Aix-Noulette: un coulonneux perd une vingtaine de pigeons tués par des chasseurs – La Voix du Nord

C’est interdit et pourtant, c’est arrivé. Un colombophile d’Aix-Noulette a vu plusieurs de ses pigeons agoniser après avoir reçu du plomb. La police a pris des chasseurs la main dans le sac à 500 m de chez lui.

Il est interdit de chasser les pigeons domestiques, c’est à dire bagués. Le colombophile aixois a perdu une vingtaine de bêtes en une matinée...  PHOTO D’ILLUSTRATION
Il est interdit de chasser les pigeons domestiques, c’est à dire bagués. Le colombophile aixois a perdu une vingtaine de bêtes en une matinée… PHOTO D’ILLUSTRATION

Lundi, comme chaque matin vers 9 heures, le coulonneux aixois fait voler ses pigeons. Une centaine à la fois. Ce passionné qui participe à de nombreux concours de colombophilie voit tout à coup revenir sur le toit du pigeonnier plusieurs coulons blessés, ensanglantés. « Ils ont eu la force de revenir mais ils sont morts, déplore l’Aixois. J’ai tout de suite fait le rapprochement, j’avais entendu des coups de feu plusieurs fois dans la matinée… »

Ni une ni deux, il fonce vers le bois à 500 m de chez lui et aperçoit une camionnette avec un écusson de chasse. Et un chasseur qui regarde en l’air… « J’ai interrogé des joggeurs, ils m’ont dit que c’étaient les deux seuls chasseurs qu’ils avaient croisés. » Il alerte la fédération française de chasse qui lui explique que les gardes fédéraux, seuls habilités à intervenir, sont retenus sur un audit. Et lui conseille de prévenir la police. « La fédération m’a dit qu’il s’agissait d’un bois privé loué à des dissidents qui ont le droit d’y chasser tous les jours… Ils n’ont aucun respect, la preuve », assène le coulonneux.

Les policiers rapidement sur les lieux

Les services de police se déplacent rapidement chez l’Aixois et constatent le décès de plusieurs pigeons. Puis direction le bois : « Les chasseurs étaient en train de ranger, les policiers ont fouillé la camionnette et ont retrouvé des pigeons morts dont deux bagués qui m’appartenaient. L’un d’eux voulait alors me les rembourser. Ils devaient être entendus au commissariat. Pour ma part, j’ai déposé plainte. »

Bilan de cette funeste matinée pour les coulons : huit pigeons morts, cinq blessés et sept disparus, « sûrement tombés dans le bois privé ». Le coulonneux espère que les deux chasseurs en question seront punis pour cette violation de la réglementation. Et qu’ils le dédommageront. « Et surtout, je voulais alerter les colombophiles du secteur et les chasseurs qui ignoreraient sciemment ou non la loi. »

Source : Aix-Noulette: un coulonneux perd une vingtaine de pigeons tués par des chasseurs – La Voix du Nord

Publicités

Marais audomarois : des renards pour réguler la population de cygnes, une idée saugrenue

PAR ANTHONY BERTELOOT

 

Les maraîchers et les chasseurs en sont encore tout retournés. Le ministère de l’Écologie a proposé que les renards soient préservés dans le marais afin qu’ils s’occupent de régler leur compte aux cygnes, dont on maîtrise aujourd’hui la population. Une idée qui tombe un peu comme un cheveu sur la soupe.

 

 

 

On aurait presque pu en faire une fable de la Fontaine. Cela se serait appelé « Le Cygne et le Renard ». S’il y a quelques années, l’histoire de la surpopulation de cygnes ne faisait vraiment pas rire les agriculteurs et maraîchers audomarois, la morale de l’histoire semble aujourd’hui aller dans leur sens.

Tout commence il y a une dizaine d’années. Des exploitants déplorent de gros dégâts dans leurs cultures. Le parc naturel régional, les chasseurs et les maraîchers unissent leurs efforts avec les services de l’État et réfléchissent au sujet. Un comité de pilotage est mis sur pied pour surveiller le nombre croissant de cygnes. De premières opérations démarrent il y a cinq ans. Leur nature : prélever des œufs, une action assurée par l’Office national de la chasse (ONC). Finalement, les choses se passent plutôt bien. Mais, il y a un an, les représentants du comité de suivi avalent de travers une idée émise au ministère de l’Écologie par le conseil national de la protection de la nature (CNPN). La piste proposée : déclasser les renards, espèce considérée comme nuisible, pour les laisser réguler « naturellement » la population de cygnes.

