1.800 bêtes à la ferme : les riverains sont contre – Indre-et-Loire

1.800 bêtes à la ferme : les riverains sont contre – 25/10/2014 – La Nouvelle République Indre-et-Loire.

La Tardivière deviendrait la plus grosse exploitation laitière d’Indre-et-Loire.

A Monts, le projet d’extension du Gaec de la Tardivière suscite de nombreuses réactions de la part des riverains qui crient au gigantisme.

Lettre – anonyme – envoyée à la rédaction, tract distribué dans les boîtes à lettres, ruée sur les registres de consultation de l’enquête d’utilité publique. Le projet d’extension déposé par le Gaec de la Tardivière (Monts) suscite bon nombre d’interrogations. On est certes loin du projet de la ferme des mille vaches dans la Somme. N’empêche : le fait de vouloir doubler le nombre de vaches laitières et quadrupler celui des bovins à l’engrais conduirait à « accueillir » sur le site 630 animaux auxquels il faudrait adjoindre les 1.250 chèvres et chevrettes déjà en place.

« Il s’agirait alors de la plus grosse exploitation laitière d’Indre-et-Loire », déplorent les opposants. Et de s’inquiéter des risques de nuisances sonores et olfactives liées aux opérations d’épandage prévues sur Monts et cinq communes limitrophes ainsi que des risques de pollution des cours d’eau. Le sort d’animaux confinés tout au long de leur existence émeut aussi les Montois.
Se sentant « soumis à la pression », les exploitants – trois frères ayant repris la ferme des parents – se sont refusés à tout commentaire.
Le dossier, présenté dans le cadre de l’enquête publique relative aux installations classées assure que toutes les précautions seront prises et que les aménagements prévus amélioreront le bien-être des animaux. Sur les registres, un Montois assure que c’est le seul moyen de lutter contre le désert agricole et que l’élevage doit atteindre une taille critique si on veut, dans l’avenir, envisager des opérations de valorisation, type méthanisation. Dominique Malagu, le président de l’UDSEA 37 va dans son sens : « Financièrement, les grosses exploitations auront plus de facilité à respecter les normes devenues draconiennes. C’est l’assurance d’être au top en matière d’hygiène et de sécurité. » Adjoint en charge de l’environnement à Monts, Jean-Michel Pereira est plus mitigé : « Il subsiste de nombreuses interrogations, notamment pour les captages. Si le projet est lancé sans que ce problème soit résolu, les exploitants pourront faire pression. A Pernay, on a anticipé et prévu une unité de méthanisation qui permet de chauffer les bâtiments communaux. »
C’est le 5 novembre que le conseil municipal se prononcera sur le dossier.

Philippe Samzun

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