Prière pour nos frères les animaux – Le Monde Orthodoxe

Prière de Basile de Césarée composée en 370 et qui devait être lue dans tous les sanctuaires chrétiens

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Celebrez Yom Kippour avec compassion | Actualités | PETA France

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💬1 – Question au Rav : Animaux issus de l’élevage intensif, Cachères ?

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⭐PROTECTION ANIMALE ET JUDAÏSME : COMPREHENSION DES LOIS DE LA TORAH CONCERNEES, ET EXEMPLES D APPLICATIONS DE NOS JOURS.

ÉCOLE NATIONALE VETERINAIRE D ALFORT Année 2010 PROTECTION ANIMALE ET JUDAÏSME : COMPREHENSION DES LOIS DE LA TORAH CONCERNEES, ET EXEMPLES D APPLICATIONS DE NOS JOURS. THESE Pour le DOCTORAT VETERINAIRE

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Judaïsme, Animaux et Végétarisme

https://www.jewishveg.com/francais/ja.html

Emor : nos amies les bêtes | Eric Gozlan | Ops & Blogs | The Times of Israël

Lors du commentaire de la section A’harei Mot, nous sommes arrivés à la conclusion que pour beaucoup de penseurs juifs, les animaux avaient une âme.

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Ainsi nous avons lu que le Rav Haïm Ben Attar (Rabbin marocain, 1696-1743) était un des premiers penseurs qui parla de l’âme des animaux.  Il écrivit à ce sujet : « Alors que le principe vital des espèces sauvages est contenu dans le sang, l’âme des animaux domestiques est d’une nature plus évoluée et elle se rattache à certains facteurs autres que le sang. »

Le Rav Munk nous apprenait que : « c’est pourquoi la Thora rappelle ici que l’âme de toute chair est son sang. Le sang des animaux, tels que les bêtes sauvages et les volatiles, qui « contient l’âme », sera couvert de terre par respect pour l’âme, de même qu’il a été ordonné d’ensevelir le corps humain par respect pour lui. »

La section de cette semaine, « Emor », nous parle de la souffrance des animaux. Chap. 22 V. 28 : « Mais un bovin ou un ovin, lui et son petit, vous ne les abattrez pas le même jour. »

Maïmonide écrit au sujet de cette loi un plaidoyer pour les animaux et nous comprenons par son explication que les animaux ressentent des émotions.

Guide des Egarés, Chap. 3 : « Il a été défendu d’égorger le même jour la mère et son petit, afin que nous eussions soin de ne pas égorger le petit sous les yeux de sa mère ; car l’animal éprouverait, dans ce cas, une trop grande douleur. En effet, il n’y a pas, sous ce rapport, de différence entre la douleur qu’éprouverait l’homme et celle des animaux ; car l’amour et la tendresse d’une mère pour un enfant ne dépendent pas de la raison, mais de l’action de la faculté imaginative, que la plupart des animaux possèdent aussi bien que l’homme. »

Maïmonide continue son plaidoyer en écrivant que : « Si cette recommandation a été faite en particulier à l’égard de l’espace bovine et de l’espèce ovine, c’est parce que ce sont là des animaux domestiques qu’il nous est permis de manger et qu’on a généralement l’habitude de manger, et ce sont aussi les espèces dans lesquelles on sait distinguer la mère et son fils (Guide III,48)

Le Rav Munk nous enseigne que : « Le Zohar et Nahmanide adoptent également le motif de la cruauté tout en ne le rapportant pas à la douleur infligée à la mère, mais qui a pour but de nous habituer à la piété envers les animaux. »

La religion juive se veut protectrice des animaux comme nous le prouvent les textes suivants

La prière la plus importante du judaïsme est le « chéma Israël » Au second paragraphe de cette prière, nous récitons : « je donnerai de l’herbe à tes animaux et tu mangeras et tu te rassasieras. ». Le Talmud nous enseigne à propos de ce verset dans son Traité Berakhot, (40 a) que : « Tu dois d’abord donner à manger à tes bêtes, ensuite seulement tu peux te mettre à table toi-même pour manger »

Dans le livre de l’Exode au chapitre 23, verset 5, il est écrit : « Si tu vois l’âne de celui que tu hais ployant sous sa charge, t’abstiendrais-tu de l’aider ? Tu dois assurément l’aider à décharger cet âne. » 

On peut lire dans le Talmud dans le traité Sanedhrin (38a) que : « Les animaux ont été créés le cinquième jour, l’homme le sixième jour seulement, afin qu’il ne puisse pas s’enorgueillir sur ses frères inférieurs qui l’ont précédé dans l’œuvre divine. »

Enfin, il est écrit dans le traité Baba Métsia que le maître de la Michna, le Rav Yehouda Hanasi a été puni par Dieu pour ne pas avoir pris en pitié un veau qui s’était échappé de l’abattoir, et qui s’était réfugié auprès de lui. Yehouda Hanasi l’avait renvoyé en disant : « Va, tu as été créé dans ce but ».

Pas toujours accessible, Kant se comprend très bien lorsqu’il écrit : « La cruauté envers les animaux est la violation d’un devoir de l’homme envers lui-même. »

Chabbat chalom

Eric Gozlan

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Israël : quand les juifs ultra-orthodoxes se font défenseurs des animaux

Nathalie Hamou
L’improbable rencontre s’est déroulée voilà quelques jours au « Museum of the Seam », un espace d’art contemporain à caractère « socio-politique » situé à la lisière de la partie orientale et occidentale de Jérusalem. A l’approche de Roch Hachana, le Nouvel An juif célébré à compter du 4 septembre au soir, le centre culturel alternatif qui présente une exposition d’artistes internationaux intitulée « Flesh and Blood » (Chair et sang), explorant les relations complexes entre le genre humain et les espèces animales, a organisé un débat inédit autour des droits des animaux dans le judaïsme.