« Un effectif à surveiller en permanence »

« C’est un effectif à surveiller en permanence, avance Luc Barbier, chef de projet marais au parc. Nous nous sommes donc engagés à étudier la question. » Le travail a bien été fait, un peu à contrecœur, mais très sérieusement. Toute une litanie d’articles est compulsée durant six mois et laisse penser que les renards ne sont pas des prédateurs efficaces, ni sur les œufs, ni sur les jeunes, ni sur les cygnes adultes. « On a juste trouvé deux ou trois cas en Europe. »

Du coup, dans le marais aujourd’hui, on se demande encore pourquoi l’idée a refait surface au détour d’une assemblée générale à Noordpeene il y a quelques jours alors que tout semble aller pour le mieux dans le meilleur des mondes. Morale de l’histoire : quand le marais vit en harmonie, le renard reste l’ennemi.

Marais audomarois : des renards pour réguler la population de cygnes, une idée saugrenue – La Voix du Nord.

Cochonglier de l’Ardèche : un spécimen impressionant dans la ligne de mire de l’Etat

HÉLÈNE AMIRAUX
Un élevage non déclaré a-t-il voulu se débarrasser d’un cadavre encombrant ?
Un élevage non déclaré a-t-il voulu se débarrasser d’un cadavre encombrant ? (DR)

Le cochonglier découvert en Ardèche, un animal mi-cochon mi-sanglier de plus de 300 kg et de 2,60 m de long, est impressionnant par son gabarit. Les gendarmes enquêtent toujours sur son origine.

Depuis la récente découverte d’un impressionnant cochonglier (mi-cochon mi-sanglier de plus de 300 kg et de 2,60 m de long) mort dans le bois du Laoul sur la commune de Bourg-Saint-Andéol, les services de l’État ont redoublé de vigilance concernant les populations de sangliers, strictement encadrées en France depuis 1982. La réglementation instaurée à cette époque visait justement à stopper la prolifération dans la nature de croisements hasardeux.

Carcasse suspecte

Ils existent pourtant bel et bien. « De façon naturelle, l’hybridation entre sanglier et cochon domestique est exceptionnelle, explique-t-on à la préfecture de l’Ardèche. Elle peut survenir par exemple lors d’une saillie accidentelle d’une truie domestique en élevage plein air par un sanglier qui franchit une clôture défectueuse ». Plus inquiétant, le mastodonte retrouvé à la mi-mars à Bourg, avait les grès (canines supérieures) sciés. Il ne pouvait donc s’agir que d’un animal domestique dont la carcasse a été déposée là volontairement.

Spécimen interdit

À ce sujet, la loi est claire. Les particuliers n’ont tout simplement pas le droit, sauf autorisation préfectorale de détenir un sanglier, même pour en faire sa consommation de charcuterie personnelle. Un arrêté ministériel de 2009 interdit d’ailleurs la présence de cochonglier dans les élevages de catégorie A (pour la chasse et la viande).

La tentation des croisements, plus prolifiques 

Dans les faits, certains éleveurs peu scrupuleux ont recours à ce genre de croisement pour des questions de rentabilité : « Dans les enclos d’élevage, la tentation est grande de provoquer volontairement de telles hybridations car les femelles qui en sont issues sont plus prolifiques et leurs petits grossissent plus vite. On peut donc supposer que de telles pratiques, clandestines et interdites, ne sont pas rares », estime les services ardéchois de l’État qui prennent l’affaire très au sérieux. Des élevages clandestins ont déjà été repérés par le passé sur le département, ils pratiquaient justement « les hybridations pour plus de prolificité ». Or les lâchers de tels animaux « compromettent gravement la pureté génétique du sanglier sauvage ».

Elevage clandestin ?

Pour l’instant, la provenance de l’animal découvert en bois du Laoul reste mystérieuse : « Cet animal peut provenir d’un élevage non déclaré ou d’un élevage coupable de pratiquer des hybridations et qui aura donc souhaité se débarrasser incognito d’un cadavre gênant », confie la préfecture. Mais pour l’instant, l’enquête de gendarmerie se poursuit.

Pas de sanglier à la maison

En 2008, une habitante d’Euzet-les-Bains près d’Alès avait été condamnée par le tribunal correctionnel d’Alès à 300 euros d’amende avec sursis pour avoir conservé sans autorisation un cochonglier femelle dans un enclos chez elle. Le procureur de la République avait alors justifié les poursuites en invoquant le risque de propagation de la peste porcine dont le cochonglier est vecteur.

viaCochonglier de l’Ardèche : un spécimen impressionant dans la ligne de mire de l’Etat.

