va poser la question du recyclage des déchets nucléaires faiblement radioactifs à l’occasion d’une nouvelle consultation publique en mars.

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Décision n° 2018-DC-0638 du 17 juillet 2018 modifiant la décision n° 2016-DC-0550 du 29 mars 2016 fixant les valeurs limites de rejet dans l’environnement des effluents de l’installation nucléaire de base n° 75 exploitée par Electricité de France – Société anonyme (EDF-SA) dans la commune de Fessenheim (département du Haut-Rhin) | Legifrance

Source : Décision n° 2018-DC-0638 du 17 juillet 2018 modifiant la décision n° 2016-DC-0550 du 29 mars 2016 fixant les valeurs limites de rejet dans l’environnement des effluents de l’installation nucléaire de base n° 75 exploitée par Electricité de France – Société anonyme (EDF-SA) dans la commune de Fessenheim (département du Haut-Rhin) | Legifrance

Edouard Philippe, impliqué dans le pillage de l’uranium du Niger par Areva et (…) – Observatoire du nucléaire

Edouard Philippe, impliqué dans le pillage de l’uranium du Niger par Areva… … et dans un conflit d’intérêt en tant que maire du Havre au profit de son (…)

Source : Edouard Philippe, impliqué dans le pillage de l’uranium du Niger par Areva et (…) – Observatoire du nucléaire

Avis n° 2017-AV-0287 de l’Autorité de sûreté nucléaire du 7 février 2017 sur le projet de décret modifiant le décret n° 2007-534 du 10 avril 2007 autorisant la création de l’installation nucléaire de base dénommée Flamanville 3, comportant un réacteur nucléaire de type EPR, sur le site de Flamanville (Manche) | Legifrance

Source : Avis n° 2017-AV-0287 de l’Autorité de sûreté nucléaire du 7 février 2017 sur le projet de décret modifiant le décret n° 2007-534 du 10 avril 2007 autorisant la création de l’installation nucléaire de base dénommée Flamanville 3, comportant un réacteur nucléaire de type EPR, sur le site de Flamanville (Manche) | Legifrance

NUCLÉAIRE Feu vert du Parlement aux déchets à Bure – 12/07/2016 – La Nouvelle République France-Monde

Source : NUCLÉAIRE Feu vert du Parlement aux déchets à Bure – 12/07/2016 – La Nouvelle République France-Monde

« Il est prévu de distribuer des pastilles d’iode à tous les habitants de France, au-delà du cercle de 10 km autour des centrales, mais person… Vienne

Source : « Il est prévu de distribuer des pastilles d’iode à tous les habitants de France, au-delà du cercle de 10 km autour des centrales, mais person… – 23/09/2015 – La Nouvelle République Vienne

Rejets délibérés de plutonium dans l’environnement : l’Observatoire du nucléaire porte plainte en justice contre EDF

Rejets délibérés de plutonium dans l’environnement : l’Observatoire du nucléaire porte plainte en justice contre EDF.

A Flamanville, le chantier de l’EPR terni par les procédures judiciaires

Par Francine Aizicovici

L'opération de pose du dôme sur le bâtiment de l'EPR à Flamanville, en juillet.

A Flamanville dans la Manche, le chantier du réacteur nucléaire EPR, dit de troisième génération, avance. Après la pose du dôme de près de 300 tonnes sur le bâtiment en juillet, la cuve en acier est arrivée le 7 octobre sur le site. Mais les ennuis ne sont pas terminés pour autant pour ce chantier qui devrait se terminer en 2016, avec quatre ans ans de retard. Outre les aléas techniques, les procédures judiciaires se multiplient.

Mardi 12 novembre, Bouygues, le géant du BTP chargé du génie civil, ainsi que deux entreprises sous-traitantes comparaissent devant le tribunal correctionnel de Cherbourg pour homicide involontaire, après la mort en 2011 d’un soudeur sur le chantier. EDF n’est en revanche pas poursuivie.

Le 24 janvier 2011, ce père de famille de 37 ans avait fait une chute mortelle de 18 mètres, la passerelle sur laquelle il se trouvait ayant été percutée par le chargement d’une grue. Bouygues est poursuivi « en sa qualité de responsable de la coordination de sécurité et attributaire du lot génie civil » du chantier, selon Eric Bouillard, procureur de la République de Cherbourg, indique l’AFP.

