Un décret des rabbins interdit aux israéliens d’aller aux corridas | FLAC
13 mar 2012 3 Commentaires
in Animaux et religion, ANTI CORRIDA

Les israélites sont interdits de corridas, selon la décision (halaja) de l’ex Grand Rabin d’Israël Ovadia Youssef.
« Sans aucun doute la lutte avec les taureaux est en contradiction avec l’esprit des Saintes Écritures »
affirme Youssef, leader spirituel du Parti orthodoxe Shass et considéré comme l’un des « plus sages de notre génération » entre les juifs pratiquants.
Le religieux explique à ses fidèles « que l’animal est torturé et molesté avant d’entrer dans l’arène et une fois dans le « ruedo » il est provoqué et attaqué avec des armes blanches, de façon à qu’il devienne fou et qu’il saute pour encorner le torero. Nos parents avaient interdit que nous, humains, mangions avant nos animaux » rappelle Youssef faisant allusion aux textes sacrés hébreux sur la façon dont l’on doit traiter les bêtes.
Les israélites qui assistent à une course de taureaux et qui payent leur billet pour regarder ce spectacle « seront complices de ceux qui commettent un péché » affirme le rabbin dans son « halaja ». « Dieu ne veut pas que vous alliez dans des endroits ou les gens se divertissent avec la cruauté envers les animaux » dit-il. Par contre il recommande: « Observez et admirez l’œuvre divine de la création qui élève l’âme humaine en voyant l’œuvre de son Créateur ».
La tauromachie est une pratique « barbare » que les juifs doivent éviter, selon l’estimation du rabbin Ovadia Youssef, chef spirituel du parti orthodoxe Shass dans un récit religieux recueilli par le journal israélien « Yédiot Atharonot ».
Il n’y a pas de doute : la tauromachie est contraire à la TORA. Avant d’entrer dans l’arène on affame le taureau qui devient agressif, après il est piqué avec la pique les banderilles et « il est poussé à attaquer », décrit le rabbin.
Les juifs qui assistent à ce genre de spectacle participent à un acte barbare avertit le rabbin mais il recommande d’admirer les créatures du Tout-puissant.
Le Shass compte 11 Députés parmi les 120 qui composent la Knesset (parlement Israélite).
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Comment traitez-vous les animaux ?
07 sept 2011 Laisser un commentaire
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Le test d’une personne morale
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Question : Je me suis renseigné sur les Sept Lois Noa’hides. Je comprends qu’elles sont les commandements bibliques pour toute l’humanité – les enfants de Noé – et qu’elles constituent la base d’une vie éthique. Mais en considérant la liste, il semble y en avoir une qui ne cadre pas avec les autres :
Je suis perplexe sur la raison d’inclure cette septième loi, « Ne pas manger le membre d’un animal vivant », dans la liste. Même si je n’ai aucune intention d’arracher un membre d’un quelconque animal, je ne comprends pas pourquoi cette interdiction se retrouve dans le Top 7 des règles les plus importantes que toute l’humanité doit observer. Merci pour toute contribution à l’éclairage d’un Noa’hide ! Réponse : Quel est le véritable test d’une personne morale ? Comment savez-vous que quelqu’un est réellement une bonne personne, et pas seulement un donneur de leçon ? Une manière de le savoir est d’observer la manière dont une personne traite ses subordonnés. Quelqu’un qui se soucie de ceux qui sont plus bas et plus vulnérables que soi est vraiment quelqu’un de bien. Ainsi, dans la formulation des lois à l’adresse de toute l’humanité, la Torah donne sept commandements qui sont considérés comme sept catégories de comportement éthique. L’interdiction de voler inclut toutes les pratiques commerciales malhonnêtes et immorales. L’interdiction de l’adultère englobe toutes les relations inappropriées. Et l’interdiction de manger le membre d’un animal vivant est une loi générale qui nous commande d’être bons envers les animaux. De fait, la loi juive interdit d’infliger une quelconque souffrance aux animaux. Ce ne sont pas là des catégories de lois arbitraires. Elles couvrent toute la gamme des obligations morales que nous avons envers les créatures : le respect de D.ieu qui est au-dessus de nous, le respect des êtres humains qui sont nos égaux, et le respect pour le règne animal, en dessous de nous. Il y a ici une claire hiérarchie. Nous ne sommes pas égaux avec D.ieu, et les animaux ne sont pas égaux aux êtres humains. Le mythe de l’égalité est seulement nécessaire pour protéger les faibles dans un monde dépourvu de moralité. Mais les êtres moraux avec un code d’éthique explicite sont à même de reconnaître l’inégalité innée de la nature sans pour autant l’exploiter. Être supérieur signifie être plus responsable. La nature est là pour nous servir, mais nous sommes ici pour servir D.ieu, et cela implique de traiter toutes Ses créatures, égales ou non, avec respect. |
viaComment traitez-vous les animaux ? – Le test d’une personne morale – Questions-Réponses.
Cuisine cacher avec Alliance Viande vecteur de mort ?
08 mar 2011 1 Commentaire
Savez-vous combien de recettes sont mises en ligne sur Alliance par semaine ?
Entre 10 et 15 recettes soit sur une année environ 500 recettes rien que pour vous et le plaisir de partager
Savez-vous que celles-ci sont toutes testées, et adaptées au règles de la cacherout ? vous êtes des centaines de milliers de femmes et d’hommes à les utiliser et nous vous en remercions.
Aujourd’hui manger cacher est bien plus qu’une loi de la religion juive, c’est un art de vivre, un savoir vivre . Beaucoup de personnes non juives , notamment au Canada ou au USA, choisissent de consommer seulement les produits cacher, frappés du fameux “K” sur leur emballage.Et ce n’est pas par hasard.
L’exigence de la nourriture cacher, est qu’elle soit propre à la consommation.
La viande cacher par exemple, l’animal une fois abattu suivant un rituel, doit être examinéeafin de verifier si l’animal était en bonne santé, sinon elle est considérée comme impropre à la consommation.
Viande ralaque “glatt” ou cacher :
La plus grande exigence en matière de viande est “glatt” ou “Ralaque” qui veut dire lisse en hébreu, les poumons qui sont les premiers organes atteints en cas de maladie de l’animal doivent se présenter totalement lisses et rouges.
Dans le cas contraire, la viande pourra toutefois être considérée comme cacher et consommer en tant que tel si les aspérités constatés sur les poumons ne sont pas considérées comme contraire à la consommation cachère.
«Tu ne feras point cuire le chevreau dans le lait de sa mère“
Mais pourquoi ne doit on pas mélanger le lait et la viande ? «Tu ne feras point cuire le chevreau dans le lait de sa mère“
Long débat qui pourrait se résumer de la façon suivante, de la même manière qu’un vivant ne doit pas toucher un mort sous peine de devenir impur , on peut expliquer que le lait représente la vie (puisque le lait nourrit le veau) et la viande la mort.
Ces deux concepts : vie et de mort ,dans la religion juive, sont totalement séparés.
Une autre explication peut-être envisagée, la phrase souligne avant tout un lien fililal entre le chevreau et sa mère «Tu ne feras point cuire le chevreau dans le lait de sa mère” il apparaît clairement qu’il y a une notion de cycle de vie à respecter, une moralité même , à savoir que le chevreau ne doit pas être mangé devant,avant ou avec le lait de sa mère. D’ailleurs suivant les lois de la cacheroute, il est possible d’ingérer des laitages avant de manger de la viande mais pas le contraire.
La notion d’absence souffrance de l’animal est la base de la cacheroute.
La notion d’absence souffrance de l’animal est la base de la cacheroute. En effet, il nous est interdit de manger un animal qui a souffert, l’abattement rituel permet de limiter la souffrance et normalement la peur chez l’animal, car au même titre qu’il nous interdit de consommer du sang représentant l’âme d’un être vivant , consommer un animal qui a souffert nous contamine de sa souffrance.
Ce qui est intéressant voire passionnant, est de comparer ces règles de plus de 5000 ans avec les dernières découvertes en matières de consommation “dis moi ce que tu manges je te dirais qui tu es” ainsi que chaque cellule d’un corps contien une mémoire, notamment elle emagazine dans ses celllules la vie de ses traumatismes ils sont ainsi engrammer ,et risque donc de “contaminer” notre propre organisme en se mélangeant à nos cellules.
L’exigence des lois de la cacheroute, va donc bien au-delà de l’hygiène comme certains le pensent, elle est une forme de pensée. On ne peut, on ne doit pas manger n’importe quoi, ni m’importe quand , ni n’importe où. Ce qui nous rend conscient de ce que nous mettons dans notre bouche et bien évidement nourrir au mieux notre organisme.
Pourquoi Dieu décide t-il à ce moment précis de l’histoire de l’humanité que l’homme peut manger de la viande ?
Cette conscience se retrouve dans tous les aspects du judaisme mais particulièrement dans la cacheroute. Saviez vous qu’avant le déluge nous n’avions pas le droit de consommer de la viande ? A la fin du déluge Dieu décréta qu’ à partir de maintenant vous pourrez manger de la viande en prenant soin de ne pas en ingérer le sang qui représente l’âme de l’animal. Pourquoi Dieu décide t-il à ce moment précis de l’histoire de l’humanité que l’homme peut manger de la viande ?
A la lecture du texte on comprend que ce n’est pas un cadeau que Dieu fait à l’homme. On peut aussi imaginer qu’après un tel déluge plus aucune plante, ni aucun fruit n’ avaitent pu résister.
En revanche il semble que les animeaux ont du devenir nombreux et pouvaient être eux consommer. Ce que l’on comprend à travers ce texte c’est que l’homme sauvé du déluge avait certes survécu , mais avait perdu une partie de sa sainteté qui elle lui interdisait de manger de la mort…
Alors aujourd’hui quand on lit les livres de bien-être, “comment vivre plus longtemps”, ou “Comment devenir centenaires ?”, ou encore le régimes crétois, nous retrouvons un point commun dans toutes ces lectures : la viande est totalement supprimée.
Avant le déluge l’homme n’avait pas le droit de consommer de la viande qui représente la mort, alors que l’homme représente la vie .
Est-ce à partir de ce “privilège” accordé ou “cadeau empoisonné” que les jours de l’homme se sont raccourcis comme une peau de chagrin ?
Si vous avez un avis sur la question n’hésitez pas , toutes vos réactions seront publiées.
Claudine Douillet
L\’élevage des dindons comme vous ne le verrez pas au Salon International de l\’Agriculture | L214, éthique et animaux
21 fév 2011 Laisser un commentaire
La Fondation Brigitte Bardot est malhonnête !
09 jan 2011 Laisser un commentaire
in ANIMAUX DE FERME, Animaux et religion
viaLe blog du Rabbin Mendel Samama – European Rabbi: La Fondation Brigitte Bardot est malhonnête !.
La campagne choc de Brigitte Bardot – pub
08 jan 2011 Laisser un commentaire
in ACTIONS DES PROTECTEURS DES ANIMAUX, ANIMAUX DE FERME, Animaux et religion, Végétariens et Vegan
C et animal va être égorgé à vif sans étourdissement et dans de grandes souffrances, c’est ça un abattage rituel : ce slogan figure à côté d’une tête de veau sur les affiches d’une campagne lancée cette semaine par plusieurs associations dont la Fondation Brigitte Bardot.
« Je ne supporte plus que pour plaire à un dieu, on égorge les animaux sans étourdissement préalable comme au Moyen âge alors que nous avons des moyens modernes d’éviter la souffrance animale », affirme Brigitte Bardot, à l’origine de cette première campagne nationale d’affichage.
« Je n’admettrai jamais ce genre de pratique dans un pays évolué comme la France », a insisté la star, qui mène « un combat sans relâche contre ces abattages cruels et barbares, depuis 2005 ».
La Fondation Brigitte Bardot a organisé cette campagne avec six autres associations de défense des animaux, dont la Fondation Assistance aux animaux, la Confédération nationale des SPA de France et, elle est soutenue par la Fédération des vétérinaires d’Europe, qui signe en bas de l’affiche. Selon Brigitte Bardot, « Dominique Baudis, à la tête du conseil d’administration de l’Autorité de régulation professionnelle de la publicité et président de l’Institut du monde arabe, nous a fortement déconseillé de mentionner halal ou casher sur les 2.266 panneaux d’affichage ».
La réglementation européenne, qui prévoit une dérogation à l’obligation d’étourdissement préalable des animaux dans le cadre de l’abattage rituel, tend à devenir la règle dans de nombreux abattoirs, estiment par ailleurs les défenseurs des animaux.
La campagne est relayée par un site internet (abattagerituel.fr).
viaNouvelle République : La campagne choc de Brigitte Bardot – pub.
Le point de vue Juif sur la responsabilité des hommes envers les autres créatures
25 déc 2010 Laisser un commentaire
Un large malentendu s’est créé autour du sujet des droits des animaux, de leur souffrance et de la reconnaissance ou non par le Judaïsme du concept de défense des espèces en voie de disparition. Penchons-nous sur cette question afin d’apprendre quel est notre rôle sur la planète et notre responsabilité envers l’environnement.