(Photo : D.R.)

L’évènement a réuni des responsables rarement mis en présence, avec d’un côté des représentants de la communauté ultra-orthodoxe comme le rabbin Shmuel Pappenheim et Yehuda Shain, le fondateur de l’association « Compassion » qui mobilise des volontaires haredi (ultra-religieux) au service des animaux. Et de l’autre, des activistes laïcs de la cause animale, issus des associations de défense des droits des animaux « Anonymous » et « Let the animal live ».

Les intervenants ont pu aborder deux questions d’actualité, soulevées à l’occasion des fêtes juives. A commencer par le port du « shtreimel », ce chapeau traditionnel juif en fourrure à larges bords dont les hommes ultra-orthodoxes ont pour habitude de se coiffer le samedi, en guise de couronnes. Pour la première fois, un rabbin de la mouvance hassidique a déclaré que la communauté haredi devait uniquement avoir recours aux « shtreimels » en fourrure synthétique, et renoncer aux couvre-chefs fabriqués à partir de queues de renards.

La casherout interdit la souffrance animale

Pour le rabbin Shmuel Pappenheim, il ne s’agit pas seulement de répondre à une logique économique, liée au prix trois fois moins élevé du shtreimel synthétique, mais de respecter un impératif religieux et moral. « Le shtreimel en fourrure naturelle transgresse la loi juive qui interdit de causer des souffrances inutiles aux animaux, a-t-il indiqué. Nous devons faire en sorte que les gens soient gênés de porter autre chose qu’un shtreimel synthétique ».

Autre sujet à l’ordre du jour : l’utilisation rituelle de poulets à l’occasion du Yom Kippour. A la veille du jour du Grand Pardon, le public ultrareligieux organise notamment une cérémonie baptisée « Kaparot » (« expiation » en hébreu), qui consiste à faire tourner un poulet vivant au-dessus de sa tête en récitant une formule traditionnelle. Une pratique que les défenseurs des droits des animaux aimeraient faire cesser, même s’ils n’ont pu obtenir d’engagements tangibles à ce sujet lors de la réunion de Jérusalem.

La rencontre a toutefois eu le mérite de jeter les bases d’un nouveau dialogue. « L’interdiction de la cruauté à l’égard des animaux a été révolutionnaire lorsque le judaïsme a été établi, a souligné l’avocat Yossi Wolfson, le fondateur de Anonymous. Ce rendez-vous prouve que cette valeur continue à exister, et que les défenseurs de la cause animale, ont d’authentiques partenaires dans le monde haredi ». A noter que la notion d’absence de souffrance animale sert de base à la casherout. L’abattement rituel est en effet censé permettre dans la religion juive de limiter la souffrance ainsi que la peur chez l’animal.

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Parzac: la parade bénie des animaux

Tombée en désuétude, la bénédiction des animaux a repris du poil de la bête, hier, à Parzac. Sous le signe de la pluie.

Le père Maillard au milieu des animaux et de leurs maîtres pour renouer avec une vieille coutume.
Le père Maillard au milieu des animaux et de leurs maîtres pour renouer avec une vieille coutume.. PHOTO/Photo Phil Messelet

Parzac, charmante commune rurale nichée dans un vallon sur les bords de la Sonnette, entre Saint-Claud et Beaulieu, a renoué hier avec une tradition établie il y a fort longtemps et qui s’était éteinte très peu de temps après la Deuxième Guerre mondiale: la fête de la Saint-Roch, avec bénédiction d’animaux après la messe dominicale.

Pierre Madier, l’actuel maire, était enfant à l’époque. « J’ai donc peu de souvenirs. Cette fête avec procession d’animaux partant de l’église était doublée d’une frairie. La municipalité des années d’après guerre était de gauche. Et organisait dans le même temps une course aux ânes. Jugeant que la procession d’animaux faisait concurrence aux équidés, celle-ci a été supprimée. C’est du moins ce qui se raconte. La frairie, elle, a perduré jusque dans les années 1960 », précise le premier magistrat de la commune.

Les années ont passé. Et hier, après l’office célébré dans l’église de la commune par le père Maillard, et malgré la pluie qui tombait dru, de nombreux propriétaires d’animaux ont répondu à ce rendez-vous. A l’exemple de Nicole, de Saint-Laurent-de-Céris, accompagnée de Roxane, sa golden retriever: « Ma chienne est une vraie compagne, donc pas question pour moi de manquer cet évènement. »

Pour Corinne, il était aussi très important que sa ponette Osiris, qui gambade dans les prés alentours, soit bénie par l’eau de la fontaine Saint-Roch. Résidant en Moselle et en vacances à Parzac, Maëly, Sacha et Perrine étaient quant à eux littéralement ravis. Sam et Raoul, leurs cochons d’Inde, et Snoopy le lapin, bien à l’abri dans leurs cages, ont eux aussi été bénis et repartiront dans l’est sous la protection de Saint-Roch. « C’est la première fois que nous assistons à une animation de ce style, c’est très bien, dommage qu’il pleuve autant » remarquait la maman.

