NUCLÉAIRE Concentration de tritium en baisse – Vienne

La commission locale d’information de la centrale nucléaire de Civaux a récemment communiqué les résultats des mesures de la concentration de tritium dans la nappe polluée par une fuite en début d’année. « Les derniers dosages en notre possession indiquent qu’au niveau du piézomètre N7, initialement contaminé, la concentration contrôlée par le laboratoire Subatec est passée de 529 becquerel par litre le 16 janvier à 96 bcq/l le 15 mars », écrit la CLI. « Les eaux souterraines s’écoulant en direction du lit de la Vienne, les piézomètres d’aval font aussi l’objet d’une surveillance et voient quelque peu leur concentration en tritium augmenter (ex. 66 bcq/l au niveau du PZ1, le plus proche du P N7). Les mesures effectuées au niveau de six autres piézomètres plus proches du lit de la rivière indiquent tous une concentration inférieure à 5,1 bcq/l le 7 mars. »
La commission précise que « la contamination en tritium n’a pas retenti à ce jour sur l’eau de la Vienne ».

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Un réacteur nucléaire de Penly à l’arrêt après un “incident” classé au niveau 1

Le réacteur n°2 de la centrale nucléaire de Penly était en cours de refroidissement dans la nuit de jeudi à vendredi, après avoit été arrêté automatiquement quelques heures auparavant dans un “incident” classé provisoirement au niveau 1 (le moins important) par l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN)

Des pompiers dans l’enceinte de la centrale nucléaire de Penly, le 5 avril 2012 – AFP Charly Triballeau

“Cet incident n’a eu aucune conséquence sur l’environnement” a affirmé l’ASN dans un communiqué publié dans la nuit.

L’ASN a “provisoirement classé cet évènement en niveau 1 sur l’échelle INES”, qui va de 1 (anomalie) à 7 (accident majeur), a ajouté l’institution.

L’ASN a également précisé que la fuite d’eau du circuit primaire du réacteur nucléaire, annoncée en début de soirée par EDF, avait été par la suite “ramenée à des valeurs prévues”, c’est-à-dire en dessous des valeurs maximales admissibles en fonctionnement normal.

L’eau radioactive échappée du circuit a été “collectée par des circuits prévus à cet effet”, a également indiqué l’ASN, qui a levé dans la nuit son dispositif de crise.

Selon EDF, l’incident a commencé jeudi vers 12h20 par le signalement d’un dégagement de fumée dans “le bâtiment réacteur de l’unité de production n°2″ de la centrale de Penly.

“Les systèmes de sécurité se sont enclenchés normalement et le réacteur s’est arrêté automatiquement”, a précisé EDF.

Les pompiers, en tenue de protection contre la radioactivité, sont ensuite intervenus dans le bâtiment réacteur vers 13h15 pour “éteindre deux départs de feu”, sur des “deux petites flaques d’huile”, “au niveau d’une pompe de refroidissement du circuit primaire” du réacteur, selon l’opérateur.

Dans la soirée, EDF annonçait ensuite une fuite d’eau “sur un joint” de la pompe de refroidissement, suite au départ de feu. Une eau radioactive, mais “collectée dans des réservoirs prévus à cet effet” et situés “à l’intérieur du bâtiment réacteur”, précisait l’opérateur.

Le débit de la fuite, estimé au départ à 2.300 litres par heure, se ralentissait ensuite, jusqu’à revenir dans la nuit aux “valeurs prévues” évoquées par l’ASN.

“Le circuit primaire c’est celui qui circule dans la cuve (du réacteur), celui qui refroidit directement le combustible. Une fuite du primaire c’est évidemment extrêmement important”, a indiqué à l’AFP Yannick Rousselet, spécialiste du nucléaire à Greenpeace.

“C’est sérieux. Il est évident que pour le moment on ne peut pas dire que ce soit grave au niveau des conséquences environnementales ou de santé extérieure puisqu’il y a rien pour le moment. Par contre en terme de type d’accident, c’est un accident grave au sens de la sûreté”, a-t-il ajouté, en souhaitant que l’ASN exige “un contrôle de toutes les pompes” des centrales nucléaires.

Dans la nuit, le directeur général de l’ASN, Jean-Christophe Niel, a indiqué qu’une personne avait été légèrement brûlée pendant l’intervention dans le bâtiment réacteur.

