(5) Webcam chez les Bodin’s – OUI au braconnage ! – YouTube

L’interdiction des gaz de schiste entérinée par les députés

Attendue depuis 2011 et sans cesse reportée, cette réforme « serpent de mer » ne devrait toutefois pas être adoptée lors de cette législature…

Source : L’interdiction des gaz de schiste entérinée par les députés

Gard : des milliers de manifestants contre le gaz de schiste

Source : Gard : des milliers de manifestants contre le gaz de schiste – 29/02/2016 – La Nouvelle République France-Monde

Gaz de schiste : le rapport enterré par le gouvernement

Gaz de schiste : le rapport enterré par le gouvernement.

Film-débat autour du gaz de schiste – Indre

Demain jeudi, à 21 h, le cinéma Studio République du Blanc organise, en partenariat avec l’Université intergénération blancoise, une soirée projection et un débat autour du film documentaire de Carole Menduni et de Doris Buttignol, No Gazaran, sorti récemment sur les écrans. Doris Buttignol présentera ce film et discutera avec les spectateurs à l’issue de la projection, accompagnée de José Babot, bien connu des Blancois, membre de l’IUPB, géologue et spécialiste des sols pollués.

L’argument  : il y a trois ans, des milliers de citoyens découvrent que des permis d’exploration de gaz de schiste ont été accordés dans le plus grand des secrets. Ce déni de démocratie provoque alors une mobilisation générale sans précédent dans le sud-est de la France et fait reculer l’industrie pétrolière. Les réalisatrices ont choisi de montrer la mobilisation de simples citoyens et d’élus, soucieux de l’avenir de leur terre et des générations futures, amenés à faire de la désobéissance civile pour contrecarrer la pression du lobby gazier, et dénoncer l’illusion d’un eldorado financier et les risques sur la santé et l’environnement.

Soirée projection et débat sur le gaz de schiste, jeudi 17 avril, à 21 h, au cinéma Studio République.

viaFilm-débat autour du gaz de schiste – 16/04/2014 – La Nouvelle République Indre.

Gaz de schiste : manifestation à Nîmes contre l’exploration du bassin d’Alès

Les manifestants étaient  750 selon la police zt un millier selon les organisateurs.
Les manifestants étaient 750 selon la police zt un millier selon les organisateurs. (FRANCOIS GALLIER)

Des opposants au gaz de schiste se sont réunis ce vendredi après-midi devant la préfecture du Gard à Nîmes pour protester contre l’exploration et l’exploitation du gaz de schiste à Alès.

Quelque 750 personnes selon la police, un millier selon les organisateurs, ont manifesté vendredi après-midi devant la préfecture du Gard à Nîmes contre l’exploration et l’exploitation du gaz de schiste dans le bassin d’Alès.

Campagne d’exploration

Cette manifestation à l’initiative de différents collectifs s’est tenue à l’occasion de la remise d’un rapport d’expertise indépendant commandé par le ministère de l’écologie qui conclue qu’une campagne d’exploration est nécessaire pour « une meilleure connaissance géologique du secteur » qui recèle « des hydrocarbures de type huile lourde riche en soufre pouvant être exploité sans recours à la fracturation hydraulique ». Sur des pancartes de manifestants on pouvait lire « Pas touche à nos terres sinon on vous promet l’enfer », « Stop au gaz et huile de schiste » ou « Le gaz de schiste est une forme de colonialisme ».

« C’est l’huile de pétrole qui nous intéresse »

Le cortège de manifestants était accompagné d’une vingtaine d’élus qui ont été reçus par le Préfet du Gard, Hugues Bousiges, en milieu d’après-midi. L’expertise relève également que « la campagne sismique projetée par MouvOil (société détentrice du permis de recherche) est nécessaire à la meilleure connaissance géologique du secteur et que la technique d’acquisition par camion vibrateur ne présente aucun danger pour l’environnement ». « On ne s’intéresse pas au gaz de schiste, ce qui nous intéresse c’est l’huile et le pétrole », a indiqué de son côté le vice-président « exploration » de MouvOil, Max Bordenave, ajoutant « nous n’avons strictement rien à voir avec la fracturation hydraulique. Cette manifestation ne nous concerne pas. »

viaGaz de schiste : manifestation à Nîmes contre l’exploration du bassin d’Alès.

Matignon refuse la proposition de Gallois de poursuivre les recherches sur le gaz de schiste

 

Matignon refuse la proposition de Gallois de poursuivre les recherches sur le gaz de schiste

Le gouvernement français ne retiendra pas parmi ses mesures pour relancer la compétitivité la reprise des recherches sur l’exploitation des gaz de schiste, préconisée dans le rapport du commissaire à l’investissement, Louis Gallois, indique aujourd’hui Matignon.

