La Fondation Bardot demande à François Hollande de stopper l’abattage des loups

La Fondation Brigitte Bardot demande au nouveau président François Hollande «de mettre un terme définitif à l’abattage programmé des loups en France», a-t-elle annoncé mercredi dans un communiqué. Après les attaques contre des troupeaux de brebis dans les alpages, onze loups pourront être tués en 2012/2013, contre six individus de cette espèce protégée lors de la période précédente, selon un arrêté publié début mai au Journal Officiel. «Au lendemain de l’élection présidentielle, les ministres de l’Ecologie et de l’Agriculture sortants ont poursuivi la promotion de la destruction d’une espèce animale protégée en faisant signer dans la précipitation et par délégation, le 7 mai dernier, un arrêté ministériel autorisant le tir de 11 loups dans douze départements français (dont trois nouveaux)», s’est indignée l’association de défense des animaux.

Selon la Fondation Bardot, «cet arrêté est en totale contradiction avec la Stratégie Nationale pour la Biodiversité 2011-2020 mise en place par la France pour tenter de mettre fin à l’érosion de notre biodiversité qui s’accentue depuis de nombreuses années». Elle demande également à la nouvelle ministre de l’Ecologie, Nicole Bricq, «de privilégier les moyens de protection des troupeaux de moutons durant l’estive».

© 2012 AFP

viaLa Fondation Bardot demande à François Hollande de stopper l’abattage des loups – 20minutes.fr.

Le loup repéré en Haute-Saône

Photo archives DR

Photo archives DR

Vesoul- Une première pour la Haute-Saône ! Depuis le 7 mai, le département a été intégré par arrêté ministériel à l’aire de répartition géographique concernée par le loup. Douze départements français font partie de cette liste, dont les Vosges.

Ludovic Bonnot, patron de l’Office nationale de la Chasse et de la faune sauvage (ONCFS) en Haute-Saône, décrypte : « Pour intégrer cette liste, deux possibilités : une observation visuelle du loup ou la preuve par des analyses (d’excréments, de poils, etc) ». Et ce sont les analyses qui ont parlé en Haute-Saône.

En décembre dernier, à quatre jours d’intervalle, un prédateur a tué trois moutons à Beulotte-Saint-Laurent et à La Rosière. Une crotte et des poils ont été recueillis sur place par des agents de l’ONCFS 70 et expédiés aussitôt à un laboratoire d’analyse spécialisé. « Les résultats sont revenus récemment », dévoile Ludovic Bonnot, confirmant ce que le mode d’attaque avait laissé supposer. Le loup est donc bien passé par là en décembre. S’agissait-il d’une incursion du mammifère repéré dans les Vosges ? « C’est possible mais en la matière, nous ne pouvons émettre que des suppositions », insiste Ludovic Bonnot. Des analyses ADN poussées sont en cours pour tenter de faire parler davantage les excréments découverts dans le secteur des Mille étangs.

Son passage par la Haute-Saône peut n’être qu’une étape vers d’autres territoires. Ludovic Bonnot souligne : « Un loup peut couvrir 40 km en une nuit.

Lire demain l’article d’Isabelle GÉRARD

viaRégionale Faits divers | Le loup repéré en Haute-Saône – L’Est Républicain.

Saint-Jean-De-Maurienne | Une animation avec des loups annulée sous la pression

Les “Loups du Castel” proposent régulièrement des démonstrations de dressage d’animaux. Une initiative qui n’a pas plu à Brigitte Bardot, qui a réagi dans un communiqué… après la décision d’annuler l’animation. Photos Archives DL

Les “Loups du Castel” proposent régulièrement des démonstrations de dressage d’animaux. Une initiative qui n’a pas plu à Brigitte Bardot, qui a réagi dans un communiqué… après la décision d’annuler l’animation. Photos Archives DL

1 / 2

Outils

  • Partagez :

Notez cet article

Les organisateurs de la célèbre Foire aux plants de Saint-Michel-de-Maurienne ne pensaient pas causer autant de ramdam en programmant, pour la 20 e édition ce week-end, une démonstration de dressage et d’animation avec les “Loups du Castel”, une compagnie pourtant réputée, qui travaille entre autres pour le cinéma.

