Vire. Maltraitance : gendarmes et enquêteurs chez l’éleveur « Article « La Voix le Bocage

Jeudi 17 mars, ils sont intervenus chez un éleveur-engraisseur de moutons, installé Saint-Martin-de-Tallevende, pour maltraitance envers ses animaux.

23/03/2016 à 17:23 par isabelleinnocenti

Des pratiques « inhumaines »

Dans le viseur, un éleveur-engraisseur de moutons installé dans la commune depuis une quinzaine d’années. Avant d’aller à sa rencontre, Jean Tellier a inspecté un premier champ, guidé par Michel Anne. Ce dernier habite à quelques centaines de mètres de l’élevage et assiste impuissant à un terrible spectacle.

Dans nos colonnes, la semaine dernière, l’homme dénonçait les pratiques « inhumaines » de son voisin, pointant du doigt sa négligence.

Là depuis au moins 5 mois

En contrebas de la route, le cadavre d’un âne. jean Tellier constate :

« Il est en décomposition, il doit être là depuis au moins 5 mois. Il devrait avoir été pris en charge par l’équarrisseur pour éviter la propagation de maladies, logiquement, il est bagué »

Plus loin, des ossements, de la laine restée accrochée dans le barbelé et partout, des moutons affaiblis, non tondus. Il décide d’aller à la rencontre du propriétaire des animaux.

Plusieurs plaintes pour abandons

L’enquêteur annonce calmement :

« J’ai reçu plusieurs plaintes pour abandons »

Ce qu’il reproche à l’agriculteur ? Le maintien d’animaux dans de mauvaises conditions. Il explique :

« Je rencontre hélas très souvent le phénomène. En 2015, j’ai procédé à 385 inspectons dans l’Orne, la Manche et le Calvados. »

Face aux accusations, l’éleveur reste calme, quasi détaché.

« Des cadavres dans les champs, bien sûr que ça arrive, je les ramasse. […] Après, je suis dans le commerce, je ne suis pas là tous les jours. »

La santé de ses moutons ne semble pas l’inquiéter. Il répète :

« Ils ne sont pas maigres mes moutons, ils ont la galle »

Il confie que ses animaux sont nourris au foin et aux granulés l’hiver mais, dans les champs, les râteliers restent vides.

La gendarmerie sur place

La visite continue et la liste des anomalies constatées par l’enquête s’allonge. Finalement, c’est au pied d’un charnier de moutons, à deux pas d’une étendue d’eau, que Jean Tellier marquera un temps d’arrêt.

« Je ne peux pas faire autrement que d’appeler les gendarmes. »

Il est 15 h 30 et l’attitude de l’éleveur évolue.

« Je me disais qu’il fallait que j’arrête. Là, il est vraiment temps. C’est un métier pas facile vous savez »

La visite des gendarmes et la découverte d’un second cadavre d’âne, abandonné dans un ruisseau, confirmeront les faits. Jean Tellier explique au terme de son inspection :

« Je vais rédiger un rapport d’enquête. J’exige qu’une plainte soit déposée au nom de la fondation. Ce cas est jugé très préoccupant. C’est une personne qui achète n’importe quoi, qui ne s’inquiète pas de l’issue des animaux. Il achète ça, selon ses termes à 15 €, mais certains sont tellement faibles qu’ils ne résistent pas. Personne ne l’oblige à acheter des animaux en si grande détresse. »

L’affaire sera jugée au tribunal de Vire dans les prochains mois. L’homme risque jusqu’à 750 € d’amende et la confiscation et l’interdiction de détenir des animaux.

14500 Vire

Source : Vire. Maltraitance : gendarmes et enquêteurs chez l’éleveur « Article « La Voix le Bocage

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