Le chemin vers la bientraitance des bêtes d’abattoirs est long

Le chemin vers la bientraitance des bêtes d’abattoirs est long | Actualit?s professionnel

Abattage rituel d’ovins dans un pré
(en dehors de la période de l’Aïd el-
Kébir), tradition du pèle-porc
dans les Hautes-Pyrénées (qui
consiste à acheter un porc pour le
ramener chez soi, le suspendre et l’égorger),
animaux abandonnés sans entretien… Pour
l’ Œuvre d’assistance aux bêtes d’abattoirs
(OABA) qui tenait son assemblée générale le 28 mars 2009, les chevaux de bataille se multiplient.

OABA

En résumé, la situation est inquiétante et les perspectives aussi.
Seulement une demi-douzaine de personnes sont chargées, au sein du
bureau de la protection animale, de s’occuper des affaires “animalières”
qui concernent les animaux d’élevage, de compagnie, d’expérimentation,de
spectacle, etc. « Les problématiques sont vastes, importantes,
et les moyens associés dérisoires, même si les membres de ce bureaufont
preuve de grande volonté
», explique Frédéric Freund, juriste et directeur de l’OABA.
La situation pourrait encore se dégrader en province, en raison de la
réforme générale des politiques publiques, qui devrait conduire à
la dissolution des DDSV. «
Elles sont appelées à se fondre dans une direction régionale chargée de
la sécurité alimentaire et sanitaire. L’OABA,comme les syndicats de
fonctionnaires,s’inquiète de cette disparition et, parallèlement,du
risque de voir redéployer vers d’autres missions les effectifs – déjà
insuffisants – aujourd’hui chargés des différents contrôles en termes de
bien-être animal
», ajoute Frédéric Freund.
Il souligne par ailleurs «
la réorientation de près de 1,4 milliard d’euros d’aides agricoles vers
le secteur animal, au détriment des grandes cultures, principalement les
céréales
». Pour lui,cela signifie « plus de primes
pour les éleveurs,selon la décision du gouvernement, sans
aucun renforcement des garde-fous qui permettent d’éviter les abus

». Le directeur de l’OABA ne s’étonne donc pas que le récent rapport de
la Cour des comptes européenne dénonce l’inefficacité du système de la
conditionnalité des aides, en raison d’un contrôle insuffisant,
voire inexistant, du respect des obligations qui y sont liées.
L’assemblée générale a aussi permis de revenir sur les enjeux de la
révision de la directive européenne relative à la protection des
animauxl ors de leur abattage, qui doit prochainement aboutir à
l’adoption d’un règlement applicable dans les vingt-sept Etats membres.
Certains amendements soulèvent des problèmes en termes de protection
animale, mais aussi d’atteinte à l’information des consommateurs.

M Neveux

Extrait de La Semaine Vétérinaire 1354

Expérimentation animale : révision de la législation européenne

Expérimentation animale : révision de la législation européenne

Le vote du 31 mars de la Commission Agriculture
du Parlement européen, chargé de réviser la directive relative à
l’expérimentation animale, marque un jour sombre pour les animaux. Les
propositions adoptées n’amélioreront pas leur sort. Elles permettent de
continuer à leur infliger les pires souffrances et ne tiennent compte
ni de l’opinion publique, ni des progrès scientifiques qui montrent la
meilleure fiabilité des méthodes substitutives.

 L’influence du lobby de l’industrie de la recherche

One Voice et les 17 autres associations membres de la Coalition
européenne pour mettre fin à l’expérimentation animale réagissent au
vote de la Commission Agriculture du Parlement européen du 31 mars. Il
s’agissait de réviser la directive européenne de 1986 relative aux
animaux utilisés dans les laboratoires. Les mesures adoptées ne vont
pas améliorer la protection de ces animaux.
Les membres du Parlement européen, influencés par le lobby de la
puissante industrie de la recherche, sont allés à l’encontre de
l’opinion publique, en majorité hostile à l’expérimentation animale.
Ils ont refusé d’adopter les propositions de la Commission européenne
pour améliorer le bien-être des animaux utilisés en laboratoire.