Sitôt le programme publié, la commune a dû faire face à une avalanche de courriers d’associations de défense de la vie sauvage, protestant contre l’utilisation du loup, fût-il né en captivité, pour des spectacles. Suivant une technique éprouvée, le “buzz” était fait sur Internet pour appeler tous les groupuscules de la sphère lupine à écrire.

Quand “BB” s’en même, le débat prend une autre saveur…

Mais ce n’est pas de là qu’est venu le coup de grâce. Le Syndicat ovin de Savoie, et des éleveurs de moutons, ont prévenu le maire Jean-Michel Gallioz que si la présentation était maintenue, une manifestation avec troupeaux, tracteurs et patous serait organisée, bloquant l’accès à la Foire aux plants.

Conscient des lourds problèmes que pose à la profession le retour du loup dans les Alpes, le maire a rencontré les éleveurs, leur proposant un stand sur la foire pour expliquer aux milliers de visiteurs les contraintes liées à cet animal. Il leur a aussi expliqué qu’il ne s’agissait pas de faire la promotion du loup en liberté, mais de proposer une démonstration de dressage, comme cela a déjà été fait avec des ours.

Mais pour les éleveurs, le symbole était trop fort : impossible de voir l’animal présenté sous un jour sympathique. « Devant ces regrettables menaces, nous avons décidé de sauvegarder la convivialité de notre manifestation », se désole Jean-Michel Gallioz. Il souligne que la prestation devra tout de même être payée aux “Loups du Castel”…

Dernier rebondissement en date : hier, la Fondation Brigitte Bardot, en retard d’une boulette puisque l’annulation était déjà décidée, a à son tour écrit au premier magistrat saint-michelain. Dans le style fleuri qu’on lui connaît, la mère-grand de Saint-Tropez évoque pêle-mêle « le mythe stupide du petit chaperon rouge », des « exhibitions totalement contre nature »… et s’inquiète de la sécurité du public, ce qui contredit le début de son propos puisque selon elle, « ces magnifiques animaux sauvages » sont « soupçonnés à tort de décimer les troupeaux ».

Les éleveurs apprécieront la diatribe. Avec BB et les défenseurs du loup, ils ne sont d’accord sur rien, sinon sur le caractère inopportun de cette démonstration de dressage. Pour sa 21 e édition, la Foire aux plants envisage d’organiser une course d’escargots, en espérant ne pas déchaîner les passions.

par Frédéric THIERS le 12/05/2012 à 06:02

viaSaint-Jean-De-Maurienne | Une animation avec des loups annulée sous la pression.

Le loup : ennemi n°1 du protocole de protection du… loup ?

Bien qu’orientée un temps sur le bien-être animal, cette période de campagne électorale n’a pas marqué le retour en grâce du loup au sein du gouvernement français. Un arrêté du 16 mars 2012 confirme la position affichée en 2007 par Nathalie Kosciusko-Morizet, estimant que le statut d’espèce protégée n’empêche pas de réduire la pression du loup sur les élevages. Modifiant l’arrêté du 9 mai 2011 fixant les conditions dans lesquelles sont délivrées les dérogations aux interdictions de destruction, l’arrêté en question assouplit, une fois encore, les critères et les situations autorisant à tuer un loup.

Dans des zones dites « unités d’action », délimitées par les préfets, des « tirs de défense » seront ainsi autorisés si le troupeau est « reconnu comme ne pouvant être protégé », ou si, malgré la mise en place de mesures de protection et d’effarouchement, une attaque a été constatée soit sur le troupeau, soit sur un troupeau situé à proximité, depuis le 1er mai de l’année n-1. Outre l’ambiguïté définissant un troupeau « reconnu comme ne pouvant être protégé », cela revient à autoriser des tirs dits « de défense » pour des troupeaux n’ayant subi aucune attaque. Autrement dit, toutes les excuses seront bonnes pour éliminer du paysage une présence indésirable, dont le statut protégé n’est plus qu’un paravent visant à se donner bonne conscience.