Bien que cette bénédiction ait eu lieu sous une forêt de parapluies, elle se traduit par une réussite. « Une très belle cérémonie qui m’a permis de découvrir un joli site et d’oeuvrer pour les animaux qui contribuent à notre condition humaine », remarquait le père Maillard.

Cette cérémonie a été remise au goût du jour par l’association « Patrimoine de Parzac », créée il y a quelques mois. « Afin d’oeuvrer pour la restauration de l’église. Un magnifique édifice de l’art roman dont la toiture sera restaurée au mois d’octobre prochain. Cette bénédiction a donc deux enjeux: apporter notre contribution financière et renouer avec les traditions. Mission réussie, notre équipe est confiante, nous allons pérenniser nos actions pour la sauvegarde de notre patrimoine ».

A l’appui de ces propos, une procession d’animaux évoquant l’Arche de Noé, avançait doucement vers la fontaine Saint-Roch. A laquelle on prête sur la commune de nombreuses vertus thérapeutiques.

viaParzac: la parade bénie des animaux – charentelibre.fr.

Communiqué OABA:Abattage rituel : protection animale et protection des consommateurs. Après les polémiques, un vrai débat ?

 Abattage rituel : protection animale et protection des consommateurs.

Après les polémiques, un vrai débat ?

Saisi par le porte-parole du grand rabbin de France, le CSA, par courrier du 19 juillet 2012, est intervenu auprès de France 2 à la suite de la diffusion, le 16 février 2012, dans l’émission « Envoyé Spécial », du reportage intitulé « La viande dans tous ses états ».

Ce reportage, consacré principalement à la sécurité sanitaire des viandes, révélait également la tromperie des consommateurs pouvant, à leur insu, acheter des viandes provenant d’un abattage effectué sans étourdissement de l’animal, au prétexte d’abattages dits « rituels ».

La diffusion de ce reportage avait entraîné une agitation politico-médiatique particulièrement intense avant les élections présidentielles, peu propice à un échange objectif et apaisé entre les diverses parties concernées par ce dossier de l’abattage rituel.

Dans son courrier (voir pièce jointe), le CSA estime que « dans la mesure où ce sujet pouvait prêter à controverse, une vigilance toute particulière aurait pu être apportée à l’expression des différents points de vue ».

Afin de répondre aux attentes du CSA, qui rejoignent d’ailleurs celles de nos concitoyens particulièrement sensibles à ces questions de protection animale et de sécurité alimentaire, l’OABA vient de solliciter de la présidence de France Télévisions, la tenue d’un débat réunissant à ses côtés, à une heure de grande écoute, les représentants des professionnels de l’abattage, des cultes, des services vétérinaires de contrôles et des consommateurs.

 

   Frédéric FREUND

    Directeur de l’OABA

 

    10, place Léon Blum

     75011 PARIS

     Tél. : 01 43 79 46 46

     E-mail : f.freund@oaba.fr

     Web : www.oaba.fr

 

Un décret des rabbins interdit aux israéliens d’aller aux corridas | FLAC

Un décret des rabbins interdit aux israéliens d’aller aux corridas

Les israélites sont interdits de corridas, selon la décision (halaja) de l’ex Grand Rabin d’Israël Ovadia Youssef.

« Sans aucun doute la lutte avec les taureaux est en contradiction avec l’esprit des Saintes Écritures »

affirme Youssef, leader spirituel du Parti orthodoxe Shass et considéré comme l’un des « plus sages de notre génération » entre les juifs pratiquants.

Le religieux explique à ses fidèles « que l’animal est torturé et molesté avant d’entrer dans l’arène et une fois dans le « ruedo » il est provoqué et attaqué avec des armes blanches, de façon à qu’il devienne fou et qu’il saute pour encorner le torero. Nos parents avaient interdit que nous, humains, mangions avant nos animaux » rappelle Youssef faisant allusion aux textes sacrés hébreux sur la façon dont l’on doit traiter les bêtes.

Les israélites qui assistent à une course de taureaux et qui payent leur billet pour regarder ce spectacle « seront complices de ceux qui commettent un péché » affirme le rabbin dans son « halaja ». « Dieu ne veut pas que vous alliez dans des endroits ou les gens se divertissent avec la cruauté envers les animaux » dit-il. Par contre il recommande: « Observez et admirez l’œuvre divine de la création qui élève l’âme humaine en voyant l’œuvre de son Créateur ».

La tauromachie est une pratique « barbare » que les juifs doivent éviter, selon l’estimation du rabbin Ovadia Youssef, chef spirituel du parti orthodoxe Shass dans un récit religieux recueilli par le journal israélien « Yédiot Atharonot ».

Il n’y a pas de doute : la tauromachie est contraire à la TORA. Avant d’entrer dans l’arène on affame le taureau qui devient agressif, après il est piqué avec la pique les banderilles et « il est poussé à attaquer », décrit le rabbin.

Les juifs qui assistent à ce genre de spectacle participent à un acte barbare avertit le rabbin mais il recommande d’admirer les créatures du Tout-puissant.

Le Shass compte 11 Députés parmi les 120 qui composent la Knesset (parlement Israélite).

>> en savoir plus

viaUn décret des rabbins interdit aux israéliens d’aller aux corridas | FLAC.

Comment traitez-vous les animaux ?

