La Brenne, spectacle sans cesse renouvelé – Indre

Guidé par les animateurs de la réserve de Chérine ou du parc de Brenne la période est idéale pour l’observation des oiseaux et des libellules.

De l'observatoire de l'étang Ricot, amateurs éclairés ou néophytes profitent d'un spectacle unique. De l’observatoire de l’étang Ricot, amateurs éclairés ou néophytes profitent d’un spectacle unique.

Dès la descente de voiture, sur le petit parking de l’étang Ricot, qui fut à l’origine de la création de la réserve de Chérine, en 1985, les chants d’oiseaux vous saisissent. En sous-bois, à quelques encablures de l’étang, ils vous guident jusqu’à l’observatoire. Paradis des promeneurs et des amoureux de nature, la Brenne reste cependant parfois méconnue de ses propres habitants. « C’est un peu l’histoire du Parisien qui n’est jamais monté sur la tour Eiffel ! », sourit Cécile Danel, animatrice sur la réserve de Chérine depuis plus de vingt ans. Le site accueille des amateurs de tout l’Hexagone ainsi que de très nombreux Britanniques, « un public très connaisseur, demandeur d’espèces rares ».

Que l’on soit amateur éclairé ou néophyte, cette fin de printemps constitue « le meilleur moment pour l’observation des oiseaux. C’est le moment ou ça bouge le plus parce qu’il y a une grande diversité d’espèces ; beaucoup sont migratrices et ne sont là que pour un court moment. Il y a aussi pas mal de libellules qui se promènent. »

«  L’équivalent du lion qui bouffe une gazelle  »

Sur les étangs de Brenne, le spectacle est sans cesse renouvelé. « A tout moment, on peut voir traverser des biches, des cerfs, des sangliers. A tout moment, il peut se passer quelque chose. Même des choses simples. Tout à l’heure, on a regardé un coucou posé sur un arbre ; c’est remarquable parce que tout le monde le connaît mais personne n’en a vu. Un busard qui passe, même si c’est une espèce commune, si on le voit chasser ou se faire chasser, c’est une scène en soi. C’est l’équivalent, à mes yeux, du lion qui bouffe une gazelle ; c’est le même scénario. Pour beaucoup de gens, ça semble moins spectaculaire, mais c’est pareil. Étant gamine, j’ai rêvé devant des documentaires animaliers ; maintenant, j’ai la même chose en vrai. Hier soir, lors d’une sortie, on est tombé sur un nid de cistude qui avait été piraté par une corneille et dix minutes après, on est tombé sur la pauvre cistude qui s’en allait ; on a vu tout une scène, toute une histoire, qui n’aboutit pas : on a trouvé le nid, les œufs ouverts et cette pauvre cistude qui était venue, avait fait son trou, avait pondu, tout ça pour nourrir une corneille. C’est une séquence de vie. Ce sont ces scènes-là qui sont fascinantes. »
Sur l’étang Ricot, Cécile Danel, comme beaucoup d’amoureux de la Brenne, a trouvé son bonheur. « Ça, c’est mon observatoire à moi ! Pendant des années, on n’a pas fait de permanences ici et j’ai dit que, cette année, je voulais en faire d’autres. J’ai passé mes premières heures d’observation dans cet endroit. Pour moi, c’est l’image de la Brenne : un étang, des roseaux, des oiseaux, des tortues… » Les lourds nuages orageux qui paressent dans le ciel s’écartent alors, laissant quelques rais descendre sur l’étang. « Regardez ça : la lumière qui tue… C’est ce que j’aime ici. A mes yeux, c’est le plus bel étang de Brenne. » A découvrir de vos propres yeux.

Thierry Roulliaud

viaLa Brenne, spectacle sans cesse renouvelé – Environnement – Actualité – Indre – Nouvelle République.

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