Cécile Cassier

viaLe loup : ennemi n°1 du protocole de protection du… loup ?.

Autorisations de tirs : l’État persiste contre la conservation du loup

Communiqué de presse, 
Le 5 avril  2012

 Autorisations de tirs : l’État persiste 

contre la conservation du loup 

 Un arrêté du 16 mars 2012 assouplit encore les conditions de mise en oeuvre des « tirs de défense » (destinés à tuer un loup). Cet arrêté autorise la réalisation de tirs pour des troupeaux situés « à proximité d’un troupeau ayant subi une attaque ». De plus, l’Etat évoque à nouveau dans cet arrêté la notion de « troupeau reconnu comme ne pouvant être protégé », permettant dans certaines zones le tir de loups en cas d’attaque sur des troupeaux laissés sans protection. 

Animal Cross, l’ASPAS, FERUS, la LPO PACA et la SFEPM s’insurgent contre le choix de l’Etat d’autoriser des « tirs de défense » pour des troupeaux n’ayant pas subi d’attaque, mais étant seulement voisins d’un troupeau attaqué, même si celui-ci n’est pas protégé. De plus, Animal Cross, l’ASPAS, FERUS, la LPO PACA et la SFEPM demandent à l’Etat de préciser ce qu’il entend par « troupeau reconnu comme ne pouvant être protégé », et considèrent que l’application de cette notion peut constituer une atteinte grave à la conservation du loup en France.

 

L’arrêté du 16 mars 2012 « relatif à la territorialisation des tirs de défense et modifiant l’arrêté du 9 mai 2011 fixant les conditions et limites dans lesquelles des dérogations aux interdictions de destruction peuvent être accordées par les préfets concernant le loup (Canis lupus) » prévoit en effet la procédure suivante : dans des zones appelées « unités d’action » et délimitées par le préfet, les « tirs de défense » peuvent intervenir si « des mesures de protection sont mises en place » ou si « le troupeau est reconnu comme ne pouvant être protégé », et enfin si, malgré la mise en place d’effarouchement, « une attaque a été constatée sur ce troupeau, ou sur un troupeau situé à proximité depuis le 1er mai de l’année n – 1 ». 

 

L’Etat français semble donc autoriser la destruction de loups si des attaques sont constatées non seulement sur des troupeaux non parqués, non gardés, sans surveillance ni chiens patous, mais aussi si des attaques sont constatées sur un autre troupeau situé à proximité. Animal Cross, l’ASPAS, FERUS, la LPO PACA et la SFEPM dénoncent l’aberration et la gravité de telles mesures, à la fois inefficaces sur le plan pastoral et dangereuses pour la conservation du loup. 

 

Inefficaces sur le plan pastoral, parce que les troupeaux non protégés continueront à subir des attaques. Dangereuses pour la conservation du loup, parce que ces troupeaux domestiques non protégés, donc potentiellement attractifs pour un prédateur naturel, peuvent constituer de véritables « aspirateurs à loups », les exposant ainsi à la destruction autorisée. 

Le loup gris (Canis lupus) est un prédateur naturel qui se nourrit très majoritairement en France d’ongulés sauvages (chevreuils, chamois, cerfs). La conservation du loup, comme celle de n’importe quelle espèce vulnérable dont les effectifs restent très faibles, ne peut être remise en cause au motif du refus obstiné de modifier certaines pratiques de gestion pastorale inadaptées. 

Le loup reste officiellement inscrit sur la liste des espèces protégées en France. Mais force est de constater qu’année après année, il devient de plus en plus facile d’avoir le droit de tuer un loup. Animal Cross, l’ASPAS, FERUS, la LPO PACA et la SFEPM déplorent que l’Etat français défasse peu à peu et de façon inquiétante le statut de protection du loup, sans cohérence aucune avec les enjeux écologiques et pastoraux. 