Le test d’une personne morale

Question :

Je me suis renseigné sur les Sept Lois Noa’hides. Je comprends qu’elles sont les commandements bibliques pour toute l’humanité – les enfants de Noé – et qu’elles constituent la base d’une vie éthique. Mais en considérant la liste, il semble y en avoir une qui ne cadre pas avec les autres :

  1. Ne pas adorer les idoles – d’accord, nous devons croire en D.ieu.
  2. Ne pas injurier D.ieu – avoir du respect pour Lui, je peux comprendre ça.
  3. Ne pas assassiner – évident.
  4. Ne pas voler – ok.
  5. Ne pas commettre d’adultère – d’accord.
  6. Mettre en place des tribunaux de justice – ils sont nécessaires pour assurer que les autres lois soient respectées, mais :
  7. Ne pas manger le membre d’un animal vivant.

Je suis perplexe sur la raison d’inclure cette septième loi, « Ne pas manger le membre d’un animal vivant », dans la liste. Même si je n’ai aucune intention d’arracher un membre d’un quelconque animal, je ne comprends pas pourquoi cette interdiction se retrouve dans le Top 7 des règles les plus importantes que toute l’humanité doit observer.

Merci pour toute contribution à l’éclairage d’un Noa’hide !

Réponse :

Quel est le véritable test d’une personne morale ? Comment savez-vous que quelqu’un est réellement une bonne personne, et pas seulement un donneur de leçon ?

Une manière de le savoir est d’observer la manière dont une personne traite ses subordonnés. Quelqu’un qui se soucie de ceux qui sont plus bas et plus vulnérables que soi est vraiment quelqu’un de bien.

Ainsi, dans la formulation des lois à l’adresse de toute l’humanité, la Torah donne sept commandements qui sont considérés comme sept catégories de comportement éthique. L’interdiction de voler inclut toutes les pratiques commerciales malhonnêtes et immorales. L’interdiction de l’adultère englobe toutes les relations inappropriées. Et l’interdiction de manger le membre d’un animal vivant est une loi générale qui nous commande d’être bons envers les animaux. De fait, la loi juive interdit d’infliger une quelconque souffrance aux animaux.

Ce ne sont pas là des catégories de lois arbitraires. Elles couvrent toute la gamme des obligations morales que nous avons envers les créatures : le respect de D.ieu qui est au-dessus de nous, le respect des êtres humains qui sont nos égaux, et le respect pour le règne animal, en dessous de nous.

Il y a ici une claire hiérarchie. Nous ne sommes pas égaux avec D.ieu, et les animaux ne sont pas égaux aux êtres humains. Le mythe de l’égalité est seulement nécessaire pour protéger les faibles dans un monde dépourvu de moralité. Mais les êtres moraux avec un code d’éthique explicite sont à même de reconnaître l’inégalité innée de la nature sans pour autant l’exploiter. Être supérieur signifie être plus responsable. La nature est là pour nous servir, mais nous sommes ici pour servir D.ieu, et cela implique de traiter toutes Ses créatures, égales ou non, avec respect.

viaComment traitez-vous les animaux ? – Le test d’une personne morale – Questions-Réponses.

Cuisine cacher avec Alliance Viande vecteur de mort ?

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280px-McKosher.jpgSavez-vous combien de recettes sont mises en ligne sur Alliance par semaine ?
Entre 10 et 15 recettes soit sur une année environ 500 recettes rien que pour vous et le plaisir de partager

Savez-vous que celles-ci sont toutes testées, et adaptées au règles de la cacherout ? vous êtes des centaines de milliers de femmes et d’hommes à les utiliser et nous vous en remercions.

Aujourd’hui manger cacher est bien plus qu’une loi de la religion juive, c’est un art de vivre, un savoir vivre . Beaucoup de personnes non juives , notamment au Canada ou au USA,  choisissent de consommer seulement les produits cacher, frappés du fameux « K » sur leur emballage.Et ce n’est pas par hasard.

L’exigence de la nourriture cacher, est qu’elle soit propre à la consommation.
La viande cacher par exemple, l’animal une fois abattu suivant un rituel,  doit être examinéeafin de verifier si  l’animal était en bonne santé, sinon elle est considérée comme impropre à la consommation.

Viande ralaque « glatt » ou cacher :
La plus grande exigence en matière de viande est « glatt » ou  « Ralaque » qui veut dire lisse en hébreu, les poumons qui sont les premiers organes atteints en cas de maladie de l’animal doivent se présenter totalement lisses et rouges.
Dans le cas contraire, la viande pourra toutefois être considérée comme cacher et consommer en tant que tel si les aspérités constatés sur les poumons ne sont pas considérées comme contraire à la consommation cachère.

«Tu ne feras point cuire le chevreau dans le lait de sa mère« 

Mais pourquoi ne doit on pas mélanger le lait et la viande ? «Tu ne feras point cuire le chevreau dans le lait de sa mère« 
Long débat qui pourrait se résumer de la façon suivante, de la même manière qu’un vivant ne doit pas toucher un mort sous peine de devenir impur , on peut expliquer que le lait représente la vie (puisque le lait nourrit le veau) et la viande la mort.
Ces deux concepts : vie et de mort ,dans la religion juive, sont totalement séparés.

Une autre explication peut-être envisagée, la  phrase souligne avant tout un lien fililal entre le chevreau et sa mère  «Tu ne feras point cuire le chevreau dans le lait de sa mère » il apparaît clairement qu’il y  a une notion de cycle de vie à respecter, une moralité même , à savoir que le chevreau ne doit pas être mangé devant,avant ou avec le lait de sa mère. D’ailleurs suivant les lois de la cacheroute,  il est possible d’ingérer des laitages avant de manger de la viande mais pas le contraire.

