Un charnier de vaches découvert en Gâtine –

 

Stupeur dans une ferme du canton de Mazières-en-Gâtine où toutes les vaches ont disparu. Un charnier a été découvert sur place. L’éleveur était en difficulté.

Le troupeau comptait au départ une quarantaine de vaches. Le troupeau comptait au départ une quarantaine de vaches. – (Photo archives NR)

Stupeur et désolation dans une petite commune du canton de Mazières-en-Gâtine. Un charnier de vaches vient d’être découvert au beau milieu d’une ferme, les animaux étant morts les uns après les autres dans la discrétion semble-t-il générale. « Les services vétérinaires m’ont informée de la situation le vendredi 19 août ; nous nous sommes rendus sur place avec le sous-préfet dès la semaine dernière pour voir la situation et rencontrer l’agriculteur, un homme désemparé » indiquait hier le maire de cette commune.

 » On n’en parle pas. Nous, ça nous fait honte  »

Sur place, c’est un véritable charnier qui a été découvert. Combien d’animaux sont morts exactement ? Difficile à dire pour le moment, de l’ordre de plusieurs dizaines certainement. « Il y a tous les cadavres découverts dans la fosse, enterrés juste à côté de la stabulation mais l’éleveur a indiqué en avoir également brûlé » indique le sous-préfet de Parthenay, Laurent Olivier.
Dans le voisinage, on évoque un cheptel de trente-quatre vaches laitières et d’une dizaine d’allaitantes avant l’hécatombe. Seule certitude, à l’arrivée des services vétérinaires, « il n’y avait aucun animal vivant ». Avec pudeur, beaucoup évoquent un agriculteur en proie à des difficultés personnelles qui n’aurait alors « pas su gérer son exploitation » avec cette issue dramatique du décès de ses bêtes.

Des animaux en stabulation

Mais comment dans un village, personne n’a pu se rendre compte du dépérissement du troupeau ? « Il n’y avait pas d’animaux dehors » assure le maire. « Ses animaux restaient toujours en stabulation » confirme un habitant de la commune retraité. « Il a tout laissé crever de faim et de soif… Il y avait bien des abreuvoirs mais des systèmes étaient cassés ». Dans les environs, on se doutait que quelque chose ne tournait pas rond mais « on n’en parle pas. Nous, ça nous fait honte ». En revanche, tout le monde s’étonne que les autorités sanitaires aient mis autant de temps à découvrir les faits.
Dans un sens, si les morts d’animaux n’étaient pas déclarées comme cela semble avoir été le cas, difficile d’avoir une vision réelle de l’exploitation. Cependant, « normalement, il y a toujours des mouvements et donc des déclarations pour les naissances, les ventes, les morts de bêtes. Quand il n’y a aucun mouvement, ça devrait alerter rapidement avant que ça se finisse comme ça. C’est un signe évident qu’il y a quelque chose qui ne va pas ».
Dans l’immédiat, « nous avons d’abord un souci de salubrité publique » indique le sous-préfet qui s’est donc rendu sur place la semaine dernière, assister à la mise au jour du charnier, l’enlèvement des cadavres enterrés « sans précaution particulière » puis la désinfection des lieux.
Les observations recueillies par les services vétérinaires seront ensuite transmises au parquet qui pourra solliciter la gendarmerie pour mener une enquête sur place. Le procureur pourra alors, au regard des conclusions de cette enquête, décider de poursuivre l’éleveur s’il est avéré que ses manquements ont conduit à la décimation de son troupeau.

nr.parthenay@nrco.fr

Hélène Echasseriau

viaNouvelle République : Un charnier de vaches découvert en Gâtine –.

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