 

 Contacts Presse

 

• Pierre Peyret, FERUS (Association pour la conservation du loup, de l’ours et du lynx en France) - 06 08 00 76 30ferus1@wanadoo.fr
• Pierre Rigaux, SFEPM (Société Française pour l’Etude et la Protection des Mammifères) - 02 48 70 40 03sfepm@wanadoo.fr
LPO PACA (Ligue pour la Protection des Oiseaux Provence-Alpes-Côte d’Azur) - 04 94 12 79 52pierre.rigaux@lpo.fr
• Pierre Athanaze, ASPAS (Association pour la Protection des Animaux Sauvages) - 06 08 18 54 55
Animal Cross (Association de protection des animaux sauvages et domestiques) - +41 793307911pascaletsabine@animal-cross.org
Association pour la Protection des Animaux Sauvages – www.aspas-nature.org
Membre du Bureau Européen de l’Environnement – Bruxelles
B.P. 505 – 26401 CREST Cedex – France Tel. 04 75 25 10 00 – Fax. 04 75 76 77 58info@aspas-nature.org
Association reconnue d’utilité publique par arrêté préfectoral du 11 décembre 2008 (JORF n°0067 du 20/03/09)
Association 100% indépendante

Ain | Un loup photographié entre Ain et Jura – Le Progrès

L’animal a été flashé par l’un des quinze pièges photographiques mis en place par la fédération des chasseurs / Photo  Office national de la Chasse

L’animal a été flashé par l’un des quinze pièges photographiques mis en place par la fédération des chasseurs / Photo Office national de la Chasse

Le grand canidé a été photographié sur un petit chemin entre Mijoux dans l’Ain et les Molunes dans le Jura le 26 mars.. Une image catégoriquement identifiée par les spécialistes de l’Office national de la chasse.

L’animal a été flashé par l’un des quinze pièges photographiques mis en place par la fédération des chasseurs de l’Ain et l’ONCFS (Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage) qui traque le lynx jusqu’à la mi -avril le lynx.
L’étude en cours avait déjà largement porté ses fruits, quand, à l’aube du 26 mars, un invité surprise s’est inscrit sur la pellicule. En l’occurrence un loup.

Cette présence, tout le monde l’imaginait possible. En particulier dans le Jura, où le loup avait déjà été signalé l’année dernière. C’est par contre une première dans l’Ain depuis 2003 quand deux attaques contre des élevages avaient été imputées au loup du côté des Plans d’Hotonnes. Un animal avait également été retrouvé mort sur la commune de Péron il y a quelques années.

 > Retrouvez plus de détails dans nos éditions payantes de mercredi 4 avril

viaAin | Un loup photographié entre Ain et Jura – Le Progrès.

Lettre ouverte : Le loup, bouc émissaire de la filière ovine : ça suffit !!

Le 9 mars 2012 14:29, Communication ASPAS <info@aspas-nature.org> a écrit :

Lettre ouverte envoyée aux candidats des élections présidentielles
Le 10 mars 2012
Le loup, bouc émissaire de la filière ovine : ça suffit !!
Lors du salon de l’agriculture 2012, certains candidats à l’élection présidentielle se sont vus interpellés par le président de l’association « Eleveurs et Montagnes », qui leur demandait de choisir « entre le loup et l’agneau », affirmant que sans le loup, la filière ovine se porterait bien ; et enfin brandissant la menace de la disparition prochaine du pastoralisme et de l’élevage.