Selon les services du premier ministre, « cette proposition n’est pas retenue, la ligne édictée par le président de la République lors de la conférence environnementale reste inchangée ». Jean-Marc Ayrault présentera demain des premières mesures pour relancer la compétitivité.

Dans son rapport, Louis Gallois propose de mener les recherches sur les techniques d’exploitation des gaz de schiste. Il plaide « pour que la recherche sur les techniques soit poursuivie. » Il s’agit de la 5e proposition sur les 22 que compte

Rejet des demandes de permis d’exploration de gaz de schiste, la centrale de Fessenheim fermée en 2016 (Hollande)

 

Sept demandes de permis d’exploration d’hydrocarbures vont être rejetées « sans attendre » du fait des inquiétudes locales sur le gaz de schiste, a annoncé François Hollande aujourd’hui lors de son discours d’ouverture de la conférence environnementale.

« J’ai demandé à Delphine Batho, ministre de l’Ecologie, du Développement Durable et de l’Energie, de prononcer sans attendre le rejet de sept demandes de permis déposées auprès de l’Etat et qui ont légitimement suscité l’inquiétude dans plusieurs régions », a déclaré le président de la République, sans préciser quelles demandes étaient visées.

Il a aussi annoncé que la centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin), la plus ancienne du parc nucléaire français, serait fermée fin 2016, mais « tous les emplois » préservés.

viaLe Figaro – Flash Actu : Rejet des demandes de permis d’exploration de gaz de schiste, la centrale de Fessenheim fermée en 2016 (Hollande).

Les moutons au cœur de la lutte contre le gaz de schiste | Var-Matin

Brignoles ›

Les moutons au cœur de la lutte contre le gaz de schiste

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Publié le samedi 02 juin 2012 à 18h17

Les moutons au c'ur de la lutte contre le gaz - 17210482.jpg
Le festival mondial de la terre en Dracénie se déroulera du 8 au 24 juin.

Rassemblement moutons et humains en cœur et en chœur pour lutter contre le gaz de schiste. Afin de lancer le festival mondial de la terre en Dracénie (du 8 au 24 juin), une cinquantaine de personnes s’est réunie au Cannet-des-Maures afin de réaliser une photo aérienne. Et de délivrer un message : protégeons notre planète, nos terres, notre eau… et nos moutons.

« Si on accepte l’exploitation des gaz de schiste, on peut dire adieu à tout ça… », clamait l’un des participants. Tee-shirt rouge sur le dos, ces derniers ont formé un grand cœur entourant environ trois cents moutons. La photo sera dévoilée lors du festival mondial de la terre.

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viaLes moutons au cœur de la lutte contre le gaz de schiste | Var-Matin.

Gaz de schiste: le gouvernement abroge trois permis, dont celui de Total

 

Le gouvernement a décidé lundi d’abroger les trois permis de recherche de gaz de schiste accordés à Total et à l’Américain Schuepbach dans le Sud de la France, une victoire pour les opposants mobilisés depuis des mois contre la technique contestée de la fracturation hydraulique

Un site de forage de gaz de schiste en Pologne, vers le village de Grzebowilk, le 27 avril 2011 Un site de forage de gaz de schiste en Pologne, vers le village de Grzebowilk, le 27 avril 2011 – AFP

