Gravelines: gratuitement, ils tuent 50 pigeons – Accueil – Nord Littoral

Il est 3h du matin dans la nuit du 11 octobre 2015 rue Pierre-Brossolette, lorsqu’un riverain prévient la police d’une tentative de cambriolage en cours chez son voisin. Rapidement, une patrouille de police intervient et interpelle deux hommes : Éric Vanez et J. T. Respectivement âgés de 48 et 34 ans. Sur place, le carreau d’une porte est cassé et des gouttes de sang mènent dans le jardin, jusqu’au pigeonnier du propriétaire des lieux. À l’intérieur, c’est une scène de pure barbarie que les policiers découvrent. Une cinquantaine de pigeons décapités, d’autres morts par étouffement… Et dans un cabas, des charognes de pigeons, sans tête, se vident de leurs dernières gouttes de sang.

Placé en garde à vue, Éric Vanez nie toute implication dans les faits, tandis que son comparse lui met toute la culpabilité sur les dos. Devant la barre du tribunal de Dunkerque,le premier maintient sa version. « J’étais garé devant chez mon frère. Je venais récupérer mon véhicule. J’ai entendu du bruit et j’ai vu J. T. dans le jardin. C’est à ce moment-là que la police est arrivée. Je n’ai pas essayé de m’enfuir. » Une version contestée par les policiers, qui ont dû rattraper les visiteurs nocturnes. Une version qui ne tient pas non plus vraiment debout puisque le riverain qui a prévenu la police n’est autre que le frère d’Éric Vanez. Lequel atteste que son frère a participé au cambriolage.

Et les traces de sang retrouvées sur les mains de l’un et les vêtements de l’autre ? « J’ai bricolé ma moto, j’ai dû me blesser et ne pas m’en apercevoir. » Tandis que J. T continue de charger Eric Vanez : « Je n’ai pas participé. Il a pris les pigeons un par un et leur a arraché la tête. Le sang a giclé sur moi. »

Pour une explication sur ce geste d’une rare violence, ce n’est pas devant le tribunal que les mots sortiront. Dans ses réquisitions, la substitut du procureur évoque « un acte particulièrement cruel. Je considère que les faits sont complètement caractérisés à l’encontre de ces deux personnes », en demandant au tribunal d’interdire aux deux prévenus de détenir des animaux de compagnie pendant deux ans.

Malgré une tentative de la défense pour requalifier les faits et permettre aux deux hommes de s’en sortir avec une simple amende, le tribunal les déclare coupable des faits de sévices sur animaux et de tentative de vol. Éric Vanez (déjà condamné pour de nombreux faits) écope de trois mois de prison ferme et de 800 euros d’amende. J. T. est condamné à six mois de prison avec sursis et 800 euros également.

Les deux hommes doivent verser 1 000 euros aux parties civiles, les propriétaires de la maison, mais également deux associations de défense animale pour un montant total de 900 euros.

Lucas Gellé

Source : Gravelines: gratuitement, ils tuent 50 pigeons – Accueil – Nord Littoral

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