 Les souffrances sévères et prolongées sont autorisées

La nouvelle directive va ainsi permettre :

• l’utilisation accrue des primates capturés dans la nature, un
recul par rapport à la protection des grands singes qui pourront à
nouveau être expérimentés ;

• les expériences provoquant des souffrances sévères et prolongées ;

• l’utilisation répétée du même animal ;

• que des primates, des chats et des chiens soient utilisés dans des expériences ;

• de se passer d’un agrément officiel, dans la majorité des cas, pour autoriser les expériences et les souffrances induites ;

• de conserver le secret sur les expériences en n’informant pas le public.

Des arguments choquants

Le rapporteur du texte, l’eurodéputé Neil Parish, assure que la
directive apportera des améliorations pour les animaux et mettra en
place le cadre permettant à l’UE d’obtenir à terme la fin des
expériences sur les animaux. One Voice et la Coalition européenne
s’insurgent contre ces propos qui tendent à faire croire au public que
ce vote est un progrès. Pour les associations travaillant sur ce
dossier depuis des mois, il s’agit au contraire un recul important.

 Ni compassion, ni connaissances scientifiques modernes

One Voice regrette que le Parlement européen ait raté une occasion
historique d’offrir une meilleure protection aux animaux utilisés en
laboratoires. Ses membres n’ont montré aucune compassion pour les 12
millions d’animaux capturés, élevés, utilisés et tués après de grandes
souffrances, chaque année, en Europe. Ils n’ont pas non plus tenu
compte de la nécessité de développer en urgence des méthodes
substitutives à l’expérimentation animale, plus sûres, plus rapides et
beaucoup moins coûteuses.

 L’opinion publique est hostile aux expériences sur les animaux

Un récent sondage effectué dans six pays européens* montre que
l’opinion publique est d’accord à 81 % avec une nouvelle loi qui
interdirait toute expérimentation causant de la douleur et de la
souffrance aux primates.
• 84 % des personnes interrogées sont d’accord pour qu’une loi
interdise toute expérience faisant souffrir n’importe quel animal.
• 79 % des répondants pensent qu’une loi doit interdire toute
expérimentation sur des animaux qui ne serait pas motivée par une
affection mettant la vie humaine en danger.
• Respectivement 73 % et 77 % des personnes sont hostiles aux
expériences entraînant de la souffrance à des chats et  à des chiens.
• 80% estiment que toutes les informations relatives aux expériences
sur les animaux doivent être rendues publiques, à l’exception des
informations confidentielles qui permettraient d’identifier les
chercheurs et leur lieu de travail.

*Sondage effectué par YouGov, sur un échantillon de 7134 adultes
dans six pays : France, Royaume-Uni, Suède, Allemagne, Italie,
République tchèque.
 

Source : OneVoice

La cigogne de retour, mais les oiseaux communs sur le déclin

TV5MONDE : actualités- La cigogne de retour, mais les oiseaux communs sur le déclin

PARIS (AFP) – 01/04/2009 14h02

Des cigognes photographiées en Inde le 30 janvier 2009

Des cigognes photographiées en Inde le 30 janvier 2009

 

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Des espèces emblématiques d’oiseaux, comme la cigogne, vont mieux
trente ans après la mise en place d’une législation européenne, mais un
tiers des oiseaux communs sont en déclin, selon la Ligue pour la
protection des oiseaux (LPO).

 

"Il y a trente ans, il ne restait plus qu’une dizaine de
couples de cigognes en France. Aaujourd’hui, il en a plus d’un
millier", se réjouit Allain Bougrain-Dubourg, président de la LPO.

 

Des cigognes photographiées en Inde le 30 janvier 2009

Des hirondelles en Allemagnele 22 août 2005

Autre exemple, le vautour moine, espèce menacée en Europe et
réintroduite en France en 1992 dont on dénombre aujourd’hui une
centaine d’individus.