 »Nous avons décidé d’abroger les trois permis de recherche de Nant (Aveyron), Villeneuve-de-Berg (Ardèche) et Montélimar (Drôme) » attribués, pour les deux premiers à Schuepbach et pour le troisième à Total, a annoncé lundi à l’AFP la ministre de l’Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet.
En revanche, les 61 autres permis d’exploration – dont 49 d’hydrocarbures dits conventionnels, quatre concernant le pétrole ( »huiles ») de schiste, et huit pour les gaz de houille – n’ont pas été remis en cause.
Les détenteurs de ces permis ont tous  »pris l’engagement formel de ne pas recourir à la fracturation hydraulique », indique le ministère de l’Energie, précisant que des  »inspections » seront menées pour s’en assurer.
Tout en faisant part de  »satisfaction », le chef de file des anti-schiste José Bové a regretté l’absence de  »véritable expertise sur l’ensemble des dossiers, puisque le fait que les industriels disent simplement qu’ils n’utiliseront pas la fracturation hydraulique a l’air de suffire au gouvernement pour leur maintenir leur permis ».
Après le vote d’une loi interdisant la technique controversée de la fracturation hydraulique, la seule permettant à ce jour d’exploiter ces hydrocarbures non conventionnels, les industriels avaient jusqu’à la mi-septembre pour déclarer la technique qu’ils comptaient utiliser.
 »Dans les deux rapports Schuepbach, était explicitement mentionné le projet d’utiliser la fracturation hydraulique », a souligné  »NKM ».
Total  »pas crédible »
Dans le rapport de Total,  »ce n’était pas le cas » mais  »j’ai fait valoir l’argument que ce rapport n’était pas crédible », a-t-elle estimé.
Ces trois permis couvrent une surface de 9.672 km2 répartis sur sept départements dans le sud de la France.
Total, en remettant son rapport, avait annoncé qu’il renonçait à la fracturation hydraulique pour son permis de Montélimar (plus de 4.000 km2) mais qu’il souhaitait continuer à explorer avec des méthodes classiques.
 »Total déclare vouloir maintenant chercher des hydrocarbures classiques, donc non gaz de schiste, dans une zone où le potentiel est très limité et alors même que Total se désintéresse de la recherche du conventionnel sur le territoire terrestre français depuis des années », a noté Nathalie Kosciusko-Morizet.
 »Et Total annonce aussi vouloir continuer à rechercher du gaz de schiste avec des techniques qui ne sont pas la fracturation hydraulique, or on sait aujourd’hui que ces techniques ne sont pas opérationnelles », a-t-elle ajouté.
La France, considérée avec la Pologne comme le pays européen le plus prometteur en termes d’hydrocarbures de schiste, est devenue en juillet le premier pays à avoir interdit l’usage de la fracturation hydraulique.
Le Parlement avait voté la loi sous la pression d’élus locaux et à la suite de plusieurs manifestations dans le sud de la France pour dénoncer cette technique notamment accusée de polluer les nappes phréatiques.
Elle consiste à  »fracturer » la roche en grande profondeur (1.000 à 3.000 mètres) avec un mélange d’eau, de sédiments et de produits chimiques projeté à haute pression, afin de libérer les hydrocarbures.
Cette annonce intervient alors que le président Nicolas Sarkozy se rend mardi dans le Gard, l’un des départements concernés par ces permis exclusifs.

Par Anthony LUCAS et Marc PREEL© 2011 AFP

viaNouvelle République : Gaz de schiste: le gouvernement abroge trois permis, dont celui de Total – Mise à jour 19:42.

LOI n° 2011-835 du 13 juillet 2011 visant à interdire l’exploration et l’exploitation des mines d’hydrocarbures liquides ou gazeux par fracturation hydraulique et à abroger les permis exclusifs de recherches comportant des projets ayant recours à cette technique

JORF n°0162 du 14 juillet 2011 page 12217
texte n° 2LOI
LOI n° 2011-835 du 13 juillet 2011 visant à interdire l’exploration et l’exploitation des mines d’hydrocarbures liquides ou gazeux par fracturation hydraulique et à abroger les permis exclusifs de recherches comportant des projets ayant recours à cette technique (1)

NOR: DEVX1109929L

L’Assemblée nationale et le Sénat ont adopté,
Le Président de la République promulgue la loi dont la teneur suit :

En application de la Charte de l’environnement de 2004 et du principe d’action préventive et de correction prévu à l’article L. 110-1 du code de l’environnement, l’exploration et l’exploitation des mines d’hydrocarbures liquides ou gazeux par des forages suivis de fracturation hydraulique de la roche sont interdites sur le territoire national.

Article 2

Il est créé une Commission nationale d’orientation, de suivi et d’évaluation des techniques d’exploration et d’exploitation des hydrocarbures liquides et gazeux.
Elle a notamment pour objet d’évaluer les risques envionnementaux liés aux techniques de fracturation hydraulique ou aux techniques alternatives.
Elle émet un avis public sur les conditions de mise en œuvre des expérimentations, réalisées à seules fins de recherche scientifique sous contrôle public, prévues à l’article 4.
Cette commission réunit un député et un sénateur, désignés par les présidents de leurs assemblées respectives, des représentants de l’Etat, des collectivités territoriales, des associations, des salariés et des employeurs des entreprises concernées. Sa composition, ses missions et ses modalités de fonctionnement sont précisées par décret en Conseil d’Etat.

Article 3

I. ― Dans un délai de deux mois à compter de la promulgation de la présente loi, les titulaires de permis exclusifs de recherches de mines d’hydrocarbures liquides ou gazeux remettent à l’autorité administrative qui a délivré les permis un rapport précisant les techniques employées ou envisagées dans le cadre de leurs activités de recherches. L’autorité administrative rend ce rapport public.
II. ― Si les titulaires des permis n’ont pas remis le rapport prescrit au I ou si le rapport mentionne le recours, effectif ou éventuel, à des forages suivis de fracturation hydraulique de la roche, les permis exclusifs de recherches concernés sont abrogés.
III. ― Dans un délai de trois mois à compter de la promulgation de la présente loi, l’autorité administrative publie au Journal officiel la liste des permis exclusifs de recherches abrogés.
IV. ― Le fait de procéder à un forage suivi de fracturation hydraulique de la roche sans l’avoir déclaré à l’autorité administrative dans le rapport prévu au I est puni d’un an d’emprisonnement et de 75 000 € d’amende.