Quant au grutier, âgé de 36 ans au moment des faits et qui était sous l’emprise du cannabis, il est également poursuivi, ainsi que son employeur Euridis-Normetal et la société Tissot, qui a mis à disposition la passerelle. Les trois entreprises sont accusées en tant que personnes morales pour « mises à disposition d’équipement de travail non conforme » et « insuffisance » du plan de sécurité, des « fautes » constitutives de « l’homicide involontaire ». Deux autres accidents mortels du travail étaient survenus sur ce chantier en 2011, dont un accident de la route d’un ouvrier qui rentrait chez lui.

« TRAVAIL ILLÉGAL » ET COTISATIONS NON PAYÉES

Bouygues n’en est pas à ses premiers soucis judiciaires. En février, le groupe avait été condamné par le conseil des prud’hommes pour le licenciement sans cause réelle ni sérieuse en 2010 de son chef de la sécurité sur le chantier. Il avait été renvoyé après avoir utilisé son « droit de retrait », prévu en cas de risque grave et imminent pour la santé et la sécurité. L’ex-chef de la sécurité avait décrit un « état sécuritaire du chantier où la notion de danger grave et imminent [était] permanente ». Le groupe a fait appel.

Un autre procès concernant Bouygues et deux sous-traitants du chantier de l’EPR pourrait avoir lieu en 2014 en correctionnelle, pour « travail illégal », selon une source judiciaire. « Les charges sont sérieuses », avait indiqué le procureur de la République de Cherbourg, Eric Bouillard, le 27 juin, après deux ans d’enquête préliminaire. Il décidera, d’ici à la fin de l’année, s’il engage ou non des poursuites.

Deux sous-traitants de Bouygues sont accusés de ne pas avoir payé leurs cotisations sociales : le roumain Elco et le chypriote Atlanco, avec qui Bouygues avait rompu son contrat en 2011. Les deux sociétés auraient une dette d’au moins 10 millions d’euros de cotisation à l’égard de l’Urssaf, en grande partie liée à l’EPR, selon le parquet. EDF n’est pas non plus inquiété sur ces affaires. Les prud’hommes de Cherbourg doivent rendre le 4 décembre une décision concernant la plainte de 62 salariés polonais de l’EPR, pour des problèmes similaires, dont 16 contre Bouygues, selon leur conseil.

ACCIDENTS DU TRAVAIL NON DÉCLARÉS

Dans cette affaire, il est aussi question de sous-déclaration d’accidents du travail. L’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) avait établi qu’en 2010 un accident du travail sur quatre n’avait pas été déclaré. L’ASN avait ainsi constaté, dans le registre de l’infirmerie du chantier, l’existence de feuillets volants portant le nom et la signature de salariés affirmant « refuser de déclarer l’accident survenu ».

Les infirmières affirmaient « avoir observé » qu’un nombre important de salariés « ne souhaitaient pas que le fait qu’ils avaient été victimes d’un accident du travail soit connu » et leur avoir fait formaliser ce refus. Au minimum, entre juin 2010 et février 2011, 34 accidents n’ont pas fait l’objet, comme ils l’auraient dû, d’une déclaration à la caisse d’assurance-maladie.

Bouygues Construction avait récusé fermement « toute démarche intentionnelle de non-déclaration des accidents […]. Les éventuelles absences de déclaration qui sont évoquées ne peuvent être que la conséquence d’initiatives malencontreuses du personnel de l’infirmerie ».

Francine Aizicovici
Journaliste au Monde

viaA Flamanville, le chantier de l’EPR terni par les procédures judiciaires.

Un flash de radioactivité touche six ouvriers à Civaux

L'ouvrier le plus touché se trouvait à proximité de la piscine où se trouve le combustible usagé ou à recharger. L’ouvrier le plus touché se trouvait à proximité de la piscine où se trouve le combustible usagé ou à recharger. – (Photo d’illustration)

Six prestataires d’EDF ont été légèrement touchés hier, par un mystérieux flash de radioactivité à la centrale nucléaire de Civaux, dans la Vienne.