La notion d’absence souffrance de l’animal est la base de la cacheroute.

La notion d’absence souffrance de l’animal est la base de la cacheroute. En effet, il nous est interdit de manger un animal qui a souffert, l’abattement rituel permet de limiter la souffrance et normalement la peur chez l’animal, car au même titre qu’il nous interdit de consommer du sang représentant l’âme d’un être vivant , consommer un animal qui a souffert nous contamine de sa souffrance.

Ce qui est intéressant voire passionnant, est de comparer ces règles de plus de 5000 ans  avec  les dernières découvertes en matières de consommation « dis moi ce que tu manges je te dirais qui tu es » ainsi que chaque cellule d’un corps contien une mémoire, notamment elle emagazine dans ses celllules la vie de ses traumatismes ils sont ainsi engrammer ,et risque donc de « contaminer » notre propre organisme en se mélangeant à nos cellules.

L’exigence des lois de la cacheroute, va donc bien au-delà de l’hygiène comme certains le pensent, elle est une forme de pensée. On ne peut, on ne doit pas manger n’importe quoi, ni m’importe quand , ni n’importe où. Ce qui nous rend conscient de ce que nous mettons dans notre bouche et bien évidement nourrir au mieux notre organisme.

Pourquoi Dieu décide t-il à ce moment précis de l’histoire de l’humanité que l’homme peut manger de la viande ?

Cette conscience se retrouve dans tous les aspects du judaisme mais particulièrement dans la cacheroute. Saviez vous qu’avant le déluge nous n’avions pas le droit de consommer de la viande ? A la fin du déluge Dieu décréta qu’ à partir de maintenant vous pourrez manger de la viande en prenant soin de ne pas en ingérer le sang qui représente l’âme de l’animal. Pourquoi Dieu décide t-il à ce moment précis de l’histoire de l’humanité que l’homme peut manger de la viande ?

A la lecture du texte on comprend que ce n’est pas un cadeau que Dieu fait à l’homme. On peut aussi  imaginer qu’après un tel déluge plus aucune plante, ni aucun fruit n’ avaitent pu résister.

En revanche il semble que les animeaux ont du devenir nombreux et pouvaient être eux consommer. Ce que l’on comprend à travers ce texte c’est que l’homme sauvé du déluge avait certes survécu , mais avait perdu une partie de sa sainteté qui elle lui interdisait de manger de la mort…

Alors aujourd’hui quand on lit les livres de bien-être, « comment vivre  plus longtemps », ou « Comment devenir centenaires ? », ou encore le régimes crétois, nous retrouvons un point commun dans toutes ces lectures : la viande est totalement supprimée.
Avant le déluge l’homme n’avait pas le droit de consommer de la viande qui représente la mort, alors que l’homme représente la vie .

Est-ce à partir de ce « privilège » accordé ou « cadeau empoisonné » que les jours de l’homme se sont raccourcis comme une peau de chagrin ?

Si vous avez un avis sur la question n’hésitez pas , toutes vos réactions seront publiées.

Claudine Douillet

 

viaCuisine cacher avec Alliance Viande vecteur de mort ?.

L\’élevage des dindons comme vous ne le verrez pas au Salon International de l\’Agriculture | L214, éthique et animaux

L\’élevage des dindons comme vous ne le verrez pas au Salon International de l\’Agriculture | L214, éthique et animaux.

La Fondation Brigitte Bardot est malhonnête !

 