Article 4

Le Gouvernement remet annuellement un rapport au Parlement sur l’évolution des techniques d’exploration et d’exploitation et la connaissance du sous-sol français, européen et international en matière d’hydrocarbures liquides ou gazeux, sur les conditions de mise en œuvre d’expérimentations réalisées à seules fins de recherche scientifique sous contrôle public, sur les travaux de la Commission nationale d’orientation, de suivi et d’évaluation créée par l’article 2, sur la conformité du cadre législatif et réglementaire à la Charte de l’environnement de 2004 dans le domaine minier et sur les adaptations législatives ou réglementaires envisagées au regard des éléments communiqués dans ce rapport.
La présente loi sera exécutée comme loi de l’Etat.

http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000024361355&dateTexte=&categorieLien=id

Gaz de schiste : le Parlement bannit la fracturation hydraulique

Une proposition de loi UMP a été approuvée à 176 voix contre 151. L’opposition dénonce un « recul ». Des manifestants sont réunies sur la place de Nantes, le 17 avril 2011 (c) Afp Des manifestants sont réunies sur la place de Nantes, le 17 avril 2011 (c) Afp Réagir Le Parlement a interdit jeudi 30 juin au soir l’utilisation de la technique de la fracturation hydraulique pour l’exploration et l’exploitation des gaz et huile de schiste, sous la pression d’une forte mobilisation des populations concernées. Après l’Assemblée nationale, le Sénat a voté définitivement une proposition de loi UMP qui fera de la France le premier pays au monde à interdire l’usage de cette technique jugée hautement polluante. Le vote a été acquis par 176 voix contre 151. Seule la majorité sénatoriale UMP et centriste a approuvé le texte. La gauche a voté contre, dénonçant un « recul ». Fronde des élus locaux et écologistes Nicolas Sarkozy a assuré début juin au Premier ministre polonais Donald Tusk qu’il ne voulait « pas créer de difficultés » à la Pologne qui souhaite exploiter ses gigantesques réserves en gaz de schiste évaluées par les spécialistes à 5.300 milliards de m3. C’est une fronde des élus locaux et écologistes ulcérés par l’octroi en catimini de permis d’exploration de ces hydrocarbures non conventionnels en mars 2010 dans le sud-est de la France ou dans le bassin parisien qui a alerté les pouvoirs publics. Ces autorisations « n’auraient pas dû être accordées avant les travaux que nous avons lancés », a déclaré la ministre de l’Environnement Nathalie Kosciusko-Morizet, évoquant « une activité industrielle qui peut provoquer des risques et nuisances ». Une proposition déposée en urgence La proposition de loi du chef de file des députés UMP Christian Jacob, « visant à interdire l’exploration et l’exploitation des mines d’hydrocarbures par fracturation hydraulique », déposée en urgence (une lecture par assemblée), prévoyait à l’origine l’interdiction de l’exploration de ces pétroles. Elle a été amendée en première lecture à l’Assemblée, au grand dam des députés PS qui avaient approuvé le texte d’origine, ne proposant plus que d’interdire la technique de la facturation hydraulique jugée hautement polluante. Les titulaires des permis auront deux mois pour déclarer la technique utilisée et c’est seulement s’ils recourent à la fracturation hydraulique, ou s’ils ne répondent pas, que les permis seront abrogés. Ce texte « ne clôt pas le débat, l’embrouille » La majorité et le gouvernement ne souhaitent pas fermer définitivement la porte à ces hydrocarbures, richesse potentielle du sous-sol français. L’opposition, au contraire, souhaite l’interdiction pure et simple de leur exploration et exploitation au nom de la préservation environnementale. Elle demande l’annulation de tous les permis et une remise à plat du code minier. « L’interdiction de cette seule technique laisse toute latitude à la mise en oeuvre d’une autre méthode toute aussi dévastatrice », avait critiqué le sénateur écologiste Jean Desessard en première lecture. Ce texte « ne clôt pas le débat, l’embrouille et permet aux sociétés d’attendre des jours meilleurs », a déclaré jeudi Nicole Bricq (PS). Rassemblement citoyen La ministre a levé jeudi les doutes sur la possibilité d’expérimentations scientifiques de la fracturation hydraulique votée en première lecture par le Sénat mais non retenue lors de la Commission mixte paritaire (7 sénateurs, 7 députés) chargée d’établir un texte commun entre les deux assemblées. « Il n’y aura pas d’expérimentations scientifiques sans une nouvelle loi », a assuré Nathalie Kosciusko-Morizet. Les députés PS ont renoncé à saisir le Conseil constitutionnel craignant que tout soit annulé et que les permis déjà accordés soient à nouveau utilisables. Les collectifs anti-schiste ont lancé l’organisation d’un « rassemblement citoyen » du 26 au 28 août dans les Cévennes, à Lézan (Gard), sur l’avenir énergétique de la France. http://tempsreel.nouvelobs.com//actualite/politique/20110630.OBS6218/gaz-de-schiste-le-parlement-bannit-la-fracturation-hydraulique.html

Le probable directeur de campagne de Borloo défend les huiles de schiste

L’avocat Frédéric Salat-Baroux travaille pour l’un des principaux promoteurs des hydrocarbures de schiste, rapporte Owni.fr. Jean-Louis Borloo le 14 mai 2011 lors du congrès du Parti Radical à Paris. (c) Afp Jean-Louis Borloo le 14 mai 2011 lors du congrès du Parti Radical à Paris. (c) Afp Réagir L’ex-ministre de l’Ecologie Jean-Louis Borloo pourrait bien avoir à s’en faire pour son « étiquette écolo ». Son probable directeur de campagne pour l’élection présidentielle de 2012 « travaille en réalité pour l’un des principaux promoteurs des hydrocarbures de schiste, la société Toréador », rapporte le site Owni.fr lundi 6 juin. Il s’agit de Frédéric Salat-Baroux, marié à Claude Chirac depuis 2001. Il a débuté sa carrière au Conseil d’Etat avant de rejoindre l’Elysée en tant que secrétaire général, sous la présidence de Jacques Chirac. « En 2007, il embrasse la carrière d’avocat en rejoignant le prestigieux cabinet d’avocats d’affaires Weil, Gotshal & Manges. Or, dans le cadre de ses activités d’avocat, Salat-Baroux défend depuis avril 2011 les intérêts de la société administrée par Julien Balkany, Toréador, qui mène en Île-de-France une exploration de grande ampleur pour les huiles de schiste. », précise Owni.fr. Le Nouvel Observateur

Interdiction des gaz de schiste: proposition de loi UMP adoptée à l’Assemblée

ENERGIE – La proposition de loi, qui fait l’objet d’une procédure d’urgence, vise la technique de fracturation hydraulique employé pour exploiter les gaz et les huiles de schiste…

La proposition de loi de Christian Jacob (UMP) visant à interdire l’exploration et l’exploitation «d’hydrocarbures non conventionnels» essentiellement les gaz et huiles de schiste objets de fortes critiques en France, a été adoptée en commission mercredi à l’Assemblée.

Cette PPL, qui sera examinée le 10 mai en séance publique, vise «à interdire l’exploration et l’exploitation des mines d’hydrocarbures liquides ou gazeux par fracturation hydraulique et à abroger les permis exclusifs de recherches comportant des projets ayant recours à cette technique». L’intitulé a été modifié par un amendement des deux rapporteurs, PS et UMP.

La PPL vise donc expressément la technique de «fracturation hydraulique», qui consiste à injecter des millions de litres d’eau et des produits chimiques dans le sous-sol pour fracturer le schiste et autoriser l’extraction du gaz ainsi libéré, et ce pour tous les types d’hydrocarbures. Cette technique est dénoncée par les écologistes pour sa nocivité pour les nappes phréatiques.

Le gouvernement a engagé l’urgence sur ce texte, c’est à dire qu’il n’y aura qu’une seule lecture à l’Assemblée et au Sénat.

Deux députés UMP, Claude Gatignol et Pierre Lang, ont émis le souhait d’une «suspension» de l’exploitation des gaz de schiste en attendant d’en savoir plus, au cours de la discussion en commission du développement durable qui s’est déroulée sans véritable anicroche, selon une source parlementaire.

Selon la nouvelle rédaction de l’article 2, les titulaires de permis de recherches devront «dans les deux mois» à compter de la publication de la loi «préciser les techniques employées».

Les députés PS ont salué mercredi dans un communiqué des «avancées» obtenues en commission. Ils ont retiré de leur niche parlementaire leur proposition de loi sur le même sujet qui devait être examinée le 12 mai. Mais ils disent «attendre» que les engagements du gouvernement sur l’abrogation des permis exclusifs de recherches d’hydrocarbures «soient tenus».

Le rapport de la mission d’information parlementaire sur les gaz de schiste doit être lui être remis le 8 juin.

Le Premier ministre François Fillon a souligné mi-avril qu’il «n’est pas question non plus de fermer la porte à des progrès technologiques qui permettraient demain d’accéder à de nouvelles ressources énergétiques».

http://www.20minutes.fr/article/718128/planete-interdiction-gaz-schiste-proposition-loi-ump-adoptee-assemblee

Un député indrien en croisade contre le gaz de schiste –

Jean-Paul Chanteguet, député-maire du Blanc, travaille sur un projet de loi visant à l’interdiction du gaz de schiste, estimant qu’il est tout sauf une solution.