Selon les informations transmises par EDF, “il s’agit d’une blessure limitée”, a-t-il indiqué.

M. Niel a précisé qu’aucune contamination radioactive n’avait été décelée sur les 29 personnes qui sont entrées dans le bâtiment réacteur pour éteindre les départs de feu.

La centrale de Penly, située au bord de la mer entre Dieppe et Le Tréport, compte deux réacteurs nucléaires.

Le site a été retenu pour accueillir un nouveau réacteur EPR, après celui de Flamanville (Manche), mais le gouvernement a décidé en octobre 2011 de reporter le lancement de l’enquête publique sur ce projet controversé.

© 2012 AFP

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SAINT-LAURENT Centrale : arrêt automatique du réacteur n° 2 – Loir-et-Cher

 

L’unité de production n° 2 autrement dit l’un des deux réacteurs de la centrale nucléaire de Saint-Laurent-des-Eaux s’est arrêté automatiquement, ce jeudi, à 13 h 30, dans le cadre d’une procédure d’urgence. La faute à un capteur d’eau défaillant (défaut d’isolement) qui a commandé à tort l’ouverture d’une vanne provoquant une montée intempestive du niveau d’eau dans le générateur de vapeur ce qui a déclenché l’arrêt. Le remplacement du capteur est programmé, EDF envisage le redémarrage du réacteur, ce vendredi, dans la soirée. Au même moment, les pompiers sont intervenus pour un dégagement de fumée observée dans un bâtiment administratif de l’établissement. Une centaine de personnes ont été évacuées, la fumée provenait de résistances électriques du système de chauffage. Le matériel a été mis hors tension le temps nécessaire aux réparations.

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Une contre-expertise – Environnement – Actualité – Vienne – Nouvelle République

L’association Greenpeace a publié un rapport qui critique les rapports officiels sur la sûreté des installations nucléaires. Deux experts ont passé au crible les rapports d’EDF sur les centrales de Civaux, Gravelines, Flamanville. Ils estiment que les évaluations faites après Fukushima minimisent les risques liés aux agressions et au vieillissement des centrales. Elles seraient « basées sur un état théorique des installations à la mi-2011 et ne prennent pas en compte le vieillissement qui augmente le risque de défaillance des dispositifs de sûreté et celui de rupture » d’équipements primordiaux.

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Le coût colossal du parc nucléaire français

Le rapport de la Cour des comptes sur la filière nucléaire évalue à 228 milliards les investissements dans ce domaine. L’atome coûte très cher.

Dans dix ans, vingt-deux réacteurs sur cinquante-huit fêteront leurs 40 années de fonctionnement. Et après ? Dans dix ans, vingt-deux réacteurs sur cinquante-huit fêteront leurs 40 années de fonctionnement. Et après ? – (Photo archives NR)

La Cour des comptes a prévenu : la France doit faire des choix dès maintenant sur sa politique énergétique et l’avenir de son parc nucléaire. Et dans tous les cas, il faudra réaliser de lourds investissements pour maintenir la production d’électricité.

La Cour a adressé cet avertissement à l’occasion d’un rapport sans précédent sur l’ensemble des coûts liés à la production d’électricité nucléaire en France et souligne que les coûts de production de cette énergie augmenteront de toute façon.

Le parc actuel à lui seul : 96 milliards

D’après ce rapport de près de 400 pages, qui avait été commandé l’an dernier par le gouvernement après la catastrophe de Fukushima, les investissements publics et privés réalisés depuis le début dans la filière française d’électricité nucléaire, d’un montant colossal, sont néanmoins bien « identifiés », avec une addition « toutes dépenses confondues » évaluée à 228 milliards (en incluant les frais de démantèlement prévisibles). Le montant total de la construction des installations nécessaires à la production d’électricité nucléaire est chiffré à 121 milliards d’euros (hors coût de Superphénix), y compris les sommes liées à la première génération de centrales, qui ne sont plus en service. Le seul parc actuel, composé de 58 réacteurs, dont les plus anciens (Fessenheim 1 et 2) sont entrés en service en 1978, a coûté quant à lui 96 milliards. Par ailleurs, la juridiction financière a prévenu que les charges futures liées au démantèlement des centrales et à la gestion à long terme des déchets radioactifs sont très incertaines, par manque d’expérience concrète. D’où des risques « probables » d’augmentation des chiffrages existants. Mais la Cour estime de toute façon que ces incertitudes auront un effet assez faible sur le coût moyen de production de l’électricité nucléaire. En revanche, les frais de maintenance du parc existant, qui vont plus que doubler sur la période 2011-2025, devrait faire grimper de 10 % ce coût moyen. Partisans et adversaires de l’atome ont trouvé leur compte dans ce rapport. « Le nucléaire reste, même avec ces incertitudes, une énergie relativement peu chère », a retenu la ministre de l’Écologie Nathalie Kosciusko-Morizet, alors qu’au contraire, pour la candidate écologiste à la présidentielle Eva Joly, ce « document vérité » bouleverse l’idée que l’atome est bon marché.