 

Depuis la directive européenne
Oiseaux du 2 avril 1979, "une proportion non négligeable d’espèces
menacées a repris du poil de la bête", estime la LPO.

 

Le succès de cette directive s’explique par le fait qu’elle
s’est attachée à "protéger l’espace qui accueille l’oiseau", explique
M. Bougrain-Dubourg.

 

Une liste de 181 espèces considérées
comme les plus fragiles en Europe, dont 88 en France, a ainsi été
établie, les Etats membres étant tenus de maintenir en bon conservation
les zones indispensables à la survie de ces oiseaux.

 

Résultat, 37% des 88 espèces concernées en France sont en
augmentation (17% en déclin, le reste étant stable ou inconnu), selon
le bilan de la LPO.

 

Mais globalement, sur 287 espèces
d’oiseaux nicheurs (sédentaires ou migrateurs) sur le territoire
français, 33% sont en déclin (28% en augmentation).

 

La situation des oiseaux des campagnes – alouettes des champs, bruant jaune, perdrix grise, caille des blés – se dégrade.

 

L’agriculture intensive et le réaménagement du paysage rural expliquent en partie cette situation.

 

"Dans certaines régions, on a créé des déserts verts, comme
dans la Beauce, en faisant disparaître les haies, les bocages, les
bandes enherbées" qui sont autant de lieux de vie pour l’avifaune,
explique M. Bougrain-Dubourg.

 

"En 40 ans, on a perdu 50% des zones humides, un des hauts lieux de la biodiversité", ajoute-t-il.

 

Et
le gel des jachères voulu par l’Europe va contribuer à l’extension de
ces espaces cultivables, au détriment de la biodiversité, de même que
l’essor des agrocarburants.

 

La trame verte et bleue, qui consiste à mailler le
territoire avc des corridors écologiques reliant les espaces naturels,
"devrait être une des réponses globales pour inverser la tendance
puisqu’elle permettrait la prise en compte de la nature dans
l’aménagement du territoire", souligne Christophe Aubel, directeur de
la ligue Roc.

 

Les chouettes des clochers et les hirondelles des fenêtres
sont menacées par l’évolution de l’habitat dans les campagnes: "il n’y
a plus de granges comme autrefois, on ferme les issues, le bâti est
aseptisé", regrette M. Bougrain Dubourg.

 

Les populations d’hirondelles ont chuté de 41% entre 1989 et
2005, précise Sandrine Mor, ornithologue. "Même s’il s’agit d’une
espèce protégée, les gens détruisent les nids à cause des fientes",
ajoute-t-elle.

 

Le dérèglement climatique est également en cause: "en
général, le pic de production des insectes du printemps coïncide avec
la période de nourrissage des oiseaux", explique le président de la LPO.

 

"Or, avec le réchauffement, le pic de production des
insectes est anticipé. Donc, il y a un décalage dans les ressources
alimentaires des oiseaux migrateurs qui, eux, se règlent sur leur
horloge interne pour revenir d’Afrique et nicher en France, toujours à
la même date", ajoute-t-il.

 

© 2009 AFP

Faut-il des libellés “viande abattue selon le rite musulman/juif” ?

Faut-il des libellés “viande abattue selon le rite musulman/juif” ?

Alors que la proposition de rendre obligatoire l’étourdissement lors de
l’abattage rituel n’a pas été retenue par la Commission européenne
comme le craignaient juifs et musulmans – voir notre article à venir -,
la question de l’étiquetage des viandes se pose toujours. Nous
rediffusons à cet effet cet article paru le 9 avril 2008.

contact Al-Kanz

Aussi surprenant que cela puisse paraître, de plus en plus d’industriels choisissent le tout-halal (réel
ou prétendu). Ils ne se contentent pas d’investir le marché de la
viande halal. Ce n’est pas 10, 20 ou encore 30 % de leur production qui
est consacrée au halal, mais parfois bien 100 %. Vendre halal
ou y prétendre est ainsi, au fil des ans, devenu un modèle économique.
Ce qui ne va pas sans poser de problèmes, puisque des voix s’élèvent
contre un défaut de transparence qui lèserait selon elles les
consommateurs. En Grande-Bretagne, le ministre de l’Agriculture, Lord
Rooker, a pris clairement position pour un étiquetage des viandes halal
et casher.