La proposition de loi du député PS de l'Indre, élaborée en compagnie de Michel Havard (UMP-Rhône), sera examinée demain en commission, à l'Assemblée nationale. La proposition de loi du député PS de l’Indre, élaborée en compagnie de Michel Havard (UMP-Rhône), sera examinée demain en commission, à l’Assemblée nationale. – (dr)
Thierry Roulliaud

Roulliaud

viaNouvelle République : Un député indrien en croisade contre le gaz de schiste –.

Accident d’un puits de gaz de schiste en Pennsylvanie

Reuters

Des milliers de litres d’eaux usées de forage s’échappent mercredi d’un puits de gaz de schiste en Pennsylvanie à la suite d’une explosion, rapportent les autorités.

L’accident s’est produit pendant une opération de fracturation hydraulique, qui consiste à injecter de l’eau, du sable et des produits chimiques afin de briser les roches.

Les eaux usées ont commencé à jaillir du puits, exploité par Chesapeake Energy, mardi vers 23h45. Les habitants de Leroy Township, dans le comté de Bradford, ont été évacués, a précisé le groupe, qui ne fait état d’aucune victime.

Les autorités locales s’inquiètent de l’impact de cet accident sur l’environnement, a déclaré un responsable des secours du comté.

Janet McGurty, Jean-Stéphane Brosse pour le service français

http://fr.news.yahoo.com/4/20110420/twl-usa-gaz-accident-bd5ae06.html

Coup d’arrêt aux recherches de pétrole de schiste –

L’interdiction d’exploiter des hydrocarbures de roche mère a reçu hier le soutien du Premier ministre. Explications du député-maire de Provins, à l’origine d’une proposition de loi sur le sujet.

PROPOS RECUEILLIS PAR JILA VAROQUIER | Publié le 14.04.2011, 07h00

PROVINS. Christian Jacob, député-maire UMP.

PROVINS. Christian Jacob, député-maire UMP. | (LP/J.V.) Zoom

La menace de voir fleurir des exploitations d’hydrocarbures de schiste dans les champs seine-et-marnais s’éloigne. a annoncé hier l’annulation des autorisations de recherche délivrées aux compagnies pétrolières. Le Premier ministre a aussi redit son soutien aux propositions de loi visant à interdire l’exploitation de ces gisements.

A l’origine d’un des textes, le député-maire UMP de Provins, Christian Jacob.

Pourquoi avoir déposé une proposition de loi ?
CHRISTIAN JACOB.
De nombreuses autorisations de recherche ont été délivrées, notamment en Seine-et-Marne. Or, pour accéder aux hydrocarbures de schiste, les industriels ont recours à la fracturation hydraulique. Cette technique consiste à injecter de l’eau et des adjuvants dans le sous-sol pour briser les pierres et en dégager le gaz enfermé. On affirme que c’est sans danger. Mais si les roches ont des failles, où iront ces polluants? Qui nous assure que les nappes phréatiques seront épargnées?

Est-il envisageable d’autoriser un jour l’exploitation de ces gisements ?
S’il existe des techniques propres, peut-être. Mais rien ne prouve que ce soit le cas. Nous verrons dans cinq ou dix ans. Pour l’heure, on ne peut jouer les apprentis sorciers et injecter des produits dans la terre sans en connaître les conséquences. Je préfère qu’on applique le principe de précaution et tout stopper.

N’aurait-il pas été plus simple que Jean-Louis Borloo, alors ministre de l’Ecologie, ne délivre pas ces permis?
C’est à lui qu’il faudrait poser la question. A cette époque, seule l’exploration des sous-sols a été autorisée. Il me semble que permettre la recherche d’hydrocarbures pour ensuite interdire leur exploitation n’a pas de sens.

Que pensez-vous de l’action en justice menée par le conseil général et le conseil régional pour faire empêcher les forages à Doue?
Elle ne sert à rien. Tous les permis délivrés sont sous le coup du moratoire décidé début février par le ministère de l’Ecologie. Par ailleurs, ma proposition de loi doit être débattue par l’Assemblée le 10 mai, puis en juin par le Sénat. Si elle est adoptée, elle pourrait entrer en vigueur avant l’été. D’ici là, je n’imagine pas des industriels utiliser des milliers d’euros pour fouiller un sous-sol qu’ils ne pourront exploiter.

La sénatrice PS de Seine-et-Marne, Nicole Bricq, avait déjà déposé une proposition de loi. Avez-vous cherché à la prendre de vitesse?
Pas du tout. Nos propositions sont quasiment similaires, si ce n’est le réquisitoire de la gauche contre le gouvernement. J’ai d’ailleurs proposé que nous mettions en commun nos propositions lors de la commission mixte paritaire. Le débat va au-delà des clivages politiques. 