Cette présentation caricaturale appelle quelques rectifications :
L’Etat s’est engagé depuis 20 ans à tenter de concilier le statut d’espèce strictement protégée du loup avec le pastoralisme. A cet engagement national se sont ajoutées les initiatives d’associations, telles celle de FERUS et de ses programmes PastoraLoup, qui consistent à apporter l’assistance de bénévoles aux bergers.
Ainsi, il ne s’agit pas de choisir entre le loup et l’agneau : il s’agit de permettre la cohabitation des élevages domestiques avec le loup. A cet égard, les mesures de protection des troupeaux préconisées par les spécialistes ont fait leurs preuves auprès des professionnels de bonne volonté, conduisant à une réduction sensible du nombre de victimes par attaque, ainsi qu’à une diminution importante des dégâts causés par les chiens divagants. Hélas, tous les éleveurs ne jouent pas le jeu d’une protection efficace de leur troupeau.
Au plan économique, chacun sait que sans les subventions de la PAC, l’élevage ovin aurait disparu de France; à ces subventions s’ajoutent des dédommagements octroyés généreusement, c’est-à-dire même si, lors d’une attaque, la responsabilité du loup n’est pas établie. Dans ces conditions, n’est-il pas simplement normal qu’en contrepartie de ces aides, les éleveurs se conforment aux engagements de protection, et renouent avec de bonnes pratiques de gardiennage, trop souvent « oubliées » ?
En outre, les quelque 7 millions d’Euros (pour 2011) du programme de protection du loup ne constituent pas seulement une charge: ils ont contribué à grandement améliorer la condition des bergers.
Ce sont ces dysfonctionnements que le retour du loup a mis en évidence, et qui finalement provoquent le courroux des syndicats du monde de l’élevage.
Nous demandons à ce que le Plan National Loup soit appliqué en faveur de la sauvegarde d’une espèce protégée, c’est à dire :
  • qu’une chance soit donnée à la cohabitation en respectant totalement la gradation Effarouchement/Défense/Prélèvement*;
  • et que le Ministère de l’Ecologie cesse de prêter le flan aux assauts répétés des groupements d’éleveurs et de chasseurs, en dégradant progressivement le niveau de protection du loup, notamment comme ce fut le cas avec les arrêtés ministériels de Mai et Décembre 2011.
Le retour du loup, est un élément essentiel d’une nature préservée et correspond en cela à la demande sociale des français. Nous refusons que sans cesse, on oppose ce retour d’un super prédateur, garant des équilibres faune/flore, notamment en milieu forestier, aux exigences d’une activité agricole en pleine crise sur l’ensemble du pays, et pas seulement dans les quelques départements où le loup est de retour.
A quoi bon une agriculture de montagne, si elle devait supprimer la faune sauvage ?
Très nombreux sont les citoyens qui sont sensibles au respect de la vie et de la biodiversité. C’est pourquoi votre réponse, ou son absence, sera publiée à travers l’ensemble de nos réseaux de communication et d’information.
Les associations ASPAS / FERUS / Animal Cross
* soit des tirs non létaux comme préalable aux tirs de défense accordés sur décision préfectorale; des tirs de prélèvement, sur décision préfectorale, lorsque la pression de prédation est réellement importante, et après s’être assuré au sein du groupe départemental loup restreint, invitant aussi les associations, que les clauses dérogatoires (art.16 de la directive 92/43/CEE) sont respectées.

Contacts presse : 

Pierre Athanaze, Président de l’ASPAS, tél. 06 08 18 54 55
Sandrine Andrieux Rolland, chargée de communication FERUS, tél. 06 14 64 18 00 
Pascal Sourdin, Animal Cross, tél. +417 933 079 11
 

Le loup des Vosges fascine même les étudiants – Le Républicain Lorrain

Concilier un pro-loup et un éleveur de moutons, les étudiants en agronomie y sont parvenus. Ils organisaient à Épinal une conférence sur le retour du loup. Après la pause hivernale, le problème reste entier.

 

Anthony Kohler, représentant de Férus, une association qui promeut la cohabitation entre l’homme et les grands prédateurs  que sont l’ours, le loup et le lynx, il porte un regard d’expert sur l’animal. Photo Anthony PICORÉ

Anthony Kohler, représentant de Férus, une association qui promeut la cohabitation entre l’homme et les grands prédateurs que sont l’ours, le loup et le lynx, il porte un regard d’expert sur l’animal. Photo Anthony PICORÉ

 

Olivier Cassagneau a peut-être une idée pour remédier à la crise du chômage en France et régler son problème. Cet éleveur ovin des Vosges qui a subi plusieurs attaques de loup l’été dernier suggère « que les chômeurs, en général pro-loup, viennent garder les moutons la nuit. C’est simple, on installe une caravane dans la montagne, et il faut faire du bruit pour effrayer le prédateur. Parce que nous, éleveurs, on n’en peut plus ! »

La proposition, provocatrice, lancée hier à l’Ebnstib d’Epinal où des étudiants en agronomie  de Nancy avaient organisé une conférence sur le retour du loup dans les Vosges en dit long sur l’état d’esprit des éleveurs. Entre exaspération et désarroi.