Quatre minutes. C’est le temps qu’aura duré le mystérieux flash de radioactivité détecté hier matin par les appareils de mesure portés par les employés de la centrale nucléaire de Civaux (Vienne).

5 % de la dose maximale annuelle et autorisée

Il est 10 h, hier matin, quand l’alarme retentit. Quatorze personnes, des employés d’EDF et des prestataires extérieurs se trouvent dans le bâtiment du réacteur n° 1, actuellement arrêté pour maintenance.
Six dosimètres individuels qui mesurent en instantané la radioactivité ambiante se déclenchent. Ils sont portés par des prestataires extérieurs.
« Conformément aux procédures », indique le service communication de la centrale de Civaux, « tous les salariés présents ont été évacués. Les six salariés concernés ont été pris en charge par le service de radioprotection. »
Ils ont été exposés à des degrés divers. Le plus touché se trouvait près de la piscine où se trouve le combustible à retraiter, ou à recharger.
Son appareil a mesuré une dose correspondant à 5 % de la dose annuelle maximale autorisée.
Cinq autres, qui se trouvaient à d’autres endroits, ont enregistré des doses très réduites correspondant à un ou deux centièmes de la dose annuelle.
A 19 h 45, hier soir, les vérifications effectuées sur les dosimètres confirmaient l’incident. Les appareils ont bien mesuré une pointe fugace de radioactivité.
Désormais, la question est de savoir quelle en est la cause. Des investigations sont en cause. « Les mesures effectuées par la suite ont montré l’absence d’un niveau anormal de radioactivité », indique Civaux. Ce qui écarte donc toute fuite.
Le président de la commission locale d’information (CLI), Robert Gil, évoque la piste « d’un point chaud ». « C’est le nom que les techniciens donnent à ce type de problème qui est connu. C’est souvent une particule, un petit fragment échappé du cœur, qui a migré dans le circuit primaire. »
Cet incident intervient dans un contexte très particulier après que l’autorité de sûreté nucléaire a souligné, dans des termes mal ressentis localement, un certain manque de rigueur interne.
La préfète avait appelé tout le monde à la mesure dans son expression. C’était la semaine dernière…

(1) Rien n’indique que l’ouvrier se trouvait à un endroit où il n’aurait pas dû être, indique EDF.

Emmanuel Coupaye

viaUn flash de radioactivité touche six ouvriers à Civaux – 28/06/2013 – La Nouvelle République France-Monde.

Pétition Nunavut – Réseau « Sortir du nucléaire »

Pétition Nunavut – Réseau « Sortir du nucléaire ».

Débat avec  » Sortir du nucléaire  » – Deux-Sèvres

Le collectif « Sortir du nucléaire 79 » organise une soirée débat, jeudi 11 avril, sur le thème « Nucléaire et démocratie ». Rendez-vous à 20 h, salle de conférence N° 2 (RDC), bâtiment A., centre Duguesclin. Intervenants : Jean-Marie Matagne, fondateur de l’action des citoyens pour le désarmement nucléaire et Jean-Claude Bossard, ex-maire de Chefresne, commune de Normandie concernée par la ligne THT en provenance du futur EPR de Flamanville.

Entrée libre.

viaDébat avec  » Sortir du nucléaire  » – La Nouvelle République Deux-Sèvres.

Golfech. La centrale nucléaire déclare un événement significatif de sûreté – Tarn-et-Garonne

Le CNPE de Golfech./ Photo DDM, archives ()

Le CNPE de Golfech./ Photo DDM, archives

Hier en milieu de matinée, la centrale nucléaire de Golfech nous a contacté pour faire part de la déclaration d’un événement significatif de sûreté de niveau 1 (l’échelle INES comprend 7 niveaux) auprès de l’Autorité de sûreté nucléaire. Cet événement, qui s’est déroulé dans la partie non nucléaire du site et qui est resté sans conséquence pour l’environnement, concernait l’indisponibilité d’un système d’évacuation de vapeur du circuit secondaire de l’unité de production N°1.