Le Parisien

viaCoup d’arrêt aux recherches de pétrole de schiste – 14/04/2011 – leParisien.fr.

Le \ »WikiLeaks\ » des gaz de schiste sur la radioactivité | Rue89

 

Une plateforme d'extraction de gaz rejette ses eaux usées en Pennsylvanie, en avril 2009 (Jon Hurdle/Reuters).

La gigantesque enquête sur les gaz de schiste publiée par le New York Times est une nouvelle bombe lancée sur cette technique d’extraction contre laquelle la mobilisation grandit en France. Non seulement les preuves d’effets sur la santé se multiplient, mais l’enquête révèle que l’eau rejetée par les puits est radioactive.

Le quotidien américain a consacré de gros moyens au déchiffrage des quelque 30 000 pages de documents confidentiels provenant de l’agence américaine de protection de l’environnement, l’EPA, et de différentes sources internes à l’industrie, qu’il s’est procurés. Une méthode « à la manière de WikiLeaks », mais avec le professionnalisme des équipes du journal, qui ont ajouté aux données brutes :

  • une infographie interactive : une carte recense la radioactivité présente dans 149 des quelque 200 puits installés dans l’Etat de Pennsylvanie et recense 42 puits dont l’eau rejetée dépasse la norme autorisée pour l’eau potable en radium, 4 dans le cas de l’uranium, 41 dans celui du benzène, 128 les dépassent pour le « gross alpha » (des radiations causées par les émissions d’uranium et de radium) ;
  • un reportage vidéo où l’on voit des habitants des montagnes rocheuses (Colorado) obligés de déménager parce que les gaz de schiste les ont « empoisonnés ». Nausées, diarrhées, saignements de nez… ils se disent contaminés par les fuites provenant des extractions autour de chez eux ;
  • et un fichier excel d’analyse de plus de 200 échantillons pris dans les puits : les taux de radium et d’uranium sont mentionnés ainsi que le cancérigène benzène.

La fracturation hydraulique, la technique des mini-séismes

Pour bien comprendre comment l’extraction peut se répercuter sur la santé, il faut avoir en tête tout le processus bien particulier de la fracturation hydraulique, la méthode non conventionnelle qui permet d’aller chercher dans des poches géologiques très profondes le gaz naturel.

Comme l’explique l’infographie, les derricks temporairement installés en surface creusent un puits à plusieurs milliers de mètres sous terre, un puits vertical puis horizontal (en forme de L) à l’endroit où le gaz est présent.

Parfois, le forage traverse des nappes phréatiques. Du ciment sert à étanchéifier le puits, mais il se peut qu’il soit poreux et que les produits chimiques injectés pour faire exploser la roche contaminent les nappes d’eau souterraines (celles qui servent à l’eau potable).

La technique de la fracturation hydraulique provoque une explosion de la roche perméable grâce à l’injection à très haute pression de millions de litres d’eau chargée en produits chimiques, une méthode qui s’assimile à la création d’un mini-tremblement de terre.

Cette eau contenant 500 à 2 000 produits, dont une partie sont des cancérigènes connus, tels le benzène (mais d’autres seraient pires encore) est injectée en profondeur pour maintenir le puits ouvert et permettre l’extraction. Puis une bonne partie (peut-être la moitié) des eaux usées remonte à la surface, l’autre restant sous terre au risque de contaminer les nappes.

L’eau remontée contient parfois des substances radioactives à des taux qui dépassent plus de mille fois les seuils autorisés pour l’eau potable. Elle n’est certes pas bue, mais décante dans des bassins de rétention, susceptibles de fuir, par exemple lors de grosses averses.

Le New York Times a beau avoir enquêté pendant des mois, interviewant toutes les sources qui voulaient bien s’exprimer (riverains, industrie, agence de l’environnement, centres de recherche), il reste prudent sur les conclusions à tirer : il ne dit pas qu’il faut cesser immédiatement d’extraire cette énergie qui crée des emplois et promet au pays une plus grande indépendance énergétique, mais dénonce la complaisance des autorités avec l’industrie.

Les répercussions sur la santé

Comme l’avait montré le documentaire « Gasland », la fracturation hydraulique a rendu l’eau imbuvable dans nombre d’endroits des Etats-Unis. Parfois même, l’eau est tellement chargée de gaz quand elle sort du robinet, qu’elle brûle au contact d’une allumette.

Le quotidien insiste sur le fait que les 493 000 puits en exploitation aux Etats-Unis génèrent des quantités faramineuses d’eaux usées (jusqu’à 4 millions de litres par puits). Ces eaux très chargées en sels corrosifs et en produits cancérigènes et parfois radioactifs (certains naturellement présents dans le sol et remontés avec l’eau comme le radium) décantent dans des stations d’épuration avant de rejoindre les rivières puis les robinets des gens.