Des brebis en tas

« C’est bien simple, résumait-il après avoir fait le récit de son année pourrie à cause du loup, soit on nous laisse nous défendre et on donne aux chasseurs le droit de l’éliminer, soit tout est pris en charge par l’État, les indemnisations et le gardiennage des troupeaux. » Et pourtant, il avait commencé son propos en disant qu’il n’était pas anti-loup. Mais son sentiment est que la cohabitation élevage canis lupus n’est vraiment pas possible dans le massif vosgien !

Il suffisait de l’entendre raconter le choc éprouvé le 8 août dernier quand il a trouvé 15 brebis mortes, éparpillées dans la montagne. « Une seule avait été dévorée, très proprement, un vrai travail d’artiste. »

La peau avait été retroussée pour manger de la viande. Quatorze brebis avaient été égorgées. Et le reste du troupeau était terrorisé, épuisé.

« Des brebis en tas, même pas capables de marcher que j’ai retrouvées ! »

Les mythes et légendes

Un cri du cœur écouté avec attention par Anthony Kohler. Représentant de Férus, une association qui promeut la cohabitation entre l’homme et les grands prédateurs que sont l’ours, le loup et le lynx, il porte un regard d’expert sur l’animal. Avec un vrai talent de conteur, en remontant jusqu’au Moyen Age, pour explorer les mythes et légendes qui courent sur le loup depuis la nuit des temps, Anthony Kohler s’est efforcé de dédiaboliser l’animal. Animateur technique au Parc de Sainte-Croix, il fréquente les loups au quotidien. Exit le loup mangeur d’homme – sauf après les grandes batailles quand les cadavres pourrissaient sur place – et encore moins les petits enfants, sauf les bébés de sexe féminin dont on voulait se débarrasser aux temps reculés de l’humanité. Il n’a jamais été hypnotisé par le regard maléfique d’Ysengrin dont il a longuement expliqué les mœurs, la vie sociale, la manière dont il chasse, hurle. « On a affaire à un retour européen du loup. Les populations d’Europe de l’Est poussent vers l’Allemagne et celle d’Italie remonte vers le Jura et plus haut… mais peu importe l’origine du ou des deux loups dont on a trouvé trace dans les Vosges, ce qui compte c’est la façon dont on va accompagner les éleveurs pour les aider à supporter son retour », explique-t-il.

Cet hiver, c’est le gibier, faons, jeunes chevreuils… qui a permis au loup de se nourrir, les troupeaux étant rentrés. Mais quand les beaux jours reviendront, les brebis repartiront dans la montagne et là il faudra trouver une réponse.

Monique RAUX.

viaRégion | Le loup des Vosges fascine même les étudiants – Le Républicain Lorrain.

Liam Neeson a mangé du loup: PETA crie au scandale – Cinéma – 7s7

 

 

© ap

L’acteur de “Love Actually” ou “Le Monde de Narnia” s’est attiré les foudres de la célèbre association de défense des animaux en avouant qu’il avait mangé du ragoût de loup, pour préparer son prochain film, “Le Territoire des Loups”. En tant qu’Irlandais, Liam Neeson a confié qu’il avait “l’habitude des ragoûts étranges. Mettez-moi quelques carottes et des oignons là-dedans et ça me fait un dîner.”

