Boulogne : abandonné, un Cocker meurt de faim rue de Tivoli

Abandonné à son triste sort, le chien d’Éric Trenaux est resté seul, sans nourriture ni eau, trouvant la mort au bout d’un long calvaire.

DSC_0011

En novembre 2013, à Boulogne-sur-Mer, l’homme, qui avait cédé un chien de race Cocker Springer, à son voisin, Éric Trenaux, s’inquiète beaucoup pour l’animal. En lui confiant, il avait pensé le faire rompre avec une immense solitude. Mais de sa fenêtre, il aperçoit le chien allongé sur le flan, qui semble se trouver en très mauvais état physique. Inquiet, il appelle la police.

Ces derniers pénètrent au domicile de son propriétaire, vide de tout occupant. Les lieux sont d’une saleté repoussante, les gamelles sont complètement vides… Le chien est mort depuis plusieurs semaines déjà. Très maigre, en décomposition avancée, il est tout simplement mort de faim et de soif.

Sans domicile fixe, l’homme réussira tout de même à être retrouvé et entendu : « Je n’étais pas bien. Je ne peux pas vous expliquer ce qui s’est passé. J’étais énervé, comme fou, et je suis parti en laissant tout sur place, en pleine nuit, y compris le chien. Je ne suis jamais retourné chez moi »

Les associations de défense des animaux portent plainte

Les avocats, représentant les diverses associations de défense des animaux (Fondation Brigitte Bardot, Association Stéphane Lamarre et Société de Défense aux Animaux, 30 millions d’amis…), elles sont au nombre de sept et tiennent un discours unanime : « Si cet homme ne pouvait plus s’occuper de ce chien, pourquoi ne pas le rendre à celui qui lui avait confié ? Un animal est désormais considéré comme un être vivant et sensible, en Droit. Détenir un animal, c’est accepter l’obligation de s’en occuper. »

La substitute rebondit : « Je n’ose imaginer les souffrances endurées par cet animal, mort de soif et de faim, en plein été. Son agonie aura duré plusieurs jours. Même si le prévenu se trouvait à l’époque lui même en grande précarité, c’est une grave infraction qui est condamnable de deux ans de prison et d’une amende de 30 000 euros. » Elle requiert six mois de prison avec sursis simple et l’interdiction de détenir de façon définitive, un animal domestique.

Éric Trenaux est condamné à quatre mois de prison avec sursis simple. Plus question pour lui de posséder un animal de compagnie, à vie. Chacune des associations reçoit 250 euros de dommages et intérêts (soit la somme totale de 1 750 euros à débourser), plus 250 euros au titre des frais d’avocat. Au total, il devra 1 500 euros, une association n’ayant rien sollicité en la matière. Une triste affaire qui a coûté la vie à un animal innocent, qui aura seulement eu la malchance de se trouver au mauvais endroit.

Source : Boulogne : abandonné, un Cocker meurt de faim rue de Tivoli – Fait divers – Le Reveil de Berck

1 commentaire (+ vous participez ?)

  1. Jean-Michel VG Iciprqqstpsencore
    Jan 19, 2016 @ 02:33:43

    C’est rare que l’on nous donne le nom de la personne qui est un ********…

    J'aime

    Réponse

Laissez un commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :