Rassemblement de soutien au capitaine Paul Watson

Rassemblement de soutien au capitaine Paul Watson
Mercredi 23 mai de 18h00 à 20h00 à Paris
(Parvis des droits de l’Homme – Trocadéro)
Le capitaine Paul Watson, c’est ce pirate pacifique qui pourfend les baleiniers illégaux. Peu connu en France, ignoré de nos médias, c’est un héros international, soutenu par le Dalaï Lama, Sean Penn ou Mick Jagger. Il vient de passer plus de huit jours dans une prison à Francfort et est actuellement en liberté conditionnelle sous caution de 250 000 Euros. Il est assigné à résidence en Allemagne suite à un mandat d’arrêt du Costa Rica dû à un incident dans lequel Sea Shepherd a découvert une opération illégale de braconnage d’ailerons de requins. Toujours sous le coup d’une extradition vers le Costa Rica, le Capitaine Paul Watson, Président et Fondateur de l’ONG de défense des Océans, Sea Shepherd Conservation Society, est en danger. Il est inquiétant de constater que les auteurs d’opérations illégales puissent utiliser le droit international pour arriver à leurs fins et arrêter les opérations de Sea Shepherd.
Vous pouvez participer à cette manifestation ou envoyer un petit mot à l’ambassade d’Allemagne.
Les adhérents ASPAS souhaitant se joindre à la manifestation sont invités à se rassembler derrière une banderole de notre association. Dans ce cas, merci de nous signaler votre présence par mail (info@aspas-nature.org) ou par téléphone (04 75 25 10 00). Nous comptons sur vous !
Association pour la Protection des Animaux Sauvages – www.aspas-nature.org
Membre du Bureau Européen de l’Environnement – Bruxelles
B.P. 505 – 26401 CREST Cedex – France Tel. 04 75 25 10 00 – Fax. 04 75 76 77 58info@aspas-nature.org
Association reconnue d’utilité publique par arrêté préfectoral du 11 décembre 2008 (JORF n°0067 du 20/03/09)
Association 100% indépendante

Offre d’emploi Chargé(e) de mission protection de la nature H/F ASPAS

Chargé(e) de mission protection de la nature H/F(Publiée le 11/05/2012 – Référence : 55726)

Société qui recrute : ASPAS
Contrat de travail : CDD6 mois  -  Poste à pourvoir : Sous 3 mois
Expérience requise : 1 à 3 ans
Localisation : France / Rhone-Alpes / Crest (26)


Secteurs d’activité :
Milieu Naturel : Biologie des écosystèmes, Écologie
Sensibilisation : Animation, Éducation / Formation

Descriptif du poste

Au sein d’une équipe pluridisciplinaire de moins de dix personnes, et sous l’autorité de la Directrice, développer et mettre en œuvre les campagnes  de l’ASPAS au sein des adhérents et des partenaires  :
-­  suivi des réserves naturelles de vie sauvage du conservatoire ESPACE
-­  gestion de la base de données naturaliste des réserves de vie sauvage
-­  suivi et animation des campagnes
-­  montage des projets de campagne
-­  rédaction de courriers, d’articles
-­  Tenue de stands (quelquefois le week-­‐end)
-­  Animation du réseau de délégués (lettre mensuelle, conseils, suivi des campagnes…)
-­  Animation de la délégation Drôme
-­  Gestion des prêts de matériel (Expositions, Diaporama…)
-­  Polyvalence

Compétences requises

Des expériences (bénévolat, adhésions…) dans le milieu associatif

Les principaux atouts pour mener à bien cette mission sont  :
-­ de solides bases théoriques (formation en écologie ou expérience confirmée)
-­ une bonne connaissance des principales revendications de l’ASPAS
- un goût prononcé pour le travail en équipe et pour le militantisme
-­ des aptitudes importantes à mobiliser et convaincre,
-­ de bonnes capacités d’expression orale et écrite et des aptitudes de vulgarisation,
-­ des capacités d’initiative et de proposition

CDD 6 mois, renouvelable avec  perspective de CDI
Bac + 2 minimum
Permis B obligatoire

Eligibilité au contrat  CUI-­‐CAE
Déplacements possibles

Salaire : coefficient  245 grille de la convention collective animation (1428 € brut mensuel)
Merci d’adresser vos CV et lettre de motivation avant le 10 juin 2012

Descriptif de l’organisme employeur

Protection de la nature
Voir ici:

viaOffre d’emploi Chargé(e) de mission protection de la nature H/F ASPAS.

Les lâchers clandestins de sangliers devant la justice

Quatre chasseurs du secteur de Marsaneix jugés hier pour avoir piégé et transporté des sangliers.

VISITE DU CENTRE DE TIR DE CAPTIEUX DANS LE CADRE DE NATURA 2000 ( RESEAU EUROPEEN D'ESPACES DE PROTECTION D'HABITATS ET D'ESPECES MENACES, PROTECTION DE LA BIODIVERSITE...). UN SANGLIER. - Le Lievre Nicolas ( Retjons-Lugaut ) 20120506_photo_A1-7820793

VISITE DU CENTRE DE TIR DE CAPTIEUX DANS LE CADRE DE NATURA 2000 ( RESEAU EUROPEEN D’ESPACES DE PROTECTION D’HABITATS ET D’ESPECES MENACES, PROTECTION DE LA BIODIVERSITE…). UN SANGLIER. – Le Lievre Nicolas ( Retjons-Lugaut ) 20120506_photo_A1-7820793 (Photo Sud Ouest)

Depuis des années, en Dordogne, la rumeur fait état de lâchers clandestins de sangliers d’élevage pour alimenter certains plans de chasse. « Un secret de Polichinelle » pour certains, mais surtout des pratiques illégales très difficiles à surprendre en flagrant délit pour les techniciens de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS).

Hier, devant le tribunal correctionnel de Périgueux, quatre hommes étaient poursuivis pour ces faits mais seul, un agriculteur de 76 ans, s’était déplacé.

Le prévenu possède depuis plusieurs années à Marsaneix un parc de chasse où il « soigne » des sangliers. Un autre chasseur de 44 ans épaule ce dernier. Le 28 février 2011, alors que la période de chasse s’achevait, les deux hommes, à l’aide d’un piège dans l’enclos, ont récupéré les animaux qui ont été mis en cage et transportés dans des camionnettes avec la complicité d’un troisième homme, un Périgourdin de 49 ans, poursuivi pour colportage en dehors des périodes autorisées.

Ils auraient fait cela pour satisfaire la demande du dernier prévenu de cette affaire, un habitant de Vergt de 52 ans, qui voulait des sangliers sur son territoire de chasse en vue de la prochaine saison.

Une transaction de 200 euros par sanglier aurait été envisagée à l’époque.

C’est au terme de cet épisode que les agents de l’ONCFS ont attrapé ces chasseurs, peu scrupuleux. Hier, devant le tribunal, le propriétaire de l’enclos, sans avocat, a nié les faits reprochés avant d’en reconnaître certains au détour de questions du président. Quant au destinataire présumé des animaux, il conteste toute commande, son avocat expliquant que le plan de chasse de son client serait trop petit pour qu’un lâcher de sangliers lui soit profitable.

Interdiction de chasser requise Un peu dépassé par les événements ou usant d’amnésie sélective, le prévenu de 76 ans a martelé qu’il avait le droit de faire des lâchers de sangliers, ce qui est pourtant interdit depuis 2009.

Autant d’arguments qui ont fait bondir les parties civiles, dont l’Association pour la protection des animaux sauvages (Aspas), qui réclame 2 500 euros au titre du préjudice environnemental, assurant également que ce gibier élevé puis relâché présente un souci de sécurité publique et un préjudice financier en matière de dégâts sur les cultures. La Fédération départementale des chasseurs, la Fédération départementale des syndicats d’exploitants agricoles (FDSEA), la Chambre d’agriculture et les Jeunes Agriculteurs (JA), parties civiles aussi, ont réclamé 4 000 euros de dommages et intérêts et 1 euro symbolique pour les JA.

Quant à la vice-procureur Odile De Fritsch, agacée par cette « loi du silence » et « les secrets de chacun », elle a souhaité envoyer « un message sur le fait que ces pratiques qui vont à l’encontre de toutes les politiques cynégétiques doivent être stoppées ».

Contre les deux chasseurs de 76 ans et 44 ans, elle a demandé 2 mois de prison avec sursis, 1 500 euros d’amende et un retrait de 3 ans du permis de chasser. Contre le destinataire présumé, elle a requis un mois de prison ferme, 500 euros d’amende et 18 mois de retrait du permis de chasser. Enfin, pour le complice du transport, 400 euros d’amende et un retrait du permis de chasser pour un an ont été sollicités. Le jugement a été mis en délibéré au 23 mai.

viaLes lâchers clandestins de sangliers devant la justice – SudOuest.fr.

CP – Parc national des Calanques : espace de chasse protégée

Communiqué de presse, 

Le 19 avril  2012

Parc National des Calanques :

espace de chasse protégée

Avec la création du Parc National des Calanques, on assiste à la création d’un nouveau genre d’aires protégées : les Parcs Nationaux de protection… de la chasse !

Si l’ASPAS devrait se réjouir de voir aboutir ce projet de protection d’un site exceptionnel aux portes de la seconde ville de France, nous ne pouvons que constater que non seulement ce Parc National n’est pas à la hauteur des attentes en matière de protection de la nature, localement, mais qu’il crée également un grave précédent au sein des aires protégées françaises en y autorisant la chasse, et surtout les pires de ses pratiques.

Dans le Parc National des Calanques seront autorisées tout à la fois, la chasse aux gluaux, un mode de chasse interdit par la législation Européenne, et la pratique des lâchers de gibiers de tirs, véritable honte de la chasse française.

La chasse aux gluaux consiste à enduire des branches de glu, sur lesquelles les oiseaux, attirés par le chant de leurs congénères « appelants », viennent s’engluer. Contraire à ses engagements européens, cette pratique est pourtant autorisée par la France dans les départements de PACA. Elle fait l’objet d’un recours de l’ASPAS auprès de la Commission Européenne en raison de la cruauté de cette chasse particulièrement barbare, mais aussi à cause de sa non sélectivité. En effet, de très nombreuses espèces protégées, mésanges, rouges-gorges, accenteurs, sont victimes par dizaines de milliers de cette pratique scandaleuse. Chaque année, les pouvoirs publics autorisent la capture de plusieurs centaines de milliers de grives par ce procédé.

Cette pratique sera désormais autorisée dans les mêmes conditions au sein d’un Parc National !

Les lâchers de gibiers de tirs, ces faisans ou perdrix sachant à peine voler, lâchés la veille des parties de chasse, pourront être pratiqués en zone centrale du Parc National. Cet espace est pourtant censé protéger la faune sauvage, mais également sensibiliser le public à sa protection.

Dans ce parc, toutes les activités nature seront réglementées et connaîtront des restrictions d’usage, à l’exception de la chasse, qui verra ses pratiques, y comprises illégales, confortées sur l’intégralité du périmètre du Parc. Les promeneurs n’auront pas le droit de cueillir une pâquerette mais les chasseurs pourront tuer la faune sauvage pour se divertir !

L’ASPAS condamne donc avec force, ce bradage de la protection de la nature, cette dégradation inadmissible des Parcs Nationaux, au profit des méthodes de chasse les plus scandaleuses. Ce nouveau cadeau aux chasseurs arrive, comme par hasard, à quelques jours du premier tour des élections présidentielles.

Contact presse : Pierre Athanaze – 06 08 18 54 55

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URGENT : Consultation publique, 4 projets relatifs à la chasse. Exprimez-vous !

URGENT : nouveaux cadeaux aux chasseurs, exprimez-vous!

Bonjour à toutes et tous,

Quatre nouveaux projets réglementaires sont actuellement en consultation sur le site du Ministère. Quatre mesures exclusivement destinées à satisfaire encore à leurs moindres désirs, et ce sans aucune justification scientifique.


 

Il y a donc urgence à réagir !

Nous vous invitons à vous exprimer dans le cadre de ces consultations en remplissant les formulaires mis en ligne par le ministère (liens pour chaque projet ci-après). Pour vous aider dans votre réflexion, vous trouverez ci-dessous quelques explications et le point de vue de l’ASPAS sur chaque projet.
 Vous pouvez reprendre ces éléments, donner votre propre point de vue, ou simplement dire que vous êtes contre !

1 - Projet de décret relatif à l’usage des appeaux et des appelant pour la chasse des oiseaux de passage, du gibier d’eau et de certains corvidés et modifiant le code de l’environnement.
Projet de modification de l’arrêté ministériel du 4 novembre 2003 relatif à l’usage des appeaux et des appelants pour la chasse des oiseaux de passage et du gibier d’eau et pour la destruction des animaux nuisibles.
La consultation est ouverte jusqu’au 13 avril.
Le site de présentation du projet : 
http://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/devl1203860d
Modifications apportées par les textes : 
L’article R. 424-15 du le code de l’environnement permet au ministre d’autoriser, par arrêté, l’usage d’appelants (oiseaux vivants utilisés pour attirer leurs congénères) et appeaux pour la chasse des oiseaux de passage et du gibier d’eau.
Le projet de décret complète cet article afin de permettre également l’utilisation de ces appelants pour la chasse de certains corvidés (Corbeau freux, Corneille noire et Pie bavarde). L’arrêté ministériel pris en son application est également modifié en ce sens.

Commentaires de l’ASPAS :

Les appelants n’étaient autorisés que pour la destruction de ces oiseaux dans le cadre de la législation « nuisibles », donc dans un objectif de protection des cultures. Cette réforme autorise leur utilisation pour la chasse loisir. Ces appelants faciliteront alors la destruction de ces oiseaux pendant la période de destruction et de chasse, donc pendant près de 10 mois, de début septembre au 10 juin. Un véritable acharnement !

Or, les effectifs de Pie bavarde sont en fort déclin (60% en 20 ans d’après les comptages STOC-MNHN), ce qui, selon la Directive européenne « Oiseaux » (2009-147 CEE), devrait lui garantir de ne plus être mise davantage en danger par un accroissement du piégeage et de la chasse. Les effectifs du Corbeau freux sont en diminution d’environ 10% (en 20 ans) en raison de la destruction des corbeautières, l’intensification des pratiques agricoles, le piégeage (cage à corvidés). Ces corvidés à la mauvaise réputation usurpée rendent pourtant de grands services à l’agriculture par leur consommation de larves et autres insectes ravageurs.

Toute augmentation de la pression délétère (piégeage, tirs) sur ces espèces est à proscrire absolument.
Pour donner votre avis sur ces deux textes : 
http://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/devl1203860d/survey/43241
 
_________________________________________

2- Projet de décret relatif aux périodes d’ouverture générale de la chasse et modifiant le code de l’environnement.

La consultation est ouverte jusqu’au 13 avril.
Le site de présentation du projet :  
http://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/devl1203366d
Modifications apportées par les textes : 
Le décret avance l’ouverture de la chasse du 4ème au 3ème dimanche de septembre pour onze régions.

Commentaires de l’ASPAS :

Une avancée de la date d’ouverture générale de la chasse, que rien ne justifie sur le plan scientifique et qui n’a pour seul but que de complaire aux chasseurs, au détriment des autres usagers de la nature.

Pour donner votre avis sur ce texte :
http://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/devl1203366d/survey/43237
 

________________________________________

3-  Projet de modification de l’arrêté ministériel du 24 mars 2006 relatif à l’ouverture de la chasse aux oiseaux de passage et au gibier d’eau.
La consultation est ouverte jusqu’au 16 avril.
Le site de présentation du projet :  
http://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/devl1203356a

Modifications apportées par les textes : 

Le projet d’arrêté vise à avancer la date de l’ouverture de la chasse du Vanneau huppé, actuellement fixée au 15 octobre à 7 h 30, à la date d’ouverture générale (septembre).

Commentaires de l’ASPAS :

Une plus longue période de chasse du Vanneau huppé, espèce en mauvais état de conservation en raison du drainage des terres agricoles, du surpâturage et de l’exploitation des prairies humides. Ce limicole devrait au contraire faire l’objet d’un moratoire suspendant sa chasse pendant plusieurs années afin que les effectifs puissent éventuellement se reconstituer.

Pour donner votre avis sur ce texte :
http://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/devl1203356a/survey/43206
 

______________________________________
4- Projet de modification de l’arrêté ministériel du 19 janvier 2009 relatif aux dates de fermeture de la chasse aux oiseaux de passage et au gibier d’eau.
La consultation est ouverte jusqu’au 16 avril. 
Le site de présentation du projet : 
http://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/pigeons-limousin/info
Modifications apportées par les textes : 
Ce projet vise à fixer la fermeture de la chasse du Pigeon ramier au 20 février au lieu du 10 février dans les départements de la Creuse, de la Haute-Vienne et de la Corrèze. (Limousin)

Commentaires de l’ASPAS :

Aucune raison scientifique ni économique ne vient étayer cette décision, contraire à la Directive « Oiseaux » (2009-147 CEE) dans la mesure où cette espèce est déjà en phase active de reproduction à cette époque (migration prénuptiale et couples formés). Aucun nouvel élément ne permet de prolonger cette chasse dans le Limousin, si ce n’est satisfaire à la demande des chasseurs de chasser toujours plus d’espèces, toujours plus longtemps.
Pour donner votre avis sur ce texte : 
http://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/pigeons-limousin/survey/43199

Merci par avance pour votre participation

Le secrétariat de l’ASPAS

***************************************************************
BP 505 – 26401 CREST CEDEX
Tél 04 75 25 10 00  (lundi au jeudi : 8h30-12h30 et 13h30h-17h30/vendredi : 8h30-11h30)
Fax 04 75 76 77 58
Pour soutenir l’ASPAS :
http://www.aspas-nature.org/index.php?option=com_content&task=view&id=10&Itemid=34

N’imprimez ce message que si nécessaire… Préservez notre planète !

 

Autorisations de tirs : l’État persiste contre la conservation du loup

Communiqué de presse, 
Le 5 avril  2012

 Autorisations de tirs : l’État persiste 

contre la conservation du loup 

 Un arrêté du 16 mars 2012 assouplit encore les conditions de mise en oeuvre des « tirs de défense » (destinés à tuer un loup). Cet arrêté autorise la réalisation de tirs pour des troupeaux situés « à proximité d’un troupeau ayant subi une attaque ». De plus, l’Etat évoque à nouveau dans cet arrêté la notion de « troupeau reconnu comme ne pouvant être protégé », permettant dans certaines zones le tir de loups en cas d’attaque sur des troupeaux laissés sans protection. 

Animal Cross, l’ASPAS, FERUS, la LPO PACA et la SFEPM s’insurgent contre le choix de l’Etat d’autoriser des « tirs de défense » pour des troupeaux n’ayant pas subi d’attaque, mais étant seulement voisins d’un troupeau attaqué, même si celui-ci n’est pas protégé. De plus, Animal Cross, l’ASPAS, FERUS, la LPO PACA et la SFEPM demandent à l’Etat de préciser ce qu’il entend par « troupeau reconnu comme ne pouvant être protégé », et considèrent que l’application de cette notion peut constituer une atteinte grave à la conservation du loup en France.

 

L’arrêté du 16 mars 2012 « relatif à la territorialisation des tirs de défense et modifiant l’arrêté du 9 mai 2011 fixant les conditions et limites dans lesquelles des dérogations aux interdictions de destruction peuvent être accordées par les préfets concernant le loup (Canis lupus) » prévoit en effet la procédure suivante : dans des zones appelées « unités d’action » et délimitées par le préfet, les « tirs de défense » peuvent intervenir si « des mesures de protection sont mises en place » ou si « le troupeau est reconnu comme ne pouvant être protégé », et enfin si, malgré la mise en place d’effarouchement, « une attaque a été constatée sur ce troupeau, ou sur un troupeau situé à proximité depuis le 1er mai de l’année n – 1 ». 

 

L’Etat français semble donc autoriser la destruction de loups si des attaques sont constatées non seulement sur des troupeaux non parqués, non gardés, sans surveillance ni chiens patous, mais aussi si des attaques sont constatées sur un autre troupeau situé à proximité. Animal Cross, l’ASPAS, FERUS, la LPO PACA et la SFEPM dénoncent l’aberration et la gravité de telles mesures, à la fois inefficaces sur le plan pastoral et dangereuses pour la conservation du loup. 

 

Inefficaces sur le plan pastoral, parce que les troupeaux non protégés continueront à subir des attaques. Dangereuses pour la conservation du loup, parce que ces troupeaux domestiques non protégés, donc potentiellement attractifs pour un prédateur naturel, peuvent constituer de véritables « aspirateurs à loups », les exposant ainsi à la destruction autorisée. 

Le loup gris (Canis lupus) est un prédateur naturel qui se nourrit très majoritairement en France d’ongulés sauvages (chevreuils, chamois, cerfs). La conservation du loup, comme celle de n’importe quelle espèce vulnérable dont les effectifs restent très faibles, ne peut être remise en cause au motif du refus obstiné de modifier certaines pratiques de gestion pastorale inadaptées. 

Le loup reste officiellement inscrit sur la liste des espèces protégées en France. Mais force est de constater qu’année après année, il devient de plus en plus facile d’avoir le droit de tuer un loup. Animal Cross, l’ASPAS, FERUS, la LPO PACA et la SFEPM déplorent que l’Etat français défasse peu à peu et de façon inquiétante le statut de protection du loup, sans cohérence aucune avec les enjeux écologiques et pastoraux. 

 

 Contacts Presse

 

• Pierre Peyret, FERUS (Association pour la conservation du loup, de l’ours et du lynx en France) - 06 08 00 76 30ferus1@wanadoo.fr
• Pierre Rigaux, SFEPM (Société Française pour l’Etude et la Protection des Mammifères) - 02 48 70 40 03sfepm@wanadoo.fr
LPO PACA (Ligue pour la Protection des Oiseaux Provence-Alpes-Côte d’Azur) - 04 94 12 79 52pierre.rigaux@lpo.fr
• Pierre Athanaze, ASPAS (Association pour la Protection des Animaux Sauvages) - 06 08 18 54 55
Animal Cross (Association de protection des animaux sauvages et domestiques) - +41 793307911pascaletsabine@animal-cross.org
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CP : Le blaireau, c’est notre panda !

Communiqué de presse, 
Le 23 mars 2012
Fascinant, utile et peu connu, il est pourtant massacré par les chasseurs
Le blaireau, c’est notre panda !

Dans sa nouvelle brochure « Vive le blaireau ! » l’Association pour la Protection des Animaux Sauvages  (ASPAS) présente la vie secrète de cet animal méconnu, fait le point sur sa situation en France et lutte contre la désinformation menée autour de lui. L’espèce est protégée dans la plupart des pays européens, mais en France le blaireau est massacré par les chasseurs sous prétexte de garantir la santé publique ou par simple divertissement. Avec violence, avec acharnement, contre toute logique scientifique, mais avec l’appui des autorités.

Secret, nocturne, mal connu, le blaireau mène une drôle de vie. Il aime tellement se nourrir de vers de terre que certains le traitent de « lombrico-dépendant » ! Propret, il fait ses besoins dans des « pots ». Tolérant, il peut partager son terrier avec d’autres espèces : on a vu des blaireautins jouer avec des renardeaux ! Dans la forêt, il tient un rôle de terrassier, et se rend utile à l’équilibre naturel.

Écrite en collaboration avec de grands spécialistes (dont l’association Meles), la brochure « Vive le blaireau ! », accessible à tous, présente la biologie et les mœurs de cette espèce. Elle donne des conseils de protection, d’observation et de photographie de l’animal sur le terrain mais fait également le point sur la tuberculose bovine, maladie anecdotique chez le blaireau en France. Pourtant ce sont de véritables campagnes d’éradication du mustélidé qui ont lieu, sous prétexte de garantir la sécurité publique, alors que des études scientifiques ont démontré que non seulement la destruction de blaireaux n’enraye en rien la maladie, mais qu’au contraire, elle augmenterait l’incidence de la tuberculose bovine sur le cheptel bovin !

Mais ce n’est pas le seul scandale que cette brochure dénonce.

La pratique barbare du déterrage est autorisée pratiquement toute l’année même lors des périodes de reproduction et d’élevage des petits, pour le loisir d’une poignée de chasseurs !Traqué par des chiens et acculé au fond  de son terrier, le blaireau, sans aucune possibilité de fuite, est extirpé violemment à l’aide de longues tenailles métalliques avant une mise à mort à l’arme blanche et jeté parfois encore vivant aux chiens en guise de récompense.

Mal connu, le blaireau est un animal  fascinant et utile dans les écosystèmes où il est présent. Aussi, la meilleure façon de le protéger reste la connaissance objective de cet animal. La brochure ASPAS « Vive le blaireau ! » y contribue.

L’ASPAS est une association indépendante qui œuvre depuis 30 ans, dans toute la France, pour améliorer la connaissance et la protection des animaux sauvages. En parallèle de ses actions de sensibilisation ; elle mène des actions juridiques pour assurer le respect et le renforcement du droit de l’environnement.

 

 

Brochure envoyée gracieusement aux journalistes qui en font la demande.

Brochure dans la même collection : Vive le renard ! parue début 2012.

 

Contacts presse:
Pierre Athanaze, Président de l’ASPAS : tél. 06 08 18 54 55
Virginie Boyaval, Meles-Sauvegarde des blaireaux : tél. 06 24 94 35 09
Association pour la Protection des Animaux Sauvages – www.aspas-nature.org
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ASPAS Nature – NUISIBLES : Annulation du classement 2010/2011 pour la Meuse

Le Tribunal administratif de Nancy, dans son jugement n°1001663 du 13 mars 2012, a annulé le classement des martre, fouine, putois, geai des chênes, raton laveur, chien viverrin et vison d’Amérique ainsi que la prolongation de la période de destruction par tir de la corneille noire pour la saison 2010/2011 dans le département de la Meuse, en considérant que :
Sur les chien viverrin, vison d’Amérique et raton laveur : “Considérant qu’il est constant que le chien viverrin, le vison d’Amérique et le raton laveur ne sont pas répandus de façon significative dans le département ; que la circonstance, opposée en défense, qu’il est nécessaire de prévenir la prolifération de ces trois espèces qui peuvent nuire aux espèces autochtones n’est pas de nature à justifier leur classement comme animaux nuisibles ; qu’ainsi, en l’absence à la fois de présence significative de ces espèces et d’atteintes significatives aux intérêts protégés par les dispositions précitées, leur inscription sur la liste des animaux nuisibles du département est illégale ;”

Sur les fouine, martre, putois, geai des chênes : “Considérant qu’une étude scientifique, le comptage selon la méthode « STOC », fait apparaître une présence faible du geai des chênes, élément corroboré par les rapports de piégeages, dont il ressort que le nombre d’animaux prélevés annuellement entre 2004 et 2009 s’établit entre 16 et 72 ; que si le préfet fait notamment valoir qu’un ouvrage Mammifères sauvages de Lorraine démontre l’omniprésence de la fouine, de la martre et du putois, il ressort des pièces du dossier, et notamment d’un courrier de son auteur, que cet ouvrage se contente de conclure à la présence de ces espèces sur l’ensemble du territoire départemental, et ne donne aucune indication de densité des populations ; qu’ainsi, et en l’absence d’étude scientifique, la présence significative de ces espèces ne peut être appréciée qu’en fonction des comptes rendus de piégeages effectués dans les campagnes précédentes ; qu’il ressort des pièces du dossier que sur la période de 2004 à 2009, le nombre de prélèvements annuels s’établit respectivement pour la martre entre 86 et 173, pour le putois entre 29 et 76, et pour la fouine entre 155 et 189 ; qu’ainsi, et nonobstant les périmètres limités des piégeages, ces quatre espèces ne peuvent être regardées comme répandues de façon significative dans le département ; qu’ayant en outre été à l’origine de dégâts ne s’élevant, pour la période allant de janvier 2007 à juin 2010, qu’à 2 774 euros pour la martre, 2 119 euros pour le putois, 1 925 euros pour le geai des chênes, et 17 666 euros pour la fouine, dont doivent être retranchés, pour ce dernier animal, 8 609 euros portant sur des dommages causés aux habitations, aux installations électriques et aux véhicules, et relatifs à des intérêts non protégés par l’article R. 427-7 du code de l’environnement, ces quatre espèces ne peuvent pas non plus être regardées comme ayant porté d’atteintes significatives aux intérêts protégés par les dispositions précitées ; que l’ASPAS est ainsi fondée à soutenir que leur inscription sur la liste des espèces nuisibles du département est illégale ;”

Sur la prolongation de la période de destruction à tir de la corneille noire : “Considérant que l’arrêté du 13 juillet 2010 a dérogé à la date limite du 31 mars pour la destruction de la corneille noire ; que cet arrêté qui ne mentionne aucune particularité locale justifiant cette dérogation ne peut être regardé comme motivé en la forme ; que, par suite, l’ASPAS est fondée à demander l’annulation de l’arrêté attaqué en tant qu’il proroge la période de destruction au-delà du 31 mars pour la corneille noire ;”

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ASPAS Nature – NUISIBLES : Annulation du classement 2009/2010 pour la Gironde

Le Tribunal administratif de Bordeaux, dans son jugement n°0903290 du 6 mars 2012, a annulé le classement des martre, belette et putois, ainsi que la prolongation de la période de destruction à tir de la pie bavarde pour la saison 2009/2010 dans le département de la Gironde, en considérant que :
Sur le classement de la martre, de la belette et du putois : « Considérant qu’en application de ces textes, il ressort des pièces du dossier que le putois en 2007-2008 a fait l’objet de 161 prélèvements dont 87 par piégeage dans le département de la Gironde qui compte 541 communes, que la belette a fait l’objet de 142 prélèvements dont 96 par piégeage sur 117 communes et la martre de 182 prélèvements dont 96 par piégeage ; que de tels chiffres ne sont pas propres à établir que la présence de ces espèces serait significative dans le département de la Gironde ; que, par suite, les arrêtés du 19 juin 2009 sont entachés d’illégalité au regard de l’article R. 427-7 du code de l’environnement ; »

Sur la prolongation de la période de destruction à tir de la pie bavarde : « Considérant que par l’arrêté attaqué, le préfet de la Gironde autorise la destruction à tir des pies bavardes au-delà du 31 mars sur autorisation individuelle ; que si le préfet de la Gironde a motivé le classement de ces deux espèces parmi les nuisibles par les dégâts causés aux cultures et aux activités agricoles, il n’a pas indiqué les raisons justifiant, au regard de la situation locale, la prolongation de la période de destruction à tir au delà du 31 mars ; »

 

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Lettre ouverte : Le loup, bouc émissaire de la filière ovine : ça suffit !!

Le 9 mars 2012 14:29, Communication ASPAS <info@aspas-nature.org> a écrit :

Lettre ouverte envoyée aux candidats des élections présidentielles
Le 10 mars 2012
Le loup, bouc émissaire de la filière ovine : ça suffit !!
Lors du salon de l’agriculture 2012, certains candidats à l’élection présidentielle se sont vus interpellés par le président de l’association « Eleveurs et Montagnes », qui leur demandait de choisir « entre le loup et l’agneau », affirmant que sans le loup, la filière ovine se porterait bien ; et enfin brandissant la menace de la disparition prochaine du pastoralisme et de l’élevage.

Cette présentation caricaturale appelle quelques rectifications :
L’Etat s’est engagé depuis 20 ans à tenter de concilier le statut d’espèce strictement protégée du loup avec le pastoralisme. A cet engagement national se sont ajoutées les initiatives d’associations, telles celle de FERUS et de ses programmes PastoraLoup, qui consistent à apporter l’assistance de bénévoles aux bergers.
Ainsi, il ne s’agit pas de choisir entre le loup et l’agneau : il s’agit de permettre la cohabitation des élevages domestiques avec le loup. A cet égard, les mesures de protection des troupeaux préconisées par les spécialistes ont fait leurs preuves auprès des professionnels de bonne volonté, conduisant à une réduction sensible du nombre de victimes par attaque, ainsi qu’à une diminution importante des dégâts causés par les chiens divagants. Hélas, tous les éleveurs ne jouent pas le jeu d’une protection efficace de leur troupeau.
Au plan économique, chacun sait que sans les subventions de la PAC, l’élevage ovin aurait disparu de France; à ces subventions s’ajoutent des dédommagements octroyés généreusement, c’est-à-dire même si, lors d’une attaque, la responsabilité du loup n’est pas établie. Dans ces conditions, n’est-il pas simplement normal qu’en contrepartie de ces aides, les éleveurs se conforment aux engagements de protection, et renouent avec de bonnes pratiques de gardiennage, trop souvent « oubliées » ?
En outre, les quelque 7 millions d’Euros (pour 2011) du programme de protection du loup ne constituent pas seulement une charge: ils ont contribué à grandement améliorer la condition des bergers.
Ce sont ces dysfonctionnements que le retour du loup a mis en évidence, et qui finalement provoquent le courroux des syndicats du monde de l’élevage.
Nous demandons à ce que le Plan National Loup soit appliqué en faveur de la sauvegarde d’une espèce protégée, c’est à dire :
  • qu’une chance soit donnée à la cohabitation en respectant totalement la gradation Effarouchement/Défense/Prélèvement*;
  • et que le Ministère de l’Ecologie cesse de prêter le flan aux assauts répétés des groupements d’éleveurs et de chasseurs, en dégradant progressivement le niveau de protection du loup, notamment comme ce fut le cas avec les arrêtés ministériels de Mai et Décembre 2011.
Le retour du loup, est un élément essentiel d’une nature préservée et correspond en cela à la demande sociale des français. Nous refusons que sans cesse, on oppose ce retour d’un super prédateur, garant des équilibres faune/flore, notamment en milieu forestier, aux exigences d’une activité agricole en pleine crise sur l’ensemble du pays, et pas seulement dans les quelques départements où le loup est de retour.
A quoi bon une agriculture de montagne, si elle devait supprimer la faune sauvage ?
Très nombreux sont les citoyens qui sont sensibles au respect de la vie et de la biodiversité. C’est pourquoi votre réponse, ou son absence, sera publiée à travers l’ensemble de nos réseaux de communication et d’information.
Les associations ASPAS / FERUS / Animal Cross
* soit des tirs non létaux comme préalable aux tirs de défense accordés sur décision préfectorale; des tirs de prélèvement, sur décision préfectorale, lorsque la pression de prédation est réellement importante, et après s’être assuré au sein du groupe départemental loup restreint, invitant aussi les associations, que les clauses dérogatoires (art.16 de la directive 92/43/CEE) sont respectées.

Contacts presse : 

Pierre Athanaze, Président de l’ASPAS, tél. 06 08 18 54 55
Sandrine Andrieux Rolland, chargée de communication FERUS, tél. 06 14 64 18 00 
Pascal Sourdin, Animal Cross, tél. +417 933 079 11
 

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