en savoir plus

Le coût d’une sortie complète selon le CEA

La sortie complète du nucléaire le triple d’un scénario de statu quo affirme le patron du Commissariat à l’énergie atomique (CEA) Bernard Bigot s’appuyant sur son service d’évaluation économique, l’Itese *. > Soit le nucléaire reste à son niveau actuel d’environ 74 % (plus 11 % d’hydraulique, 10 % d’éolien, 2 % de solaire et 2 % de gaz) : cela revient à un investissement de 178 milliards à 212 milliards d’euros. Conséquence sur le prix de l’électricité : un coût du mégawattheure à 62 euros en 2025 > Une « sortie » d’ici 2025 vers un modèle également à faible émission de carbone (60 % éolien, 12 % solaire, 12 % hydraulique et 16 % gaz) : un surcoût de l’investissement compris entre 352 et 560 milliards d’euros, soit un total de 530 à 772 milliards. Conséquence sur le prix de l’électricité : un coût du mégawattheure à 124 euros.

* Dans une interview au journal Les Échos.

la phrase

” Ne pas décider revient à prendre une décision qui engage l’avenir, alors qu’une décision explicite doit être prise. “

C’est ainsi que Didier Migaud, premier président de la Cour des comptes a présenté le rapport sur le coût du nucléaire et l’importance du choix.« D’ici la fin de l’année 2022,22 réacteurs sur 58 atteindront leur 40e année de fonctionnement, et s’ils n’étaient pas prolongés, il faudrait un effort très considérable pour construire 11 EPR d’ici 2022 », a-t-il précisé. Mais selon lui cela « paraît très peu probable, voire impossible ». François Fillon a réagi en indiquant que le gouvernement préciserait ses choix « à partir de l’été 2012 », c’est-à-dire après les échéances électorales.

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Amende requise contre EDF pour une fuite à la centrale de Golfech

Voilà une décision de justice qui va intéresser la centrale de Civaux et ses détracteurs, après la pollution d’une nappe phréatique au tritium constatée il y a quelques jours. La semaine dernière, le ministère public a demandé au tribunal d’instance de Castelsarrasin, de condamner EDF à une amende de 2.000 euros pour une fuite mineure dans la centrale nucléaire de Golfech, entre Toulouse et Agen, dénoncée par des associations antinucléaires.

Jugement le 29 mars

« C’est une satisfaction pour nous, car c’est la première fois qu’une infraction dans une centrale nucléaire est jugée par un tribunal alors que d’habitude c’est l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) qui tranche », a déclaré Marc Saint-Aroman, administrateur du Réseau sortir du nucléaire, qui a déposé plainte avec les Amis de la Terre et France nature environnement (FNE). Si EDF était condamné, ce serait une première en France, ont relevé les deux parties. Le jugement a été mis en délibéré au 29 mars. Pour les trois associations, l’essentiel est d’obtenir une condamnation, même symbolique, pour cette pollution survenue le 18 janvier 2010. Dans leur citation ils relevaient cinq infractions mais le procureur n’a retenu les deux premières : « déversement accidentel » et « utilisation d’un puisard non étanche ». A l’audience, Anne-Cécile Rigail, chef de la division du Sud-Ouest de l’ASN, a déclaré que l’impact sanitaire était minime et a parlé d’une « inadaptation du traitement des effluents » radioactifs. Dans un relevé effectué deux mois après l’accident, EDF avait trouvé dans des eaux souterraines se jetant dans la Garonne une teneur supérieure à la normale (7 à 12 bq/l) de tritium, de l’hydrogène radioactif, qui s’était malencontreusement écoulé d’une cuve.

viaAmende requise contre EDF pour une fuite à la centrale de Golfech – Faits divers, justice – Actualité – Vienne – Nouvelle République.