Voici la déclaration du CNPE de Golfech: «Situé dans la partie non nucléaire d’une unité de production, le circuit secondaire est chargé d’amener à la turbine la vapeur produite par les générateurs de vapeur. La turbine entraîne ainsi l’alternateur qui produit l’électricité. Après son passage dans la turbine, la vapeur repasse à l’état liquide dans le condenseur ; cette eau est ensuite renvoyée vers les générateurs de vapeur pour un nouveau cycle. Le circuit secondaire est équipé d’un système de sécurité permettant si nécessaire d’évacuer la vapeur d’eau sous pression, soit vers le condenseur, soit vers l’extérieur. Le 19 janvier 2013, lors d’une intervention de maintenance, les équipes de la centrale ont constaté un mauvais réglage sur un des quatre robinets du système d’évacuation de vapeur vers l’extérieur, entraînant son indisponibilité. Après analyse de l’événement, les équipes ont remis en conformité le réglage du robinet. Cet événement n’a eu aucune conséquence sur la sûreté des installations, la sécurité du personnel et l’environnement. Compte tenu du délai de détection de l’indisponibilité de ce matériel, la centrale a déclaré cet événement à l’Autorité de sûreté nucléaire, au niveau 1 de l’échelle INES, échelle internationale de classement des événements nucléaires, qui compte sept niveaux.»

B.G

viaGolfech. La centrale nucléaire déclare un événement significatif de sûreté – Tarn-et-Garonne : LaDépêche.fr.

Méli-mélo à Fessenheim, alors que la centrale doit fermer en 2016

Si EDF se conforme à ce que prescrit l’Autorité de sûreté nucléaire, sur quelle base le gouvernement fermera-t-il la centrale ?

Le 1er octobre, les salariés de Fessenheim ont manifesté à Colmar contre sa fermeture.

Le 1er octobre, les salariés de Fessenheim ont manifesté à Colmar contre sa fermeture. (ph. « l’alsace »)

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Sensible depuis fort longtemps, le sujet est devenu brûlant avec l’annonce effectuée par François Hollande en ouverture de la Conférence environnementale, le 14 septembre : oui, la centrale nucléaire de Fessenheim fermera fin 2016. Dans son discours, le président a pris soin de rappeler que la centrale alsacienne était « la plus ancienne de notre parc », ses deux réacteurs de 900 mégawatts ayant été raccordés au réseau en 1978. Sous-entendu : elle est la plus dangereuse, ses standards de sûreté datant de l’époque de sa conception, il y a quarante ans.

L’application du 41e des 60 engagements du candidat Hollande n’ira pas de soi. Au sein d’EDF, l’exploitant, l’heure est à la révolte. Les directeurs des centrales françaises – il y en a 19 – ont récemment adressé une lettre de soutien aux salariés de Fessenheim. Une démarche pour le moins inhabituelle, qui est censée avoir pris corps sans l’aval du patron d’EDF, le très nucléariste Henri Proglio. Les syndicats, la CGT et la CFDT en tête, ont eux aussi déploré cette décision.

EDF a démenti avoir réclamé à l’État la bagatelle de 2 milliards d’euros pour compenser la fermeture. Mais, au-delà des enjeux liés à la transition énergétique, l’arrêt de Fessenheim est bel et bien une histoire de gros sous. Selon un calcul réalisé l’an dernier par l’agence Standard and Poor’s, la fermeture de la centrale amputerait l’excédent brut d’exploitation d’EDF de 400 millions d’euros par an.

Ces données économiques risquent fort d’embarrasser le gouvernement. Pour les faire passer à l’arrière-plan, il lui faudra une solide justification technique. Et c’est là que le bât blesse.

Le réacteur n° 1 déclaré apte

Vieille ou pas, dangereuse ou pas, Fessenheim est contrôlée par l’ASN, l’Autorité de sûreté nucléaire. Une autorité administrative indépendante de par ses statuts, rédigés en 2006.

La religion de l’ASN est en partie faite. Après la visite décennale effectuée en 2010, l’ASN a estimé le 4 juillet 2011 que le réacteur n° 1 de la centrale était bon pour le service dix années de plus. À condition qu’EDF accomplisse des travaux d’ampleur : reprendre le socle de béton du réacteur et renforcer les capacités de refroidissement de celui-ci.

« Nous sommes aussi en train d’instruire le dossier qu’EDF a constitué pour se conformer, à Fessenheim, aux prescriptions de l’ASN consécutives aux évaluations complémentaires de sûreté », indique Henri Legrand, le conseiller auprès du directeur général de l’ASN. Ces évaluations complémentaires ont été entreprises dans toutes les centrales françaises après la catastrophe de Fukushima.