Un positionnement ambigu

Nous l’avons déjà dit : nous ne voyons aucun inconvénient à ce que
les viandes issues de l’abattage halal ou casher destinées aux
non-musulmans et aux non-juifs aient une signalétique suffisante pour
que chaque consommateur achète en conséquence. C’est là une des
revendications d’organisations de protection des animaux. L’OABA, à cet
égard, n’hésite pas à crier au scandale. Dans sa lettre de janvier
2007, elle note qu’il est “inacceptable, au regard des textes assurant
la liberté de conscience et de religion, que le respect des pratiques
rituelles religieuses concernant 7 % de la population nationale (6 % de
la population française serait de tradition musulmane et le judaïsme
concernerait 1 % de ladite population selon les chiffres cités, en
septembre 2006, par le rapport de la Commission de réflexion juridique
sur les relations des cultes avec les pouvoirs publics) ait des
répercussions sur la consommation de l’ensemble de nos concitoyens.”
Liberté de conscience et de religion sont ainsi invoquées pour dénoncer
une pratique qui se répand de plus en plus. Qu’est-ce à dire ?

Souffrance animale ou viande de bigots ?

Le problème de l’abattage rituel serait lié à la souffrance
inacceptable – qui du reste n’a toujours pas été prouvée – de l’animal
ou à la violation des libertés de conscience et de religion ? Il est là
une confusion des genres qui ne joue pas en faveur des opposants à
l’abattage rituel. Que la question de l’étiquetage soit posée va de
soi. Qu’on en fasse un argument de poids pour imposer sa conception du
bien-être animal et, au fond, pour interdire l’abattage rituel tel
qu’il est pratiqué aujourd’hui ne participe pas d’une démarche
constructive. On ne peut pas raisonnablement se poser en défenseur de
l’animal, dire que c’est l’abattage sans étourdissement pre mortem qui
pose problème et communiquer sur la religiosité, si l’on peut dire, de
la viande. Au fond, qu’un animal soit sacrifié au nom d’Allah, au nom
de Yahvé ou au nom d’une toute autre divinité doit être secondaire pour
qui défend le bien-être animal. Sauf si l’on fait feu de tout bois et
que l’on recherche des alliés objectifs, comme peuvent l’être, en la
matière, les anticléricaux de tout bord : le problème n’est alors plus
l’absence de signalétique sur la barquette de viande dans les rayons de
Carrefour, mais le fait que ce soit de la viande de musulman ou de la
viande de juif. Ce glissement de la lutte contre la souffrance animale
à la démagogie anticléricale nous paraît non seulement contre-productif
mais encore dangereux.

Et vous qu’en pensez-vous ?

Pour en savoir plus sur la position du ministre britannique de l’Agriculture, lire l’article suivant :

Halal and kosher meat should not be slipped in to food chain, says minister

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Michelito star de la corrida à 11 ans, le 11 avril sur TF1

AUVAISELes
coulisses de la Télévision – Michelito star de la corrida à 11 ans, le
11 avril sur TF1 : L’actualité de la télévision, invitations aux
émissions


Dans
le cadre du magazine « Reportages », TF1 diffusera,
samedi 11 avril à 13:30
, le portrait du jeune
Michelito, star de la corrida à 11 ans, qui était au cœur de tous les médias
l’été dernier.

Prénom : Michelito. Age : 11 ans. Passion : la tauromachie. Michelito
a commencé à toréer à l’âge de 4 ans. Dans quelques jours, le jeune garçon va combattre
six taureaux au cours d’une « encerana », une première et un défi pour un matador
aussi jeune.

Comme en France l’été dernier, il va d’abord devoir affronter les ligues anti corrida
mexicaines à quelques heures de son entrée dans l’arène. Crack, génie, Mozart de
la tauromachie pour ses aficionados, enfant en danger ou cruel pour ses détracteurs,
Michelito est avant tout un garçon de 11 ans qui vit sa passion.