” Combien de cancers autour des centrales ? “

Depuis l’annonce de la fuite de tritium radioactif à la centrale nucléaire de Civaux, les réactions des internautes se multiplient. Extraits.

« Qui peut croire qu'une nappe phréatique soit presque un vase clos ? » demande Jacques Compain de L'Isle-Jourdain. « Qui peut croire qu’une nappe phréatique soit presque un vase clos ? » demande Jacques Compain de L’Isle-Jourdain.

La fuite de tritium à la centrale de Civaux ne présente aucun danger, nous dit-on. Qui peut croire qu’une nappe phréatique soit presque un vase clos ? Hélas, ce ne sont pas les informations sur la gestion des déchets nucléaires – qu’ils soient solides, liquides ou gazeux – qui permettent à la population d’avoir une idée sur la finalité et les coûts de ces résidus… ”

Jacques Compain, L’Isle-Jourdain

Quant à la « lettre de suite » publiée par l’Autorité de sûreté nucléaire (et mise en ligne, hier, sur notre site internet), M. Compain estime que c’est « un rapport accablant à plus d’un titre ! J’ai beau chercher… nulle part, il n’est indiqué que la durée de vie du tritium est de 12 ans. Simple oubli ? »> SOUS-TRAITANCE. « Deux questions en passant : est-ce que l’on a recensé ou comptabilisé les cancers de la glande thyroïde ou ces pathologies autour des centrales de Chinon et de Civaux ? interroge Bernard, de Saint-Pierre. Cela pourrait être révélateur… Mais il est vrai qu’on ne trouve que ce que l’on veut bien rechercher. Une autre question : combien de travaux sur les centrales nucléaires sont confiés à des entreprises de sous-traitance et avec quels protocoles de contrôle et de surveillance ? »> TROIS QUESTIONS. « Primo : qui a eu l’extrême intelligence d’aller construire une centrale nucléaire sur une nappe phréatique ? égrène Mamy3b, de Melle. Deuxio  : qui a décidé de ne pas former et informer les agents des risques réels de leur travail et surtout de leur extrême responsabilité face à des incidents, même mineurs ? J’ai rencontré un agent de maintenance qui m’a dit ne pas prendre toutes les précautions nécessaires parce que, travailler avec des gros gants sur de petits boulons, par exemple, ce n’est pas possible ! Economie sur les outils ? Tertio : jusqu’à quand allons-nous devoir subir cette verrue assassine dans notre entourage avant que les autorités ne se rendent compte que c’est réellement la mort programmée de la nature ? »> SÉCHERESSE.« Ces piscines ont été remplies beaucoup plus longtemps cette année, à cause de la sécheresse, rappelle Véronique Dujardin, de Poitiers. EDF n’a pas pu relarguer ces produits radioactifs dans la Vienne pendant un temps beaucoup plus long que d’habitude. Est-ce que cela a eu un rôle ? Mystère. […] Les militants de Greenpeace qui s’étaient introduits sur les centrales nucléaires en décembre risquent jusqu’à 5 ans de prison ferme et 75.000 euros d’amende, mais EDF, pour n’avoir pas entretenu correctement ses bassins de tritium à Civaux et pollué l’environnement, ne risque qu’une contravention de 5e classe, soit 1.500 euros d’amende Où est l’erreur ? »

via” Combien de cancers autour des centrales ? ” – Tribu NR – Vienne – Nouvelle République.

DÉCHETS RADIOACTIFS Grande manifestation programmée à Neuvy-Pailloux

L’Association citoyenne contre le stockage des déchets radioactifs à Neuvy-Pailloux est plus que jamais mobilisée. Pour intensifier la lutte, une manifestation sera organisée samedi 18 février, à 14 h, à Neuvy-Pailloux. Par ailleurs, une lettre sera distribuée prochainement dans toutes les boîtes aux lettres des communes autour du futur projet. Des pétitions conter le projet peuvent toujours être signées. L’association tiendra une permanence tous les lundis jusqu’au 27 février, salle du bureau de vote, à Neuvy-Pailloux.

viaDÉCHETS RADIOACTIFS Grande manifestation programmée à Neuvy-Pailloux – Environnement – Actualité – Indre – Nouvelle République.