L’intérêt que nous portons à ce problème découle de l’idée qu’une compréhension plus approfondie du point de vue de la Torah sur les souffrances des animaux peut amener une personne à éprouver plus de compassion pour les sentiments de son prochain ; par contre, il nous semble que de négliger ce sujet peut produire l’effet inverse. Il s’avère en effet que de nombreux assassins en série ont, pendant leur enfance, perpétré sur des bêtes des actes relevant à la fois du grotesque et du sadisme. Par conséquent il n’est pas exagéré d’affirmer que de même qu’un individu ou une société traite ses animaux, de même en use-t-il avec ses semblables.
La Torah semble faire montre d’une grande pitié envers les bêtes dans les domaines suivants :
- Le commandement au sujet des oiseaux appelé Chiloua’h haken consistant à renvoyer la mère de son nid avant d’y prendre les œufs ou les oisillons (Deutéronome 22:6,7).
- L’interdiction Oto ve’et beno d’abattre une bête et son petit le même jour (Lévitique 22:28).
Autres exemples d’interdiction basés sur la compassion envers la souffrance des animaux :
- “Ne laboure pas avec un bœuf et un âne attelés ensemble” (Deutéronome 22:10).
- “Ne muselle pas le bœuf quand il foule le grain” (Deutéronome 25:4).
Dans la Guémara figurent également l’interdiction à caractère général – tsaar ba’alei ‘haïm – de causer des souffrances aux bêtes (Talmud Babli : Baba Metsia 32b) et l’exigence de nourrir d’abord ses animaux avant de manger soi-même.
Néanmoins, la Torah tolère et même permet de consommer des animaux ainsi que de les sacrifier afin de racheter nos péchés (korbanot). En particulier, la mitsva de Egla aroufa est des plus singulière. Si le cadavre d’un homme assassiné est trouvé dans la campagne et que le meurtrier n’est pas découvert, les anciens de la ville la plus proche et la plus peuplée sont tenus d’expier le crime commis sur un innocent ; par quel moyen ? Eh bien, en brisant la nuque d’une génisse innocente et sans défense. (Deutéronome 21:1-9)
Comment peut-on expliquer l’attention et le dédain tour à tour affichés, et ce de manière sélective, par la Torah envers les animaux ? Quelles leçons peut-on tirer de ces messages déroutants et apparemment contradictoires concernant notre responsabilité et notre compassion à l’égard des animaux ?
L’origine fondamentale de cette discussion se trouve dans la Guémara (Talmud Babli : Berakhot 33b) ; elle examine une pratique jugée incorrecte de certains chantres – chalia’h tsibour – qui intercalaient une prière louant D ieu de Sa pitié pour la “mère-oiseau”, se référant ainsi à la mitsva de Chiloua’h haken. Une raison donnée par la Guémara selon laquelle les sages désapprouvaient cette prière est : “Car une telle formulation laisse entendre que D ieu est tout miséricorde alors qu’en fait Ses actes ne sont que purs décrets.”
En apparence, cette affirmation est extrêmement difficile à comprendre, car cela laisse supposer que D ieu n’agit pas par pitié alors qu’en fait, en plusieurs autres endroits de la Torah, Il est caractérisé par Sa miséricorde (par exemple Exode 34:6).
Manifestement la Guémara ne doit faire référence qu’aux bêtes et non pas aux humains. En d’autres termes, les Sages n’approuvent pas que, dans la prière, on fasse l’éloge de D ieu pour Sa pitié à l’endroit des animaux en se fondant sur différents commandements telles que Chiloua’h haken parce que, en ce qui les concerne, D ieu n’agit pas par commisération.
Cependant, ceci est aussi apparemment difficile à saisir parce que quiconque interprète les commandements mentionnés ci-dessus selon le bon sens ne peut qu’arriver à la conclusion que leur but est de montrer la compassion et la pitié pour les créatures de D ieu.
Ce commandement et ceux qui lui sont similaires (comme Oto ve’etbeno, “Ne laboure pas avec un bœuf et une âne attelés ensemble”, “Ne muselle pas le bœuf quand il foule le grain”) nous amènent forcément à croire que leur objectif est de faire montre de compassion et de pitié pour les créations de D ieu. En vérité, là encore, toute autre interprétation est contraire à l’intuition !
Maïmonide et Nahmanide donnent un éclairage différent sur ce passage du Talmud, chacun d’eux souscrivant à l’idée qu’effectivement, selon l’éthique de la Torah, on est dans l’obligation de traiter les animaux avec mansuétude et que c’est justement le fondement même de ces commandements.