Elève en classe de 5ème, Michelito vit à Merida, dans le sud du Mexique.
Dans la famille Lagravère, tout tourne autour des taureaux. Diana, sa mère,
mexicaine, dirige les arènes de Merida. Son père, français, Michel Lagravère,
un ancien torero, s’occupe de l’école taurine. A 11 ans, le petit garçon a déjà
toréé au Pérou, au Guatemala et dans dix villes du Mexique. Ses combats figurent
dans les pages sportives des quotidiens. Pour José Farina, torero espagnol et ami
de la famille : « c’est un génie, un crack… quand il est devant un taureau, je
ne le vois pas comme un enfant ordinaire mais comme un homme en miniature ! »

Ses grands-parents ne partagent pas cet enthousiasme et ont peur pour lui. Au Mexique,
la Fédération taurine compte 540 toréros âgés de 9 à 12 ans. Star dans le pays de
sa mère, Michelito n’a pas eu le même succès dans celui de son père. L’été
dernier, invité pour la saison des corridas en France, l’accès aux arènes lui a
été refusé. Choquées par le jeune âge de Michelito, plusieurs associations
anti corrida se sont mobilisées : « A 11 ans, on fait 30 kilos… Cet enfant a déjà
été blessé plusieurs fois et il a déjà tué 60 taureaux. Au-delà de la protection
de l’enfance, on apprend à cet enfant la banalisation de la cruauté sur un animal
».

A Merida, c’est la première fois qu’un torero de 11 ans va tenter une « encerana
», une corrida au cours de laquelle un torero affronte seul six taureaux. Diana
se souvient quand, au Pérou, « Michelito devait tuer quatre taureaux tout
seul pour la première fois. Je lui ai demandé : comment vas-tu faire mon fils ?
Savez-vous ce qu’il m’a répondu : ne t’inquiète pas Maman. Ces taureaux ils sont
déjà morts ».

La notoriété de Michelito grandit de jour en jour et la presse pose souvent
la même question : que ressent le père ? « La notion de danger, on l’assume complètement.
Michelito, on va toucher du bois, n’a jamais pris de gros coups… Ces petits
copains qui ont le même âge et font du moto-cross en sont à la troisième fracture
».

A la veille de la corrida, tout est en place pour la course… quand la Mairie de
Merida menace de l’interdire. Les Lagravère vont plaider leur cause au Tribunal.
Passionné, Michel Lagravère réagit : « A un génie, au Mozart de la tauromachie,
on dit qu’il n’a pas le droit de toréer ! Vous êtes en train de ruiner une vie,
une passion… c’est une vie comme pour un peintre ! » Plaidoyer d’un père ou pression
des lobbys pro-corrida, deux heures plus tard, le veto est levé. Demain, Michelito
pourra « enfiler ses chaussettes à l’envers » et revêtir son habit de lumière.

TF1

Veto allemand à une campagne publicitaire « l’Holocauste dans votre assiette »

Dépêche > Veto allemand à une campagne publicitaire "l’Holocauste dans votre assiette"

BERLIN, 26 mars 2009 (AFP) – La Cour constitutionnelle allemande a
interdit jeudi une campagne publicitaire comparant l’abattage d’animaux
à des fins alimentaires à celui de prisonniers dans les camps de
concentration nazis.

La campagne, organisée par l’association de défense des animaux
PETA sous le titre "l’Holocauste dans votre assiette", aurait pour
conséquence "la minimisation et la banalisation du sort des victimes de
l’Holocauste" et porterait atteinte au respect de la personne pour les
Juifs vivant en Allemagne, selon le tribunal.

L’association PETA, connue pour ses publicités controversées,
avait récemment vainement tenté de diffuser au Canada une publicité
comparant la décapitation d’un passager dans un autocar — un fait
divers sanglant qui a fait les gros titres de la presse — à l’abattage
d’animaux.

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