Pour le réacteur n° 2, la procédure est moins avancée. La visite décennale a été réalisée durant l’été et l’automne 2011. L’ASN rendra son avis sur la prolongation de l’activité au cours du premier semestre 2013. Là aussi en tenant compte des leçons de Fukushima.

Si l’on part du principe qu’EDF fera ce qu’on lui ordonne sur le réacteur n° 1 (comme sur le n° 2), l’ASN n’aura pas la moindre raison de réclamer son arrêt en 2016. Le gouvernement risque alors de se retrouver dans la situation suivante : décréter l’arrêt pour raison de sécurité d’une centrale que l’Autorité compétente juge sûre. Acrobatique…

Cas de figure inédit

« Si la fermeture est décidée, il y aura un décret de  »mise à l’arrêt définitif et démantèlement ». L’ASN donnera son avis sur ce décret, mais un avis limité à l’examen de la conformité des procédures », analyse Henri Legrand. Le gouvernement sera seul à devoir justifier de l’opportunité de cette décision. Très seul, dans un cas de figure complètement inédit. Les réacteurs qui ont été arrêtés par le passé, à Brennilis (Finistère) ou à Saint-Laurent (Loir-et-Cher) avaient fait leur temps. Il n’y avait pas matière à polémique. La situation était tout autre pour Superphénix à Creys-Malville (Isère), stoppé sur des critères politiques par le gouvernement Jospin en 1998. Mais il ne s’agissait que d’un réacteur expérimental qui devait lancer une nouvelle génération du nucléaire à la française.

Fessenheim ne rentre dans aucune de ces deux catégories : la centrale n’est pas déclarée inapte au service et elle fournit très concrètement du courant à l’Alsace entière et des revenus à EDF. Dès lors, l’État devra-t-il faire un gros chèque à EDF pour compenser le manque à gagner ? Ou ne sera-t-il pas tenté de regimber devant l’obstacle en cette année préélectorale ? « L’État a des moyens d’action. Il est actionnaire d’EDF », rappelle Henri Legrand, sibyllin. À suivre.

 

http://www.sudouest.fr/2012/10/05/meli-melo-a-fessenheim-840403-710.php#xtor=EPR-260-%5BNewsletter%5D-20121005-%5Bzone_info%5D

La Commission européenne détecte des «défaillances» dans les centrales françaises

NUCLEAIRE – Les contrôles de sécurité européens ont révélé une centaine de failles, surtout en France…

La Commission européenne ne montrera «aucune complaisance» sur la sécurité du parc nucléaire européen, qui est «en général satisfaisante», a affirmé lundi le commissaire à l’Energie Gunther Oettinger, sans démentir la découverte «de centaines d’insuffisances», surtout en France. «Nos contrôles de sécurité ont été stricts, sérieux et menés en toute transparence. Ils ont permis de révéler ce qui allait bien et là où il fallait apporter des améliorations», a-t-il assuré. «En général, la situation est satisfaisante, mais nous ne devons avoir aucune complaisance», a-t-il ajouté.

Aucune fermeture de centrale

Gunther Oettinger présentera mercredi son rapport et ses recommandations à ses collègues de la Commission. Selon le journal allemand Die Welt, qui dit avoir consulté ce rapport, le commissaire européen chiffre à 25 milliards d’euros les travaux de mise en conformité rendus nécessaires par les contrôles qui ont fait apparaître des «centaines d’insuffisances». Die Welt, dont les informations n’ont pas été démenties, souligne que la plupart des critiques concernent les centrales françaises. La France compte 58 réacteurs qui produisent 75% de l’électricité consommée dans l’Hexagone.

Le Figaro.fr a précisé que, selon le même document, les contrôles avaient révélé «des défaillances de sécurité» dans les 19 centrales françaises. «Mais aucune fermeture n’est préconisée par Bruxelles», a ajouté le quotidien. Pour Greenpeace-France, «ce rapport vient confirmer que le nucléaire français n’est pas plus sûr que les autres, bien au contraire». «Ces résultats démontrent une nouvelle fois qu’il va falloir aller bien au-delà de la fermeture de Fessenheim. Le débat sur l’énergie qui arrive doit être l’occasion de discuter et d’acter une véritable sortie du nucléaire en France», a ajouté Yannick Rousselet, chargé de campagne nucléaire de l’ONG.