Néanmoins, en raison de leur divergence d’opinion, nous nous trouvons face à deux points de vue différents sur la souffrance et la préservation des animaux.
Dans Le “Guide des Égarés” (3:48), Maïmonide affirme :
“La raison sous-tendue dans les commandements Chiloua’h haken et Oto ve’etbeno est l’interdiction d’abattre un enfant sous les yeux de sa mère. Car, dans ces circonstances, les animaux éprouvent une intense angoisse, tout à fait analogue à celle ressentie par les êtres humains ; l’amour d’une mère pour son enfant ne relève pas du domaine cognitif [mais plutôt du domaine émotionnel].”
Pour Maïmonide, la Guémara dans le traité Berakhot qui s’oppose directement à son avis, correspond à une opinion minoritaire selon laquelle il n’est pas permis généralement de chercher de raisons aux commandements. Et par conséquent, la Guémara réprouve toute suggestion d’attribuer la raison de ces commandements à la miséricorde divine. Maïmonide, quant à lui, affirme que non seulement il est autorisé d’étudier et de chercher les raisons des commandements, mais il faut également encourager cela ! (Voir Yad, Hilkhot Temoura 4:13 et Hilkhot Meila 8:8). C’est pourquoi, d’après Maïmonide, l’opinion exprimée dans la Guémara n’est pas la Halakha.
Alors que, selon l’opinion de Maïmonide, les animaux éprouvent vraiment de la peine, parce que, sur le plan des émotions, ils ressemblent aux hommes, la position de Nahmanide sur ce sujet est plus réservée (voir son commentaire sur Deutéronome 22:6).
Il soutient que la Torah ne se soucie pas des sensations, en tant que telles, des animaux, car l’on voit en fait qu’il est permis de les manger et de les utiliser comme sacrifices. Cependant, la Torah ne désire pas nous voir adopter un comportement subjectivement cruel de peur que nous soyons marqués par des traits de caractère mauvais, même si objectivement l’animal ne souffre pas.
Toujours selon Nahmanide, ces commandements nous enseignent comment nous conduire en faisant preuve de pitié et de bienveillance et, de plus, elles nous encouragent à prendre conscience qu’il faut défendre l’environnement et cela, en veillant à ne pas provoquer l’extinction de toute une espèce. L’interdiction d’abattre une vache et son veau en même temps en est le symbole.
Probablement, Nahmanide est d’avis que le bêtes n’ont pas assez d’intelligence ou de conscience de soi-même pour souffrir, et c’est la raison pour laquelle la Guémara dans Berakhot considère comme erroné et absurde de louer D ieu pour la pitié qu’Il a envers les animaux alors que dans autres endroits, la Torah permet de les tuer. Néanmoins, de manière subjective, les hommes n’ont pas le droit de les traiter cruellement afin de cultiver des qualités de miséricorde et de respect de l’environnement.
Il semble qu’il y ait des courants de pensée au sein de certains camps de défense de l’environnement qui souhaitent promouvoir l’égalité des animaux en mettant en avant la cruauté et l’arrogance de l’homme et son insignifiance dans le plan de l’Univers.
Ceux qui avancent ces idées ont peut-être de nobles intentions (nous n’avons pas pour objectif de diffamer les personnes qui aiment sincèrement les animaux et qui font preuve à leur égard de compassion ; après tout, nos aïeux exerçaient eux-mêmes le métier de berger). Mais nous estimons qu’une part de ces idées provient du désir de réduire l’homme au rang d’animal plutôt que tout simplement celui de protéger les droits des bêtes.
Un tel système de croyances conduit inconsciemment à la création d’une société plus permissive pour l’homme. Après tout, si nous ne sommes au fond que des animaux, en quoi sommes-nous blâmables d’adopter une conduite morale relâchée ? Si nous sommes dominés par nos émotions, alors nous ne valons pas mieux que des babouins dans la forêt. Et si les animaux s’accouplent à leur gré, pourquoi ne le pouvons-nous pas ? Mais cela, justement, n’est pas ce en quoi nous croyons.
En fait, mieux comprendre le point de vue de la Torah sur la souffrance animale peut nous conduire à éprouver plus de compassion pour les sentiments d’autrui et à assumer les responsabilités morales qui nous incombent en tant que gardiens du monde.
Approfondir notre sentiment de pitié pour les animaux aura le pouvoir de nous aider à devenir meilleurs et à améliorer nos actions pour protéger le monde.

viaPROTECTION DES ANIMAUX – par Jérémy Gak – u.e.m.Bat.shalom.