Deux gendarmes blessés par un chasseur

Convoqué vendredi pour une infraction au code de la chasse, un homme s’en est pris aux gendarmes avec un couteau. Les deux gendarmes s’en sortent avec des blessures légères.

Les gendarmes ont été blessés en tentant de désarmer le chasseur.   © Maxppp

Deux gendarmes de Terrasson ont été légèrement blessés ce vendredi après midi par un homme originaire du Lardin- Saint-Lazare. Ce dernier, un chasseur d’une cinquantaine d’années, était convoqué pour une infraction au code de la chasse. Les gendarmes lui ont confisqué son arme. 

Furieux, le chasseur est revenu dans les locaux de la gendarmerie et a sorti un couteau. Il a menacé de se suicider, avant de retourner le couteau contre les deux gendarmes qui tentaient de le désarmer. L’un a été blessé au cou, l’autre au visage. 

L’agresseur a été placé en garde à vue. 

 France Bleu.

Rechesy | ERDF poursuivie pour la destruction d’un nid de cigognes

L’affaire était examinée hier par le tribunal correctionnel de Belfort : en février dernier, des agents ERDF (Électricité réseau distribution France) ont détruit un nid de cigognes à Réchésy. Or l’espèce est protégée. C’est la société en tant que personne morale qui est poursuivie.

D’abord les faits : le 16 février dernier une équipe d’ERDF est venue à Réchésy (Territoire de Belfort) ; les agents ont découpé en plusieurs morceaux un nid de cigognes accroché au sommet d’un pylône depuis 2011 et ont installé à la place des piquets effaroucheurs. Ils n’avaient aucune autorisation pour le faire.

La loi est claire : les cigognes, leurs nids et leurs œufs sont protégés. L’espèce fait d’ailleurs partie des espèces menacées dans la région, souligne la commission de protection des eaux, une association à l’origine de l’affaire. Tout enlèvement d’un nid doit faire l’objet d’une procédure.

Pour le représentant du ministère public, Swen Morelle, l’infraction est donc parfaitement caractérisée. ERDF, souligne-t-il, « a parfaitement connaissance des règles à appliquer ».

Une réunion préalable avait même eu lieu au mois de mai de l’année précédente, note le magistrat. Cette réunion – une rencontre tripartite organisée à la demande d’ERDF avec la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) et la mairie de Réchésy – avait pour but de faire le point sur ce fameux nid qui apparemment posait des problèmes d’interférences.

En février 2012 la procédure n’avait pas abouti. « Ça n’a pas empêché ERDF de procéder à l’enlèvement sans prendre attache avec l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) », souligne Swen Morelle. Le magistrat évoque par ailleurs « des faits similaires » qui auraient eu lieu il y a deux ans à Offemont.

« Dysfonctionnement »

L’allusion fait bondir l’avocat parisien d’ERDF : il ne veut pas entendre parler de récidive : le casier d’ERDF, dit-il, « est vierge ». L’affaire d’Offemont n’a rien à voir : « C’est la préfecture du Territoire qui avait été condamnée pour avoir illégalement donné l’autorisation à une association d’enlever un nid. ERDF ne faisait qu’exécuter une mesure administrative ».

L’avocat de toute façon conteste le bien fondé même de la poursuite dans ce dossier. Il pointe du doigt « l’indigence de l’instruction par l’ONCFS » : « Aucun des protagonistes directs n’a été auditionné », dit-il. Surtout, il s’emploie à démontrer qu’ERDF ne peut pas être reconnue pénalement responsable dans cette affaire. Il mentionne la réunion du mois de mai, le certificat envoyé à la mairie, le devis pour l’installation d’une plateforme pour accueillir le nid. Le dossier a été instruit par ERDF, martèle l’avocat.

La société, plaide-t-il, n’a jamais eu l’intention de détruire ce nid ; l’ordre n’a jamais été donné. Des procédures existent, ajoute le conseil : la société a même mis au point de nombreux systèmes de protection pour les oiseaux.

Ce sont, explique l’avocat, des salariés ignorant tout du dossier en cours qui ont « malencontreusement » détruit le nid « sans aucune délégation de pouvoir ». C’est un accident, conclut-il. Un « dysfonctionnement », dont ERDF ne peut être tenu pour responsable selon lui.