” Dans la deuxième région nucléaire de France, on ne peut pas accepter de rester dans l’ignorance sur cette question “

Selon une étude réalisée entre 2002 et 2007, les cas de leucémie infantiles seraient deux fois plus nombreux dans un rayon de 5 km autour des centrales nucléaires françaises.
L’Association pour le contrôle et l’information sur la radioactivité (Acirad-Centre) propose aujourd’hui qu’un groupe de travail soit créé dans la région « afin d’examiner très sérieusement l’origine des cas de leucémies, cancers de la thyroïde… tant chez les travailleurs du nucléaire que dans les populations, en lien avec les recherches nationales qu’il faut poursuivre ».
Ce groupe de travail pourrait être constitué des autorités nucléaires, des professionnels de santé et des représentants des commissions locales d’information existant à Chinon, Dampierre-en-Burly (Loiret) et Saint-Laurent-
Nouan (Loir-et-Cher).

via” Dans la deuxième région nucléaire de France, on ne peut pas accepter de rester dans l’ignorance sur cette question ” – Santé – Actualité – Indre-et-Loire – Nouvelle République.

Déchets nucléaires : Indre Nature s’interroge

Neuvy-Pailloux. Pour l’association de protection de la nature, l’enquête publique soulève de nombreuses questions, tant sur la forme que sur le fond.

Le projet de stockage de déchets nucléaires sur le site de la 12 e Bsmat soulève l'inquiétude. Le projet de stockage de déchets nucléaires sur le site de la 12 e Bsmat soulève l’inquiétude. - (Photo archives NR, Stéphane Gaillochon)

Pour nombre d’associations, de partis politiques et de citoyens, le projet de centre de stockage de déchets contenant des radionucléides sur le site de la 12 e Bsmat, à Neuvy-Pailloux, mérite d’importants éclaircissements. Indre Nature s’est jointe au scepticisme concernant l’innocuité supposée du projet. L’association a relevé plusieurs manquements dans le dossier d’enquête publique. « C’est un document conséquent de presque 400 pages, souligne Francis Lherpinière, d’Indre Nature. Je le trouve truffé d’anomalies et de contradictions. Il est noté, par exemple, que les doses seront infimes sauf qu’a priori, il y a des erreurs de décimales ; les documents sur le régime des vents – et donc la dispersion de la contamination – sont également un peu simplistes. »

” Poser les bonnes questions ”

En outre, l’enquête publique, débutée le 3 décembre, s’achèvera le 5 janvier, soit en pleines fêtes de fin d’année, période peu propice à la mobilisation citoyenne. Indre Nature a donc adressé un courrier au commissaire enquêteur pour demander « de prolonger de quinze jours la clôture de l’enquête publique, ainsi que le prévoit l’article L123-7 du code de l’environnement », afin de disposer de plus de temps pour pouvoir « poser les bonnes questions ».
« Au regard des enjeux environnementaux induits par ce projet, l’exceptionnelle brièveté de l’enquête publique (un mois seulement, soit le minimum légal !) et le fait qu’elle se déroule en pleine période de fêtes et de congés de fin d’année constituent des incohérences flagrantes. Le choix de la période retenue pour informer et consulter le public ainsi que l’étonnante rapidité avec laquelle l’administration concernée souhaite voir aboutir ce dossier n’ont rien de rassurant, aussi bien pour les habitants des communes concernées que pour l’ensemble des citoyens du département. Ce sujet majeur pour la population actuelle et les générations futures exige un temps d’étude et de réflexion plus long que celui que prévoit l’actuelle enquête publique. »
Les résidants des communes sur lesquelles l’enquête publique est actuellement menée – Neuvy-Pailloux, Montierchaume, Sainte-Fauste et Thizay – ont également la possibilité d’effectuer, en leur nom, la même demande.

> Lire également page 3

Thierry Roulliaud

viaNouvelle République : Déchets nucléaires : Indre Nature s’interroge -.

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