L’industrie avoue dans des documents internes ne pas savoir totalement éliminer la radioactivité de ces eaux usées. Problème : les stations de potabilisation situées en aval des bassins de décantation ne testent pas toujours la radioactivité. Par exemple en Pennsylvanie, aucun prélèvement n’a été fait depuis 2006.

L’agence fédérale de protection de l’environnement (EPA) se dit préoccupée par les gaz de schiste, d’autant qu’un certain nombre d’installations « sont probablement hors la loi » en ce qui concerne les normes de pollution.

Si aucun cancer lié au gaz de schiste n’est encore avéré, des constats inquiétants sont relevés. Ainsi, au Texas (93 000 puits de gaz de schiste), un hôpital a recensé 25% d’enfants asthmatiques dans la population des six contés voisins, contre une moyenne de 7% dans l’état.

Les Etats-Unis commenceraient-ils à douter de la fiabilité de cette technique d’extraction qui fait si peur à la France ? « On brûle les meubles pour chauffer la maison », constate John H. Quigley, qui était jusqu’il y a peu secrétaire du département de Conservation des ressources naturelles. Entre le charbon sale et la dangereuse fracturation hydraulique, il semble que ce soit la peste ou le choléra.

Photo : une plateforme d’extraction de gaz rejette ses eaux usées en Pennsylvanie, en avril 2009 (Jon Hurdle/Reuters).

viaLe \ »WikiLeaks\ » des gaz de schiste sur la radioactivité | Rue89.

Enorme mobilisation contre l\’extraction du gaz de schiste – le blog lelaboratoire

En respectant l’énorme mobilisation  ( 15000 personnes)de villeneuve de Berg, nous donnons ces  commentaires européen contre le gaz de schiste

Moratoire sur les gaz de schiste. C’est l’autre sujet d’inquiétude. Toujours selon l’AFP, le projet de déclaration demande en effet à ce que le “potentiel” d’une extraction soutenable de ces gaz soit “évalué”. En Europe, les forages auraient lieu dans le sous-sol de la Pologne, du Royaume-Uni, de l’Allemagne et de la France.

Dans l’Hexagone, trois permis de prospection ont été octroyés, en mars 2010, au groupe pétrolier Total et au texan Schuepbach Energy, associé à GDF Suez. Les zones concernées s’étendent sur plus de 10 000 km2 entre les départements de l’Hérault, de l’Aveyron, de la Lozère, de l’Ardèche et de la Drôme. Une région qui pourrait contenir jusqu’à 2 380 milliards de mètres cubes de gaz, soit 10 à 20 fois la consommation annuelle de gaz en France, selon les estimations de Total.

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Ces gaz considérés comme si prometteurs par les acteurs économiques ont toutefois une particularité : contrairement à ceux qualifiés de conventionnels que l’on trouve concentrés par poches, ils sont disséminés dans les roches. Leur extraction requiert donc des forages importants et délicats, de deux à trois kilomètres, pour fracturer la roche en injectant d’énormes quantités d’eau, de sable et de produits chimiques. Aux Etats-Unis, pays précurseur dans le domaine, ce forage a des conséquences catastrophiques pour l’environnement, notamment en raison de la pollution de l’eau. A tel point que population et élus sont vent debout contre cette technique – leur mobilisation est rapportée dans le documentaire Gasland

En France aussi, les projets suscitent depuis plusieurs mois une levée de boucliers des écologistes et élus locaux, menés par José Bové, qui s’inquiètent de l’impact sur les nappes phréatiques, les besoins en eau ou le paysage. Cette grogne a poussé le gouvernement à suspendre les travaux de prospection de gaz de schiste jusqu’à l’été au moins. La ministre de l’écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, a annoncé mercredi la création d’une mission chargée “d’évaluer les enjeux environnementaux” des gaz de schiste. “Aucune autorisation de travaux sur le gaz de schiste ne sera donnée ni même instruite avant le résultat de cette mission”, a-t-elle assuré.

Malgré tout, sa marge de manœuvre demeure limitée. Ce moratoire ne change ainsi pas grand chose puisque les recherches se limitent pour l’instant à des prélèvements de roche et à des études de surface, Total ne prévoyant pas de forer avant fin 2011, début 2012. Et le gouvernement pourrait être contraint de revoir sa position par une déclaration européenne favorable à la prospection de ce gaz. D’autant que le forage des huiles de schiste, une forme de pétrole piégé dans la roche dont l’extraction demande des techniques similaires aux gaz, devrait, lui, débuter en mars près de Château-Thierry (Aisne).

viaEnorme mobilisation contre l\’extraction du gaz de schiste – le blog lelaboratoire.

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