En ce moment s’affiche sur des panneaux publicitaires une campagne qui n’a pas uniquement pour objectif de défendre la protection des animaux mais également d’attaquer l’abattage rituel.
Après les derniers échecs de la fondation pour légiférer sur la question par une réglementation française et européenne, celle-ci décide de s’en remettre à l’opinion publique et à la conscience des consommateurs.
Le message donne les frissons… Il montre un bovin en pleine forme, avec pour slogan radical : « Cet animal va être égorgé à vif sans étourdissement et dans des grandes souffrances. C’est ça, l’abattage rituel ! ». Puis il pose la question : « Vous pensez ne pas manger halal ou cacher ? Pourtant, on vous l’impose ! – avec un chiffre à l’appui – en Ile de France, pratiquement 100% des bêtes destinées à la consommation générale sont égorgées sans étourdissement ! »
Le français lambda risque de se scandaliser très vite avec un tel message. On peut même imaginer que son sang ne fera qu’un tour !
Sauf que cette campagne est injuste, fausse et hypocrite. Démonstration en dix points :
1. Le message diffusé laisse à penser que l’étourdissement est un système infaillible qui élimine à 100% la souffrance des animaux avant leur mise à mort. Or, les chiffres sont éloquents, puisque près de 7% (un chiffre minimal) des étourdissements sont un échec, ce qui provoque une souffrance certaine et atroce. Tandis que d’un autre côté, l’abattage rituel selon le rite juif ne représente que 0,037% des abattages en Europe. Autant dire, une broutille devant les souffrances infligées par les étourdissements « ratés » !
2. Mettre sur le même pied d’égalité l’abattage rituel pratiqué par le rite cacher avec celui du halal est une injustice délibérée. En effet, la préparation et le professionnalisme de l’abattage selon le rite juif sont infiniment plus minutieux et contraignants que toutes autres méthodes d’abattage – et tous les avis sont unanimes.
3. Le souci de la souffrance de l’animal n’est pas une notion inventée par Madame Bardot, il est au cœur du judaïsme et du mode de consommation cachère. Car pendant que cette dame milite pour faire interdire un rite appartenant à la première civilisation qui se préoccupe de la souffrance animale, elle omet de faire une campagne contre la consommation de certains fruits de mer qui se mangent ou se cuisent vivants ! Y aurait-il, Madame, des grandes et des moins grandes souffrances ? Pourquoi la souffrance du homard est-elle plus acceptable que celle d’une vache ?
4. Le Judaïsme interdit formellement la chasse et pourtant il n’y a pas de campagne pour stigmatiser les chasseurs comme des gens cruels ? Mais peut-être que la jouissance du chasseur de voir son gibier agonisant est plus sacré qu’un rite millénaire !
5. L’évaluation de la douleur est – à ce jour – scientifiquement impossible à établir. Faire le lien entre la conscience et la douleur est un raccourci qu’aucun scientifique sérieux ne se permettra d’emprunter. Quant à savoir si la souffrance due à l’étourdissement est préférable à celle d’un abattage rituel dans les règles de l’art du Judaïsme, ceci est un débat scientifique qui n’est toujours pas tranché.
6. Les destinataires de cette campagne, dont nous attendons le rebond de conscience, font-ils le même examen envers leur marchand de sac de luxe pour savoir si le cuir utilisé provient d’une mise à mort avec étourdissement ? Non, sans aucun doute… Alors pourquoi s’en prendre à une communauté soucieuse du respect des animaux ? Au fait, Madame Bardot, comment ça se passe pour les cuirs Lancel dont vous vantez l’image ?
7. Quand la fondation annonce que « pratiquement 100% des bêtes destinées à la consommation générale sont égorgées sans étourdissement ! », nous sommes en droit de demander plus de précision… Que veut dire « pratiquement 100% » ? Ce chiffre approximatif est-il plus proche de 90%, ou de 30 voir 20% ? Car dire que 70% de l’abattage rituel juif se retrouve dans le circuit classique ne représente toutefois pas plus de 0,005% de la consommation en France! On cherche donc à faire dans le sensationnel.
8. S’agissant de la volonté d’exiger un étiquetage signalant l’étourdissement ou non, ceci est une revendication malhonnête, car pour aller complètement au bout de cette idée, il faudrait faire un étiquetage complet avec le mode d’abattage, la méthode d’étourdissement, le succès ou non de l’étourdissement… Ce ne sont déjà plus les mêmes informations, et devinez de quel genre de viande le consommateur averti se détournerait ?! Et il faudrait le faire également pour l’achat d’un blouson ou d’un sac en cuir…
9. Regardant la vidéo sur l’abattage rituel publié sur le site de la fondation Bardot, j’ai pu constater qu’à aucun moment il ne s’agissait d’un abattage selon les lois du judaïsme. En effet, le fait de se reprendre pour s’assurer que la bête est bien abattue est interdit selon la loi juive, de même que la façon présentée de tenir le couteau de sorte à produire une tension sur l’animal, qui est également proscrite. Quant à l’aspect « spectaculaire » de l’abattage rituel, certes c’est moins confortable à regarder que l’abattage d’un animal figé et inanimé par une décharge, mais cela n’est pas pour autant le signe d’une plus grand humanité que d’imposer une méthode d’abattage qui ne préserve pas mieux l’animal d’une souffrance ? Serions-nous plus favorable à la protection de notre propre conscience ou de notre sensibilité, au détriment de la souffrance de l’animal ?
10. De façon plus générale, tenant compte du fait qu’il est impossible de prouver scientifiquement qu’un abattage rituel fait encourir plus de souffrance sans étourdissement, on peut se demander si cette revendication n’est pas tout simplement le signe d’une cruauté envers ces animaux ! Cet abattage plus spectaculaire, donc plus « insupportable » pour la vision du néophyte n’est pas la preuve d’une méthode plus cruelle que celle où la bête reste figée comme du plastique avant de se faire tuer. N’est-ce pas là un manque de respect pour l’animal, qui a le droit de mourir en se vidant de ses tensions par l’effusion de son sang !
Les arguments de la défense de l’abattage rituel sont encore nombreux et il appartient à des experts d’en démordre, pourtant la véritable question que je me pose est de comprendre pourquoi un tel acharnement ? Serait-ce le rapprochement de Madame Bardot avec des courants d’extrême droite qui la pousse à stigmatiser ce qui ne fait pas partie de ses propres habitudes de consommation ? Je ne suis pas convaincu que la défense d’une cause aussi noble que celle de la souffrance des animaux passe par la provocation et la stigmatisation, et grand bien lui ferait de chercher à comprendre les hommes, les civilisations et leurs pratiques.

viaLe blog du Rabbin Mendel Samama – European Rabbi: La Fondation Brigitte Bardot est malhonnête !.

La campagne choc de Brigitte Bardot – pub

Des associations ont lancé cette semaine une campagne contre l'abattage rituel des animaux. Des associations ont lancé cette semaine une campagne contre l’abattage rituel des animaux.  – (AFP)

C et animal va être égorgé à vif sans étourdissement et dans de grandes souffrances, c’est ça un abattage rituel : ce slogan figure à côté d’une tête de veau sur les affiches d’une campagne lancée cette semaine par plusieurs associations dont la Fondation Brigitte Bardot.