L’affaire a été mise en délibéré au 19 octobre. Le procureur de la République a requis une amende de 5 000 euros avec sursis.

le 25/08/2012 à 05:00 par Céline Mazeau

viaRechesy | ERDF poursuivie pour la destruction d’un nid de cigognes – Le Pays.

Poutine et le léopard des neiges : de la politique jusque dans la taïga ?

MOSCOU — Montré avec une tigresse en pleine taïga, des cétacés ou des ours polaires, Vladimir Poutine affiche son engagement en faveur des espèces menacées, mais des experts dénoncent le sort réservé à certains animaux sous couvert de programmes scientifiques.

La semaine dernière, c’est auprès d’un léopard des neiges que l’homme fort du pays, qui patronne des programmes de protection du tigre de l’Amour, de la baleine Belouga et de l’ours polaire, a été vu à la télévision publique.

En parka et chapka de fourrure, Vladimir Poutine était arrivé au guidon d’une motoneige dans une clairière enneigée où l’attendait dans une cage le léopard, auparavant équipé d’un émetteur GPS.

« Avant que l’on ne libère le léopard, Vladimir Poutine a tenu à s’assurer que tout était en ordre », avait expliqué la commentatrice.

Cet épisode, organisé avec des spécialistes d’un programme de l’institut Severtsov de Moscou, financé par le groupe pétrolier public Transneft, a suscité une polémique.

L’antenne russe du Fonds mondial pour la nature (WWF) a révélé que l’animal avait été capturé plusieurs jours auparavant dans une autre région et transporté en hélicoptère sur 160 kilomètres pour l’occasion.

Retirer l’animal de son milieu naturel était « criminel », a estimé dans un communiqué un programme pour la biodiversité financé par le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud), ajoutant que le marquage du léopard aurait dû prendre un quart d’heure.

L’institut Severtsov s’est défendu dans un communiqué, affirmant avoir dû garder l’animal en captivité pour soigner des blessures.

« Il était malade », a déclaré à l’AFP Dmitri Peskov, le porte-parole de M. Poutine, jugeant les accusations « sans fondement ».

Mais Alexandre Bondarev, chef du programme financé par le Pnud, a mis en doute cette affirmation.

« C’est comme s’il (le léopard, ndlr) avait été guéri dès qu’il a vu le Premier ministre », a-t-il dit.

Un animal sauvage peut se briser les dents en captivité, or il n’y a qu’une centaine de léopards des neiges en Russie, et « chaque spécimen vaut de l’or », a souligné M. Bondarev.

Le programme de l’institut Severtsov, soutenu par le pouvoir russe, répertorie au total six espèces menacées de mammifères, dont plusieurs spécimens ont bénéficié ces dernières années d’une attention particulière de M. Poutine.

Au printemps 2010, le Premier ministre avait caressé un ours polaire endormi par des scientifiques pour le doter d’un collier émetteur.

Un autre épisode avait impliqué M. Poutine et une baleine Belouga.

En 2008, c’est avec une tigresse de l’Amour que l’ancien président avait été montré dans l’Extrême-Orient russe.

Une vidéo disponible sur le site du gouvernement le faisait apparaître en treillis de chasse, s’approchant d’un tigre pris dans un piège.

« Vladimir Poutine arrive sur les lieux juste au moment où la tigresse fait un bond », affirme le commentaire. Le Premier ministre lui tire alors une fléchette hypodermique « en plein dans l’épaule droite ». Une fois l’animal endormi, il lui enfile un collier émetteur.

En réalité, le bruit a couru que la tigresse avait été transportée à partir du zoo de Khabarovsk, à 500 km de là, et endormie juste assez pour se réveiller au moment de l’arrivée de M. Poutine, a indiqué à l’AFP un spécialiste de l’espèce sous couvert de l’anonymat. Il a proposé de vérifier en comparant le dessin de la fourrure, unique chez chaque animal.

Alors que les programmes patronnés en haut lieu bénéficient d’un financement et d’une couverture médiatique, les spécialistes se plaignent de faibles salaires et de la réduction des effectifs sur le terrain depuis la suppression du Comité fédéral de protection de l’environnement, décidée par M. Poutine le 17 mai 2000, dix jours après son arrivée au Kremlin.

De Maria ANTONOVA (AFP)

http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5hg6utqIb1K7bp9OvimwojpEXGEKw?docId=CNG.48254f0d8d57540c469b5abb3a24727a.4c1

%d blogueurs aiment cette page :