Un plan d’action pour renforcer la sécurité

Le rapport cité par la presse serait un document de travail dont tous les éléments ne seront pas nécessairement dans le rapport final, a-t-on toutefois indiqué de source communautaire. Le Groupe des régulateurs européens dans le domaine de la sûreté nucléaire (ENSREG), qui a mené les tests, a préparé «un plan d’action pour renforcer la solidité des centrales». «Je ne peux pas parler pour tous les pays, mais pour la France, le coût de ces investissements sera de l’ordre de 100 à 200 millions d’euros par centrale», avait annoncé un de ses représentants, le Français Philippe Jamet, lors d’une audition en juin devant le Parlement européen. Gunther Oettinger espère que la Commission sera en mesure de soumettre ce rapport et ses recommandations aux dirigeants de l’UE lors du sommet des 18 et 19 octobre à Bruxelles.

Une petite part d’incertitude demeure, car le président de la Commission, José Manuel Barroso, peut demander à Gunther Oettinger de revoir sa copie si trop d’objections sont émises. La Commission européenne a réclamé des contrôles sur tous les types de réacteurs installés dans l’UE, et a demandé une analyse des conséquences d’un accident d’avion sur une installation. L’objectif était de vérifier la sécurité des installations en cas de rupture des approvisionnements en électricité, comme cela s’est produit sur le site de la centrale de Fukushima au Japon après le séisme suivi d’un gigantesque tsunami qui a inondé les installations. L’UE compte 147 réacteurs dans 14 pays, dont 58 en France. Et 24 nouveaux réacteurs sont en projet, dont six sont déjà en construction: deux en Bulgarie, deux en Slovaquie, un en Finlande et un en France.

© 2012 AFP

viaLa Commission européenne détecte des «défaillances» dans les centrales françaises – 20minutes.fr.

Rejet des demandes de permis d’exploration de gaz de schiste, la centrale de Fessenheim fermée en 2016 (Hollande)

 

Sept demandes de permis d’exploration d’hydrocarbures vont être rejetées « sans attendre » du fait des inquiétudes locales sur le gaz de schiste, a annoncé François Hollande aujourd’hui lors de son discours d’ouverture de la conférence environnementale.

« J’ai demandé à Delphine Batho, ministre de l’Ecologie, du Développement Durable et de l’Energie, de prononcer sans attendre le rejet de sept demandes de permis déposées auprès de l’Etat et qui ont légitimement suscité l’inquiétude dans plusieurs régions », a déclaré le président de la République, sans préciser quelles demandes étaient visées.

Il a aussi annoncé que la centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin), la plus ancienne du parc nucléaire français, serait fermée fin 2016, mais « tous les emplois » préservés.

viaLe Figaro – Flash Actu : Rejet des demandes de permis d’exploration de gaz de schiste, la centrale de Fessenheim fermée en 2016 (Hollande).

Hors-série Charlie hebdo : L’escroquerie nucléaire

 
Nous tenions à vous faire savoir que Fabrice Nicolino, grand ami de l’ASPAS (auteur de Qui a tué l’écologie, Pesticide, révélation sur un scandale français, Bidoche) a coordonné la rédaction d’un hors série de Charlie Hebdo consacré à l’énergie nucléaire.

 

Un peu plus d’un an après la catastrophe de Fukushima, et alors que Delphine Batho, ministre de l’écologie et de l’énergie, et Arnaud Montebourg, ministre du redressement productif, qualifient le nucléaire « d’énergie de l’avenir », la très sérieuse enquête menée par Fabrice et ses amis nous en dit très long sur les dessous de cette industrie, et sur les risques qu’elle fait peser sur notre avenir.

 

Au menu : « Le nucléaire pour les nuls. Les gros bobards de La Hague. Ce que disait la presse il y a 50 ans. Les anti-nucléaires. Mais où sont passés ces foutus déchets. Déportés vers la Sibérie. L’uranium africain. EDF et Areva. La pub cette industrie du mensonge. Un nuage passe sous le nez de Pèlerin. Un Fukushima bien de chez nous. Un avenir vraiment renouvelable », et une explosion d’informations qui n’avaient jamais été réunies, et bien souvent jamais publiées dans les médias dominants.