« Je ne supporte plus que pour plaire à un dieu, on égorge les animaux sans étourdissement préalable comme au Moyen âge alors que nous avons des moyens modernes d’éviter la souffrance animale », affirme Brigitte Bardot, à l’origine de cette première campagne nationale d’affichage.

« Je n’admettrai jamais ce genre de pratique dans un pays évolué comme la France », a insisté la star, qui mène « un combat sans relâche contre ces abattages cruels et barbares, depuis 2005 ».
La Fondation Brigitte Bardot a organisé cette campagne avec six autres associations de défense des animaux, dont la Fondation Assistance aux animaux, la Confédération nationale des SPA de France et, elle est soutenue par la Fédération des vétérinaires d’Europe, qui signe en bas de l’affiche. Selon Brigitte Bardot, « Dominique Baudis, à la tête du conseil d’administration de l’Autorité de régulation professionnelle de la publicité et président de l’Institut du monde arabe, nous a fortement déconseillé de mentionner halal ou casher sur les 2.266 panneaux d’affichage ».
La réglementation européenne, qui prévoit une dérogation à l’obligation d’étourdissement préalable des animaux dans le cadre de l’abattage rituel, tend à devenir la règle dans de nombreux abattoirs, estiment par ailleurs les défenseurs des animaux.

La campagne est relayée par un site internet (abattagerituel.fr).

viaNouvelle République : La campagne choc de Brigitte Bardot – pub.

Le point de vue Juif sur la responsabilité des hommes envers les autres créatures

 

Un large malentendu s’est créé autour du sujet des droits des animaux, de leur souffrance et de la reconnaissance ou non par le Judaïsme du concept de défense des espèces en voie de disparition. Penchons-nous sur cette question afin d’apprendre quel est notre rôle sur la planète et notre responsabilité envers l’environnement.

 

L’intérêt que nous portons à ce problème découle de l’idée qu’une compréhension plus approfondie du point de vue de la Torah sur les souffrances des animaux peut amener une personne à éprouver plus de compassion pour les sentiments de son prochain ; par contre, il nous semble que de négliger ce sujet peut produire l’effet inverse. Il s’avère en effet que de nombreux assassins en série ont, pendant leur enfance, perpétré sur des bêtes des actes relevant à la fois du grotesque et du sadisme. Par conséquent il n’est pas exagéré d’affirmer que de même qu’un individu ou une société traite ses animaux, de même en use-t-il avec ses semblables.

 

La Torah semble faire montre d’une grande pitié envers les bêtes dans les domaines suivants :

  • Le commandement au sujet des oiseaux appelé Chiloua’h haken consistant à renvoyer la mère de son nid avant d’y prendre les œufs ou les oisillons (Deutéronome 22:6,7).
  • L’interdiction Oto ve’et beno d’abattre une bête et son petit le même jour (Lévitique 22:28).

 

Autres exemples d’interdiction basés sur la compassion envers la souffrance des animaux :

  • « Ne laboure pas avec un bœuf et un âne attelés ensemble » (Deutéronome 22:10).
  • « Ne muselle pas le bœuf quand il foule le grain » (Deutéronome 25:4).

 

Dans la Guémara figurent également l’interdiction à caractère général – tsaar ba’alei ‘haïm – de causer des souffrances aux bêtes (Talmud Babli : Baba Metsia 32b) et l’exigence de nourrir d’abord ses animaux avant de manger soi-même.

 

Néanmoins, la Torah tolère et même permet de consommer des animaux ainsi que de les sacrifier afin de racheter nos péchés (korbanot). En particulier, la mitsva de Egla aroufa est des plus singulière. Si le cadavre d’un homme assassiné est trouvé dans la campagne et que le meurtrier n’est pas découvert, les anciens de la ville la plus proche et la plus peuplée sont tenus d’expier le crime commis sur un innocent ; par quel moyen ? Eh bien, en brisant la nuque d’une génisse innocente et sans défense. (Deutéronome 21:1-9)

 

Comment peut-on expliquer l’attention et le dédain tour à tour affichés, et ce de manière sélective, par la Torah envers les animaux ? Quelles leçons peut-on tirer de ces messages déroutants et apparemment contradictoires concernant notre responsabilité et notre compassion à l’égard des animaux ?

 

L’origine fondamentale de cette discussion se trouve dans la Guémara (Talmud Babli : Berakhot 33b) ; elle examine une pratique jugée incorrecte de certains chantres – chalia’h tsibour – qui intercalaient une prière louant D ieu de Sa pitié pour la « mère-oiseau », se référant ainsi à la mitsva de Chiloua’h haken. Une raison donnée par la Guémara selon laquelle les sages désapprouvaient cette prière est : « Car une telle formulation laisse entendre que D ieu est tout miséricorde alors qu’en fait Ses actes ne sont que purs décrets. »

 

En apparence, cette affirmation est extrêmement difficile à comprendre, car cela laisse supposer que D ieu n’agit pas par pitié alors qu’en fait, en plusieurs autres endroits de la Torah, Il est caractérisé par Sa miséricorde (par exemple Exode 34:6).

 

Manifestement la Guémara ne doit faire référence qu’aux bêtes et non pas aux humains. En d’autres termes, les Sages n’approuvent pas que, dans la prière, on fasse l’éloge de D ieu pour Sa pitié à l’endroit des animaux en se fondant sur différents commandements telles que Chiloua’h haken parce que, en ce qui les concerne, D ieu n’agit pas par commisération.