Selon PETA, ces propos sont inacceptables et l’association appelle au boycott du film. D’autant plus que le réalisateur, Joe Carnahan, aurait commandé des carcasses de loups pour tourner certaines scènes du long-métrage. “Le Territoire des Loups” (“The Grey” en VO) sortira normalement sur nos écrans le 29 février prochain. (CD)

viaLiam Neeson a mangé du loup: PETA crie au scandale – Cinéma – 7s7.

CP : Loup tué dans le Ventoux : un acte de braconnage de trop


Communiqué de presse, 

Le 1er février 2012

Loup tué dans le Ventoux :

un acte de braconnage de trop

Le cadavre d’un loup mâle a été retrouvé lundi matin 30/01/2012 au pied du Mont Ventoux, en forêt domaniale à Bédoin (84), criblé de deux balles. Une enquête judiciaire est en cours. FERUS, la LPO PACA, la SFEPM et l’ASPAS tiennent à rappeler la gravité d’un tel acte de braconnage.

Une plainte contre X pour destruction d’espèce protégée sera déposée.

Cet acte de braconnage intervient après l’année la plus meurtrière pour le loup depuis son retour naturel en France. Pas moins de 12 loups ont en effet été tués en 2011 : au moins 2 loups braconnés, 1 loup retrouvé empoisonné, 3 loups morts par collision, 3 loups morts de cause inconnue, et enfin 3 loups officiellement abattus sur arrêtés préfectoraux (tirs de prélèvement et de défense).

Il est évidemment probable que la réalité de la mortalité, en particulier par braconnage, dépasse ces chiffres qui ne témoignent que des cadavres ayant été retrouvés.

La présence du loup était suspectée depuis 2008 dans le secteur du Mont Ventoux. Le massif est propice à l’installation de l’espèce, par la présence en abondance d’ongulés sauvages dont il se nourrit. Le Mont Ventoux ne parait pas encore accueillir de meute installée, mais constitue une zone de recolonisation naturelle pour cette espèce autrefois largement présente dans le Vaucluse.

FERUS, la LPO PACA, la SFEPM et l’ASPAS déplorent l’acharnement de certains à vouloir empêcher par tous les moyens le retour naturel du loup.

FERUS, la LPO PACA, la SFEPM et l’ASPAS rappellent que le loup fait partie intégrante de la biodiversité, que ce prédateur naturel occupe une place utile dans les écosystèmes, et que sa présence est une chance et une richesse pour notre patrimoine. Sa destruction par le braconnage relève d’un comportement irresponsable digne d’un autre âge.

Le loup gris (Canis lupus) reste une espèce fragile, classée « Vulnérable » sur la liste rouge française des espèces menacées. Présent depuis plusieurs centaines de milliers d’années, il a été abondamment détruit dans les derniers siècles jusqu’à disparaître du pays dans les années 1930. Revenu spontanément dans les années 1990 à partir de l’Italie, il est actuellement dans une phase de recolonisation naturelle. Avec une population estimée à moins de 200 individus répartis principalement dans le massif alpin, le loup reste une des espèces animales les plus rares de France. Son maintien dépend de notre volonté de lui laisser une place, en cohabitant avec lui.

CONTACTS PRESSE

Pierre Peyret  - FERUS - Tél. : 06 08 00 76 30 - Mail : pierre.peyret@ferus.org

Pierre Rigaux - LPO PACA - Tél. : 04 94 12 79 52 - Mail : pierre.rigaux@lpo.fr

Pierre Athanaze - ASPAS - Tél. : 06 08 18 54 55

SFEPM - Société Française pour l’Etude et la Protection des Mammifères - Mail : sfepm@wanadoo.fr

Association pour la Protection des Animaux Sauvages – www.aspas-nature.org

Membre du Bureau Européen de l’Environnement – Bruxelles

B.P. 505 – 26401 CREST Cedex – France Tel. 04 75 25 10 00 – Fax. 04 75 76 77 58 – info@aspas-nature.org

Association reconnue d’utilité publique par arrêté préfectoral du 11 décembre 2008 (JORF n°0067 du 20/03/09)

Association 100% indépendante

 

Previous Older Entries

Suivre

Get every new post delivered to your Inbox.

Joignez-vous à 96 followers