 

Le tout est bien sûr illustré par la mythique équipe de dessinateurs du journal.

Une bombe !

L’équipe de l’ASPAS

Cancer : révélations sur les essais nucléaires français

POLYNÉSIE FRANÇAISE, 1968. Alors qu’en arrière-plan se déroule un tir nucléaire atmosphérique, ce jeune soldat qui effectue son service militaire pose sans protection sur le pont d’un navire de l’armée.

POLYNÉSIE FRANÇAISE, 1968. Alors qu’en arrière-plan se déroule un tir nucléaire atmosphérique, ce jeune soldat qui effectue son service militaire pose sans protection sur le pont d’un navire de l’armée. | (OBSERVATOIRE DES ARMEMENTS.)

Zoom

C’est une étape décisive qui vient d’être franchie pour les 150 000 victimes potentielles des essais nucléaires français effectués en Algérie et en Polynésie de 1960 à 1996. Pour la première fois dans le volet pénal du dossier, des expertises médicales concluent à un lien probable entre les retombées radioactives des bombes et les graves maladies (cancers notamment) développées par d’anciens militaires ou professionnels du .

Un pas majeur vers la reconnaissance de la responsabilité des pouvoirs publics.Faisceau de présomptions

Ces expertises ont été réalisées à la demande d’Anne-Marie Bellot, juge d’instruction chargée de l’enquête à la suite de la plainte déposée fin 2003 par l’Aven (Association des victimes des essais nucléaires). Une information judiciaire avait été ouverte début 2004 pour « homicide involontaire, atteinte à l’intégrité physique et administration de substances nuisibles ». Dans les documents que nous avons pu consulter, l’expert, Florent de Vathaire, conclut à un lien probable pour 6 personnes sur les 15 « expertisées », tant en Algérie qu’en Polynésie. « En rassemblant de nombreux éléments, j’ai pu construire un faisceau de présomptions qui permet de dire que le lien entre les retombées radioactives et les maladies est vraisemblable pour certains des cas expertisés », nous confie l’expert.

Les avocats des victimes restent cependant prudents car il faudra apporter la preuve d’une causalité directe entre les essais nucléaires et les maladies. D’autant plus qu’au plan civil seuls quatre dossiers sur 720 portés par l’Aven ont été retenus par le comité compétent pour les indemnisations des victimes. En revanche, « c’est un élément fort qui va peut-être enfin obliger l’armée à fournir toutes les informations sur les militaires ou les civils présents lors des tirs, et pour qui les dossiers sont incomplets », estime Cécile Labrunie, avocate au cabinet parisien Teissonnière, qui suit le dossier.

Forte de ces expertises, l’enquête peut désormais s’accélérer. Selon nos informations, Marie-Odile Bertella-Geffroy, la juge d’instruction qui a repris le dossier, vient de lancer une commission rogatoire pour récupérer le maximum d’archives. Le but : obtenir la déclassification des dossiers secret-défense les plus sensibles qui n’ont pas encore pu être exploités.

Le Parisien

viaCancer : révélations sur les essais nucléaires français.

Sortir du nucléaire : manif aujourd’hui – Deux-Sèvres

Le collectif Sortir du nucléaire 79 appelle à un rassemblement ce mercredi, à partir de 14 h, devant la préfecture des Deux-Sèvres, à Niort. Il entend faire pression sur les représentants de l’État dans le département, qui n’ont pas donné suite à une demande de rendez-vous formulée par le comité niortais de soutien à la grève de la faim de Jean-Marie Matagne, entamée le mardi 15 mai dernier à Saintes (Charente-Maritime), pour obtenir l’organisation d’un référendum sur l’abolition historique des armes nucléaires. Les membres et sympathisants de ce comité y resteront jusqu’à ce qu’une délégation soit reçue afin d’évoquer le combat du président de l’Action des citoyens.

viaSortir du nucléaire : manif aujourd’hui – Environnement – Actualité – Deux-Sèvres – Nouvelle République.

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