 

Cependant, ceci est aussi apparemment difficile à saisir parce que quiconque interprète les commandements mentionnés ci-dessus selon le bon sens ne peut qu’arriver à la conclusion que leur but est de montrer la compassion et la pitié pour les créatures de D ieu.

 

Ce commandement et ceux qui lui sont similaires (comme Oto ve’etbeno, « Ne laboure pas avec un bœuf et une âne attelés ensemble », « Ne muselle pas le bœuf quand il foule le grain ») nous amènent forcément à croire que leur objectif est de faire montre de compassion et de pitié pour les créations de D ieu. En vérité, là encore, toute autre interprétation est contraire à l’intuition !

 

Maïmonide et Nahmanide donnent un éclairage différent sur ce passage du Talmud, chacun d’eux souscrivant à l’idée qu’effectivement, selon l’éthique de la Torah, on est dans l’obligation de traiter les animaux avec mansuétude et que c’est justement le fondement même de ces commandements.

 

Néanmoins, en raison de leur divergence d’opinion, nous nous trouvons face à deux points de vue différents sur la souffrance et la préservation des animaux.

 

Dans Le « Guide des Égarés » (3:48), Maïmonide affirme :

« La raison sous-tendue dans les commandements Chiloua’h haken et Oto ve’etbeno est l’interdiction d’abattre un enfant sous les yeux de sa mère. Car, dans ces circonstances, les animaux éprouvent une intense angoisse, tout à fait analogue à celle ressentie par les êtres humains ; l’amour d’une mère pour son enfant ne relève pas du domaine cognitif [mais plutôt du domaine émotionnel]. »

 

Pour Maïmonide, la Guémara dans le traité Berakhot qui s’oppose directement à son avis, correspond à une opinion minoritaire selon laquelle il n’est pas permis généralement de chercher de raisons aux commandements. Et par conséquent, la Guémara réprouve toute suggestion d’attribuer la raison de ces commandements à la miséricorde divine. Maïmonide, quant à lui, affirme que non seulement il est autorisé d’étudier et de chercher les raisons des commandements, mais il faut également encourager cela ! (Voir Yad, Hilkhot Temoura 4:13 et Hilkhot Meila 8:8). C’est pourquoi, d’après Maïmonide, l’opinion exprimée dans la Guémara n’est pas la Halakha.

 

Alors que, selon l’opinion de Maïmonide, les animaux éprouvent vraiment de la peine, parce que, sur le plan des émotions, ils ressemblent aux hommes, la position de Nahmanide sur ce sujet est plus réservée (voir son commentaire sur Deutéronome 22:6).

 

Il soutient que la Torah ne se soucie pas des sensations, en tant que telles, des animaux, car l’on voit en fait qu’il est permis de les manger et de les utiliser comme sacrifices. Cependant, la Torah ne désire pas nous voir adopter un comportement subjectivement cruel de peur que nous soyons marqués par des traits de caractère mauvais, même si objectivement l’animal ne souffre pas.

 

Toujours selon Nahmanide, ces commandements nous enseignent comment nous conduire en faisant preuve de pitié et de bienveillance et, de plus, elles nous encouragent à prendre conscience qu’il faut défendre l’environnement et cela, en veillant à ne pas provoquer l’extinction de toute une espèce. L’interdiction d’abattre une vache et son veau en même temps en est le symbole.

 

Probablement, Nahmanide est d’avis que le bêtes n’ont pas assez d’intelligence ou de conscience de soi-même pour souffrir, et c’est la raison pour laquelle la Guémara dans Berakhot considère comme erroné et absurde de louer D ieu pour la pitié qu’Il a envers les animaux alors que dans autres endroits, la Torah permet de les tuer. Néanmoins, de manière subjective, les hommes n’ont pas le droit de les traiter cruellement afin de cultiver des qualités de miséricorde et de respect de l’environnement.

 

Il semble qu’il y ait des courants de pensée au sein de certains camps de défense de l’environnement qui souhaitent promouvoir l’égalité des animaux en mettant en avant la cruauté et l’arrogance de l’homme et son insignifiance dans le plan de l’Univers.

 

Ceux qui avancent ces idées ont peut-être de nobles intentions (nous n’avons pas pour objectif de diffamer les personnes qui aiment sincèrement les animaux et qui font preuve à leur égard de compassion ; après tout, nos aïeux exerçaient eux-mêmes le métier de berger). Mais nous estimons qu’une part de ces idées provient du désir de réduire l’homme au rang d’animal plutôt que tout simplement celui de protéger les droits des bêtes.

 

Un tel système de croyances conduit inconsciemment à la création d’une société plus permissive pour l’homme. Après tout, si nous ne sommes au fond que des animaux, en quoi sommes-nous blâmables d’adopter une conduite morale relâchée ? Si nous sommes dominés par nos émotions, alors nous ne valons pas mieux que des babouins dans la forêt. Et si les animaux s’accouplent à leur gré, pourquoi ne le pouvons-nous pas ? Mais cela, justement, n’est pas ce en quoi nous croyons.

 

En fait, mieux comprendre le point de vue de la Torah sur la souffrance animale peut nous conduire à éprouver plus de compassion pour les sentiments d’autrui et à assumer les responsabilités morales qui nous incombent en tant que gardiens du monde.

 

Approfondir notre sentiment de pitié pour les animaux aura le pouvoir de nous aider à devenir meilleurs et à améliorer nos actions pour protéger le monde.

 

viaPROTECTION DES ANIMAUX – par Jérémy Gak – u.e.m.Bat.shalom.

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